10/06/2012

Sociologie d'une webcam girl

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C'est une mère de famille tout-à-fait honnête, mariée et fidèle de surcroît. Ou une étudiante gentille et ayant de la moralité. Toutes les deux ont un point commun : l'argent manque pour honorer ce que les nécessites du quotidien exigent. Chez la première il y a les traites de la maison, les vacances que l'on souhaiterait s'offrir, ou/et un mari au chômage et qui craint les fins de droits. Chez la seconde il y a les frais de scolarité, de mutuelle santé ou de la vie tout court.

Alors comment faire sans s'épuiser, sans courir de gauche à droite pour un salaire d'appoint désuet ?

Un jour, l'une comme l'autre ont entendu parler de sites où elle pourraient se faire des ronds en exhibant quelques parties de leur anatomie. Le tout sous couvert d'anonymat et sans même révéler leur visage si elles le souhaitent. Passé le premier moment d'indignation : moi, montrer à des inconnus mon corps et pour de l'argent, jamais ! Elles ont quand même réfléchi. Après tout, sur la plage, il leur arrive d'enlever le haut, et même le bas si cette dernière est naturiste. Et puis, qui les reconnaîtra ? et ces hommes (il y a aussi des femmes) ne les connaissent pas, et puis dévoiler un sein ou une cuisse, ce n'est pas se prostituer, des actrices en vue font cela et pour de l'argent, alors pourquoi pas elles ?

Et elles font les comptes. Les sites (ne comptez pas sur moi pour vous dire lesquels...) rétribuent les « modèles » comme ils les appellent à 30% du tarif, elles peuvent espérer ensuite 40 si elles sont « bonnes » (elles n'ont encore aucune idée de ce que signifie « bonne »). Elles, au début, peuvent faire six cents euros par jour en deux ou trois heures, ce qui leur fait cent-quatre-vingt euros de « cachet ». Généralement payés par pay-pall ou western-union, donc discrets et non déclarés.

Certains sites en font des « webcam girls » qui s'effeuillent (et plus) en privé avec un utilisateur unique. D'autres fonctionnent aux enchères : elle se fixent un montant et s'effeuillent au fur et à mesure que le montant est atteint. Arrivé à ce dernier il y a un « extra », une exhibition un peu plus osée, ce qui est souvent un euphémisme en la matière.

Certes, il n'y a pas de contact physique, elles ne sont pas obligées de mettre le son, mais ce dernier attire le client, et puis elles réalisent très vite qu'il ne suffit pas de se montrer habillée pour attirer le consommateur, encore faut-il le titiller, le mettre en condition et pour cela la tenue d'une collégienne n'est pas toujours la meilleure, même si des fétichistes existent en la matière...

Et puis il y a la concurrence des autres filles. Et ces dernières parfois font tout pour mettre le client en appétit et s'exhibent à moitié nues avant l'heure. Dur !

De deux choses l'une : ou bien elles se découragent et abandonnent, ou bien, une fois les premiers sous palpés et les premières « timidités » surmontées, elles se disent que c'est de l'argent facile et qu'importe après tout les remarques grossières de certains sur leurs formes, les propositions glauques que leur font des obsédés, les poses gynécologiques agrémentées de pénétrations diverses qu'exigent les clients, après tout, ces types ne sont que virtuels et elles aussi le sont qui le show terminé retrouvent la chaleur de leur foyer et de leur compagnon respectif.

Gisèle à 43 ans, est employée de bureau dans une compagnie d' assurances et gagne le smic plus vingt pour cent. Quatre soir par semaine, dont le vendredi et le samedi, elle branche sa webcam, enfile des Dims-up, des talons aiguilles et une tenue transparente, se maquille grave et discute en anglais avec des inconnus avant de s'exhiber devant celui qui la paiera pour ça. Certains la prennent dix minutes, d'autres une demi-heure, un jour elle a passé trois heures avec un type qui lui a raconté sa vie. Bonne journée ! Gisèle (son pseudo est plus évocateur!) est à quarante pour cent, ce qui signifie que ses clients sont content, ils en ont pour leur argent. Cet appoint lui rapporte deux mille euros nets par mois en moyenne. Elle est consciente que son corps, elle le vend, mais se dit que cela n'a rien à voir avec celles qui le font « pour de vrai ». Le virtuel serrait d'un ordre moral différent selon elle qui jamais n'envisagerait de se faire payer pour un relation charnelle. Charnel-virtuel, une galaxie de différence.

