27/03/2015

Germanwings et le syndrome d'Erostrate

Erostrate

C'est fou, quand même, ce que l'information va vite et bien. Le crash de l'avion de la Germanwings qui était inexplicable mardi est, depuis hier, totalement élucidé : c'est le copilote qui, sciemment, a écrasé l'avion sur les pentes des montagnes enneigées et voici comment …
Je trouve que le procureur de Marseille, il parle un peu vite et peut-être aussi un peu trop. En droit, il y a un principe, érigé en dogme : le secret de l'instruction. On ne révèle rien avant que tout élément de l'enquête ne soit contrôlé, pesé, soupesé, réfléchi, comparé, soumis à critique diverse et vérifiée, bref, on ne parle pas comme ça dans la précipitation sous les flash des photographes, les micros des radios et l'oeil des caméras.
Donc, c'est le copilote qui s'est enfermé dans le cockpit tout seul, empêchant son commandant d'y pénétrer, qui a écrasé l'avion. Voilà, c'est dit, tout est désormais compris, clair et net dans la tête de ce beau monde. Pourquoi il l'a fait, ce type, personne ne le sait, sans doute qu'il était déprimé, que sa petite amie l'avait quitté ou trompé, qu'il en avait marre de jouer les chauffeurs d'autobus à dix mille mètres d'altitude, et que sais-je encore ? Ou tout simplement s'afficher comme un Erostrate contemporain.
Erostrate ?
Ben oui, c'était un Grec qui cherchait à devenir célèbre. Il décide donc d'incendier la huitième merveille du monde, le temple d'Artémis à Éphèse. Ce qui fut fait au grand dam de ses concitoyens qui décidèrent que, dans ces conditions, ils interdiraient à tout un chacun de révéler et même de prononcer son nom. Bien sûr, cet interdit ne tint pas et tout le monde aujourd'hui connaît cet incendiaire. A propos, qui fut l'architecte de ce temple merveilleux ? Le temple le plus illustre du monde antique et l'avion le plus performant du monde contemporain ... quelle coïncidence !
Ce copilote, il a bon dos. Si, effectivement, il semble que la porte du cockpit était verrouillée de l'intérieur et qu'il y était seul, rien, dans l'état actuel de l'enquête, ne permet d'affirmer haut et fort qu'il est responsable et seul responsable. Après tout, il peut avoir été pris d'un malaise, avoir perdu connaissance et, sans le vouloir, placé l'entrée de la porte sur la position « verrouillée ».
Mais, braves gens, nous vivons une époque où le bon peuple doit savoir et vite avec ça. Il exige des explications, ne supporte pas d'attendre et croit tout ce qu'on lui dit pourvu que cela le conforte. Alors, cette histoire horrible d'un aviateur devenu dément et qui entraîne dans sa chute cent-cinquante personnes, cela peut coller et c'est bien comme ça, au moins ça tient la route, si vous me permettez cette image qui n'est pas trop de mise.
C'est pas comme avec cet avion de la Malaysian qui a disparu sans laisser la moindre trace et qui a, très certainement, été enlevé par des extraterrestres. Ça, c'est perturbant, mystérieux, dérangeant, à la limite de la décence.
Le copilote devenu fou, c'est à notre portée, on peut le comprendre. Et puis c'est plus sympa pour Airbus et tout le commerce aéronautique : l'avion ne tue pas tout seul, voyons, faut l'aider !
FvD

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26/03/2015

Alger 1962: quand les Français tirent sur les Français

 

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26 mars 1962, Alger, rue d'Isly

 

Anniversaire douloureux et juste rappel de la criminalité du régime républicain : le 26 mars 1962, des Français tirèrent à balles réelles sur des Français, cela s'est passé rue d'Isly à Alger, alors encore française, la fusillade a duré douze minutes, elle fit quarante-six morts et deux-cents blessés.
Les tirs sans sommation furent le fait des CRS qui se tenaient en faction au bout de la rue, ils en avaient reçu l'ordre « d'en haut », de De Gaulle en personne, comme ce dernier s'en vantera plus tard auprès de son premier ministre :
Mais, Pompidou, figurez-vous que j’ai passé ma vie à tirer contre des Français ! » (rapporté par Édouard Balladur à Daniel Rondeau, auteur de Vingt ans et plus – Journal 1991-2012). 1
En France métropolitaine, aucune déclaration publique, aucune enquête diligentée, une chape de plomb qui s'abat sur ces crimes. Le soir même, sans faire référence aux événements dramatiques d'Alger, De Gaulle demande aux Français de lui accorder les pleins pouvoirs afin de mettre en œuvre les accords d'Evian qui aboutiront, quelques mois plus tard, à l'indépendance de l'Algérie, donc la valise ou le cercueil pour les pieds-noirs et le massacre de près de trois-cent-mille harkis et autres Algériens musulmans favorables à la France. Tout était perdu, même l'honneur !
C'est, beau, c'est grand, c'est généreux, la république !
Mais, tout compte fait, nous avons donné l'indépendance à ces gens pour qu'in fine, ils viennent nombreux s'installer chez nous et nous imposer leur croyance, leur mode de vie, bientôt leur langue et mœurs. Et nous nous laissons docilement coloniser à notre tour.
Vous avez remarqué que depuis quelques mois, nos politiques ne parlent plus d'intégration, encore moins d'assimilation, mais de « vivre ensemble », c'est le concept à la mode, branché et mis à toute les sauces. En clair cela signifie, comme ils nous le confirment, que la France est multiculturelle, plurielle, métisse et patati et patata. Fredaines que tout cela, la France, elle est provençale, normande, bretonne, bourguignonne, mais aussi chrétienne, de parlers divers mais tous de France, et que son histoire est une perpétuelle lutte pour bâtir et défendre sa personnalité, du moins jusqu'en 1789 qui vit la fin de tout ce qui précède.
La seule chance de survie qui nous reste, c'est la politique de remigration forcée des éléments qui persistent à demeurer allogène dans nos campagnes et cités. Et d'en finir avec l'immigration extra-européenne, de contrôler sans états d'âme nos frontières. De Gaulle a tiré sur des Français ; comme lui il ne faudra pas avoir de scrupules, le moment voulu.
Nous l'avons déjà écrit ; les civilisations peuvent mourir, si à leur mort en succède une autre, héritière en tout ou en partie de ses valeurs, alors qu'importe, tout passe, après tout. Mais ne nous leurrons pas, à la mort de ce qui reste de notre civilisation, c'est la barbarie qui tiendra le haut du pavé et, comme toujours, la loi du plus fort, du plus cruel, du plus sauvage s'imposera avec brutalité. Et quand ce jour sera arrivé, il ne vous restera même plus les yeux pour pleurer.
Ils vous les auront arrachés...

