13/04/2012

Hollande ou Sarkozy, la révolte sera au rendez-vous

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Nous souhaitons la victoire du candidat Hollande. Non pas parce que nous sommes socialistes ou même de gauche, mais tout simplement pour que la France se débarrasse de Sarkozy, sa clique, ses affidés, sicaires, hommes de main, courtisans et autres corrompus de toute espèce.

Et que Sarkozy soit remplacé par un homme lige du parti socialiste, parti tout autant immergé dans le système qui mène notre société à sa ruine, nous déplaît, mais, au moins, ce parti est -il, pour le moment, moins totalitaire et plus malléable que le précédent. Entre deux maux, choisir le moindre !

Seuls Marine Lepen, Jean-Luc Mélanchon et l'extrême-gauche ultra-ringarde du Nouveau Parti Anticapitaliste et Lutte Ouvrière sont des partis anti-systèmes. Avec eux, c'est clair, le chamboulement total est au programme et c'est ce que nous espérons.

Mais pas à n'importe quel prix. Les délires trotskistes de Poutou et Arthaud sont dignes du musée, quant à Mélanchon et son Front de Gauche, ce n'est pas notre tasse de thé.

Reste le Front National de Marine Lepen, un patchwork de toutes les sensibilités à fleur de peau qui va du prurit racialiste au nostalgies putrides des fascismes d'antan, en passant par la désespérance sincère des paumés de tous bords.

Dans les mois à venir, la situation financière va s'aggraver. La Grèce aura besoin d'un plan de sauvetage en plus, l'Espagne sera coincée, tout comme le Portugal, et l'Irlande, passée sa période de rémission, elle retrouvera les angoisses de la récession et du chômage.

En France, attendez-vous à une confirmation de la récession qui s'est invitée au trimestre dernier. Les fermetures d'usines, les délocalisations, les licenciements collectifs, le chômage vont prendre une ampleur sans précédent. Avec l'introduction en Bourse de l'Eurex (voir notre papier d'hier) la spéculation sur notre dette aura les coudées franches, la France empruntera plus cher, augmentera donc le poids des intérêts et la spirale infernale continuera sa course.

L'euro sera débilité par des attaques successives venues du dollar entre autres, le prix du pétrole franchira allègrement la barre des deux euros, la zone euro connaîtra une turbulence sans précédent et les pays qui, vaille que vaille, tirent encore leur épingle du jeu, comme l'Allemagne, les Pays-Bas, et les Scandinaves, joueront cavalier seul.

Et quand les solutions extrêmes, comme la sortie de l'euro et la remise en cause de tous les traités européens, seront envisagées, il sera sans doute trop tard pour en espérer une quelconque amélioration, tant les ravages de la récession auront affaiblis nos pays.

Troubles sociaux,gigantesques et violentes manifestations de rues, coups d’État (pourquoi pas?) tout est à attendre d'un futur dont il ne faut rien espérer de positif pour le moment.

Par conséquent, il nous faut rester attentif et, l'instant venu, participer à la révolte l'infiltrer et y proposer nos idées.

On les connaît : nationalisation des flux financiers et énergétiques, création d'une Europe homogène, protectionnisme européen, défense exclusivement européenne, régionalisation totale de l'Europe, démocratie participative au sein des régions, gouvernement central indépendant des régions et seul responsable de la politique de défense, des relations extérieures et de la ligne générale économique.

Les temps qui viennent pourront être exaltants.

 

12/04/2012

Lundi 16 avril: l'EUREX attaque !

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C'est l'arme secrète du candidat Sarkozy aux abois : le lancement de l'EUREX, un contrat à terme sur les emprunts d’État (français entre autres) qui, à partir du 16 avril, lundi prochain, permettra d'acheter ou de vendre à terme des obligations assimilables au Trésor (OAT) de la France, pour un règlement effectif à une date ultérieure.

Ce type de contrat permet de miser vingt fois sa mise et d'attendre les fluctuations du marché quand on ne les provoque pas.

En français, cela s'appelle : spéculer sur le dette d’État.

Le but : déstabiliser celui qui deviendra le prochain président.

Bénéficiaire : Sarkozy qui peut sonner l'alarme et se poser en défenseur « expérimenté » de la stabilité de la dette française.

Les autres candidats ont compris tout le danger de cette nouveauté en Bourse. Tous, de Jacques Cheminade à Jean-Luc Mélanchon exhortent François Hollande, une fois élu, à interdire, ce type de vente à tempérament.

Quoi qu'il en soit, constatons, une fois de plus, la perversité des marchés financiers qui, sans cause apparente, mènent une offensive contre un pays qui se prépare, sans doute, à un changement politique, non pas majeur tant il est vrai que seuls quelques paramètres différencient Sarkozy et Hollande, mais significatif.

