22/08/2014

Israël Shahak, le sionisme et le poids du judaïsme

 

Israël Shahak

L'autre jour, le 14 mai pour être précis, , monsieur Benjamin Netanyahou dans une conférence de presse, souhaitait que le Talmud soit désormais le fondement du droit israélien. Les musulmans radicaux font de même pour le Coran. Ce qui précède n'est pas étonnant quand sait qu'Israël n'est pas un état comme un autre, mais un « état juif », c'est-à-dire d'essence théocratique, dans lequel les éléments non juifs sont tolérés, mais c'est bien tout.1
Ce que l'immense majorité des non-juifs ignore, de même qu'une importante majorité de juifs, c'est l'influence du judaïsme classique2 sur la politique intérieure et extérieure d'Israël et son impact au sein des communautés juives partout dans le monde.
Israël Shahak, né en Pologne en 1933, est mort à Jérusalem en 2001. Juif, il fréquente une école religieuse à Varsovie, est déporté par les nazis et dès 1946, émigre en Palestine. Il devient un honorable professeur de chimie organique à l'Université de Jérusalem et présida la Ligue israélienne pour les droits civils et humains.

Un jour, témoin d'un accident survenu un samedi, jour de sabbat, il avise un quidam pour qu'il appelle les secours. Ce dernier lui répond qu'il ne peut le faire, car la victime n'étant pas juive, il ne peut, lui juif, transgresser le sabbat ! Israël Shahak est scandalisé par cette réponse qui conjugue racisme et fanatisme religieux. Dès le lendemain, il décide d'interroger les autorités rabbiniques du pays. Et là, à sa grande surprise, il lui fut répondu que le quidam en question était un bon juif qui avait fait ce qu'il fallait faire dans ce cas : ne pas porter secours à un non-juif.
Shahhak se pose alors une question : et si le sionisme n'était que la mise en pratique des préceptes émis par des générations de rabbins et qui tous tendent à affirmer une suprématie des juifs sur tous les autres peuples du monde considérés selon qu'ils sont ou non utiles aux juifs ?
Ainsi, dans le cas précis de cette victime juive, si l'accident s'était déroulé dans une ville à majorité non-juive, le juif aurait eu l'obligation de transgresser le sabbat sans quoi son abstention aurait pu porter préjudice à la communauté juive tout entière. Mais en Israël, où les juifs sont majoritaires, il n'avait pas à le faire. Shahak, dans la foulée, apprend qu'un médecin juif, de même, ne peut soigner un patient non-juif le jour du sabbat, sauf si ne pas le faire, peut causer préjudice à sa communauté.
Il décide alors de procéder à une étude exhaustive et critique du judaïsme tel qu'il est professé par les rabbins depuis la chute du Temple. Et cette tâche fastidieuse fera d'Israël Shahak un militant des droits de l'homme, un militant pour les des droits des Palestiniens, un opposants farouche à la politique de colonisation juive en Cisjordanie et une conscience éclairée dans ce pays qui en est singulièrement dépourvu si l'on excepte Yeshayahou Leibowitz, disparu en 1994.
Il publie un livre : Histoire juive. Religion juive. Le prix de trois millénaires (En France, édité par Les éditions La vieille Taupe).
C'est un brûlot. Shahak décortique le Talmud et met en évidence les considérations les plus élitistes et fanatiques de ce qui est, de nos jours, le livre de référence du judaïsme. Plus référent même que l'Ancien Testament. La justification, selon lui, de l'absence de toute compassion à l'égard du sort des Palestiniens, comme la tentation génocidaire qui anime certains éléments radicaux du sionisme, l'armée en premier lieu. Le livre fait scandale en Israël et dans les milieux juifs internationaux. Shahak est aussitôt traité de « juif ayant la haine de soi », de « traître », et vilipendé comme tel dans tous les journaux.
Mais l'homme tient bon. Jusqu'à sa mort, à l'instar de Yeshayahou Leibowitz il persiste et signe : en Israël et dans le monde, les juifs sont manipulés par un aréopage de rabbins qui impriment une brutalité inqualifiable à la politique de l'Etat d'Israël dans le but de matérialiser leurs désir d'épuration des non-juifs et de rétablir Israël dans sa « souveraineté historique. »3.
Tout est permis pour parvenir à cette fin, y compris le mensonge, le vol, le crime, la dissimulation, pourvu que cela serve leurs intérêts.
Ce livre apporte un éclairage cru sur la politique menée au moyen-orient par un Etat dont, faut-il le rappeler ? une des caractéristiques est de passer outre à toutes les résolutions des Nations-Unies le concernant. Un Etat qui s'estime au-dessus du droit et n'en connaît qu'une seul : le sien !

