23/04/2014

Anne Sinclair et son cauchemar de DSK ...

Chers amis, bonjour, nous sommes le vingt-trois avril de l'an de grâce 2014 et nous fêtons le martyr de Saint Georges de Libye.
Quelques considérations sur l'actualité.
Madame Anne Sinclair, ex épouse Strauss-Kahn, se livre, si j'ose dire, aux journalistes, en l'occurrence le golden boy Laurent Delahousse.. Elle dit n'avoir jamais cru aux parties de jambes en l'air dont son ex-mari était coutumier. Elle le savait « charmeur », "séducteur", mais le croyait fidèle et ne prêtait guère attention aux rumeurs qui sont là pour faire mal et qu'elle méprisait.
Touchant, non ? C'est-y pas beau, l'amour quand même ?
Mademoiselle Tristane Banon, agressée par son mari pourra aisément la contredire, et elle n'est pas la seule. Sur l'affaire du Sofitel de New-York, elle reste sur ses positons : non, son mari n'a pas violé la femme de chambre de la suite qu'il occupait. Non, non et non et d'ailleurs c'est la thèse du procureur. Comme il n'y a pas eu de procès mais un arrangement financier (on parle d'un million de dollars), nous ne saurons sans doute jamais le fin mot de cette histoire scabreuse. Elle persifle sur le gouvernement français de l'époque qui a reçu la nouvelle de l'arrestation de DSK comme du pain béni et qui n'aurait pas fait grand chose pour aider son pauvre mari traîné dans la boue les fers aux pieds, s'il vous plaît ! Elle parle de ce « cauchemar », enfermée qu'elle était dans une maison à New-York avec deux cents journalistes dehors qui traquaient le moindre des faits et gestes du couple.

Un kleenex, please, merci !
Que dira-t-elle après le procès en correctionnelle qui attend son ex-époux et père de ses enfants ?
En attendant une presse flagorneuse titre sur cette « femme exceptionnelle », fidèle dans la tourmente, qui n'abandonne pas un homme tombé à terre et patati et patata.
Et qui a déboursé des millions de dollars pour la défense de son ex-mari. Et qui reste une femme d'influence, richissime et dont il vaut mieux garder les platoniques faveurs.
Non ?
Dimanche dernier, nos quatre otages journalistes ont été libérés. Ils avaient passé dix mois dans un truc infect d'où ils ne voyaient pas la couleur du ciel. C'est une bonne chose, Dieu soit loué, prions qu'il ne leur reste pas de séquelles psychologiques de ce cauchemar. Bien sûr, la récupération politique de cette libération était présente, avide de faire, enfin, parler d'elle en positif. Le président Hollande en a profité, c'était de bonne guerre. On a montré les familles émues, en larmes, étreignant les ex-détenus, un vrai feuilleton où il ne maquait que les mouchoirs en papier.
Il aurait fallu un peu plus de pudeur, non ? Ne pas montrer ce sentimentalisme, parfaitement justifié en privé, mais inconvenant en public. La France doit montrer les crocs quand on s'en prend à ses citoyens, elle doit menacer les ravisseurs et leur promettre un chien de sa chienne. A la place elle remercie la Turquie, le Qatar, fait des ronds de jambes, a la bouche en cul de poule et le profil bas.
Il y a de quoi. Par qui ont été enlevé ces journalistes ? Par ceux que précisément la France soutient contre le régime syrien. Des islamistes, majoritairement étrangers parmi lesquels il y avait des Français, les journalistes ont eux-mêmes préciseé que parmi leurs geôliers certains parlaient français ! La France n'a pas remercié le régime syrien sans lequel cette libération n'eut pas été possible. La France de Fabius, Hollande et consorts n'est pas qu'une petite nation, elle est mesquine !

FvD

22/04/2014

Pour une Europe unie et puissante.

