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Développer notre légitime étrangeté et cultiver le devoir d'impertinence. Voilà mes mots d'ordre. Français de souche, homme en colère sur toutes les vilenies qui se déroulent sous ses yeux. Dénonciateur des mensonges d'Etat et autres. Imprécateur et provocateur à l'occasion. Avocat des obscurs et des sans-grades, des peuples opprimés, des sans-papiers. Amoureux des poètes, des artistes maudits ou non. De Mozart, d'Heidegger et de Felix le chat. Féal de son Créateur, Son Prophète et Ses Imams.
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20-11-2009

Société Générale: le pire de la crise est à venir

SG

 

La Société Générale a conseillé à des clients de s'apprêter à un éventuel « effondrement économique global » au cours des deux années à venir, dessinant une stratégie d'investissements défensifs pour éviter la destruction de richesse.  

 Dans un rapport intitulé « scénario du pire cas de dette », l'équipe d'évaluation bancaire a indiqué que les mesures de secours de l'Etat au cours de la dernière année ont simplement transféré les responsabilités privées sur les épaules d'un Etat fléchissant, créant tout un ensemble de nouveaux problèmes.  

 La dette globale occupe un pourcentage beaucoup trop élevé dans le PIB de presque toutes les économies riches  (350% aux USA), que l'on parle de dette publique ou privée. Elle doit être réduite par un travail Herculéen de « baisse de niveau (de vie) », des années durant.

http://www.telegraph.co.uk/finance/financetopics/g20-summit/6228450/Debt-levels-risk-another-crisis.html

 « Jusqu'ici, personne ne peut dire avec la moindre certitude si nous avons en fait échappé à la perspective d'un effondrement économique global, » indique la page 68 du rapport, dirigé par le chef de l'équipe dévaluation, Daniel Fermon. C'est une exploration des dangers, pas une prévision.  

 Selon le scénario de la banque Française intitulé « Bear Case »  (la pire des trois issues possibles), le dollar perdra davantage de valeur et les actions ordinaires globales seront à nouveaux au ralenti. Les prix des propriétés dégringoleront à nouveaux. Le pétrole retombera à 50 dollars en 2010.  

 Les gouvernements ont déjà utilisés leurs mesures fiscales. Même sans nouvelle dépense, la dette publique explosera dans un délai de deux ans à 105% du PIB au Royaume-Uni, à 125% aux USA et dans la zone Euro, et à 270% au Japon. La dette mondiale des Etats atteindra les 45 000 milliards de dollars, en d'autres termes elle aura été multipliée par 2.5 en une décennie.  

 (Les chiffres Britanniques semblent bas car leur dette était initialement basse. M. Ferman a dit que le Royaume-Uni convergerait vers le niveau de l'Europe avec une dette représentant 130% de son PIB d'ici 2015, sous le scénario du «Bear Case »).

 Le poids de la dette est plus grand qu'il ne l'était après la Deuxième Guerre Mondiale, quand les niveaux nominaux semblaient identiques. Le vieillissement de la population rendra encore plus difficile d'éponger la dette par la croissance. « Une dette publique élevée semble entièrement insoutenable à la longue. Nous avons presque atteint le point de non retour pour la dette des gouvernements, » a-t-elle indiqué.  

 Le report de la dette pourrait être vu par certains gouvernements comme un moindre mal.  

 S'il en est ainsi, l'or  « grimpera et grimpera » comme seul refuge contre l'argent papier. La dette privée des ménages augmente également.

Même si le taux d'épargne aux USA se stabilise à 7%, et que toute cette épargne était utilisée pour la dette, il faudra encore 9 ans pour les ménages pour réduire le ratio dette/revenu aux niveaux sûrs des années 80.

 La banque a indiqué que la crise actuelle montre « des similitudes criantes » avec le Japon durant sa décennie de perdition (ou ces deux décennies), avec une grande différence : Le Japon pouvait rester à flot en exportant dans une économie globale robuste et en laissant le Yen chuter. Il est impossible que la moitié du monde poursuive en même temps cette stratégie.  