A lire par tous ceux qui veulent comprendre les ressorts cachés qui animent le judaïsme en général et le sionisme en particulier.

FvD

 

* Ce livre est disponible chez Kontre Kulture (http://www.kontrekulture.com/)

1 Ainsi, interdiction de mariage mixtes (juif- non-juif). Recrudescence de profanation d'églises chrétiennes, de mosquées, menaces de reconstruire le Temple sur l'emplacement de la mosquée Al-Aqsa et ainsi de suite ...

Israël Shahak emploie l'expression « judaïsme classique » pour désigner le judaïsme rabbinique apparu après l'an 800 de notre ère et tel qu'il s'est maintenu jusqu'à la fin du XVIIIem siècle et dont l'influence est prépondérante dans les milieux orthodoxes de nos jours.

Soit un Etat qui comprendrait Israël, le Sinaï, la Syrie, le Liban, Chypre, le nord de l'Irak et un partie du sud de la Turquie, rien de moins.

 

08:00 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sionisme, judaisme, religion, israel, israel shahak, antisionisme |  Facebook |

21/08/2014

Europe: nos Ferguson à nous

 

FERGUSON.jpg

Ferguson est une petite ville du Missouri (Etats-Unis). Moche, plate, déglinguée, sans séduction. Le Missouri est à son image, mornes paysages, industrie périclitante, masses désœuvrées et laissées à l'abandon. Depuis 2008, le marché immobilier s'est effondré, il y a des centaines et des centaines d'immeubles à vendre qui ne trouvent pas preneur, le chômage est endémique et la criminalité en hausse constante.
Ferguson comptait en 1990 73% de blancs et 25% de noirs. En 2000, les blancs représentaient 44% de la population et les noirs 52%. Dans le dernier recensement, les blancs n'étaient plus que 29%. On l'aura compris, les blancs fichent le camp !
La criminalité a suivi la même courbe qui dégage la constante suivante : plus il y a de blancs, moins il y a de criminalité. C'est pas de la philo, c'est des chiffres.
Idem pour le chômage; tant qu'il y a des blancs, il y a du boulot, au fur et à mesure qu'ils s'en vont, l'emploi en fait autant.
Il n'y a pratiquement pas de blancs dans les écoles primaires et secondaires de Ferguson. Ceux qui y résident encore envoient leurs enfants ailleurs. Le résultat, c'est un taux de réussite drastiquement bas.
Les noirs, tous des pauvres, vivent entre eux, aucune émulation n'est possible, aucun espoir d'en sortir non plus, ils savent que Ferguson partira en ruine, comme c'est le cas de Detroit, plus haut, dans le Michigan.
Des tas de gens avaient espéré qu'avec l'accession de Barack Hussein Obama à la Maison Blanche le sort des noirs s'en trouverait amélioré et le racisme jugulé. Il n'en fut rien. Un noir aux Etats-Unis, pour percer dans cette société où la compétition permanente est inscrite dans les gênes, doit se « blanchir », c'est-à-dire adopter les structures mentales des blancs. Devenir un nègre-blanc si vous préférez. Obama en est un, il y en a des centaines de milliers d'autres. C'est comme ça, le « melting pot », n'est pas mélange du tout, c'est la conformité au modèle anglo-saxon protestant de mise, épicé à la sauce hispano-catholique, c'est ça les Etats-Unis. Et ceux qui s'imposent dans cette société hiérarchisée à l'extrême, ne font pas de cadeau aux autres. Un noir, un latino, qui émerge du lot, ne regarde plus en arrière. Chacun pour soit et le dollar aussi !
Restent les ghettos noirs, le délabrement immobilier, scolaire et l'insécurité qui va avec. Et la désespérance des populations qui s'insurgent.
Il n'est pas dans la culture des Etats-Unis d'élaborer de grands plans sociaux pour intégrer un corps social quelconque, alors il prennent des mesurettes qui ne servent pas à grand chose, comme la « discrimination positive », qui marchent un temps et puis « flop ». Ce qui ne les empêche pas, dans leurs films et séries télévisées de présenter des noirs avocats, médecins, flics, jamais méchants, ce rôle étant exclusivement réservé aux latinos. Foutaises que tout cela.

