02/12/2011

Ne soyons pas les cibles de leur propagande

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de Chirico: "L'homme-cible"


Dans un contexte d’injustice sociale généralisée, comment faire pour éviter la remise en cause du système ? Voilà la grande question que se sont posés les totalitarismes tout au long de Histoire.

Pour faire court, deux solutions furent trouvées :

Instaurer un état dictatorial, centralisé, liberticide et normatif.

Instaurer une démocratie parlementaire.

La première solution prévalut au cours de plusieurs siècles des siècles, mais, au fur et à mesure de l’évolution humaine, elle devint de plus en plus difficile. En effet, tout régime dictatorial pour durer doit justifier sa dictature et l’explication est toujours trouvée dans l’ennemi extérieur qui menace le pays et les complices intérieurs (des minorités ethniques ou religieuses) qui soutiennent cette menace.

La deuxième solution est plus simple. Il s’agit, ni plus ni moins, d’associer le peuple au système qui l’opprime. Le faire participer à sa propre exploitation ! C’est le régime parlementaire dont l’essence, vu le jeu des groupes de pressions, est la corruption et le mensonge (cfr. Marx).

Dans un cas comme dans l’autre, la superstructure religieuse ou philosophique apporte sa justification au système.

Ainsi en va-t-il de cette nébuleuse de sectes protestantes inspirée du calvinisme qui se caractérise par sa docilité béate et complice au discours ultra-conservateur qui est celui de quarante pour cent de l’électorat États-unien.

Il en va de même pour la frange sioniste du judaïsme qui, nonobstant l’athéisme de la majorité de ses membres, prêche un élitisme racialiste couplé à la vocation impérialiste de leur État de référence.

Cet « État » ils le voient comme projection matérielle de ce qu'avancent leurs textes religieux et cette projection excuse et légitime toutes les exactions qu'il ont commises et vont commettre (blocus de Gaza, assassinats ciblés, propagande mensongère, instrumentalisation de la « Shoah » etc...).

On est dans une référence vétéro-testamentaire classique qui voit un « peuple élu » marcher vers la terre promise et massacrer les autre peuples qui se trouvent sur son chemin.

Pour l'édification de cette terre promise vue, non pas comme un sanctuaire, mais comme un empire théocratique, ils déforment l'information et montent les peuples et les communautés qui les composent les uns contre les autres.

Ce fut le cas de l'Afghanistan, coupable d'avoir accueilli Ben Laden, l'Irak devait suivre ensuite après les mensongères affirmations sur de supposées armes de destruction massive, c'est, dans la même veine, la montée de l'intolérance islamique, les affrontements délibérément provoqués entre chrétiens et musulmans au moyen-orient, les remous d'un « printemps arabe », le complot orchestré contre la Syrie et le massacre de Mouamar Kadhafi. Avec l'espoir, sans doute déçu, de contrôler les régimes issus de leurs ingérences.

Tout ce qui perturbe la paix et illustre une fallacieuse théorie du « choc des civilisations », favorise leur objectif et leur permet de « tirer les marrons du feu ».

Pour eux, l’ennemi est celui qui ne va pas dans leur sens. L’étranger qui ne s’intègre pas, le fidèle d’une religion extérieure à leur paysage : musulman ou catholique, proies de choix !

Il y avait aussi, jusque dans les années soixante-dix, le juif, trop à gauche, intellectuel et, par essence, cosmopolite ; mais, depuis le théocratisme triomphant de « l’État d’Israël », ils l’ont incorporé dans leur vision eschatologique et substitué au juif, le catholique, l'identitaire, le gauchiste, l'anarchiste e tutti quanti...

Nous vivons dans nos chairs et dans nos esprits un mensonge permanent, et à ce point réducteur de notre sens critique que nous finissons par ne même plus nous en rendre compte. C'est la colonisation de la pensée, réduite à une chose triviale comme la nouvelle voiture, la savonnette vitaminée ou le dernier tube d'une chanteuse tatouée et bi-sexuelle.

Pas étonnant, dès lors, qu'au fil de nos papiers nous prônions une révolution culturelle, la seule à même de remettre les choses là où elles doivent se trouver : à leur place.

En attendant, chaque coup, même minime, porté à l'adversaire, chaque phrase, chaque parole qui peut diminuer l'impact de sa propagande ne devra pas être sous-estimé. C'est dans cette perspective de « guérilla de la pensée » que nous nous situons.

