26/07/2012

Pourquoi écoute-t-on Alain Soral ?

Cette question, un brin provocatrice, hante peut-être l’esprit de quelques-uns. Essayons d’analyser la situation. Pourquoi passons-nous autant de temps devant notre écran -parfois pendant des heures- juste pour écouter un homme seul en train de parler ?

Le constat est d’autant plus déroutant que, si nous avons découvert l’homme en question, c’est que fatalement pour la majorité nous sommes au départ nationalistes, musulmans patriotes ou issus de l’extrême - gauche (en effet, il est rare que le site du CRIF nous conduise vers Egalite & Réconciliation). Ce qui inclut fatalement que notre "camp" se fasse régulièrement -et à juste titre- égratigner lorsqu’il dérive réciproquement vers le national-sionisme*, l’indigénat ou l’antifascisme primaire.

Ainsi, qu’y a t-il de si captivant chez cet individu pour que nous soyions à ce point accrochés par son discours au point de vouloir se faire bousculer dans nos consciences ? Sommes-nous tombés dans ce que René Girard désigne comme le masochisme pervers ?

De la même manière que chacun se souvient de la première fois qu’il a fait l’amour, je crois qu’on se rappelle tous notre première vidéo soralienne : dans les deux cas ça ne laisse pas indifférent, ça bouleverse et ça fait mal aussi parfois. Car, comme disait Remy de Gourmont, « ce qu’il y a de terrible quand on cherche la vérité, c’est qu’on la trouve ».

Par ailleurs, si nous cherchons si ardemment des réponses à nos questions, c’est peut-être parce que les solutions proposées par la société actuelle et l’ensemble des moyens d’information d’Etat (pardon pour le pléonasme) ne sont pas satisfaisantes. Pire, ces réponses préfabriquées destinées aux masses nous troublent au plus haut point tant elles sont en décalage total avec la réalité que nous constatons quotidiennement.

Ainsi, notre esprit si étriqué et conditionné par la nomenklatura s’est libéré des barrières intellectuelles imposées jadis et nous avons subi un brutal -mais nécessaire- choc de la pensée auquel nous n’étions plus habitués. Le choc fut d’autant plus brutal qu’en face de nous nous avions un homme honnête, intelligent, dénué de toute "langue de bois" et sympathique ; ce qui n’est pas habituel étant donné le profil de nos intervenants contemporains. Les services de la pensée unique "soixante-huitarde" (deuxième pléonasme) n’ont eu de cesse de limiter nos réflexions à de fades sujets de société depuis des années, en abaissant chaque jour un peu plus le niveau de réflexion pour coller avec le niveau d’engagement politique des citoyens zombifiés.

D’ailleurs, nous pouvons vérifier ce fait très concrètement en parcourant dès maintenant les médias mainstream et en cherchant un sujet traitant sérieusement de la question des origines de la dette, des impacts de la politique américano-sioniste sur la géopolitique internationale ou encore les effondrements structurels majeurs des pays européens face à l’immigration de masse.

Vous avez beau retourner votre journal dans tous les sens ou tenter de régler votre antenne TV, jamais vous ne trouverez un débat objectif sur la question. Tout au plus un décadent moralisateur subventionné va -sous couvert de bonnes intentions républicaines et humanistes évidemment- vous rabâcher que ce genre de question « incite à la haine » ou « nous rappelle les heures les plus sombres de notre Histoire ». Ce phénomène n’est pas nouveau, déjà Coluche** dénonçait le conformisme intellectuel en 1981 en comparant Le Figaro et L’Aurore, comme on compare deux gouttes d’eau tombées d’une même pluie…

Pour conclure, je ne peux m’empêcher de faire –avec légèreté- une analogie amusante entre Alain Soral et le film Matrix. Nous étions un peu comme Néo, naïf opprimé d’un monde où toute subversion est systématiquement punie, qui cherche à savoir ce qui se cache derrière notre malaise et les manipulations des hautes sphères.

Alain Soral jouerait, quant à lui, le rôle de Morpheus nous offrant le monde tel qu’il est réellement, sans montage ni trucage et incroyablement laid. Mais attention au choc, car comme le dit Morpheus au moment où Néo est dans le déni le plus complet : « Je n’ai pas dit que ce serait facile, j’ai dit que ce serait la vérité ».

Pour toutes ces raisons et pour bien plus encore, merci Alain Soral !

(1) national-sionisme, terme désignant le rapprochement entre certains nationalistes et l’idéologie sioniste.

(2) http://www.youtube.com/watch?v=9hcE...

(3) Matrix, film de science-fiction, sorti en 1999.

 

http://www.egaliteetreconciliation.fr/Pourquoi-ecoute-t-o...

09:25 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : médias, politiue, alain soral, égalité et réconciliation |  Facebook |

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