28/09/2012

Le PS plonge la France dans la récession

 Rien ne va plus. Plans sociaux qui se succèdent les uns après les autres, couacs à répétition au gouvernement, coalition PS-Verts qui dérape en continu, Hollande qui ne convainc guère, ses ministres qui jouent perso.
Les plans sociaux, ils étaient déjà dans les cartons à la fin du mandat de Sarkozy, rien de neuf de ce côté là, ce dont l'électeur se plaint est la gabegie qui, petit à petit, s'installe, les belles paroles qui ne débouchent sur rien de concret, les effets de manche, spécialité des ténors socialistes et puis plus rien.
C'est vite dit, mais que faire ?
Le pouvoir, tout le pouvoir, de faire est entre les mains des banquiers. C'est ce qu'a démontré magistralement Alain Soral dans son opus « Comprendre l'Empire ». L'argent est le nerf de la guerre, c'est le nerf qui fait bouger le corps, eh bien, cet agent, ô combien indispensable, est entre des mains privées, apatrides pour lesquelles seul compte l'intérêt qu'il rapporte ? Faut-il rappeler à nos lecteurs que les banques dites nationales sont, en fait, des agences privées, comme est privée la Réserve Fédérale américaine ?
Mais voyons de plus près ce qui se concocte dans les ministères où, socialistes au pouvoir ou pas, la doxa est le libéralisme pur et dur, la doctrine bancaire par excellence.
Depuis : http://www.gaullistelibre.com/2012/09/moscovici-et-hollande-nous-plongent.html

francois-hollande-rtl.jpg37 milliards d’euros : c’est l’ajustement budgétaire que Pierre Moscovici prépare pour 2013. Cela revient à près de 2% du PIB et devrait pousser notre économie, dont la croissance est en berne, vers une nouvelle récession.
La situation est extrêmement paradoxale. En effet, la plupart des pays européens décalent aujourd’hui leurs objectifs de réduction des déficits budgétaires, mais l’équipe au pouvoir tient absolument à baisser le déficit à 3% du PIB dès 2013. Son calcul politique est sans doute assez simple : autant essayer d’équilibrer les comptes le plus vite possible, quitte à être impopulaire, pour se donner le temps de reconquérir l’opinion dans la seconde moitié du mandat et gagner en 2017.
Mais ce calcul n’est pas sans poser de gros problèmes. En effet, tous les économistes sérieux conviennent qu’un tel ajustement, qui s’ajoute aux plans de presque tous nos voisins devrait pousser notre économie, déjà pas bien vaillante, dans la récession, comme le dit Jacques Sapir sur son blog. En clair, cela devrait pousser des centaines de milliers de personnes de plus au chômage, tout cela pour tenir un objectif que les marchés auraient sans doute accepté de voir différer d’un an.
Cet épisode rappelle le début des années 1990, quand les gouvernements socialistes avaient préféré sacrifier l’économie réelle, et donc provoquer une envolée du chômage, plutôt que de remettre en cause la parité du franc avec le mark, propulsant les taux d’intérêts à des niveaux aberrants, qui permettaient de confortablement s’enrichir en dormant pour toute personne fortunée (taux directeurs supérieurs à 8% pour une inflation à 2%, soit un rendement net à 6% sans risque).
L’incroyable bêtise économique du PS
Cette récidive est d’autant plus incroyable que les exemples des autres pays démontrent qu’une austérité trop brutale, outre le fait de plonger l’économie dans la récession et de faire s’envoler le chômage, ne parvient même pas à rétablir les finances publiques, comme l’a bien montré Jacques Sapir dans une note récente. La Grèce et l’Espagne peinent à réduire leur déficit malgré les innombrables tours de vis fiscaux et budgétaires mis en place depuis quelques années.
Mais ce n’est pas tout. En ce mois de septembre, Paul Krugman et Joseph Stiglitz, deux récents « prix Nobel d’économie » sont en tournée en Europe pour faire la promotion de leurs derniers livres. Ils en profitent pour dire tout le mal qu’ils pensent de ces politiques d’austérité actuellement menées en Europe et proposer des politiques radicalement différentes, qui correspondent à ce que les auteurs alternatifs proposent depuis maintenant depuis plus de deux ans.
Bien sûr, certains souligneront que ces deux économistes progressistes sont franchement classés à gauche aux Etats-Unis, mais il faut voir que le centre de gravité politique outre-Atlantique n’est pas du tout le même que chez nous. Tant Krugman que Stiglitz semblent proches de notre centre économiquement, entre sociaux-démocrates-chrétiens soucieux de protéger un certain modèle social et gaullistes attachés au rôle de l’Etat, tout en étant attaché à l’économie de marché.
C’est pourquoi il est proprement stupéfiant de constater le grand écart entre les politiques qu’ils préconisent et la potion amère préparée par le PS à peine installé au pouvoir. Les conséquences sociales seront dramatiques mais le Parti « Socialiste » semble n’en avoir cure
!

