27/01/2015

Grèce: le temps des cerises ...

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Hier, sur une base espagnole de l'Otan, un avion grec s'est crashé, faisant dix morts, dont huit français. Tragédie emblématique d'une Grèce qui dévisse en Europe et entraîne ses partenaires dans sa déconfiture.
Monsieur Alexis Tsipras est un grand garçon qui n'a toujours pas appris à faire un nœud de cravate , ce qui est véniel, convenons-en. Il a remporté les élections législatives grecques et proclamé que désormais, l'austérité c'était fini une fois pour toutes. Il n'a pas tort, le traitement réservé à la Grèce par les théoriciens de Bruxelles, Francfort et Washington était dément et insupportable dès lors que, comme d'habitude, c'étaient les petites gens qui en faisaient les frais.
So what ? comme dirait l'autre. Que va-t-il se passer ?
Si monsieur Tsipras s'imagine que les européistes vont, sans plus, accepter d'allonger les délais de paiements et baisser les taux d'intérêts, il se trompe. Ce serait une erreur grave que de revenir sur ce qui avait été décidé. Tout fléchissement à l'égard des Grecs donnerait des idées aux Espagnols, Irlandais et Italiens qui n'attendent que ça pour jouer leur partition. Ce n'est certainement pas madame Merkel qui donnera son consentement à tout retournement de situation en faveur des Hellènes. Reste le bras de fer qui va s'engager entre Tsipras et les créanciers des Grecs. Et le temps ne joue pas en faveur de ces derniers. Les aides qui devaient être débloquées dans les prochaines semaines ne le seront évidemment pas et qui à donc à Athènes paiera ne fut-ce que les les fonctionnaires ?
On est dans un fameux merdier, ce que prouve la chute de l'euro face au dollar et au Yen.
Le scénario était cependant prévisible dès sa genèse. Créer une monnaie unique comprenant le mark, le franc français, le florin et puis la drachme grecque et la peseta ne tenait pas la route ! D'autant moins que les Grecs ont triché sans vergogne pour présenter des comptes acceptables et intégrer le club de l'euro. Faire aujourd'hui des concessions serait un signal de faiblesse qui ne passera pas inaperçu. La seule solution qui reste est de demander aux Grecs d'aller se faire voir ailleurs, de tirer un trait sur leurs créances, les passer par pertes et profits et menacer les Espagnols et les Italiens du même sort s'ils ne remplissent pas leurs obligations.
Le drame de la Grèce, c'est les Grecs ! Leur indiscipline et la manie qu'ils ont de contourner toutes les règles pour n'en faire qu'à leur tête. Un pays défiguré où les habitants ne terminent pas la construction de leur maison pour ne pas payer de taxe d'habitation. Des gens qui ruinent par leurs manœuvres dilatoires la sécurité sociale. Des super-riches qui bénéficient d'exemptions fiscales et ne se privent pas pour frauder encore davantage. Comment diriger un pays avec de pareils administrés?
Nous l'avons toujours écrit : l'Europe ne pourra se faire qu'entre pays homogènes que relie entre eux une histoire commune. En ce qui nous concerne, c'est celle du Saint Empire Germanique étendu à la France, l'Espagne et le Portugal. Tout le reste n'est que tour de Babel qui, à l'instar de cet avion grec, s'abattra sur ses orgueilleux concepteurs.
FvD

24/01/2015

Grèce : scrutin sous haute tension

Syriza: la gauche de la gauche française a les yeux rivés sur la Grèce

Alexis Tsipras (au centre) avec ses amis parisiens

Costas Hadzimandis (ce n'est pas son vrai nom) loue un appart' dans un palace bruxellois. Depuis cinq ans, ce journaliste grec indépendant observe, annote et critique le fonctionnement de l'Union Européenne, de l'Otan et des autres officines, plus ou moins officielles, qui nichent dans la capitale du Royaume et de l'Europe qui compte quinze mille lobbyistes dûment enregistrés. Il n'est pas tendre.
La Commission, lâche-t-il, c'est une pléthore de parasites. Pour quelques types qui bossent, et même dur, il y en a des centaines qui grifouillent, pondent des rapports sur la démographie des souris ou des oiseaux migrateurs, se gavent d'avantages fiscaux, achètent détaxé dans leurs magasins ultra-privés et rêvent de retraites dorées. J'en connais même un qui, de son bureau au Berlaymont, gère avec efficacité son élevage d'oies en Roumanie, et j'en passe. C'est Byzance, sans le sexe des anges, mais avec promotion canapé. En Grèce, dimanche, on vote. Si le parti d'Alexis Tsipras, Syriza, l'emporte et rafle la majorité absolue, ou se coalise avec la gauche de Podemos en vue de l'avoir, je gage qu'il y aura comme un sauve qui peut dans la zone euro. Déjà, l'euro baisse de partout. Ce qui, dans un premier temps, réjouit les exportateurs, d'autant plus que le cours du pétrole est au plus bas. Mais cela ne durera guère ; la Suisse vient de décrocher son taux de change de celui de l'euro, les investisseurs se tournent vers d'autres monnaies, les Allemands sont plus qu'attentifs, il y a comme des turbulences en vues, et des sérieuses !
Tout cela préoccupe au plus haut point les coulisses des gouvernements en place. Alors, la récente tension terroriste leur donne des idées. Braquer l'opinion publique sur la menace islamiste, c'est lui faire oublier le danger financier qui la guette et justifier des mesures exceptionnelles de restriction des libertés. Quelque part, le terrorisme sert à quelque chose. Certains parlent même de complot prémédité ; le cynisme de nos dirigeants étant ce qu'il est, il n'y a pas lieu d'écarter, sans plus, cette hypothèse.
La victoire prévisible de Syriza donne espoir à l'extrême gauche française qui s'y voit déjà. Dans l'immédiat, c'est le Front National qui engrangera une partie du résultat grec en appelant à un effet domino dans les autres pays, surtout ceux où les euro-sceptiques ont le vent en poupe. La Grande-Bretagne, qui doit prochainement organiser un référendum sur son maintien ou non dans l'Union Européenne, suit cette élection au plus près.
Bref, attendez-vous, à des mois difficiles, agités même, le printemps sera chaud et tout cela serait fort réjouissant, mais, comme d'habitude, le petit peuple fera les frais du chamboulement.
Et si Syriza gagne, ne pas écarter la menace d'un coup de force. L'union Européenne peut très bien, l'air de ne pas y toucher, susciter une reprise en main, par les militaires grecs. Cette victoire est dangereuse pour Bruxelles, mais aussi pour l'Otan auquel Syriza ne fait pas allégeance.
Byzance … nous sommes à Byzance, les Barbares sont à nos portes, ils s'engouffrent de partout dans l'Union et nous ergotons à propos d'idéologies surannées qui n'ont que trop démontré leur inaptitude à faire front. Les peuple ne se réveillent jamais trop tard, il sont égorgés avant.
FvD

