03/03/2015

Pourquoi nous ne comprenons rien aux Russes



Irina de Chikoff est journaliste et écrivain. Elle a été correspondante à Moscou pour Le Figaro. Elle est notamment l'auteur d'»Adrien ou le songe Russe» aux éditions de Fallois.


Faut-il en rire ou en pleurer? Après l'assassinat à Moscou de Boris Nemtsov dont presque personne ne connaissait le nom, les titres les plus racoleurs ont fleuri dans la presse: «Poutine m'a tuer». «Je suis Nemtsov». Et le visage de ce vieux jeune homme de 55 ans dont les boucles brunes étaient devenues grises, passe, en boucle, sur les écrans des télévisions. Tous les commentateurs, après un rapide clic sur Wikipédia, chantent les louanges de l'ancien gouverneur de Nijni Novgorod qui fut vice premier ministre chargé du secteur énergétique sous Boris Eltsine. Juste avant le grand krach de 1998 qui a sonné la fin de la récréation pseudo démocratique de la Russie.
Tous les commentateurs, après un rapide clic sur Wikipédia, chantent les louanges de l'ancien gouverneur de Nijni Novgorod qui fut vice premier ministre chargé du secteur énergétique sous Boris Eltsine.
Toute une génération, celle de Boris Nemtsov mais aussi de Egor Gaïdar, Irina Khakamada, Grigori Iavlinski ou encore Serguei Kirilienko, considéré comme un Wunderkind, fut balayée par ce tsunami. Que celui qui ne s'est jamais trompé, leur lance la première pierre.
Pris en tenaille entre les barons rouges reconvertis dans les affaires, les truands des bas-fonds soviétiques et les anciens copains du Komsomol (jeunesses communistes) qui avaient estimé plus judicieux de s'emparer des richesses du pays plutôt que de pavaner sur les estrades, les démocrates se sont volatilisés tel un essaim de moineaux tandis que Vladimir Poutine, tout d'abord à la tête du FSB (ex KGB) puis nommé Premier ministre, était appelé à la rescousse d'un pays en faillite. Près de 48 % de la population ne recevait plus de salaire ou bien sous la forme de boîtes d'allumettes.
Longtemps les Russes ont tenu rigueur à cette génération de jeunes apprentis sorciers qui les avait conduits, après tant de larmes, à un nouveau désastre. Beaucoup, aujourd'hui encore, ne leur ont pas pardonné. Et si les Russes, au grand étonnement des Occidentaux, développent une forme d'eczéma quand on leur vante les mérites de la démocratie, c'est qu'ils se souviennent qu'elle s'est achevée par un gigantesque «bardak». (bordel).

Si les Russes, au grand étonnement des Occidentaux, développent une forme d'eczéma quand on leur vante les mérites de la démocratie, c'est qu'ils se souviennent qu'elle s'est achevée par un gigantesque «bardak». (bordel)

Les Russes ont de la mémoire. De la compassion aussi. Ils ont rendu hommage à l'ancien gouverneur de Nijni Novgorod, comme ils s'inclinent toujours devant les morts. Mais les bons sentiments étalés comme de la confiture les laissent indifférents. Quant aux leçons de morale… Pauvres médias occidentaux! Ils ont avec la Russie bien du mal à faire prendre la bouture. C'est que la Russie est une terre dure! Glacée! Impitoyable aux siens. Et dans la toundra, dans la taïga, quand vous marchez, ca fait: crac! crac! Parce que ce sont des millions d'ossements que vos bottes piétinent !
Faut- il en rire ou en pleurer? «Poutine m'a tuer». «Je suis Nemstov». Toute la futilité des médias occidentaux, leur inculture, leur mépris même pour l'histoire tragique d'un pays, sont résumés par ces «Unes» dérisoires.

Toute la futilité des médias occidentaux, leur inculture, leur mépris même pour l'histoire tragique d'un pays, sont résumés par ces «Unes» dérisoires.