Il n'y a pas que les Etats-Unis. Le Brésil, sans faire de vagues, est dans la même veine. Les blancs tiennent le haut de pavé et plus la peau devient sombre, autant en fait le statut social.
Ce n'est pas que les Etasuniens soient encore des obsédés de la race, il y a de ça, mais ce n'est pas tout. Ce qui distingue essentiellement les hommes entre eux, ce sont les structures mentales qui font qu'un blanc anglo-saxon-protestant (ou catholique latin) a une vision du monde et des gens différente de l'Africain ou de l'Asiatique. C'est la diversité culturelle qui est en soi une excellente chose.
Mais ne ne se mélange pas dans un shaker.
En Europe, nous avons les mêmes problèmes. A l'Est, les Roms sont marginalisés et même persécutés. A l'Ouest, les maghrébins sont rejetés massivement. Et les conséquences sont identiques. Ghettoïsation, chômage, repli identitaire et religieux. Emeutes dans les banlieues devenue des zones de non-droit . Scolarité inexistante ou faible, handicap social permanent. La seule voie de sortie pour ces populations est l'assimilation totale qui présuppose l'extirpation de la culture (et la religion) d'origine. Pas évident, pas souhaitable.

Chaque strate humaine a ses structure mentales qui président à sa vison du monde. Il ne faut pas changer ces structures, elles ont toutes une valeur intrinsèque. Il faut les cultiver là où elles doivent l'être. L'Africain ne doit pas devenir un Européen blanc. Le drame du noir aux Amériques, c'est qu'il est totalement déraciné et la proie d'un Européen blanc qui l'est tout autant : l'Américain. En Europe, nous devons nous retrouver entre Européens qui partagent les mêmes valeurs européennes et chrétiennes. Ces dernières ne sous-entendent pas une seule et même couleur, mais une même vision des choses et des gens.
Tout cela sera très difficile à mettre en place, ce qui signifie que des temps durs et violents sont à craindre. Des Ferguson, avec ses flics, ses jeunes noirs, sa violence, son ignorance crasse, nous en cultivons des dizaines et des centaines sur le vieux continent. Un jour cela nous explosera en pleine figure et ce jour là, il sera sans doute trop tard.

Quand nos gouvernants imbéciles laissent notre société aller à veau l'eau en prêchant la « diversité » et en poussant des cris d'orfraies chaque fois qu'ils entendent le mot « race », il se rendent complices des exactions à venir. Les premiers responsables du racisme ambiant et de l'exaspération qui gagne les honnêtes gens ce sont leurs stupides concepts de négation de la race et leur obstination à vouloir ce que personne de sensé ne veut. Un jour ils devront réponde de cela. Est-ce bien clair ?

FvD

20/08/2014

Poutine me fait peur ...

Il est temps de dire la vérité sur «l’abominable nouveau tsar du Kremlin»

 