Gisèle, une fois ses talons aiguilles rangés redevient une maman attentionnée, une épouse épanouie auprès d'un mari qui n'ignore rien des exhibitions de sa femme. Il en serait même fier, le bougre, et il a fallu que Gisèle insiste pour qu'il n'aille pas s'en vanter auprès de certains... Les hommes, quand même...

« Le cul est la mine d'or du pauvre », écrivait Céline voici quatre-vingt ans. Rien n'a changé sous le soleil. La technique a perfectionné le système, l'a rendu plus facile et accessible, mais le fond demeure qui veut que l'extase monnayée reste de la prostitution, même virtuelle .

Ne jamais oublier qu'il n'y a putain que parce qu'il y a client !

Élémentaire !

FvD

 

09:43 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : webcam-gril, sexe virtuel, société |  Facebook |

09/06/2012

Hommage à Jean Thiriart

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Jean Thiriart, théoricien de la révolution européenne
Christian Bouchet  

 

Rares sont les Français chez qui le nom de Jean Thiriart évoque un souvenir. Pourtant de 1960 à 1969, au travers de l’organisation européenne transnationale Jeune Europe et du mensuel La Nation Européenne celui-ci anima la première tentative, restée inégalée, de création d’un parti nationaliste révolutionnaire européen, et définit clairement dans ses écrits ce qui forme maintenant le corpus doctrinale d’un partie non négligeable des mouvements nationalistes d’Europe.

Né dans une grande famille libérale de Liège qui éprouve de fortes sympathies pour la gauche, Jean Thiriart milite d’abord dans la Jeune Garde Socialiste et à l’Union Socialiste Anti-Fasciste, puis durant la seconde guerre mondiale au Fichte Bund (une ligue issue du mouvement national-bolchevick hambourgeois des années 20), et aux Amis du Grand Reich Allemand, association qui regroupe en Belgique romane d’anciens éléments d’extrême-gauche favorables à la collaboration européenne, voire à l’annexion dans le Reich.

Condamné à trois ans de prison à la «Libération», Thiriart ne refait politiquement surface qu’en 1960, en participant, à l’occasion de la décolonisation du Congo, à la fondation du Comité d’Action et de Défense des belges d’Afrique qui devient quelques semaines plus tard le Mouvement d’Action Civique. En peu de temps Jean Thiriart transforme ce groupuscule poujadiste en une structure révolutionnaire efficace qui - estimant que la prise du pouvoir par l’OAS en France serait de nature à être un formidable tremplin pour la révolution européenne - apporte un soutien efficace et sans faille à l’armée secrète.

Parallèlement, une réunion est organisée à Venise le 4 mars 1962. Participent à celle-ci, outre Thiriart qui représente le MAC et la Belgique, le Mouvement Social Italien pour l’Italie, Le Parti Socialiste de l’Empire pour l’Allemagne, et le Mouvement de l’Union d’Oswald Mosley pour la Grande Bretagne. Dans une déclaration commune, ces organisations déclarent vouloir fonder « Un Parti National Européen, axé sur l’idée de l’unité européenne, qui n’accepte pas la satellisation de l’Europe occidentale par les USA et ne renonce pas à la réunification des territoires de l’Est, de la Pologne à la Bulgarie, en passant par la Hongrie ». Mais le Parti National Européen n’aura qu’une existence extrêmement brève, le nationalisme archaïque et étriqué des Italiens et des Allemands leur faisant rapidement rompre leurs engagements pro-européens.

Cela ajouté à la fin sans gloire de l’OAS fait réfléchir Thiriart qui conclut que la seule solution est dans la création de toute pièce d’un Parti Révolutionnaire Européen, et dans un front commun avec des partis ou pays opposés à l’ordre de Yalta.