 Les conseillers de la Société Générale préconise de vendre les dollars et les actions ordinaires cycliques dites « courtes », telles que la technologie, l'automobile, et le voyage pour éviter d'être pris dans « la spirale déflationniste inhérente ». Les marchés émergents ne seront pas épargnés.

Paradoxalement, ils sont davantage liés à la croissance Américaine que Wall Street lui-même. Les produits agricoles s'en sortiront bien, tiré par le sucre.  

 M. Fermon a dit que les obligations toxiques à risque élevé perdraient 31% de leur valeur pour la seule année 2010. Cependant, les fonds souverains « produiraient des retours boostant » imitant le glissement séculaire des rendements vus au Japon, étant donné que la récession frappe. En dix ans, le rendement du Japon est tombé à 0.40%. Le FED maintiendra le niveau des rendements en achetant plus d'obligations. La Banque Centrale Européenne en fera moins, pour des raisons politiques.  

 La proposition de la Société Générale d'acheter des fonds souverains est controversée. Un certain nombre de fonds doutent que le scénario du Japon se répète, du moins parce que Tokyo est peut-être elle-même au bord  d'une crise de la dette.  

 M. Fermon a dit que son rapport avait électrifié les clients des deux côtés de l'Atlantique. « Tout le monde veut savoir quel sera l'impact.
Beaucoup de « Hedge Funds » et de banquiers sont inquiets, » a-t-i dit.


http://www.telegraph.co.uk/finance/economics/6599281/Societe-Generale-tells-clients-how-to-prepare-for-global-collapse.html


Traduction Alter Info

 


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20-11-2009, 18:15:07 Ali
Général
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Israël: vers une 2em guerre au Liban ?

      

                      

Tel-Aviv prépare une nouvelle guerre

contre le Liban

Richard Labévière          

 

Après avoir écarté l’éventualité  d’un bombardement de sites nucléaires iranien, l’état-major israélien privilégie des opérations «régionalisées». Contrairement  aux bombardements de l’été 2006, l’option terrestre est  maintenant privilégiée. Celle-ci requiert l’engagement  de quelque 120 000 fantassins, un grand déploiement d’artilleries et un  millier de blindés.
Les réservistes israéliens vivant en France et dans d’autres pays méditerranéens ont été, d’ores et déjà, mis en alerte. Ultrasecret, leur calendrier de retour en Israël s’étale du début novembre à la fin décembre. Dernièrement, les forces spéciales  israéliennes, qui avaient échoué à s’implanter  dans le Sud-Liban en août 2006, ont été réorganisées et sont engagées dans des programmes d’entraînement intensifs dans le secteur des fermes de Chebaa. 

L’axe de pénétration de la première vague d’assaut emprunterait la Bekaa-Est, le long de la frontière syrienne avant de se scinder en deux fronts nord-est et  sud-ouest. Cette opération ne vise pas une réoccupation durable du Liban-Sud, mais voudrait « casser le réarmement du Hezbollah et l’empêcher de déployer,  à nouveau, des moyens militaires au sud du Litani », a expliqué le chef d’état-major israélien, Gabi Ashkenazi, à son homologue  français, le général Jean-Louis Georgelin, le 4 octobre dernier à Paris. 

Quelques heures auparavant, Ashkenazi s’était entretenu avec le chef des armées américaines, l’amiral Mullen, en villégiature en Normandie. Il a, bien sûr,  été question du prochain exercice de défense  israélo-américain « Junifer Cobra », prévu à la fin octobre. Ces manœuvres antimissiles doivent permettre de tester les  systèmes antimissiles Hetz (Arrow), Thaad (haute altitude), PAC-3 et le dispositif  AEGIS, impliquant la marine et l’aéronavale. D’autres manœuvres « Junifer Cobra » de même type ont déjà eu lieu ces cinq dernières années, mais cette nouvelle édition devrait engager — pour la première fois — des missiles intercepteurs et un nouveau  système radar.  

