11/01/2012

Ron Paul: un candidat qui détonne

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Ron Paul est arrivé second dans la primaire du New-Hampshire. Il a 76 ans, mais ses fans sont jeunes, éduqués et plutôt cool. C'est un personnage qui défend la sacralisation de l'individu et détonne dans le paysage politique républicain.
Au caucus d'Iowa il avait recueilli 21% et était arrivé troisième, ses électeurs sont des jeunes qui disent ne pas vouloir voter pour un autre candidat.

Voilà un homme qui en a assez de ces guerres « irréfléchies » que mène les États-Unis un peu partout dans le monde et ajoute que son pays ne peut s'engager sur des terrains où il fait plus de mal que de bien.

Le programme de ce juriste est simple, il veut une vraie monnaie, soit un dollar adossé à l'étalon or et l'abolition de la Réserve Fédérale. La droite et la gauche s'accordent sur ce thème. C'est déjà une révolution. Il prône ensuite une politique économique qui verrait son pays vivre selon ses moyens et réduire ses dépenses militaires (et les avantages sociaux aussi).

C'est précisément ce qui craint. Les Américains sont des gens qui, comme nous, comprennent que « les autres » ne vivent pas au-dessus de leurs moyens, mais quant à leur propre personne, il n'en ont cure. L'endettement, malgré toutes les mises en garde, s’accroît et la consommation à crédit ne baisse pas. L’isolationnisme du candidat le démarque des républicains va-t-en guerre. Et, cerise sur le gâteau, la communauté juive n'apprécie pas son intention de réduire les milliards que les États-Unis offrent à Israël.

Alors, la critique diffamatoire fuse : il est accusé de racisme et (partition oblige!) d'antisémitisme.

C'est un orateur redoutable, il bénéficie d'un appareil très bien rôdé et efficace. Il sait comment recueuillir de l'argent et diriger ses militants, cependant, Ron Paul ne sera sans doute pas le candidat de son parti , mais ses idées déteignent petit à petit et influencent l'électorat républicain.

10/01/2012

Alain Soral et la troisième guerre mondiale

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Alain Soral développe, étape par étape, le processus qui mènera à la troisième guerre mondiale voulue, souhaitée et préparée par l'Empire l'americano sioniste.

Science-fiction ou prescience exceptionnelle ?

L'avenir nous le dira...

En attendant, rester sur ses gardes !


09/01/2012

Civitas et le renouveau catholique

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La pièce de Roméo Castelluci « Sur le concept du visage de Dieu », celle de l'argentin Rodrigo Garcia, «  Golgotha Picnic » ont suscité une vague d'indignation et de protestation dans les rues de Paris et des villes de province où elles étaient représentées.

A la tête de ces dernières, le groupe Civitas.

Qui sont donc ces catholiques militants qui rassemblent dans les rues des centaines de sympathisants de tous âges et milieux, récitant des chapelets, chantant des cantiques et poussant des slogans qui dénoncent la christianophobie  ?

Civitas est le prolongement d'un mouvement qui vit le jour après la guerre : la Cité Catholique de teinte résolument maurassienne fondée par Jean Ousset. Le but de l'organisation est le refondement du catholicisme en France, la dénonciation du modernisme post-révolutionnnaire, et bien sûr, des doctrines marxistes, socialistes, laïques etc...

Dès 1960, l’Église de France voit d'un mauvais œil ces ouailles militantes et prend ses distances. Cette mouvance et sa doctrine lui semblent trop rigides, trop extrémistes, trop teintées par ce qui fut avant la guerre, une fascination pour le fascisme ou le lazarisme portugais.

Mais Jean Ousseet et la Cité Catholique n'en ont cure, ils infiltrent avec plus ou moins de succès des cercles d'officiers sympathisants de leurs idées. C'est la fin de la guerre d'Algérie, de l'OAS et la création du Front National d'un certain Jean-Marie Lepen

En 1988, Civitas prend la relève de la Cité Catholique dans le sillage du schisme provoqué par l'excommunication de Monseigneur Lefebvre. L'intégrisme catholique est né.

Le volet politique de Civitas est représenté par son secrétaire Alain Escada qui s'est illustré en Belgique au sein de Pro-Belgica, une organisation pro-royaliste et unitariste belge qui dénonce la fédéralisation de ce pays.

Civitas est confronté à un problème de taille. Alors qu'auparavant les intégristes catholiques trouvaient dans le Front National de Jean-Marie Lepen un asile ouvert à leurs opinions, avec la fille du fondateur les choses évoluent plutôt vers la reconnaissance de la laïcité et le rapprochement (?) vers les organisations « juives ». Ce qui fait perdre aux intégristes leur influence.

Orphelin de parti, profitent-ils de la rue pour recruter à outrance et se rapprocher des groupuscules crées par de récents exclus du Front National ? C'est évident. D'autant plus que les provocations christianophobes vont crescendo : pièces de théâtre, œuvres d'art, comme le « Piss Christ » exposé à Avignon, sans oublier les attentats contre les chrétiens au Nigeria, au Pakistan et dans le reste du monde.

Ils pensent, et nous de même, que les catholiques en particulier et les chrétiens en général doivent remettre les choses en place. La France est catholique ! De tradition et de culture. Si la laïcité consiste à faire table rase de cet héritage, alors nous disons, nous aussi, non à la laïcité. Devant l'apathie de bien des évêques, il est normal que des groupes organisés prennent la relève de ce qui n'est plus qu'une démission de la tâche qui leur est dévolue.


DvD