08:49 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : france, crise économique, récession, ps, ump, francois hollande, international |  Facebook |

27/09/2012

Innocence des musulmans: le pasteur Terry Jones s'explique

Terry Jones: "J'ai participé à la promotion de "L'Innocence des musulmans", c'est tout"


Terry Jones: "J'ai participé à la promotion de "L'Innocence des musulmans", c'est tout"

Le pasteur américain Terry Jones est connu pour avoir inventé la "Journée de l'autodafé du Coran", qu'il voulait faire coïncider avec l'anniversaire des attentats du 11 septembre 2001. Aujourd'hui, Jones est à nouveau sous le feu des projecteurs: on le soupçonne d'avoir réalisé le film "Innocence des musulmans", qui a provoqué des vagues de manifestations dans le monde islamique. Les autorités égyptiennes ont délivré un mandat d'arrêt contre le pasteur et il a été interdit de séjour en Allemagne, où il a été invité par l'extrême-droite. Terry Jones a accepté d'accorder une interview au quotidien russe Izvestia pour parler du lien entre lui et le film "Innocence des musulmans".

Terry, mettons d'abord les points sur les i: qu'est-ce que vous avez à voir avec le tournage du film "Innocence des musulmans", qui a déjà provoqué des morts et des émeutes à travers le monde?

J'ai été en contact avec l'équipe de tournage il y a environ cinq semaines. J'ai parlé avec le réalisateur de "L'Innocence des musulmans". Il m'a contacté en passant par un ami commun, un chrétien copte. J'ai beaucoup d'amis parmi les coptes : beaucoup ont fui le gouvernement islamique en Egypte - et les chrétiens d'autres pays islamiques ont également trouvé refuge en Occident. Le réalisateur demandait de l'aide pour promouvoir son film et la seule chose que j'aie à voir avec lui, c'est la mise en ligne des vidéos sur quelques sites.

Vous vivez aux Etats-Unis, où les musulmans sont très peu nombreux. Pourquoi, dans cette situation, lancez-vous une "Croisade" contre l'islam – s'agit-il d'une aversion personnelle pour cette religion?

En effet, les musulmans ne sont pas nombreux aux Etats-Unis. Je pense qu'ils sont environ 9 millions. C'est très peu par rapport à l'ensemble de la population. Mais j'ai vécu en Europe pendant 30 ans et j'y ai beaucoup voyagé. Je ne suis pas arrivé jusqu'en Russie mais j'ai été en Europe de l'Est. J'ai également visité l'Egypte et d'autres pays d'Afrique. J'ai été témoin de l'essor de l'islam et quand je suis revenu aux Etats-Unis, je me suis rendu compte qu'on n'assistait pas à l'essor de l'islam à proprement parler mais à l'essor de l'islam radical dans le monde. Je pense que ce problème est déjà très grave en Occident mais le président Obama préfère l'ignorer.

Vous critiquez souvent le président américain. Pourquoi?