 

FvD

 

alger 1962, alger rue d'Isly, algérie française, de gaulle et l'algérie, immigration et remigration, france

 

 

 

1 Christian Fouchet : « J’en ai voulu au Général de m’avoir limogé au lendemain de mai 1968. C’était une faute politique. De Gaulle m’a reproché de ne pas avoir maintenu l’ordre en mai 68.
– “Vous n’avez pas osé tirer”, m’a-t-il dit.
– “J’aurais osé s’il l’avait fallu”, lui ai-je répondu. “Souvenez-vous de l’Algérie et de la rue d’Isly. Là, j’ai osé et je ne le regrette pas parce qu’il fallait montrer que l’armée n’était pas complice de la population algéroise”. »
(Source : Jean Mauriac, L’après de Gaulle – notes confidentielles 1969/1989, page 41.)

 

 

25/03/2015

Dieudonné relaxé de lèse-majesté

 

 

Ce cher Dieudonné M'bala M'bala a été relaxé par la dix-septième chambre du tribunal correctionnel de Paris où l'avait assigné monsieur Manolo Valls-Galfetti, présentement premier ministre de la raie publique. Une relaxe de ce cher homme est à ce point rare qu'il nous faut bien y consacrer un papier, il y a donc encore des juges qui font justice. Deo gratias !
En 2013, quand l'intéressé était ministre de l'intérieur, notre cher ami Dieudonné l'avait qualifié de Mussolini moitié trisomique, ce qui, avouez-le, n'était pas flatteur pour Mussolini, un type dont monsieur Valls-Galfetti n'arrive pas à la hauteur du gros orteil, et pas sympa du tout pour les trisomiques qui sont des gens charmants desquels nous devrions prendre de la graine.
Dans la foulée, il l'avait aussi traité de petit soldat israélien veule et docile. Ce qui est un minimum dès lors que ce monsieur Valls-Galfetti, né Catalan, s'est déclaré, par sa femme, éternellement lié à Israël. Je puis donc en conclure qu'il  est un juif synthétique, soit pas grand chose et rien d'original.
Le tribunal a donc relaxé Dieudonné, estimant, je cite :

Que l'on apprécie ou non le ton de l'auteur, son propos est l'expression d'une opinion politique, visant un personnage public, dont les choix amènent tant à solliciter les suffrages qu'à se soumettre à la critique. Ce qui est bien pensé et encore mieux dit !
Ce n'est cependant qu'une parenthèse heureuse dans les déboires de l'humoriste préféré des Français, il vient d'être condamné à une somme faramineuse pour avoir déclaré, le lendemain de l'attentat qui envoyât quelques blasphémateurs ad patres : Je suis Charlie-Coulibaly. Vingt-mille euros de jours amendes, en clair, il paie cette somme ou file en taule pour deux mois ! Et une kyrielle de procès l'attend. Quand on vous dit que Dieudonné est une vedette …
Que risque alors ce monsieur Stéphane Guillon, humoriste supposé et bouffon patenté du système qui, hier, apprenant la catastrophe aérienne survenue au-dessus des Alpes a tweeté : On me dit que l’airbus de la compagnie GermanWings avait été affrété par TF1 pour la saison 2 de Dropped. C’est une connerie ?
Hilarant n'est-il pas ? Et respectueux des victimes … et bête et vulgaire … plus humour franchouillard que ça, tu meurs …
Guillon, en janvier dernier, s'était permis de faire la leçon à Dieudonné : La façon dont Dieudonné utilise la tragédie récente pour revenir sur le devant de la scène fout la gerbe. Mégalo, haineux et aigri. Voilà ce que cet enfoiré bilieux de Guillon envoie en donneur de leçons.
Mais Guillon ne sera pas poursuivi, liberté de ton, n'est-ce-pas, liberté d'expression et patati et patata ! Et puis Guillon amuse la galerie, il est inoffensif, tout juste une poterie nègre que l'on pose dans un coin du salon et tant pis si les chats la renversent, il s'en trouve des tas de même facture au marché.
Et pas cher, avec ça !

FvD

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