L’escapade française d’Ashkenazi, qui  a duré moins de douze heures, a largement été commentée dans la presse israélienne après avoir « fuité » par un porte-parole de l’armée. Israël a  voulu faire savoir qu’il abandonne temporairement l’option d’un raid aérien sur des objectifs nucléaires iraniens. A son retour, Ashkenazi a répété à la radio militaire  que « la meilleure façon de lutter contre le  nucléaire iranien consiste à imposer des sanctions », ajoutant que, si elles échouent, « Israël aura parfaitement le droit de se défendre avec tous les  moyens nécessaires ». 
Une nouvelle guerre contre le Liban  s’inscrit, dès maintenant, dans cette rhétorique des « moyens nécessaires » qui comprennent aussi la  répétition toujours possible de l’opération « Plomb durci » contre Gaza en janvier 2009. Toutefois, cette dernière hypothèse ne présente ni un caractère d’urgence politique, ni la garantie de pouvoir changer la donne stratégique régionale. Par contre,  une nouvelle guerre contre le Liban aurait la préférence du cabinet israélien pour trois raisons. Premièrement :  l’armée israélienne veut sa revanche sur le Hezbollah après le fiasco de sa guerre ratée de l’été 2006. Deuxièmement, Tel-Aviv essaiera de la vendre à ses alliés comme une nouvelle opération de police régionale susceptible  de renforcer la stabilité du Liban. Troisièmement, et  là réside sa dimension essentielle : en s’en prenant de nouveau au Hezbollah, Tel-Aviv envoie un signal à Téhéran et  Damas qui soutiennent l’organisation politico-militaire libanaise. 

Cette planification militaire  correspond à une période « intermédiaire », commentent  plusieurs sources du Département d’Etat alors que des pourparlers secrets se dérouleraient entre Israéliens et Palestiniens afin de préparer un « Oslo II ». Cette  négociation de « haut niveau » se déroulerait depuis septembre dernier sur le territoire des Etats-Unis. Elle constituerait la raison principale pour laquelle le président palestinien, Mahmoud Abbass, a accepté —  à la demande des Etats-Unis — le report en mars du vote d’une résolution  du Conseil des droits de l’homme des Nations-Unies  sur le rapport du juge sud-africain Richard Goldstone accusant Israël de « crimes de guerre » durant son offensive contre Gaza durant l’hiver 2008/2009. 

Dans ce contexte, plusieurs sources du Département d’Etat américain estiment qu’une nouvelle guerre israélienne « défensive  » contre le Liban pourrait favoriser le lancement d’« Oslo II », la  grande initiative attendue de l’administration Obama. Doublement confronté à un redéploiement difficile de ses troupes en Irak et à un choix stratégique capital d’augmentation ou de stagnation de ses effectifs et matériels en  Afghanistan, le gouvernement du nouveau prix Nobel de la paix a impérativement  besoin d’une relance de quelques négociations israélo-palestiniennes.

Même si l’on sait que le gouvernement Netanyahu s’est clairement prononcé contre un Etat palestinien et pour une continuation sine die de la colonisation, même si l’on sait que le Sénat américain n’est pas prêt à forcer l’Etat hébreu à faire des concessions significatives en faveur de la  partie palestinienne, la grande presse internationale  pourra enfin reparler d’un « processus de paix ».  Refaire de la communication à partir d’un tel processus, même si celui-ci s’abîme de nouveau dans le simulacre, constitue désormais la priorité de Washington et  de Tel-Aviv. Une fois encore, le Liban risque de servir  de champ d’expérimentation à un marché de dupes. 

Source: www.internationalnews.fr

Image: Tank Merkava par Black Mammmba

http://www.michelcollon.info/index.php?option=com_content&view=article&id=2384:tel-aviv-prepare-une-nouvelle-guerre-contre-le-liban&catid=6:articles&Itemid=11


 


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20-11-2009, 09:47:47 Ali
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« L'armée peut capturer, abattre des terroristes, mais quand le terrorisme traduit la volonté de survie d'un peuple, il ne peut être combattu qu'en accordant sa dignité à ce peuple ». Théo Klein, ancien président du CRIF,
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