Je pense qu'il est lui-même musulman. Ses liens avec l'islam sont très forts. Rappelons que son père était musulman - et son père adoptif également. En entrant à l'école, il s'est identifié comme musulman de confession. Pour cette raison, il ne remarque pas l'immense danger que représente l'islam radical pour le monde, dont les fondements vont à l'encontre de notre valeur fondamentale – la liberté.

Vous voudriez interdire l'islam aux Etats-Unis? Et la liberté d'expression alors?

Non. Mais je voudrais transmettre aux musulmans mon message: si vous voulez vivre dans notre pays et professer votre religion – très bien. Le premier amendement offre le droit de culte. Le ramadan et la prière ne posent aucun problème. Le problème, ce sont les éléments radicaux. Ceux qui veulent nuire aux institutions nationales des Etats-Unis. Nous ne voulons pas qu'on porte atteinte à nos droits constitutionnels.

Vous avez présenté votre candidature à l'élection présidentielle. Pensez-vous avoir des chances de réussir ? Etant donné le niveau élevé de tolérance de la société américaine, les chances sont faibles…

Je ne dirais pas que je compte gagner ou au moins approcher les résultats du vainqueur.

En fin de compte, je serai sur la liste des candidats dans peu de bureaux votes - aux Etats-Unis, les candidats à la Présidentielle se présentent dans chaque Etat, à part, et beaucoup de candidats indépendants ne sont inscrits sur les bulletins que d'un ou deux Etats, contrairement aux candidats républicain et démocrate. Mais je voudrais attirer l'attention des gens sur l'état dans lequel se trouvent les Etats-Unis aujourd'hui. J'ai déjà dit que j'avais passé 30 ans en Europe. Quand je suis rentré, j'ai été terrifié par l'état moral, spirituel et économique du pays et les hommes politiques qui le dirigent aujourd'hui ne font que jouer à la politique. Ils disent ce que la population veut entendre, en taisant sciemment que le pays est en faillite depuis longtemps. On dépense 3 milliards de dollars chaque jour, bien qu'on ne puisse pas se le permettre. Et si on ne prend pas des mesures de toute urgence, on dégringolera jusqu'à la récession, l'effondrement.

A travers le monde, beaucoup de gens veulent votre mort et brûlent d'envie de se venger pour votre attitude envers l'islam.

Cela inquiète ma famille. Je ne dirais pas que nous avons peur mais nous sommes inquiets. Nous avons reçu plusieurs centaines de milliers de menaces de mort pour moi et mes proches. Ma tête a été mise à prix pour 2,4 millions de dollars. Et à chaque fois que j'organise une nouvelle action – journée internationale de l'autodafé du Coran, journée du jugement du prophète Mahomet et aujourd'hui après la publication de ce film sur mes sites – on reçoit 3 000 promesses de meurtre par jour. Oui, je suis inquiet. Mais je suis armé en permanence, et les gens autour de moi sont armés également. Nous n'avons pas l'intention de reculer ou de nous cacher.

source: http://fr.rian.ru/discussion/20120926/196150460.html

08:14 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : innocence des musulmans, terry jones, islam radial, évangéliques, usa |  Facebook |

