06/07/2015

La Grèce implose l'Europe

Frau Merkel und Herr Hollande se rencontrent tout-à-l'heure à Paris pour dîner ensemble. Espérons qu'ils n'auront pas l'appétit coupé, ce qui serait étonnant, ces gens mangent et boivent gratos et ce ne sont pas ces satanés Grecs qui leur gâcheront les bons vins et les petits plats. Nicht wahr ? Prendront-ils la mesure de l’événement exceptionnel qui vient de se produire, réaliseront-ils que les peuples en ont marre de ces technocrates empesés des bureaux de Bruxelles, Washington et Francfort ? Aber nein ! Ils n'ont rien compris ces culs-terreux, pas mesuré la folie de leur vote, méprisé cet avenir qu'on leur concoctait dans des bureaux aseptisés, quelle folie. Sinnlos ! Et maintenant, was machen wir, Herr Hollande ?
Ce sont eux et leurs prédécesseurs qui, toujours, ont méprisé le vote populaire, ignoré de leur superbe les scrutins négatifs de l'Irlande, du Danemark et de la France et qui aujourd'hui, face à la détermination d'un pays à bout de souffle sont placés, penauds, devant le fait.
Ils ne retiendront pas la leçon, ils se figeront dans leurs certitudes et traîneront les choses en longueur et tant pis si les pauvres doivent souffrir, c'est comme ça chez eux.
Que Christine Lagarde, directeur du FMI et pétasse de référence ne lâche pas du mou, c'est son affaire, elle défend sa place et puis cette femme, qui ne doit sa place qu'à son sexe, est incompétente. Le FMI lui, est un banquier, crème de crapule comme le sont les autres, ne pas se faire d'illusions ...
Tsipras est toujours prêt à discuter. Oui, mais de quoi ? La Grèce ne peut rembourser la totalité de sa dette, le moindre étudiant en économie sait que sans un allègement d'au moins trente pour cent la Grèce est incapable d'honorer ses engagements. C'est comme ça
Le mieux pour la Grèce est d'envoyer bouler tout le monde: Zone euro, FMI et recommencer à zéro avec des drachmes tout neufs. C'est possible si le pays est soudé, discipliné, déterminé, mais, voilà, ce n'est pas le cas chez les Grecs qui aiment discuter et discuter encore, ce ne sont pas des Allemands qui disent Jawohl et puis agissent. Tenez, ce matin, le ministre des finances, monsieur Varoufakis a démissionné, il ne serait pas l'homme idoine pour retourner discuter à Bruxelles. Il est vrai qu'il avait qualifié la proposition des créanciers de "terroriste". Si, avant toute discussion, on lâche déjà du lest, on n'ira pas loin. Dommage !
Et puis la Grèce est fatiguée, vieille, elle souffre d'une démographie négative, elle s'affaiblit et, parti comme c'est parti, se retrouvera à sept millions d'ici la fin du siècle en place des onze actuels. Ce n'est guère réjouissant. Plutôt que de s'obstiner à rester dans une Europe de riches et de nantis, elle ferait mieux de panser ses plaies.
Elle a quand même donné a donné à toute l'Europe une formidable leçon de dignité. On ne joue pas impunément avec une nation millénaire, on ne plie pas à des impératifs économiques et financiers des gens qui n'en peuvent plus. Qu'elle crève cette Europe des accrocs aux abscisses et ordonnées, des plans sur papier et des projections futuristes. Qu'ils crèvent tous ces zombies formatés de Bruxelles et ailleurs et que le vent de la liberté les emporte au Diable !
L'Europe de Bruxelles ne sortira pas indemne de cette raclée, elle vient d'être désavouée en Grèce comme elle l'est tacitement en Espagne, en France et en Italie. Désormais elle ne peut être que ce qu'elle est : un aréopage de puissants qui gèrent des comptes et imposent leurs oukases. Le fard a coulé, le masque est par terre.
Ungern
Les présents du Diable sont toujours de la mort aux rats (Paul Morand)
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05/07/2015

La Grèce défie l'Europe

 

media

 