 Frédéric II et son faucon représentés dans son livre De arte venandi cum avibus (De l'art de chasser au moyen des oiseaux)

Frédéric II du Saint-Empire

Le métissage est une belle chose et, comme l'exogamie, inscrit dans l'ordre de la nature.
Mais ce qui vaut pour les hommes n'est pas nécessairement valables pour leurs oeuvres. Et si la nature a un côté imprévisible qui fait tout le charme de cette artiste, il n'en va pas de même pour les activités des hommes.
Ainsi, rien de moins fantaisiste que la finance. Cette dame rêche, austère et froide pisseuse a horreur de l'imprévu ou du surprenant.. Elle veut des assurances, des garanties, des voies de replis, des positions d'attente. Tout cela dans un cadre neutre, qui ne fait pas tache, passe partout, ne laisse pas de traces et s'oublie une fois épuisé. Bref, le contraire de l'artiste.
Alors, quand elle voit quelques pays aussi disparates que l'Allemagne, la Grèce, les Pays-Bas et le Portugal, entre autres, mettre leurs monnaie en commun et créer l'euro, elle a comme une moue. Cela ne colle pas, cette union est celle de la belle (l'Allemagne ?) et de la bête (la Grèce ?), elle ne veut pas savoir quel genre d'enfants cela va donner. Elle, c'est le court terme, le gain dans l'escarcelle, et le plus vite possible. Elle se dit qu'il y a divorce en l'air, et, sans attendre, sème la zizanie dans le couple.
Il y a des belle-mères qui font pareil. Non ?
Et que fait un couple qui s'aime de la belle-mère ? Il l'évite au maximum, l'invite un ou deux dimanche par an, défait la nappe ringarde qu'elle a offerte pour les cinq ans de mariage, sert les petits fours, a des sourires de circonstance, et la voit repartir avec la satisfaction du devoir accompli.

Mais dans cette tour de Babel qu'est l'Europe de Bruxelles, ce type de comportement n'est pas possible.
La belle-mère est là, au milieu du lit conjugal, compte les coups si j'ose dire, et, comble des combles, décide qui est en droit de partager ou non la couche nuptiale. Exit la Grèce, demain le Portugal et ainsi de suite...
Construire une Europe composée de vingt-sept entités aussi disparates ne pouvait que conduire à l'échec. D'autant plus que ceux qui la concevait, supportaient, en même temps, une mondialisation des échanges commerciaux et financiers, et ne se doutaient pas que cette dernière ne leur ferait pas de cadeaux. Parfois on peut se demander si l'inflation de diplômes ne rend pas aveugle et sourd à la trivialité du moment.
Recouvrir d'une même valeur financière, la drachme et le mark, l'escudo et le florin, allait peut-être passer inaperçu au milieu du menu fretin, mais pas chez les requins de la haute finance.
Allons ! Cette Europe aurait pu avoir un peu de crédibilité dans un contexte protectionniste et interventionniste, mais pas dans ce « laisser faire, les meilleurs gagneront », qui est celui de Bruxelles.
Et, bien entendu, les petits, les sans grades paieront. Retraites écornées, salaires creux, sécurité sociale au chapitre des souvenirs. Il ne leur restera que de quoi rester chez eux à la maison, se passionner pour le foot et la télé-réalité. Chez eux, pas dans la rue ! Dangereuse, la rue !
L'Europe qu'il nous faut, c'est l'extension du Saint Empire Romain Germanique, ensemble homogène, soudé par l'expérience et les souvenirs de l'Histoire. Une Europe à la mesure d'un Frédéric II de Hohenstauffen.
Les grands desseins conçoivent de grands hommes !
Les grands hommes exaltent les peuples !
En finir avec le sérail des nains !

FvD

21/04/2014

Christianisme et violence

jésus-marchands.jpg

 