La presse a oublié que dans les belles années de la démocratie triomphante, à l'époque des Nemtsov, des Gaïdar, des Iavlinski, des Khakamada ou des Kirilienko, des dizaines de banquiers, de députés, de journalistes ou d'hommes d'affaires ont été assassinés. La méthode était presque toujours la même. Une ou plusieurs balles dans le dos. Et en ces temps-là les tueurs à gages, débordés, banquetaient joyeusement dans les plus somptueux restaurants qui avaient ouverts leurs portes. Le champagne coulait à flot. Les filles étaient belles. L'argent facile. Fouette cocher!
Au milieu de ce brouhaha, un ami russe, ivre mort me disait: «Tu vois, ma petite colombe, nous sommes en progrès. Il n'y a pas si longtemps, on comptait nos morts par millions, aujourd'hui, ce n'est plus que par dizaines. Il ne faut pas, il ne faut jamais désespérer de la Russie. Et à défaut de la comprendre, il faut l'aimer».

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source: http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2015/03/02/31002-20150302ARTFIG00371-poutine-nemtsov-pourquoi-nous-ne-comprenons-rien-a-la-russie.php

02/03/2015

Mais qui donc a tué Boris Nemtsov ?

Monsieur Boris Nemtsov a été assassiné à Moscou, c'est fâcheux pour lui, prions pour le repos de son âme.
Mais qui donc a voulu le tuer, lui qui était l'opposant numéro un, paraît-il, à la politique du président Vladimir Poutine ? Opposant certes, mais insignifiant, songeons que sa dernière apparition électorale lui valu cinq pour cent des voix, pas de quoi en faire une figure nationale.
Comme tout bon détective, partons de l'antique maxime : Is fecit qui prodest. Celui à qui (cet assassinat) profite, l'a commis. Élémentaire, n'est-y-il pas ?
Tous les analystes distingués d'Occident pointent du doigt le président russe qui, par ce forfait, s'est débarrassé d'un opposant menaçant. Cet argument ne tient pas. Monsieur Poutine jouit d'une popularité à nulle autre pareille, quatre-vingt dix pour cent des Russes soutiennent son action à l'intérieur du pays, comme en Ukraine. Il n'avait donc aucun intérêt à faire taire un homme qui ne pouvait en rien lui nuire.
Par contre, le cadavre de Boris Nemtsov fait de l'ombre au président russe désormais pointé du doigt. Et alimente, on l'a vu et entendu, la suspicion à son encontre. Bénéfice net pour les Occidentaux à la recherche de ce qui pourrait déstabiliser le pouvoir en place. Leur réaction a été si rapide, à Wahington, Londres, Bruxelles, Paris et en Ukraine, qu'on a de la peine à croie qu'elle n'ait pas été concernée.
Mais il ne sont pas les seuls. Monsieur Nemtsov, ne l'oublions pas, a été ministre du temps de monsieur Yeltsin, il s'est forgé des relations et les inimitiés qui vont avec. Il fut président de la banque Neftyanoi et accusé de corruption au moment de la faillite de cette dernière. La vengeance est un plat qui se mange froid et les bons vengeurs sont gens patients.
Boris Nemtsov a été très actif durant la révolution orange en Ukraine, il s'est ouvertement acoquiné avec des politiciens ukrainiens hostiles à son pays, et il a, à cette occasion, pris des prises de positions notoirement anti-russes. En Russie, où le patriotisme est une composante essentielle de l'identité nationale, pareille attitude peut entraîner dans des milieux nationalistes des réactions dictées par le désir de laver ce qu'ils estiment être une félonie. L'hypothèse d'une action concernée de groupuscules ultras n'est pas à exclure, ni que ces derniers aient bénéficié de la complicité de policiers hors service.
Et puis il y a la vie privée de la victime. On parle de cette femme, présente au moment de la fusillade et qui aurait de sérieuses raisons de lui en vouloir. Nous n'entrerons pas dans des détail trop intimes et même glauques. Et il y aurait dans sa vie privée d'autres zones d'ombres.
Si le pouvoir russe avait voulu le liquider, il n'avait pas besoin de le faire en pleine rue, comme de vulgaires tueurs à gages albanais. Il y a d'autres techniques, autrement plus discrètes et sophistiquées, pour qu'un gêneur tombe malade ou soit victime d'un accident de voiture bienvenu. Pas besoin d'en rajouter.
Reste le complot ourdi par des opposants à Poutine qui ne soient pas des affidés de Nemtsov. On a le choix dans kaléidoscope russe pour y faire notre marché et privilégier ceux qui prônent un rapprochement actif avec l'Occident et les Etats-Unis. Ils sont minoritaires, mais décidés et sans doute aucun financés par des services secrets et ont monté cette mise en scène qui fait les choux gras de la propagande occidentale.
Cet assassinat d'un homme peu connu en Occident et marginal en Russie, n'en constitue pas moins pour les ennemis du pouvoir russe, les Américains et les Européens, l'occasion d'alimenter leur propagande et déni de la vérité. Derrière ce meurtre se profilent les intérêts des Porochenko, Obama, de l'Union Européenne et de tous ceux pour qui une Russie indépendante et souveraine constitue un obstacle à leurs desseins expansionnistes.