Frau Merkel und Herr Hollande se rencontrent tout-à-l'heure à Paris pour dîner ensemble. Espérons qu'ils n'auront pas l'appétit perturbé, ce qui serait étonnant, ces gens, pour le leur couper, ils faut plus et ce ne sont pas ces satanés grecs qui leur gâcheront les bons vins et les petits plats. Nicht wahr ? Prendront-ils la mesure de l’événement exceptionnel qui vient de se produire, réaliseront-ils que les peuples en ont marre de ces technocrates empesés des bureaux de Bruxelles, Washington et Francfort ? Aber nein ! Ils n'ont rien compris ces culs-terreux, pas mesuré la folie de leur vote, méprisé cet avenir qu'on leur concoctait dans des bureaux aseptisés, quelle folie. Sinnlos ! Et maintenant, was machen wir, Herr Hollande ?
Ce sont eux et leurs prédécesseurs qui, toujours, ont méprisé le vote populaire, ont ignoré de leur superbe les votes négatifs de l'Irlande, du Danemark et de la France et qui aujourd'hui, face à la détermination d'un pays à bout de souffle sont placés devant le fait.
Ils ne retiendront pas la leçon, ils se figeront dans leurs certitudes et traîneront les choses en longueur et tant pis si les pauvres doivent souffrir, c'est comme ça chez eux.
La Grèce a donné à toute l'Europe une formidable leçon de dignité. On ne joue pas impunément avec une nation millénaire, on ne plie pas à des impératifs économiques et financiers des gens qui n'en peuvent plus. Qu'elle crève cette Europe des accrocs aux abscisses et ordonnées, des plans sur papier et des projections futuristes. Qu'ils crèvent tous ces zombies formatés de Bruxelles et ailleurs et que le vent de la liberté les emporte au Diable !
L'Europe de Bruxelles ne sortira pas indemne de cette raclée, elle vient d'être désavouée en Grèce comme elle l'est tacitement en Espagne, en France et en Italie. Désormais elle ne peut être que ce qu'elle est : un aréopage de puissants qui gèrent des comptes et imposent leurs oukases. Le fard a coulé, le masque est par terre.
Que la prise de conscience des Grecs soit le prélude à une remise en cause complète de ces institutions kafkaïennes serait le premier pas vers une refonte totale de la vison d'un continent qui doit redevenir ce qu'il était : une confédération de peuples issus d'un même sang, partageant la même culture et religion. Et sans lesquels le monde aujourd'hui ne serait pas ce qu'il est.
Ungern
Καλύτερα μιας ώρας ελεύθερη ζωή παρά σαράντα χρόνια σκλαβιά και φυλακή. (Rigas Feraios) . Mieux valent quelques heures de liberté que quarante ans d'esclavage.
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04/07/2015

La Grèce en plein schisme

HOMME PLEURE.jpg

Cette photo a fait le tour du monde, elle a pour titre « Lhomme qui pleure ». Ce dernier est un retraité grec, trimbalé d'une caisse à l'autre pour ne pas percevoir sa (maigre) pension. Celle-là même que les créanciers de son pays voulaient raboter encore plus. Au final, l'émotion a joué et le (brave) homme a pu la toucher. Ouf !
Dans
« Chroniques », Jean-François Kahn a pondu un éditorial d'une lucidité cruelle à l'égard des créanciers de la Grèce. Il remarque que Syriza (qui n'est pas sa tasse de thé) a été élu sur base d'une politique que l'Europe récuse et veut amender du tout au tout. On ne va tout de même pas reprocher à Tsipras de consulter le peuple avant de retourner sa veste, écrit-il ? Ce n'est pas parce que des gouvernements occidentaux l'on fait sans vergogne que les Grecs doivent en faire autant. L'image de l'Europe, conclut-il est gravement écornée.
Lisez-le sur : http://www.hebdo.ch/hebdo/chroniques/
Que va-t-il se passer demain quand les résultats seront connus ?
Le « oui » l'emporte, monsieur Varoufakis, ministre des finances, comme promis, donne sa démission. Tsipras fait le voyage à Canossa Bruxelles où madame Merkel et consorts lui tendent le papier : signez ! Ils ne discuteront plus davantage, pourquoi le feraient-ils ? Soit Tsipras s'exécute et tout est perdu même l'honneur, soit il démissionne lui aussi et demande au Président de l'Etat grec de dissoudre le parlement et d'annoncer de nouvelles élections législatives. De cette option suivront quelques semaines de tensions accrues dans ce pays et d'incertitude pour les marchés. Ambiance !
Le « non » l'emporte. Tsipras s'envole pour Bruxelles et se dit prêt à poursuivre les négociations. L'Europe sera alors au bord du mur. Elle fait des concessions et prouve qu'elle veut vraiment que la Grèce reste au sein de la zone euro. Ou bien, comme a son habitude, tergiverse, discutaille, laisse traîner les choses en longueur, la Banque centrale européenne soutenant la Grèce a minima, un peu comme un mac le fait pour une pute malade. Elle compte sur la lassitude du peuple, le mécontentement de l'opposition, la rue qui gronde et, pourquoi pas ? les militaires qui sortent des casernes. Cela s'est déjà vu.
La Grèce vit un schisme (du grec σχισμός , déchirure), mais que les européïstes ne se réjouissent pas. Celui-ci est le prélude d'un autre, plus conséquent et douloureux.
Pessima praesumo
. J'entrevois des malheurs
Ungern
Tarde venientibus ossa (proverbe latin)
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