28/11/2014

Eric Zemmour sur le Pape, l'Europe et la cathédrale de Strasbourg

 

27/11/2014

L'avortement n'est pas un droit, c'est tuer ...

 

Ce fut, hier, la journée du quarantième anniversaire de la dépénalisation de l'avortement, ou la Sainte Simone Veil, c'est comme vous voulez. Nous avons eu droit toute la journée aux litanies habituelles sur la liberté des femmes de disposer de leur corps, de choisir ou non la floraison de la vie, et du courage qu'il a fallu avant d'en arriver là et cetera ad nauseam.
Qu'on se comprenne bien, cependant. Loin de nous l'idée de nous ériger en juge. Il y a toujours eu des cas de détresse où des femmes abusées par des prédateurs, débordées par des grossesses successives ont, la mort dans l'âme, eu recours à l'avortement, et souvent dans des conditions sordides. Être femme n'est pas toujours une sinécure, parfois un chemin de croix. Nous n'allons pas condamner ces malheureuses, et même pas l'acte en lui-même, mais bien le sophisme qui sous-tend sa justification.
Prétendre que l'avortement est un droit est non seulement faux, c'est aussi un péché contre l'esprit. C'est, de même, prétendre que tuer l'est. Avorter, c'est mettre fin à une vie en gestation, c'est tuer un être distinct de celle qui le porte et qui est innocent. Massacre des innocents ! Tuer n'est pas un droit, sauf exception dûment limitée (guerre , exécution capitale). Faire de l'avortement un droit, comme ce sera voté au Parlement, est un sophisme particulièrement mortifère, mais faut-il s'en étonner de la part d'une société qui a perdu ses repères ?
avortement.jpegEn France, depuis quarante ans il y a deux-cent mille avortements chaque année. Alors que les travaux préparatoires à la loi nous assuraient, qu'associée à la contraception, la possibilité de mettre fin à la gestation allait faire baisser drastiquement l'avortement, eh bien nenni ! On se demande à quoi sert encore la contraception, ou si les femmes de cette génération savent encore lire. Deux-cents mille avortements par an depuis quarante ans, cela fait huit millions d'embryons et de fœtus livrés à la mort, beau résultat ! Et qui traduit l'égoïsme foncier qui anime les individus. L'avortement facile et gratuit est le pendant de la liberté de luxure, aussi appelée liberté sexuelle, et de cette forme perverse de pensée qui veut que la liberté de tout faire et son contraire est aussi un droit. L'autre n'est là que dans la mesure où il ne marche pas sur vos plate-bandes, ne vous contredit pas, et vous conforte dans votre nombrilistique unicité. Merci à Simone de Beauvoir, Élisabeth Badinter et les autres, il y a aussi des messieurs dans ce travail de sape, mais honneur aux dames !
Aujourd'hui, l'avortement ce n'est pas un avortement détresse, qui méritait au moins notre compassion, mais l'avortement confort qui voit des jeunes femmes multiplier le recours à l'IVG et cela est intolérable.
Nous sommes cependant patients, chaque cycle en appelle un autre, un retour de balancier en quelque sorte. Comptez sur nous pour remettre les pendules à l'endroit et les jupes à la bonne hauteur.
Nous sommes aujourd'hui le vingt-sept novembre de l'an de grâce deux-mille quatorze, dans mon pays on fête la Saint Siffrein, évêque et moine .

Ungern

26/11/2014

Ferguson: ce qui s'est vraiment passé

 

Le policier Darren Wilson hospitalisé après avoir été frappé par Michael Brown

Ferguson est une petite ville du Missouri (Etats-Unis). Moche, plate, déglinguée, sans séduction. Le Missouri est à son image, mornes paysages, industrie périclitante, masses désœuvrées et laissées à l'abandon . Depuis 2008, le marché immobilier s'est effondré, il y a des centaines et des centaines d'immeubles à vendre qui ne trouvent pas preneur, le chômage est endémique et la criminalité en hausse constante.
Ferguson comptait en 1990 73% de blancs et 25% de noirs. En 2000, les blancs représentaient 44% de la population et les noirs 52%. Dans le dernier recensement, les blancs n'étaient plus que 29% .
On l'aura compris, les blancs fichent le camp !
La criminalité a suivi la même courbe qui dégage la constante suivante : plus il y a de blancs, moins il y a de criminalité. C'est pas de la philo, c'est des chiffres.
Idem pour le chômage ; tant qu'il y a des blancs, il y a du boulot, au fur et à mesure qu'ils s'en vont, l'emploi en fait autant.
Il n'y a pratiquement pas de blancs dans les écoles primaires et secondaires de Ferguson. Ceux qui y résident encore envoient leurs enfants ailleurs. Le résultat, c'est un taux de réussite drastiquement bas. Les noirs, tous des pauvres, vivent entre eux, aucune émulation n'est possible, aucun espoir d'en sortir non plus, ils savent que Ferguson partira en ruine, comme c'est le cas de Detroit, plus haut, dans le Michigan.
Voilà pour le décor.
Fin août, un flic blanc, Darren Wilson, 1,95 mètres, 95 kilos est en patrouille. Il avise un jeune qui se promène au milieu de la rue et emmerde les automobilistes au péril de sa vie et de la leur. Il lui demande de se ranger et repère dans la main du jeune (1,95 mètres et 130 kilos quand même) des cigarillos dont on lui a signalé le vol. Le « jeune » refuse d'obtempérer et frappe à plusieurs reprises le policier qui est assis au volant de sa voiture. Ce dernier se saisit de son arme et fait les sommations, Michael Brown, attrape le policier par le bras et l'empêche de le mettre en joue, ajoutant : t'auras pas les couilles de me tirer dessus. Finalement le policier réussit à faire un feu de sommation, Brown s'enfuit et le policier est à ses trousses. Parvenu à la hauteur de Brown, il lui demande de s'arrêter et de mettre les mains en l'air, Brown refuse et fait mine de saisir quelques chose dans sa poche. Le policier tire, Brown est mort.
Quoi de révoltant dans tout cela ? Les flics doivent poursuivre les suspects qui doivent obtempérer aux injonctions de la police, s'ils ne le font pas, ils sont descendus, c'est logique !
Alors, se met en branle la propagande qui veut que tous les flics blancs soient des salauds et les voyous nègres des victimes de l'esclavage de leur arrière-arrière grand-père. Suffit ! Les Étasuniens sont des gens primaires qui ont quelques principes qui nous semblent étranges : il faut travailler pour vivre, on a le droit de jouir des fruits de son travail, le paresseux n'est pas à plaindre, le voyou non plus qui l'est par vice et paresse, un citoyen irréprochable a le droit de se défendre, les criminels doivent être enfermé et même exécuté dans certains cas.
Curieux, non ?Nous devrons en prendre de la graine. Si en Europe, les citoyens qui le méritent pouvaient s'armer et tirer sur ceux qui leur veulent du mal, ce ne serait pas la loi du Far-West, mais le droit tout court.
Alors, laissons les propagandistes verser des larmes sur les voyous de Ferguson ou des quartiers sensibles de Paris ou Marseille et faisons en sorte que la loi sur la détention des armes nous permette de nous défendre fermement et sans pitié. Les voyous n'ont pas de place dans une société civilisée.

FvD