25/08/2012

La Turquie se désintéresse de l'Union Européenne

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Seulement dix-sept pour cent des Turcs espèrent encore intégrer l'Union Européenne, soixante-seize pour cent pensent très sérieusement que leur pays n'en fera jamais partie.
La Turquie jouit d'une santé économique florissante, elle est en pleine croissance (8.5 % s'il vous plaît !) alors que l'U.E est à la traîne, sa démographie est galopante, les Turcs seront cent millions à la fin du siècle, les investisseurs étrangers se pressent à sa porte, elle jouit de la confiance des Etats-Unis, son islamisme revendiqué lui donne voix au chapitre des Etats musulmans les plus engagés, les turcophones hors Turquie se reconnaissent en elle, bref, son influence est grandissante jusqu'en Asie Centrale.
Le destin de ce pays est de renouer avec l'Empire qu'il a été, même si un ministre (celui des Finances, Mehmet Simsek) estime que la Turquie a encore sa place au sein de l'U.E.
Restent des points faibles. La Turquie est très dépendante de l'U.E, tant pour ses exportations que pour ses investissements. La débilité de l'U.E rejaillira forcément sur son économie. Son taux de croissance pourrait, en 2012, descendre à 3,2 %
N'empêche, le futur lui sourit. Population jeune, dynamique, patriote pour ne pas dire nationaliste, prestige grandissant, la Turquie a des arguments de poids pour s'affirmer comme puissance montante dans sa région.
C'est dire qu'elle a les moyens de discuter d'égal à égal avec les États-Unis pour lesquels elle est et doit demeurer l'allié de référence. Ce qu'elle sait et qu'elle fera payer !

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