Aboutissement d’un travail entamé dès la fin 1961 le MAC se transforme en janvier 1963 en Jeune Europe, organisation européenne qui s’implante en Autriche, Allemagne, Espagne, France, Grande-Bretagne, Italie, Pays Bas, Portugal et Suisse. Le nouveau mouvement tranche par son style sur les habituels mouvements nationalistes. Il est très fortement structuré, il insiste sur la formation idéologique dans de véritables écoles de cadres, il tente de mettre en place une centrale syndicale embryonnaire, le Syndicat Communautaire Européen. De surcroît, Jeune Europe souhaite fonder des Brigades Révolutionnaires Européennes pour débuter la lutte armée contre l’occupant américain, et cherche un poumon extérieur. Ainsi des contacts sont pris avec la Chine communiste, la Yougoslavie et la Roumanie, de même qu’avec l’Irak, l’Egypte et la résistance palestinienne.

Si Jean Thiriart est reconnu comme un révolutionnaire avec lequel il faut compter - il rencontre Chou-En-Laï en 1966 et Nasser en 1968, et est interdit de séjour dans cinq pays européens ! - et si l’apport militaire de ses militants au combat antisioniste n’est pas contesté - le premier européen qui tombera les armes à la main en luttant contre le sionisme, Roger Coudroy, est membre de Jeune Europe - ses alliés potentiels restent inhibés par des réflexes idéologiques ou de bienséance diplomatique qui ne leur permettent pas d’accorder à Jeune Europe l’aide financière et matérielle souhaitée. De surcroît après les crises de la décolonisation l’Europe bénéficie d’une décennie de prospérité économique qui rend très difficile la survie d’un mouvement révolutionnaire. Cependant la presse de l’organisation, tout d’abord Jeune Europe, puis La Nation Européenne, a une audience certaine et compte des collaborateurs de haut niveau parmi lesquels on peut citer l’écrivain Pierre Gripari, le député des Alpes-Maritimes Francis Palmero, l’ambassadeur de Syrie à Bruxelles Selim El Yafi, celui d’Irak à Paris Nather El Omari, ainsi que Tran Hoai Nam, chef de la mission vietcong à Alger, de plus des personnalités telles que le leader noir américain Stockeley Carmichel, le coordinateur du secrétariat exécutif du FLN Cherif Belkacem, le commandant Si Larbi et Djambil Mendimred, tous les deux dirigeants du FLN algérien, ou le prédécesseur d’Arafat à la tête de l’OLP, Ahmed Choukeiri, acceptent sans difficultés de lui accorder des entretiens. Quant au général Peron, en exil à Madrid, il déclarera «Je lis régulièrement La Nation Européenne et je partage entièrement ses idées. Non seulement en ce qui concerne l’Europe mais le monde».

En 1969, déçu par l’échec relatif de son mouvement et par la timidité de ses appuis extérieurs, Thiriart renonce au combat militant. Malgré les efforts de certains de ses cadres, Jeune Europe ne survivra pas au départ de son principal animateur. C’est toutefois de sa filiation que se revendiquent, au début des années 70, les militants de l’Organisation Lutte du Peuple en Allemagne, Autriche, Espagne, France, Italie et Suisse, dans les années 80 les équipes des revues belge Volonté Européenne et française Le Partisan Européen, ainsi que la tendance Les Tercéristes Radicaux au sein du mouvement NR français Troisième Voie. Jean Thiriart sortira de son exil politique, en 1991, pour soutenir la création du Front Européen de Libération dans lequel il vit le seul successeur de Jeune Europe. C’est avec une délégation du FEL qu’il se rendit à Moscou en 1992 pour y rencontrer les dirigeants de l’opposition russe à Boris Eltsine. Malheureusement Jean Thiriart fut fauché par une crise cardiaque peu de temps après son retour en Belgique. Il laissait inachevé plusieurs ouvrages théoriques dans laquelle il analysait l’évolution nécessaire du combat anti-américain du fait de la disparition de l’URSS. 

