18/08/2012

Pour une puissance pan-européenne indépendante et impériale

Copie de saint-empire-romain-germanique.gif

 

 

Nous avons toujours écrit que l'élection de François Hollande ne valait que pour une seule chose : se débarrasser de Sarkozy, sa clique et ses attaches troubles avec le grand capital et l'atlantisme.

Sarkozy a été chassé, c'est déjà ça, tout le reste persiste et n'est pas prêt d'être revu et corrigé.

C'était cependant prévisible. Comment voulez-vous qu'un chef de l'exécutif régional (la France, en l'occurrence) se distingue, prisonnier qu'il est dans les rets des conventions européennes, de l'OTAN et des multiples et complexes traités internationaux ? La souveraineté nationale, cela n'existe plus !

Alors Hollande et son équipe s'agitent. Laurent Fabius, en remet une couche, lui qui déclare : Bachar al Assad ne mérité pas d'être sur terre. Comme diplomate, il y a eu mieux... Hollande est empêtré dans le retrait d'Afghanistan d'où il ne peut se dégager comme ses promesses l'annonçaient, en Syrie, mises à part les éructations de monsieur Fabius, la France et les occidentaux ne peuvent rien faire sans l'aval des Chinois et des Russes.

Sur le plan intérieur, la situation échappe au gouvernement. Plan sociaux qui ne cessent de s'annoncer les uns après les autres, bisbilles au sein même du gouvernement, réforme fiscale embourbée quelque part, reste la sécurité, ce thème si cher à la droite et pour lequel le ministre Valls fait florès. Expulsion de Roms, comme au plus fort de l'ère sarkozyste, discours musclés et assurances tous azimuts. C'est toujours ça.

Et sur le chapitre de l'euro, de la dette, de la crise, c'est toujours la même partition en ton mineur et réformes à la va-vite, sans concertation de tous, ficelées à la hâte dans les couloirs de Bruxelles au bout d'interminables apartés entre Hollande et Cameron, Hollande et Merkel, Merkel et l'Italien, ce dernier avec l'Espagnol, l'Espagnol avec Hollande et tous avec les banquiers. Improvisations, effets d'annonces de quoi fournir de la matière aux éditorialistes avant de remettre ça !

C'est toujours pitoyable, risible parfois décevant pour le moins, rageant toujours.

Car l'Europe, c'est quatre cent millions d'habitants, une vieille terre de civilisation, une puissance commerciale et économique incontournable qui est mise sous tutelle par des intérêts financiers cosmopolites et muselée par les Etats-Unis d'Amérique, ce fourre-tout d'émigrés bâtards.

Les peuples d'Europe méritent mieux que ce confort petit-bourgeois dont les rapaces de la finance les dépossèdent lambeau par lambeau. Le salut du continent passera, qu'on le veuille ou non, par la prise de conscience d'une reprise de la souveraineté nationale, prélude à une puissance pan-européenne indépendante et impériale.

08:34 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, international, france, monde, politique étrangère |  Facebook |

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.