12/03/2012

Kadhafi aurait-il financé la campagne 2007 de Sarkozy ?

sarkozykadhafi432.jpg

Sarkozy + Kadhafi en décembre 2007 (photo Naegelen Reuters)


Ce lundi, le journal en ligne Mediapart titre en « une : Présidentielle 2007, Kadhafi aurait financé Sarkozy. Voir (pour les abonnés ; http://www.mediapart.fr/journal/international/120312/pres...

 

Libératon reprend l'information et la note :

 

«MODALITES FIN CAMPAGNE NS REGLEES LORS DE LA VISITE LIBYE NS + BH 06.10.2005
PLUSIEURS ENTRETIENS PREALABLES ENTRE ZT ET SAIF AL ISLAM
ZT CHARGE DU MONTAGE
ZT INTERV CONTRATS COMM SEC ARMEES ET CARTES ID A PUCES»

 

En clair : modalités financement campagne nous réglées lors de la visite Libye Nicolas Sarkozy + Brice Hortefeux 6 juin 2005, plusieurs entretiens préalables entre Ziad Takieddine et Saif Al Islam. Ziad Takieddine chargé du montage.

 

Le document en question a été remis aux enquêteurs par un témoin du dossier, Jean-Charles Brisard, un ancien de la campagne d'Edouard Balladur en 1995 et qui dirige aujourd'hui une société privéee de renseignements.

Ziad Takieddine qui s'est rendu onze fois en Libye en 2005, aurait fait en sorte que les Libyens versent 50 millions d'euros dans la campagne de Nicolas Sarkozy. Brice Hortefeux était l'homme lige français dans la transaction.

L'an dernier, peu avant les bombardements, Kadhafi et Saïf Al Islam avaient mis en cause Nicolas Sarkozy, l'accusant d'ingratitude après cette « aide » et lui demandant de restituer l'argent.: Il faut que Sarkozy rende l'argent, ont-ils ajouté. Nous avons financé sa campagne, nous pouvons le prouver.

L'Elysée et Ziad Takieddine démentent.

Pas étonnant !



09/03/2012

La vraie nature du Grand-Orient de France

On critique suffisamment le Conseil représentatif des institutions juives de France lequel, chaque année, réunit à son dîner le gratin des politiques qui lui font plutôt prou que peu allégeance, pour ne pas vous écrire deux mots sur un des « marronniers » favoris des journalistes : le Grand Orient de France !

Les principaux candidats à l'élection présidentielle, Marine Lepen exceptée pour cause d'incompatibilité d'humeur et Nicolas Sarkozy pour des raisons encore mystérieuses, ont été invités à s'exprimer dans le « Temple » de la rue Cadet à Paris.

Et ils y sont tous allés ! Même Bayrou, le catholique, assurant son auditoire de son attachement « viscéral » à la laïcité !

Mais, c'est quoi le Grand Orient de France ?

A l'origine c'est une Obédience, c'est-à-dire une association de Loges maçonniques. A ce titre elle remplit une fonction purement administrative et, le cas échéant de contrôle, mais c'est tout.

Le Grand Orient de France est ainsi une Fédération de Loges et de rites maçonniques.

Aujourd'hui, l'article 1 de sa Constitution stipule que le Grand Orient est une société philanthropique (bien..), philosophique (c'est quoi exactement ?...) et progressive (qui traduit une évolution linéaire de l'Histoire, c'est un point de vue...), il recherche la vérité (avec un petit « v ») et la pratique de la solidarité (comme les restos du cœur...) et, ajouté récemment, l'attachement particulier à la laïcité.

Bref, de belles intentions, un peu comme les promesses des politiciens.

Pas un mot, par contre, sur l'aspect initiatique de la franc-maçonnerie, cette société qui, pour Mircea Eliade, est la seule légataire de l'apport initiatique occidental.

Or, c'est précisément ce qu'est la franc-maçonnerie ; une société initiatique et qui, précisément parce qu'elle est initiatique, se doit d'être discrète sur le plan politique et religieux. Tout ce que le Grand-Orient de France n'est pas !

Faut-il que ces messieurs (et maintenant ces dames) portent tablier et gants blancs pour parler du statut des fonctionnaires de police ou interrogent des candidats à la magistrature suprême ?

De quel droit le font-ils, que représentent-ils en dehors d'eux-mêmes ? Quelle est leur légitimité à se donner le titre de « colonne vertébrale de la République », voire « Temple de la République » ou, comme le disait le "Frère" Mélanchon ; « religion de la République » ?

Pour préserver les « valeurs républicaines », il y a la Constitution de la République, l'Assemblée et le Sénat, faut-il y ajouter des ayatollahs en cache-sexe ?

Equerre compas.gif

Quand on interroge les francs-maçons de base, on constate que, dans leur grande majorité, ils ne se soucient pas de ce que dit et fait en leur nom leur instance représentative. La plupart d'entre eux se réunissent avec plaisir, cultivent la fraternité et « planchent » comme ils disent, sur des sujets qui les intéressent.

Le Grand-Orient apparait donc comme une outre vide, vivant sur une réputation de pouvoir et de mystères sulfureux qui ne se révèlent qu'à des initiés...

