09/02/2011

Fillon, Alliot-Marie, tous pourris ?

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Ne versons pas dans le populisme le plus réducteur. Il y a des hommes et des femmes en politique qui font leur métier avec conscience probité et qui sont intellectuellement honnêtes;

Ce qui est pourri est la la nature même du régime, là est le poison.

La République, c'est la chose qui appartient à tous. Et qui, par définition, est confiée à des dirigeants élus qui doivent assumer leur tâche en ayant en vue le bien public.

Ce qui est « public », l'est aussi 24 heures sur 24, 12 mois par an. C'est un apostolat, un honneur, une responsabilité. Celui auquel on doit des comptes est le peuple lui-même, et son système judiciaire.

Ça, c'est la théorie, dans la pratique, nous avons connu des hommes probes à qui l'on ne devait pas

rappeler ces principes. Un De Gaulle par exemple, mais il y en eut d'autres de droite comme de gauche. C'était l'époque où « servir l' État » (et non pas le parti, et encore moins ses intérêts personnels) signifiaient quelque chose.

Aujourd'hui, le climat est déliquescent, l' État se confond avec le parti au pouvoir, la politique est faite dans des cénacles restreints voire confidentiels où les intérêts privés et publics s'accordent en coulisses et ouvertement parfois.

La perte du sens de l’État est consécutive à celle de perte des valeurs. Tout est devenu relatif, sauf la puissance que confère la fortune dans ce qu'elle a de plus vulgaire: l'argent.

Ceux qui pratiquent la politique avec professionnalisme, le font dans des cadres bien stricts: justice, criminalité, social, culturel etc... On ne peut leur reprocher cette spécialisation dans laquelle ils excellent, mais ce ne sont que des techniciens de la politique, ils sont dépourvus de ce souffle qui transcende leur domaine propre. Ce sont des besogneux. Rien que ça...

Or si nous avons besoin de techniciens, nous manquons cruellement d'hommes qui montrent la voie, anticipent l'évènement et tracent des lignes de conduite neuves et innovantes.

Et nous en manquons parce que nous nous sommes limités volontairement ou non. Nous privilégions le connu à l'inconnu, nous n'osons transgresser des règles que nous imaginons inscrites dans l'airain, nous n'osons plus remettre les choses en place, nous avons peur...

Des hommes pareils, je le concède volontiers, il y en eut peu dans l'Histoire récente. Un De Gaulle fut une heureuse rencontre pour notre pays, mais après lui, non pas le chaos, mais la médiocrité consensuelle.

Le système mou, figé, pusillanime qui est le nôtre, favorise l'émergence de personnages qui répondent à ses critères, et chaque décennies voit sur le devant de la scène des acteurs un peu plus médiocres qu'avant: nous avions De Gaulle qui tenait tête aux financiers, Chirac qui savait dire non à une grande puissance, aujourd'hui Sarkozy qui veut plaire à tout le monde et son contraire.

La République, dans les textes, c'est le bien public, c'est le peuple, mais ce n'est pas le populisme. Dans les faits, Messieurs Fillon, Sarkozy et consorts et Madame Alliot-Marie, se conduisent en profiteurs du système. Ils ne réalisent même pas leur impéritie.

Les peuple n'ont que les dirigeants qu'ils méritent, dit-on. Nous ne le croyons pas, ils ont les politiques qu'ils subissent.

Indignons-nous, insurgeons-nous !

17:38 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france, sakozy, fillon, alliot-marie, corruption |  Facebook |

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