Déjà, la Bourse est en déclin, attendez-vous, à partir de lundi, à un recul net des marchés, histoire de bien faire comprendre au bon peuple que la finance n'aime pas le changement, aussi minime soit-il !

Notre position a toujours été immuable : si la finance n'est pas mise au pas, dans toute l'Europe, par la nationalisation des banques et de tous les flux d'argent, aucune solution ne sera possible.

09/04/2012

Comment l'occident se fait plumer en Syrie

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L'émir du Qatar et son obligé


C'est quoi le Qatar ? Une monarchie absolutiste gazière. Et l'Arabie Saoudite ? Une monarchie théocratique pétrolière. Ces deux pays (mais peut-on parler de « pays », ou de « nation » pour ce qui n'est que la main-mise d'une tribu sur quelques puits de pétrole ou de nappes de gaz ?) ont un double visage. Tournés vers l'occident pour y placer leurs revenus considérables, ils sont courtisés pas toutes les capitales avides de recueillir leurs pétro-dollars. Chez eux ils affichent une religiosité de façade peut-être, mais fondamentaliste, unilatérale et pour le moins sectaire.

L'Arabie saoudite finance l'expansion dans le monde entier de la version wahabite de l'islam. Une version à ce point littérale et bornée, qu'elle suscita jusqu'au milieu du 20em siècle l'hilarité des théologiens et lettrés. L'argent du pétrole aidant, le wahabisme est actuellement la force de pénétration principale de l'islam dans le monde, un peu comme le fondamentalisme protestant évangélique est celui des Etats-Unis. L'un comme l'autre sont des formes infantilisées mais brutales de leurs doctrines respectives.

Le Qatar et l'Arabie saoudite s'en prennent à la Syrie et exigent, avec la « communauté internationale » un « processus démocratique » à mettre en place etc...

Que ces deux absolutismes donnent des leçons de démocratie, il y a de quoi s'esclaffer .

La Syrie est composée de soixante-dix pour cent de musulmans sunnites, viennent ensuite des musulmans chiites, des alaouties (comme le clan Assad au pouvoir), des alevis, des johannites, des chrétiens divers et variés (sept pour cent), des juifs, des coptes monophysites, des druzes etc...

Les musulmans sunnites se sentent défavorisés, on peut les comprendre, mais le fait est qu'aujourd'hui, minés par les fondamentalistes, armés et formés par les dynasties du golfe, on ne peut les laisser prendre le pouvoir comme les adversaires de la Syrie l'exigent, se serait à coup sûr un massacre généralisé des minorités au bout de dizaines d'années de rancunes et de haines accumulées.

Et l'occident d'enfoncer le clou, mais pourquoi ? Dans un premier temps pour complaire à Israël dont la Syrie est l'ennemi de référence. Israël, on ne sait pourquoi, c'est la nouvelle sacralité, le Dieu Moloch auquel on ne peut rien refuser, alors l'occident est prêt à tout pour lui complaire, même au pire ! Ensuite pour priver l'Iran d'un allié précieux et last but not least, pour faire la nique à la Russie dont les liens avec la Syrie sont patents et solides. Et comme la Russie de Poutine ne joue pas le même jeu que l'occident de Paris, Washington et Londres, alors...

Nous y voilà ! Israël et son impérialisme sioniste, le wahabisme sectaire qui rêve d'en finir avec les chiites, alaouites et autres « hérétiques » de leur islam, et qui en finira, c'est sûr, avec la présence chrétienne multi-séculaire dans la région. Et puis les occidentaux qui ne pensent qu'à leur énergie, leur confort, leurs fric et les dividendes qui vont avec.

Ils ont débarqué Kadhaffi parce que pas assez docile. On a vu le résultat : rétablissement de la cha'aria, tribalisation du pays, guerre civile en vue et exportation des troubles au Mali en attendant le Niger, le Burkina et toute l'Afrique occidentale.

Tout cela parce que l'occident n'a plus que son confort en tête et pour le conserver il est prêt aux pires alliances: celles qui marient le fric et le fanatisme religieux. Autant se tirer une balle dans la tête, cela fera moins mal.

En France, le gouvernement Sarkozy a demandé au Qatar de s'occuper un peu des banlieues, lequel Qatar a accepté et même mis de l'argent sur la table. Cela s'appelle introduire le loup dans le poulailler. L'image est bonne, l'occident n'est plus qu'une poule mouillée qui se fera plumer quand le moment sera venu, ce qui ne saurait tarder.

A moins que...

 

09:39 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : moyen-orient, syrie, libye, eruope, banlieues et qatar, arabie saoudite, islam, wahabisme |  Facebook |