20/01/2012

Afghanistan: une défaite avouée

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La nouvelle est tombée, glaçante, ce matin : 4 militaires français assassinés en Afghanistan par un soldat (ou un Taliban infiltré) qu'ils formaient. D'autres sont blessés, dont un grièvement.
La réaction de l’Élysée fut immédiate. Cessation provisoire de la coopération avec l'armée afghane, repli dans les casernes, éventualité d'un retrait plus rapide que prévu.

Le mois dernier encore, quand deux soldats furent tués dans les mêmes circonstances, le Président avait déclaré que la politique de la France ne serait pas dictée par des assassins, que la ligne de la France resterait inchangée etc...

Que penser de ces armées alliées en Afghanistan qui en sont réduites à se cantonner dans leurs bunkers, sans sortir ou si rarement et qui, aujourd'hui, voient leurs ennemis les attaquer au sein même de leur refuge ?

Nous avons toujours pensé, toujours écrit que la présence des occidentaux en Afghanistan était une défaite annoncée. Ce pays, fait de montagnes, de plateaux culminant à trois mille mètres, de tribus jalouses de leur indépendance, n'a été vaincu par personne, ni par les Anglais, encore moins par les Russes.

Il est lamentable qu'à moins de cent jours de la présidentielle, le président sortant réalise enfin, électoralement ou pas, que la défaite n'est plus annoncée, elle est là dans toute sa réalité cruelle et meurtrière.

On retira nos forces, sous prétexte de laisser les opérations à l'armée afghane, et on s'en ira vite fait, bien fait.

En 1991, il était question d'éradiquer Al Qaida, ses structures, ses terroristes, ses caches.

Beaucoup de bruit pour rien.

Sauf pour les morts !

18:00 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans Actualité, politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : afghanistan, armée française, talibans, sarkozy, otan, al qaida |  Facebook |

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