01/09/2012

Hollande chute face au système ultra-libéral

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Pavé rose

 

Disons les choses sans faux-fuyants, l'équipe Hollande, Ayrault a du plomb dans l'aile et se prend les pieds dans le tapis de l'euro-mondialisme. C'était prévisible, pas de quoi crier au scoop !
Et le président de perdre des points dans les sondages, ce qui le fait sortir de sa réserve, se montrer partout, multiplier les déclarations et jouer à l'hyper président, comme l'autre, vous savez lequel... comme si cela allait changer quelque chose.
Monsieur Hollande nous dit aujourd'hui que la crise est « exceptionnellement grave », nous ne le savions pas, comme si personne ne l'avait deviné avant.
Elle est grave cette crise, certes, mais c'est la crise du système, ce système qui veut que la régulation soit reléguée aux oubliettes, que le marché se dirige tout seul, et que le meilleur l'emporte sans arbitre pour le respect de règles qui, si elles existent, ne sont pas suivies.
Par conséquent, messieurs Hollande et consorts ne pourront rien amender si le système ne change pas.
Et il n'est pas prêt de s'effacer. Déjà qu'aux États-Unis, les adversaires d'Obama préconisent l'ultra-libéral toute, que Cameron en Grande-Bretagne veut en remettre une couche, que l'Espagne se couche, elle, sans vergogne devant les chantres du libéralisme, bref, ce ne sont pas les socialistes français, qui courtisent en ce moment leur patronat, qui vont changer le cap, non pas de l'Histoire, elle n'a rien à voir là dedans, mais des affaires qui, elles, continuent, et la misère avec.
Alors, une solution à la Mélanchon, Grand Soir et Lutte Finale ?
Rêvez pas... Mélanchon parle, parle, parle... mais en substance il ne menace pas le système, il dit qu'il va l'amender, discuter à « Bruxelles », « mettre les banquiers au pas »... paroles que tout cela, le système est plus fort que Mélanchon, plus fort qu'Hollande, il jouit d'une force formidable, celle de l'inertie. Nous savons tous que rien n'est plus difficile à corriger que les vieilles habitudes, celles qui nous sont familières. L'inconnu nous fait toujours peur.
En finir avec le système, c'est d'abord changer nos habitudes. En finir avec cette frénésie de la consommation, cette dépendance à ce que nous dicte le mercantilisme ambiant, c'est chercher autre chose que l'aisance bourgeoise, c'est s'affirmer ailleurs que dans ces domaines que nous chantent les publicitaires.
Bref, l'opposé de ce que nous vantent les thuriféraires du système.
Retrouver notre identité, pour nous d'abord et pour l'autre ensuite, afin qu'il nous reconnaisse.
C'est affirmer notre force, non pas agressive, mais morale.
C'est nous faire respecter. Nous ne sommes pas des choses qui consomment, mais des hommes et des femmes qui pensent et qui sont conscients de leur destin.
Hommes, femmes, choses ?
C'est facile de se laisser dicter un destin, de passer sa vie, les yeux bandés à se faire reconnaître le chemin qu'un autre trace.
Solution pour les lâches, les faibles, les pusillanimes, ce que nous sommes sans doute tous devenus.
Est-il encore temps de changer ?

09:53 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : frandce, hollande, ayrault, sondages, socialisme, ultra libéralisme, europe |  Facebook |

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