16/06/2012

Ces juges qui attendent Nicolas Sarkozy

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Messieurs Balladur et Sarkozy


 

Depuis minuit, Nicolas Sarkozy, ancien président de la République, ne jouit plus de son immunité.

Des juges attendent ce moment pour lui poser quelques questions dans ces affaires que l'on nomme « Karachi », « Bettancourt ou « Takieddine ».

Et il y a de quoi.
Le « balourd » est le paiement anticipé de commissions commerciales exceptionnelles. En clair, les pots de vin que l'on verse à l'un ou l'autre acheteur lors de ventes internationales. Nous pensons aux ventes d'armes par exemple.

Les commissions sont payées au fur et à mesure que le pays acheteur s'acquitte des factures. C'est la règle, sauf exception.

Et avec Nicolas Sarkozy, ministre du budget, il y en eut des exceptions en la matière !

C'est ce que révèle le site Mediapart.

L'ex-président, alors ministre du budget, a permis que plus de 12 millions d'euros en commissions soient versés à des sociétés offshore, juste avant le premier tour des présidentielles de 2005, et ce malgré les réticences de l'administration en cause qui a dénoncé des « errements ».

Le juge Van Ruymbeke enquête aujourd'hui sur les marchés signés avec le Pakistan et l'Arabie Saoudite, ces marchés où Ziad Takkieddine, intermédiaire dans ces transactions est déjà mis en examen. Une perquisition au siège de l’office d’armement Sofresa, a permis de prouver l'autorisation que Nicolas Sarkozy a personnellement signifiée dans un document écrit, quand il était ministre du budget (1993-1995), de versement de pots-de-vin au “réseau Takieddine” à l’occasion d’un contrat d’armement avec l’Arabie saoudite, baptisé Mouette/ROH. Ce contrat portait sur la réhabilitation de frégates françaises.

Blanchiment de commissions rétrocédées, soit 82,6 millions d'euros, abus de biens sociaux, création de sociétés-écran, au Luxembourg notamment, pour brouiller les pistes et mettre ces dernières au service de la campagne présidentielle de monsieur Balladur dont le trésorier n’était autre que Nicolas Sarkozy !

La République irréprochable, dont le président battu vantait les mérites lors de sa propre campagne électorale, n'était donc que du vent ou un mirage.


Lire aussi: http://www.mediapart.fr/journal/international/140612/affa...

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