26/09/2012

Les Paris de François Hollande par Jacques Sapir

Les paris de François Hollande

Jacques Sapir

"Promenades d'un économiste solitaire" par Jacques Sapir*

Le Président de la République est un homme de gauche, et il veut que cela se sache. C’est pourquoi il tient tant à ce que ses promesses de campagne, dont certaines – et en particulier celles dont le coût est très faible – soient appliquées par le gouvernement. Il a promis la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, au ravissement des Écologistes, pour 2016, et il a été ferme quant aux emplois aidés, qui devraient créer en 2013 environ 100 000 postes de travail. Notons qu’entre-temps, de septembre 2012 à décembre 2013, le chômage augmentera fortement. Ce sont probablement 700 000 personnes qui perdront leur emploi. Les promesses de François Hollande ne couvriront donc qu’un septième de l’accroissement probable du chômage.
Il veut aussi que l’on sache qu’il est un homme raisonnable. C’est pourquoi il fera voter par l’Assemblée Nationale le TSCG ou Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance. Ce Traité prévoit que le déficit total d’un pays de la zone Euro ne saurait excéder les 3% et que le déficit structurel, ne devrait pas excéder les 0,5%, laissant 2,5% de marge pour le déficit dit « conjoncturel ». Le traité prévoit aussi l’adoption de la « règle d’or » limitant le déficit par une loi organique dans le cas de la France, ce qui serait plus contraignant qu’une loi normale mais sans aller jusqu’à l’inscription dans la Constitution.
On peut se demander pourquoi tant d’acharnement dans la rigueur et l’austérité, alors que la situation économique de la zone Euro est critique, et celle de la France se dégrade désormais rapidement.
En effet, les données statistiques et les prévisions qui sont faites depuis la rentrée indiquent toutes une entrée dans la récession, voire la dépression. Mettons de côté le cas de la Grèce, qui s’enfonce toujours plus dans une crise terrible, et du Portugal, qui l’imite avec un an de retard. Mettons aussi de côté le cas de l’Irlande, où l’économie se dégrade de nouveau après une embellie de courte durée en 2011. Ce sont des économies de petite taille, certes à l’évolution très symptomatique, mais dont le poids est insuffisant pour tirer vers le bas la conjoncture dans la zone Euro.

