30/01/2012

Sarkozy en victime de la crise

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Sarkozy est une victime de la crise, pas un combattant.

C'est ce qu'on peut retenir de son intervention d'hier, policée et encadrée par deux journalistes figés.

Rien d'exaltant que ce spectacle où un dirigeant d'entreprise (France & Cie) explique à ses créanciers comment il va rembourser ce qu'il leur doit. De l'épicerie, et même pas de luxe !

Et pour ce faire, pas d'états d'âme.

Hausse de la TVA. Recette éculée s'il en est, sauf que cette hausse participera au financement de la sécurité sociale et se traduira par une baisse des cotisations patronales, un beau cadeau fait au patronat ! Sans tenir compte que cette baisse du coût du travail sera tellement minime qu'elle passera inaperçue et que la hausse de pas même un pour cent des salaires sera absorbée par la hausse des prix à la consommation. Comme imagination innovante, on fait mieux.

La flexibilité ensuite. Présentés comme la fin des 35 heures, ces accords de compétitivité qui permettront aux patrons de revoir à la baisse des éléments du contrat du travail, salaire, durée du travail, sans augmenter le salaire et sans pour autant recevoir l'aval des salariés, mais bien celui des syndicats représentants au moins 30 pour cent des voix.

Le président et son gouvernement oublient que ces dispositions sont les meilleurs allume-feux pour les conflits sociaux et le climat délétère que ces derniers entraînent. Voir Goodyear à Amiens, Continental à Toulouse, Fonderie du Poitou...

Taxe sur les transactions financières. Très bonne idée ! On applaudirait, mais cette taxe ne sera appliquée qu'en France. Les opérations financières passeront donc par Francfort ou Londres et son revenu attendu sera moindre que celui espéré, avec pour conséquence la dépréciation de la place de Paris. On ne va pas pleurer sur les revers des financiers, mais comme imagination peut mieux faire !

Faut-il ajouter le cadeau fait aux promoteurs qui pourront augmenter de 30% les possibilités de construction de leurs terrains ? La seule mesure vraiment dans la ligne d'un président qui, manifestement, est en manque de souffle et d'inspiration.
Nous l'avons trouvé tendu, peu amène et incompréhensible dans son refus de se prononcer sur sa candidature.

Il y a des atmosphères de fin de règne qui sentent la naphtaline.

De l'air !

29/01/2012

Aaron Russo tire sa révérence et sur les banquiers...

Aaron Russo est mort il y a quelques mois. Il est passé du cinéma à la politique. Il a cotoyé des gens puissants qui lui ont fait quelques confidences.
Profitez de ce maussade dimanche pour visionner ces deux vidéos qui recueillent les confidences  d'un homme qui a beaucoup vu, entendu, appris et retenu.

Aaron Russo : Interview 6 mois avant sa mort 1/2 par Super_Resistence



Aaron Russo : Interview 6 mois avant sa mort 2/2 par Super_Resistence

23/01/2012

François Hollande, son programme et nous.

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Hier, au Bourget, devant pas loin de quinze mille militants, sympathisants et curieux, François Hollande a inauguré avec punch sa campagne électorale. De l'avis général, l'homme fut bon, persuasif, clair et combatif.

Très français dans le style, incisif, alignant des propositions et nommant le « véritable ennemi » : la finance internationale, il s'est débarrassé de l'image d'homme mou et de centriste honteux que ses adversaires voulaient lui coller au dos. Un « Mitterrand » nouveau est né !

La riposte des caciques du sarkozysme ne s'y est pas trompée : elle fut immédiate, méchante et empreinte de cette mauvaise foi caractéristique de celui qui perd pied et se raccroche à n'importe quoi.

Nous ne sommes pas des socialistes du PS, pour nous, les meilleurs propositions devraient être les suivantes.

Nationalisations de tous les flux financiers : banques, assurances, caisses d'épargne.

Nationalisations de toutes les sources énergétiques : électricité, gaz, eau, pétrole, nucléaire.

Nationalisations des laboratoires pharmaceutiques.

Nationalisation de la grande distribution.

(Indemnisation des actionnaires en bons du Trésor échelonnés sur vingt ans.)

Retrait de l'euro, retour au franc et au rôle spécifique de la Banque centrale.

Renégociation de tous les traités européens. Retrait de l'Union Européenne si nos revendications ne sont point satisfaites

Contrôle des frontières, retrait de l'espace Schengen.

Arrêt de l'immigration.

Politique étrangère ciblée sur la création d'une zone européenne homogène, soit, en ce qui nous concerne, un espace constitué par la France, l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, le Luxembourg, l'Italie, l'Espagne et le Portugal.

Sur le plan économique et social : rôle accru des syndicats, interdiction des délocalisations, fiscalité spécifique pour les entreprises qui investissent leurs profits dans le pays.

Il y aurait encore beaucoup de choses à dire, nous reviendorns là dessus !

Nous ne sommes pas candidat...

Mais vous pouvez voter pour nous !