08/10/2011

Pourquoi voter Montebourg

 

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C'est le seul candidat qui tranche nettement sur les autres. 

Et qui propose des solutions audacieuses.

C'est un candidat jeune mais expérimenté. Préservé des manœuvres en coulisses du parti.

Il parle bien, et surtout parle vertu. C'est le seul dans la bouche duquel nous retrouvons ce mot !

Souvenez-vous de ses diatribes contre les prévarications supposées de Chirac à la fin de son mandat. Il voulait le renvoyer devant la Cour de Justice ! Culotté ? Non , logique !

Souvenez-vous de ce qu'il disait de la Fédération socialiste des Bouches-du-Rhône avant que la Justice ne mette Guerini en examen ?

Un homme qui n'a pas peur de se faire des adversaires est courageux et respectable.

Il nous dit quoi au juste ?

Rien de très révolutionnaire, convenons-en.

Tout simplement qu'il faut appliquer à la lettre (et dans l'esprit) les traités existants pour contrer la désindustrialisation qui frappe notre pays.

La lettre de ces traités, c'est le respect des normes sociales et environnementales.

Normes dont nombre de pays, même dans l'Union Européenne, ne peuvent se prévaloir.

Ce n'est pas fermer les frontières, c'est les ouvrir à des partenaires qui ont les mêmes règles que nous et le même état d'esprit.

C'est mettre sous tutelle les banques et les financiers qui se sont crus tout permis.

C'est rétablir un dialogue social.

Démondialiser une économie qui a perdu le Nord.

C'est mettre en place une nouvelle Constitution.

Un programme d'avenir. 


07/10/2011

Non, Steve Jobs n'était pas un génie...

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Steve Jobs est mort.

La mort d'un homme inspire le respect, c'est bien la moindre des choses.

Mais delà à entendre tous ces thuriféraires qui crient au génie irremplaçable, il y a comme une marge qui nous ne franchissons pas.

Ils crient au génie. Génie de quoi, s'il vous plaît ?

Génie pour nous faire acheter des trucs, des gadgets, de la superficialité pure !

Et nous en rendre dépendant...

A-t-on vraiment besoin d'un i-pod, i-pad, i-phone, i- je ne sais quoi ?

Faut-il impérativement se promener ou faire son jogging avec des oreillettes ?

A-t-on besoin d'un ordinateur portable qui fait presque tout sauf servir le café ?

Ou d'un téléphone portable qui, heure par heure, vous donne le CAC 40 ?

Bref, tous ces trucs devant lesquels on se scotche comme un papillon ivre face à l'ampoule.

N'est-ce pas une sujétion de l'homme à la technique ? Faire de l'humain l'obligé de la technique ? N'est-ce pas le drame de ce qui nous reste de civilisation ? Avant la guerre, le philosophe Heidegger dénonçait déjà cette emprise de la technique qui fait de l'homme son simple prolongement.

Steve Jobs était un patron brutal. Il avait coutume de dire : pas de démocratie dans une entreprise.

Ses colères étaient homériques, son charisme celui d'un dictateur. Sympa...

Ses i-pod etc... il les faisait fabriquer en Chine dans des bagnes plutôt que dans des usines.

Bref, tout sauf un humaniste !

Nous n'avons pas besoin de « génie » pareil.

Ce qui nous manque, c'est tout simplement un homme, un vrai.

Diogène, une lanterne à la main, le cherchait en plein midi à Athènes...

Toujours pas trouvé !

07:47 Écrit par Ungern dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : apple, steve jobs, marketing, technique |  Facebook |

05/10/2011

Pourquoi le monde va mal

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Pourquoi le monde va-t-il mal ?

Réponse : parce qu'il n'a plus de repères.

Explication  :

Autrefois il y avait une « civilisation », c'est-à-dire un ensemble d'idéaux partagés par tous ou presque. Il y avait un esprit religieux qui fondait une morale commune. Et puis, il y avait comme repère la  vertu qui est « une disposition permanente à vouloir accomplir une sorte déterminée d'actes moraux ».

Et ces actes moraux sont, d'après Aristote, les « hetikai arètai » ceux qui ont pour objet les actes de la vie pratique : justice, magnanimité, libéralité, courage, amitié et les vertus intellectuelles qui ont pour objet le savoir et la contemplation.

La vertu nous voulait patriote mais ouvert à l'autre, elle nous dictait une conduite excluant la mauvaise foi, le mensonge, la prévarication, l'exploitation de nos semblable.

Elle méprisait la richesse qui s'exhibe et privilégiait la vraie, celle d'un caractère bien trempé aux principes clairs et honnêtes.

Elle prônait aux hommes le courage, aux femmes la fidélité.

En un mot, comme en cent : la vertu est une disposition permanent à vouloir le bien.

Or, que constatons-nous aujourd'hui ?

Qui souhaite encore, et d'une manière permanente, le bien de tous ?

Nos hommes politiques qui promettent à leurs électeurs et puis se rétractent ? Ne donnent pas l'exemple dans leur vie publique et privée de cette disposition, pourtant indispensable à qui remplit une fonction élective !

Nos hommes d'affaires qui n'ont cure de ceux qu'ils engagent pour les exploiter le temps qui leur plaît et puis les remercier sans plus ? Et encore heureux si le droit du travail est respecté !

Nos intellectuels – ou plutôt « pseudo-intellectuels – qui se donnent du « philosophe » mais ne sont, au mieux, que des sophistes qui tordent le cou à la logique la plus élémentaire ?

Destruction de la famille, naufrage de l'idée de nation, dépréciation du savoir, course à l'argent, consécration par l'argent, divinisation de l'argent, diabolisation par l'absence de l'argent...

Nous sommes à court d'idées, la pénurie d'idées c'est aussi celle d'idéaux. Nous ne savons plus ce que nous voulons parce que nous ne savons plus qui nous sommes. Dès lors on tourne en rond et on cherche son refuge dans l'argent. Cette quête fait de l'autre un « concurrent » qu'il nous faut éliminer parce qu'il n'est pas question de partager la moindre parcelle du gâteau. Cette guerre larvée qui ne dit pas son nom absorbe toutes nos forces et annihile ce qui restait de vertu.

Et l'on fait de chaque pays un compétiteur dans une gigantesque course à qui affichera le plus de « croissance économique ».

Cette dernière comme « idéal »... avouez qu'il y a mieux !

Vous les croyez vertueux, c'est-à-dire disposés en vue du bien public nos dirigeants ? Ceux de France, de Navarre, d'Europe et des États-Unis ? Vous les entendez, leurs discours ? On dirait des entraîneurs d'équipe de rugby ! A croire que dans nos vies il n'y aurait qu'une chose à faire : produire plus et encore plus !

Les choses étant ce qu'elles sont et non pas ce qu'elles devaient être, ils ne reste plus que la révolution pour les remettre à l'endroit.

Et la Révolution c'est d'abord l'insurrection qui vient !