Le problème par contre est bien plus grave si l’on regarde l’Espagne et l’Italie. L’Espagne ne cesse de corriger ses données passées à la baisse. L’économie y est à l’arrêt, et 2012 devrait se clore sur une chute de la richesse nationale (le PIB) d’au moins 2%. En Italie, la récession est aussi évidente, et le PIB devrait reculer cette année d’environ 1%, et continuer son recul en 2013. La France, quant à elle, est actuellement en stagnation, avec une croissance de 0% comme l’indique la Banque de France. Elle devrait connaître une récession dès la fin de l’année 2012 et le début de 2013.
Le lien entre les mesures d’austérité ou de rigueur et le climat récessif a été établi depuis des mois. Pourtant, François Hollande persiste ; pourquoi? La réponse tient en deux paris qu’il fait.
Le premier porte justement sur le TSCG. Ce dernier est censé signifier un engagement de « sérieux » des pays signataires, en échange de quoi l’Allemagne pourrait assouplir son attitude sur la BCE et accepter de financer des pays comme la Grèce et le Portugal qui auront besoin d’une aide supplémentaire. François Hollande fait le pari que ce qui importe est le vote et non l’application du traité. Déjà, en retenant une hypothèse de croissance de 0,8% pour l’année 2013, le gouvernement français indique bien qu’il n’a nullement l’intention de réduire le déficit budgétaire, qui se situe autour de 5%. Cette hypothèse est parfaitement irréaliste. En admettant que la croissance ne recule que de -0,5% en 2013, l’écart entre les prévisions et la réalité serait de 1,3%, soit 26 milliards d’euros environs. Cela signifie qu’il manquera à peu près 12 milliards de recettes fiscales. Comme les dépenses continueront de monter, ne serait-ce qu’en raison de la récession, on devrait aboutir à un surcroît de déficit de 20 milliards d’euros, soit approximativement 1% du PIB. Une situation analogue se produira dans de nombreux pays de la zone Euro, et François Hollande fait donc le pari qu’aucun pays ne mettra en place les structures coercitives prévues dans le TSCG, et que la Commission de Bruxelles, devant une mauvaise volonté généralisée, n’appliquera pas les sanctions qui sont prévues dans ce traité. Là où le pari prend l’eau, c’est qu’une loi, ou un traité, est faite pour être appliquée. Si ce n’est pas le cas, c’est la crédibilité générale des gouvernements et des gouvernants qui est atteinte. Dès que l’on verra vers quoi nous nous acheminons, il est clair que la spéculation reprendra de plus belle, et cette fois-ci touchera de plein fouet la France. C’est donc un pari bien dangereux, et un pari que François Hollande va perdre.
Le second pari porte sur le chômage. François Hollande semble se résoudre à une forte montée de ce dernier en France. Mais, il espère que ceci ne sera que momentané. D’ailleurs, il a dit dans sa récente intervention sur la chaîne de télévision TF1 qu’il se donnait pour tâche d’inverser le mouvement du chômage à la rentrée de 2013. Le pari réside ici dans l’espoir que la conjoncture internationale s’éclaircira dès l’été 2013, et que la croissance hors de la Zone Euro tirera cette dernière de la trappe récessionniste dans laquelle elle s’est enfermée. D’ici là, François Hollande compte sur les emplois aidés pour apaiser une partie du malaise social qu’il sent monter.
Mais, si l’on regarde les autres régions économiques du monde, on voit que rien ne vient conforter ce second pari. La Chine se prépare à une longue période de récession, et probablement de troubles politiques. Il est exclu qu’elle puisse jouer le rôle de tracteur de l’économie mondiale. La même chose peut être dite de l’Inde, qui elle aussi semble bien engagée dans une période de récession. Quant aux États-Unis, l’assouplissement monétaire auquel se livre la Réserve Fédérale (le QE-3) devrait y stabiliser la situation, mais ne saurait permettre une relance que quelque importance. Les problèmes économiques des États-Unis sont structurels, et caractérisés par un investissement très faible et une désindustrialisation avancée.
Sur ce point également François Hollande a toutes les chances de perdre son pari. Non seulement nous n’assisterons pas à une stabilisation, voire une légère régression du chômage à partir de septembre ou d’octobre 2013, mais tout laisse penser qu’il continuera de monter. Nous devrions arriver, à la fin du mois de décembre 2013, au chiffre jamais vu de 3,7 à 4 millions de chômeurs. Et rappelons que ces chiffres n’incluent pas les personnes « parquées » dans les divers dispositifs mis sur pied depuis plus de vingt ans. Le nombre réel de personnes exclues du marché du travail sera en réalité plus proche des 6 millions que des chiffres officiels.
Qu’un homme politique fasse des paris sur l’avenir est une chose normale. Mais, quand il s’agit de la politique d’un pays, on est endroit de s’attendre à ce que la fourchette des probabilités soit nettement plus ouverte que ce que l’on a aujourd’hui. En fait, ces paris ne sont que la forme d’un renoncement. La vérité est que François Hollande se résout à faire des paris, dont il ne peut ignorer qu’il a toutes les chances de les perdre, uniquement pour éviter de prendre des décisions certes pénibles mais inévitables. On sait bien que la crise de la zone Euro est avant tout une crise de compétitivité. On sait bien aussi que la solution la plus efficace et la plus facile pour restaurer la compétitivité consiste à dévaluer. Mais, pour cela, il faudrait dissoudre la zone Euro.
Face à cette perspective, François Hollande se comporte comme un enfant qui a mal aux dents mais qui a encore plus peur du dentiste. Sur le fond, il n’est pas dupe. Ce serait un grand tort de mésestimer son intelligence. Il sait que cette solution s’imposera. Mais, pour l’instant, la peur du dentiste, et de la dissolution, l’emporte. Il cherche donc à gagner du temps, et il fait des paris, certes « rationnels », mais dont sait aujourd’hui qu’ils seront perdus.
Peut-être espère-t-il en un événement imprévu que lui sauverait la mise ? Mais ceci est un troisième pari, et celui-ci parfaitement irrationnel.

*Jacques Sapir est un économiste français, il enseigne à l'EHESS-Paris et au Collège d'économie de Moscou (MSE-MGU). Spécialiste des problèmes de la transition en Russie, il est aussi un expert reconnu des problèmes financiers et commerciaux internationaux.
Il est l'auteur de nombreux livres dont le plus récent est La Démondialisation (Paris, Le Seuil, 2011).

http://fr.rian.ru/tribune/20120925/196137398.html

08:13 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france, françois hollande, ps, europe, euro, économie, monde |  Facebook |