15/08/2012

Amiens: conclusions pessimistes

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Amiens: école maternelle dévastée

 

 

Amiens : violences, déprédations diverses, provocations aux forces de l'ordre, voitures cramées, désolation. Depuis plus de vingt ans, ce quartier est hors la loi disent les riverains et les policiers. On va où ?

Dans les années qui viennent, ne pas se leurrer, les métiers liés à la sécurité auront de l'avenir : policiers, gendarmes, vigiles divers, technologies sophistiquées ne chômeront pas.

Reprenons notre antienne favorite : en 2050, cinquante pour cent des européens de l'Ouest seront d'origine extra-européenne. Cela ne veut pas dire que tous seront des délinquants en puissance, pas du tout ! Mais si l'intégration aux valeurs qui fondent notre civilisation n'est pas acquise, les confrontations iront crescendo.

Intégrer à notre conception du monde un serbe orthodoxe qui débarque à Marseille avec femme et enfants est relativement facile, au plus, cela prend une génération. Il n'en va pas de même du Sénégalais musulman, de ses femmes et multiples enfants. Pas besoin de faire un dessin pour le comprendre.

Alors quoi ?

L'avenir, je le vois assez sombre. Outre la sécurité qui sera un problème récurrent, je crois que le modèle républicain qui veut qu'en France il n'y ait que des Français quelle que soit leur couleur de peau, opinion philosophique ou croyance religieuse, ne tiendra pas et que le pouvoir sera obligé, volens nolens, de composer avec les autorités communautaires. Un peu ce qui se passe en Grande- Bretagne et au Canada et qui se met en place aux États-Unis.

Attendons-nous à un regain d'autoritarisme de la part de l’État. C'est une politique payante, appréciée des électeurs, même si le droit n'y trouve pas son compte. Il y a donc fort à parier que des dispositions à la limite de la constitutionnalité soient adoptées dans les mois, les années qui viennent. Déchéance de la nationalité française, suppression des avantages sociaux en complément de peines de prison, lesquelles seront en pleine croissance, création de milices privées, ghettoïsation de quartiers bourgeois . Liberté d'expression muselée...

Sur le plan politique cela peut se traduire par une participation d'une extrême-droite dure sur le plan des relations communautaires, mais laxiste sur le social, à la politique générale d'un gouvernement obsédé avant tout par la paix civile. C'est tout bon pour le patronat !

On le voit, rien n'inspire l'optimisme dans l'analyse de ces événements qui sont somme toute assez banals.

Le danger c'est que demain ou après, un ou deux membres des forces de l'ordre (des CRS par exemple), se fassent lyncher sauvagement au terme d'une de leurs missions. Je n'ose prévoir ce qui se passera ensuite, mais je crains une Saint-Barthélemy, prémisse d'une guerre civile.

C'est bien sombre ce tableau que vous nous esquissez, me direz-vous... le problème, voyez-vous, c'est que je n'en vois pas d'autre...


FvD

 

 

 

 

 

08:40 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : amiens, communautarisme, banlieue |  Facebook |

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