Le christianisme est aussi révolutionnaire que l’islam et même plus violent dans son énoncé.
Difficile à croire ?
Imaginez qu’une secte religieuse se développe dans nos banlieues. Qu’elle adore comme dieu un inconnu guillotiné voici cinquante ans. Qu’elle déclare qu’il est plus facile à un chameau de passer par le chas d’une aiguille que pour un riche aller au paradis. Qu’elle maudisse les riches et les prêtres et les théologiens. Qu’elle voue les classes dirigeantes et leurs obligés, les bourgeois et nantis, aux gémonies. Qu’elle fasse passer les pauvres, les immigrés, les déshérités avant tout le monde et proclame haut et fort que les derniers seront Les premiers. Qu’elle instaure la chasteté comme règle et le mariage comme remède contre la concupiscence.
Vous diriez quoi ?
Ce que Tacite disait de cette « secte juive » : abominable !
Prenons cette injonction incroyable du Nouveau Testament : « Qui ne hait pas et son père et sa mère et ses frères et ses sœurs… celui-là n’est pas digne d’être mon disciple".
Autre passage : « Je ne suis pas venu apporter la paix mais le glaive ».
Que penser de ça ?
Jésus vient pour « accomplir » la loi mosaïque. Il le dira plusieurs fois. Ce qui importe, ce n’est pas la Loi, ce qui importe c’est le salut. Le salut passe-t-il par l’observance stricte de la Loi ? Non ! C’est ce qui est dans le cœur qui importe. La quintessence de la Loi est de ne plus être Loi, de se dissoudre dans le cœur de l’adepte. Croire ce n’est pas observer la Loi. Le Centurion romain n’était pas juif, la samaritaine l’était si peu. La loi est le rideau, le christianisme la scène que dévoile le rideau quand les trois coups retentissent.
Pour aimer, il faut savoir haïr. Aimer-haïr sont comme le Ying et la Yang. L’un et l’autre. L’autre et l’un. Haïr son père et sa mère c’est haïr son habit social, son apparence, son identité imposée, il faut mourir à cette identité, dénier l’autre pour renaître à l’Autre, rejeter le réel pour le Réel. Et pour tuer son identité héritée il faut le glaive et non pas la Loi, et user du glaive ce n’est pas la paix, c’est la guerre (djihad). User du glaive pour tuer en nous tout ce qui est facile, reconnaissable, rassurant. Jésus ne nous appelle pas à l’assurance ni à la stabilité, il nous demande de nous dépouiller de la peau du « vieil homme » et ce dépouillement est violent et douloureux. Comme un enfantement qui fait du croyant ce enfant promis pour le Royaume.
La théologie chrétienne ira encore beaucoup plus loin dans cette exploration de la violence. En déifiant Jésus elle opère une narration psychologique dé-constructive. Au sacrifice avorté d’Isaac, fils d’Abraham, elle substitue le sacrifice du fils de Dieu lequel inaugure un nouveau temps traumatique. Le traumatisme initial, celui de la faute originelle, est effacé dans le sang de la croix qui devient nouvelle référence et nouveau témoignage. Le christianisme n’est pas – à la différence de religions pré-chrétiennes – une sagesse, c’est une croyance en Christ, individu mortel et temporel. La temporalité du Christ-homme s’identifie à l’éternité du Christ-Dieu. Temps et Eternité se rencontrent en sa personne. Et c’est là, précisément que l’on peut dire que le christianisme est une religion d’amour. En amour l’objet fini et temporel vaut plus que tout et la conversion est un événement temporel qui change l’éternité. La conversion authentique permet à chacun de se recréer soi-même, c’est-à-dire de répéter cet acte et donc de changer les effets de l’éternité elle-même.
Changer le temps, c’est abolir ce qu’il y avait avant le « nouveau temps » et cette abolition se doit d’être totale : « Il n’y a plus de Grecs, de Romains, d’hommes ou de femmes… » comme le dira Paul. La perspective est éclairée par un temps-éternité nouveau, inconciliable pour les fantômes du temps-avant. Il n’y a plus de fantômes, il n’y a plus qu’une Présence éternelle qui contracte ce qui reste comme temps-éternité pour n’en faire qu’un Présent tant il est vrai que l’éternité n’est que par rapport au temps et vice-versa.
Christ n’est pas mort « in illo tempore », il ne cesse de mourir ni de ressusciter tout comme le chrétien ne cesse de témoigner.
C’est dans cette distorsion du temps que réside la violence du christianisme qui ainsi annihile la notion antique de l’Absolu et du relatif. Dans le christianisme l’Absolu devient relatif pour que le relatif devienne Absolu. Dès lors il y a implosion de l’un comme de l’autre.
Fragile Absolu !

 

08:40 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, christianisme et violence, théologie, religion |  Facebook |