FvD

 

 

10:01 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans Actualité, politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : boris nemtsov, russie, vladimir poutine, ukraine, occident, international |  Facebook |

27/02/2015

Sarkozy qui se voit déjà président.

http://www.greatmilitarybattles.com/assets/images/Huns_Attack_Italy.jpg

 Le sac de Rome par les Barbares

Monsieur Nicolas Sarkozy se voit président de la raie publique en 2017. Le scénario est très simple – explique-t-il à ses affidés – au premier tour le candidat socialiste, quel qu'il soit, sera mis au tapis et il se retrouvera face à Marine Le Pen. Le « sursaut raie publicain » jouant à fond, il sera élu et reprendra du service durant cinq ans au moins.
Voilà où nous en sommes arrivés.
Vous l'avez vu de près Sarkozy et sa face de crapule corrompue ? Ce type qui a mis la Libye à feu et à sang pour complaire à son copain sioniste Levy, Bernard-Henry. Ce type qui se baladait en 2009 à une encablure de Gaza et déclarait, cigare au bec, qu'Israël ne faisait que se défendre. Ce criminel qui a dévasté la Libye et massacré Khadafi auquel il avait soutiré du fric pour se faire élire.
Le voilà qu'il traite de « gugusses » des élus de la raie publique qui en Syrie sont allés rendre visite à son président Bachar Al-Assad. Un homme autrement plus respectable que le sieur Sarközy de Nagy Bocsa, petit hobereau hongrois, bâtard d'un mongol violeur de la puszta. La Syrie a toujours été un Etat autoritaire, ce qui est normal quand il faut réguler des peuples divers et des croyances qui se côtoient. Normal aussi quand l'envahisseur sioniste est à sa porte. En Syrie, chrétiens, juifs et musulmans de diverses chapelles faisaient bon ménage. Bachar lui-même appartient à la minorité alouite, une secte issue du chiisme. Son père Hafez avait opéré sans état d'âme un frison d'intégrisme chez des Frères musulmans : vingt mille morts à Homs. C'était en 1980 et quelque chose. C'est que ça ne plaisantait pas dès lors que la sécurité de l'Etat était en jeu. Les grands de ce monde craignaient Hafez et le courtisaient peu ou prou. Saddam Hussein et lui étaient les patrons de ce pays que les autochtones appellent « le pays de Cham ». Les Américains ont dégommé Saddam Husssein et insaturé le chaos dans ce pays multi-millénaire, héritier des illustres Assyriens. Les Européens s'en prennent maintenant à Bachar après avoir assassiné Khadafi. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, est un homme diminué, il souffre de la maladie de Parkinson, ce qui est dommage, mais il persiste, malgré son handicap intellectuel à donner son point de vue sclérosé. Il est de ces peuples fatigués, malades, à bout de souffle qui se suicident au bout de leur absence de discernement.
Ne pas s'étonner dès lors si des hordes islamiques venues des désert brûlants d'Arabie ou de Cyrénaïque déferlent sur notre vieux continent et le mettent à sac, crucifiant les hommes, emportant les femmes et faisant de nos enfants leurs esclaves. Rome périt ainsi qui se laissa aller, se couvrit la tête d'un voile et ne voulut rien voir. Des empereurs dégénérés se vautraient dans la luxure, comme aujourd'hui des Sarkozy, Fabius et Hollande et consorts se fardent la réalité crue qui les encercle. Si des hommes pareils continent à vivre, c'est nous qui mourrons.
Et même pas de notre belle mort !

FvD