Alors qu'au mieux, il n'est qu'un groupe de pression, une fédération de réseaux aux service d'intérêts particuliers.

Comme le plus profane des syndicats !

Ce qui fait qu'il invite des hommes politiques à s'expliquer dans son « Temple », et que, dans le même temps, en farouche « défenseur de la laïcité » il s'étranglerait de rage si ces mêmes hommes politiques faisaient de même à l'évêché de Paris !

Quant au contenu initiatique de sa mission, bien des francs-maçons, y compris des membres du Grand-Orient, nous avouent que cette Obédience, la première de France, est aussi la dernière sur le plan initiatique, ce dont pâtissent ces membres dont la culture maçonnique est souvent d'une débilité abyssale.

On exagère la puissance de la franc-maçonnerie, à vrai dire, elle ne vaut même pas la peine que l'on noircisse du papier sur elle. Elle compte, en France, toutes obédiences confondues, un peu plus de cent-dix mille membres, soit rien du tout !

A l'étranger, la franc-maçonnerie, dans son immense majorité, est « régulière », c'est-à-dire reconnue par la Grande Loge Unie d'Angleterre, dont un des critères de reconnaissance est l'interdiction absolue de discussions à nature politique ou religieuse dans les Loges lesquelles doivent, sans plus, se consacrer au contenu initiatique de leurs rituels.

Exception française, le Grand-Orient présente dans le monde maçonnique l'image d'un désordre obédientiel et celui d'une déviance grave de l'esprit initiatique (dixeunt certains) démontrant ainsi une médiocrité doublée d'une prétention creuse à se vouloir représentatif.

Much ado about nothing comme l'écrivait Shakespeare, qui n'était pas de cette famille.

Beaucoup de bruit pour rien !

.

08/03/2012

Quelle "fête des femmes" ?

deesse-mere5.jpg

"Gaïa", la déesse-mère


La fête des femmes ?

La femme n'est pas l'égale de l'homme pas plus que la pomme n'égale la poire. La création est duelle : au commencement Dieu créa l'homme et la femme, le ciel et la terre, le jour et la nuit, et ainsi de suite, comme on lit dans la Genèse.

La femme est femelle et l'homme mâle, c'est quand même pas difficile à comprendre !

Le registre sur lequel se déploie la féminité va de la maman à la courtisane. C'est tellement vrai que l'Antiquité avait codifié les deux états. Le matriarcat de la matrone et le statut protégé de la courtisane, laquelle, en revanche, s'engageait à renoncer à la maternité !

Le drame de notre société occidentale décadente est non pas l'absence, mais le refus de repères. Il y a une obsession morbide à vouloir transgresser les différenciations naturelles et qui vont de soi. A croire que femmes et hommes ont peur de leur différences et veulent se fondre dans une uniformité rassurante.

Une femme est une maman qui élève les enfants et ordonne au foyer. L'homme a une palette qui va du guerrier au prêtre. Ce n'est pas l'égalité qu'il faut mettre en exergue, mais la complémentarité des sexes .

Parler d'égalité entre les sexes est un leurre qui permet de masquer les véritables injustices, dont la disparité des salaires à travail égal.

Faire tout un fromage parce que les femmes assument encore trop les tâches ménagères quand elles ont un travail à l'extérieur, nous permet de proposer que la « femme au foyer » ait un statut privilégié, que son état soit reconnu d'utilité publique comme c'était le cas dans la Rome antique et qu'elle touche un salaire et les droits sociaux qui vont avec. Notre démographie ne s'en porterait que mieux, et vous savez qu'il y a urgence en la matière !

Une société où la femme souhaite rester au foyer pour y élever ses enfants, est une société saine qui respecte ce choix naturel et contribue à le réaliser.

Revenons au féminisme.

De quoi se plaignent les féministes ? Les femmes sont représentées partout dans la société ; juges, avocats, médecins, policiers, pilotes de chasse , peut-être présidente de la République, que veulent-elles de plus ?

Quand on lit les revendications de certaines « enragées », on croit frémir : il n'y a pas qu'un souhait de parité entre hommes et femmes, comme si on devait obligatoirement flanquer un homme d'une femme dans n'importe quelle profession et surtout dans la politique, mais un appel à l'exclusion de l'homme dans leur paysage social, une demande de généralisation de la fécondation artificielle, voire une conversion au lesbianisme suivie d'une dépréciation de la maternité et la poursuite de l'idéal de parthénogenèse .

Ce féminisme ne vise plus l'égalité (déjà utopique) des sexes, il vise à la disparition du mâle.

Laissons-là ces folles furieuses et remarquons que ce sont les partis de gauche qui ont le plus manœuvré pour que cette notion d'égalité des sexes s'impose dans notre esprit. La franc-maçonnerie (société ô combien, machiste!) l'a adoptée pour mieux contrer l'influence de l’Église son ennemie traditionnelle, mais elle s'est bien gardée de pratiquer égalité et parité chez elle. Au Grand-Orient de France, les femmes ne furent admises qu'il y a dix-huit mois, on en compte actuellement soixante-dix-huit sur près de cinquante mille membres, c'est dire...

S'il nous faut fêter la femme, ce que nous faisons tous avec joie et respect, il y a un jour : la fête des mères !