 

11:13 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans Actualité, politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : alexis tsipras, podemos, syriza, grèce, union européenne, euro, france |  Facebook |

20/01/2015

Petit tour à Bruxelles ...

 

Scène de rue à Bruxelles

Parlons d'autre chose, voulez-vous ? Je commence à subir les effets pervers d'une overdose de Charlie et cela me donne des boutons. Je pars en Belgique, figurez-vous, pas pour éclairer de mes lumières les enquêteurs belges qui traquent les méchants terroristes de Verviers, Anvers et Out ' si Plou. Nenni ! J'y vais pour me renseigner sur le « laïcisme » à la belge.
La Belgique subventionne les religions « représentatives ». Ce qui signifie que les ministres du culte de ces religions sont payés par l’État belge. Ainsi, les curés, les rabbins, les imams, mais aussi les popes orthodoxes, le sont. Et les bouddhistes aussi ! La Belgique, pays catholique, est aussi bouddhiste ! Le surréalisme est une nature typiquement belge …

Sur ce, les laïcards ont pris ombrage et ont dit : et nous ? Bonne question ! Toujours consensuel, le pays du Roi Philippe et de la gracieuse reine Mathilde a décidé de mettre la laïcité au même niveau que les religions. Les curés laïcs qui s'appellent « conseiller laïc » ont le statut des religieux et le même salaire. Mieux, il existe des « maisons de la laïcité », qui bénéficient des mêmes avantages fiscaux que les églises et les presbytères. Dans ces « maisons de la laïcité », le fidèle peut trouver des brochures qui lui expliquent comment recourir à l'avortement et à l'euthanasie. On peut même, ne rigolez pas, s'il vous plaît ! s'y marier selon un rituel laïc et y "présenter" son nouveau-né. Je n'invente rien !Dans les prison et les hôpitaux il y a, à côté du curé ou de l'imam, un « conseiller laïc ». Depuis que les curés ne portent plus de soutane, de braves gens confondent l'un avec l'autre. Pour l'imam, pas de problème, il est barbu !
Mais c'est pas tout. La Belgique compte aussi des francs-maçons et ceux-ci sont franchement plus militants que les poètes ratés qui peuplent les loges de France et de Navarre. Ils ont fait un raffut pas possible pour que les immeuble, propriétés de leurs loges, soient assimilés à des bâtiments religieux et donc exonérés de l'impôt foncier. Bingo ! Tout bénef, les loges dans le Royaume étant nettement plus riches que celles de l'hexagone.
Pour le Belge lambda, il y a dans son Royaume plusieurs religions, les catholiques, les musulmans, les juifs, les autres et les laïcs. Et puis ceux qui ne sont "rien du tout". C'est pas bête !
Je vais donc, en compagnie d'amis chers, voir ce qu'il en est aujourd'hui. Et puis, humer l'air. La Belgique est intéressante car, pays peu étendu, elle permet toute une foule d'expériences, commerciales, politiques et moins avouables, comme le terrorisme, sur une échelle réduite. Comment se protège en parallèle l'importante communauté juive d'Anvers ? Que valent les réseaux turcs de la banlieue de Bruxelles. Les « loups blancs » sont-ils toujours actifs ? Que signifie cet arrivage massif de Tchétchènes depuis quelques années. Il y a matière à se poser des tas de questions.
Et puis, quand même ! la place du Sablon et les frites du « Vieux Saint Martin », les ruelles des « marolles », la brocante dominicale et l'avenue Louise toujours aussi chic et branchée. Dans le quartier de Saint Josse, il n'y a plus que de vieux blancs, à flâner, nostalgiques, le long des squares défraîchis, Turcs et Marocains se partagent le trottoir, les africains pour arbitre. Un peu plus loin, à putes bruxelles.pngSchaerbeek, même topo. Plus bas, vers la gare de Nord, les prostituées viennent d'Europe de l'Est et du Nigeria . On voit, me dit-on, de plus en plus de Grecques qui rejoignent les rangs.
Le temps est à l'orage ...

FvD