Et après, les choses sérieuses...

 

01/12/2011

Marine Lepen pour cinq ans ?

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Hier, sur Arte, un documentaire sur le Front National. Il vaut ce qu'il vaut, n'est pas très objectif, insiste lourdement sur les « dérapages » de son chef historique et souligne la légèreté de son programme.

Marine Lepen ne s'était pas déplacée, elle savait le débat qui a suivi la projection biaisé. Elle a bien fait.

Qu'en pensons-nous, nous qui sommes des européens impériaux ?

Le FN est le seul parti capable de jouer un rôle politique qui propose un programme radicalement différent des autres. S'il vient au pouvoir, il nous débarrassera de ces venins que sont l'Europe des 27 et la zone euro. C'est pas rien.

Les bons esprits vont s'écrier : mais c'est horrible, nous reviendrons vingt ans en arrière, nous paierons l'essence plus cher, c'est l'aventure etc...

Revenir en arrière quand on fait fausse route, nous ne le considérons pas comme une erreur, loin de là. 

La zone euro, personne ne conteste que son imposition a été pour le moins hasardeuse et l'aventure ce fut l'abandon du franc pour adopter une nouvelle monnaie dans des conditions si précaires. Sa disparition ne pourra qu'apporter autre chose, et de meilleur pourquoi pas ?

Sur ces points essentiels du programme du Front nous sommes en osmose.

Le Front National est perçu par les classes les plus populaires comme un exutoire à la complexité économique contemporaine. Là où pour eux il y a France, ils entendent Europe, une Europe qu'ils perçoivent comme une intruse. On leur demande de faire des sacrifices pour sauver une monnaie qui ne ne peuple pas leur inconscient, un euro qui leur a pris un franc dans lequel ils se reconnaissaient. Ce qu'il auraient fait pour le franc, ils ne veulent pas le faire pour ce nouveau venu qui ne parle qu'allemand !

Le Front National est un parti populaire, nous l'admettons volontiers.

Le Front National prône un renforcement de l’État, de sa souveraineté, de ses services publics. Rien qui puisse nous rebuter.

Nous divergeons sur la place de la France dans l'Europe. Nous ne croyons pas que la puissance française pourra s'affirmer toute seule. Les temps ne sont plus qui permettaient l'émergence de la puissance d'un seul pays européen. Désormais, c'est la construction d'un Empire homogène regroupant des peuples soudés par l'Histoire et la proximité mentale et spirituelle qui fondera une puissance mondiale. Si nous ne fondons pas cet Empire, nous resterons à la merci des autres : États-Unis, la Russie qui en est un aussi, la Chine et les autres.

Ces pays qui fonderont l'Empire européen ce sont : l'Allemagne, la France, l'Italie, la Belgique et le Luxembourg, l'Espagne et le Portugal.

Nous comprenons cependant que le moment n'est peut-être pas encore venu pour éduquer les peuples à cette nouvelle dimension européenne. Aujourd'hui les gens sont préoccupés par l'emploi, l'éducation de leurs enfants et leur avenir, ils veulent d'abord se sentir bien chez eux et il est légitime qu'avant de penser à l'Empire ils pensent à eux. Le Front National peut constituer le creuset où se déposera, plus tard, la graine qui sera l'Empire.

Les autres partis, qui se qualifient un peu facilement de « républicain », n'ont pas de leçons de démocratie à donner. Leurs prévarications diverses et variées sont inscrites au rôle des tribunaux, un peu de modestie leur ferait du bien, mais, sans doute, est-ce trop leur demander. Finalement, à choisir entre eux, c'est le moins pire qui recevra nos suffrages. C'est dans ce contexte que nous avons avoué toute la sympathie que nous inspire un Montebourg.

L'important dans les mois qui viennent est d'en finir avec le gang Sarkozy. François Hollande est le mieux placé pour renvoyer un Président honni à Neuilly-sur-Seine ou ailleurs. Notre souhait est de voir un deuxième tour se jouer entre François Hollande et Marine Lepen. Ce serait un clivage bien marqué et qui ne serait, somme toute, que celui qui sépare aujourd'hui les très riches mondialistes européanistes et le bon peuple qui trime ou cherche de quoi le faire.

Et cela nous permettrait de rêver à des lendemains qui chantent !

 

 

08:58 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans Actualité, politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france, front national, marine lepen, ps, ump, europe, euro, emprire |  Facebook |