POUTINE RUSSIE ukraine

Il est grand temps de dénoncer haut et fort Vladimir Poutine. D’abord sur le plan économique. Car qu’a-t-il fait depuis 15 ans, concrètement ? Le pouvoir d’achat des Russes : il a doublé. L’inflation : passée de 100 % à presque rien. La balance commerciale : largement redressée et désormais excédentaire. Le taux d’emploi : en très forte hausse. La dette publique : passée de 90 % du PIB à 10 %. La pauvreté : divisée par 2. Bref, les chiffres parlent d’eux-mêmes : un échec lamentable.
Au niveau politique : des élections régulières, de gros succès électoraux – bien loin de la situation de nos alliés en Chine ou en Arabie Saoudite. Évidemment, sa côte de popularité n’est jamais descendue sous les 65 % d’opinions positives, et elle est remontée à 80 % actuellement – tout ceci étant prévisible vu les chiffres économiques catastrophiques précédemment avancés. D’ailleurs, on se rend bien compte que les chiffres sont évidemment truqués, Obama plafonnant à 40 %, Hollande étant descendu à 15 %, et le taux d’approbation du Congrès américain venant de réussir l’exploit d’atteindre un seul chiffre, avec 9 % de satisfaction des Américains.
Mais c’est au niveau géopolitique que le pire est à craindre. Car que prône M. Poutine ? Des référendums ! Pour demander leur avis aux gens ! Non mais, sérieusement, jusqu’à quand allons-nous tolérer ceci en Europe ?
Faisons bien attention aux conséquences de notre pusillanimité : si nous laissons des référendums se développer en Europe, cela en sera fini de la marche vers le « Progrès Européen ». Terminé les traités budgétaires. Fini l’austérité pour complaire aux marchés financiers. Plus d’augmentation de l’âge des retraites jusqu’à 69 ans. Personne n’acceptera de saigner la Grèce pour rembourser des hedge-funds vampires. Personne n’élira Hermann Van Rompuy Président du Praesidium Européen.
De même, si nous faisons un référendum au Royaume-Uni, il est clair que ce pays quittera rapidement l’Union. Comme le feront pas mal d’autres pays si nous demandons leur avis aux citoyens.
Et quel peuple acceptera de voter pour l’accord d’association UE/Ukraine signé le 21 mars dernier, qui met désormais les entreprises européennes en concurrence avec le pays le plus pauvre d’Europe, où le salaire minimal est de 100 € par mois ? Aucun peuple sensé ne l’acceptera – craignant évidemment le chômage. Il faut donc bannir le référendum et laisser Bruxelles décider.
Mais là où apparaît clairement la perfidie du président russe, c’est que, non seulement il fait voter les habitants de Crimée sur leur avenir pour la première fois, mais en plus, alors que, essentiellement Russes, ils ont logiquement demandé leur rattachement à la Russie à une écrasante majorité, incontestable, eh bien il les écoute et il répond à leur demande ! Imagine-t-on ceci en Europe ? Mais nous n’aurions jamais pu signer le traité de Lisbonne si on avait accepté la demande des Français de 2005.
Alors que, dans cette affaire, la solution était tellement simple – et nous l’aurions surement appliquée si des ministres russes avaient alimenté des manifestations populaires pro-russes au Canada, puis avaient surtout fomenté un coup d’État avec des néonazis qui auraient interdit le français au Québec.
Il fallait donc punir très fortement Poutine (la punition étant désormais un axe central en Diplomatie), renvoyer la Crimée dans le giron du gouvernement putschiste ukrainien non élu, puis envoyer des chars ukrainiens noyer dans le sang le soulèvement qu’il n’y aurait pas manqué d’avoir envers un gouvernement comportant un tiers de néonazis russophobes assumés1 et soutenu par un Occident cynique comme jamais. Là, au moins, dans un scénario à la yougoslave, l’UE sait agir : tweets, discours enflammés, résolutions, condamnations, envois d’observateurs et de Bernard-Henri Lévy, puis d’enquêteurs, puis de médecins légistes, saisie de la Cour pénale internationale, etc.
Mais au lieu de cela, Poutine à tout gâché, et le peuple de Crimée a fêté dans la liesse populaire son rattachement à la Russie. Et le peuple de Kiev a manifesté sa révolte le 23 mars, l’ampleur de la manifestation phénoménale de 5 000 personnes montrant bien le caractère totalement illégitime de la chose pour les Ukrainiens – tout comme le fait qu’à peine 20 % des militaires ukrainiens en Crimée aient obéi à l’ordre de rentrer au pays…
Tout ceci est donc désolant, c’est à désespérer du « rêve européen »… Et comme nous ne savons pas jusqu’où ira Poutine, il nous faut donc surtout nous armer de lucidité !

source: http://www.causeur.fr/vladimir-poutine-russie-ukraine-26803.html#

  1. Dénoncés par la Knesset ou le Congrès Juif Mondial, et ré-inhumant régulièrement des Waffen-SS avec les honneurs militaires par exemple.

08:13 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : russie, ^poutine, ukraine, international |  Facebook |