Inspiré par Machiavel et Pareto, Thiriart se dit « un doctrinaire du rationnel » et rejette les classifications habituelles de la politique, il aime à citer la phrase d’Ortega y Gasset « Etre de gauche ou de droite, c’est choisir une des innombrables manières qui s’offrent à l’homme d’être un imbécile ; toutes deux, en effet, sont des formes d’hémiplégie morale ». Le nationalisme qu’il développe est un acte de volonté, le souhait commun d’une minorité de réaliser quelque chose. Ainsi il est basé uniquement sur des considérations géopolitiques. Seules, pour lui, ont de l’avenir les nations d’ampleur continentale (USA, Chine, URSS), si donc on veut rendre sa grandeur et son importance à l’Europe, il convient d’unifier celles-ci, cela en constituant un Parti Révolutionnaire de type léniniste qui débute immédiatement la lutte de libération nationale contre l’occupant américain et ses collaborateurs, les partis du système et les troupes coloniales de l’OTAN. L’Europe de l’Ouest, libérée et unifiée pourrait alors entreprendre des négociations avec l’ex-URSS pour construire le Grand Empire Européen de Galway à Vladivostock, seul capable de résister à la nouvelle Carthage américaine, et au bloc chinois et à son milliard d’habitants.

Opposé aux modèles confédéraux ou fédéraux, ainsi qu’à « L’Europe aux cent drapeaux », Thiriart qui se définit comme un « jacobin de la très-Grande Europe » veut construire une nation unitaire conçue sur la base d’un nationalisme d’intégration, d’un empire extensif apportant à tous ses habitants l’omnicitoyenneté et héritier juridique et spirituel de l’Empire romain.

Sur le plan économique Thiriart rejette « l’économie de profit » (capitalisme) et « l’économie d’utopie » (communisme) pour prôner « l’économie de puissance » qui vise au développement maximum du potentiel national. Bien sûr dans son esprit la seule dimension viable pour cette économie est la dimension européenne. Disciple de Johann Gottlieb Fichte et de Friedrich List, Thiriart est partisan de « l’autarcie des grands espaces ». Ainsi l’Europe, sortie du FMI et dotée d’une monnaie unique, protégée par de solides barrières douanières, et veillant à son auto-suffisance pourrait échapper aux lois de l’économie mondiale.

Bien que datant du milieu des années 60, les livres de Jean Thiriart restent étonnamment actuels. Dès 1964, il décrit la disparition du « parti russe » en Europe, cela plus de 10 ans avant la naissance de l’eurocommunisme et près de vingt-cinq ans avant les bouleversements des pays de l’est. De même sa description du parti américain, des milliers de « Quisling US », est toujours la réalité de l’Europe d’aujourd’hui comme l’ont illustré récemment les positions de la plupart des hommes politiques lors de la guerre du Golfe, les affrontements dans l’ex-Yougoslavie ou les derniers sursauts africains. Et son analyse de l’impérialisme américain n’a pas pris une ride, en 1966 il conseillait d’ailleurs de lire le Yankee James Burham, conseil qu’il est encore temps de suivre pour trouver dans le livre de ce dernier Pour la domination mondiale des phrases comme celles-ci : « Il faudrait renoncer à ce qui subsiste de la doctrine de l’égalité des nations. Les USA doivent ouvertement se porter candidats à la direction de la politique mondiale ».

Contestable par certains côtés (jacobinisme outré, trop grande rationalité, etc.), nous ne l’ignorons pas, Thiriart reste un de nos grand maître à penser pour ce siècle finissant. Il nous appartient de nous nourrir de ses théories, de les évaluer et de savoir les dépasser pour aborder les lendemains de l’an 2000. 
 
 
C'est bien volontiers que nous nous associons à l'hommage rendu à ce révolutionnaire belge. Même si nous ne partageons pas son jacobinisme dans la conception d'un  "Etat européen", il n'en reste pas moins vrai que Thiriart fut un grand visionnaire du devenir de ce continent.

07:40 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jean thiriat, jeune europe, mac, europe, révolution européenne |  Facebook |

08/06/2012

Pourquoi la France est un pays anti-démocratique

La France a toujours été un pays anti-démocratique, c'est comme ça

source: http://o-pied-humide.over-blog.com/

Et c'est marrant parce que la quasi totalité des citoyens croient le contraire. Pourquoi ? Parce qu'on leur a asséné pendant des siècles que la France est un pays démocratique ! Comme on dit..... un mensonge maintes fois répété devient une vérité.

Mais nous en sommes loin, très, très loin. Nous fustigeons sans complexe les USA qui est un Pays plus démocratique que nous de par sa Constitution (qui n'a jamais changé)

Connaissez-vous André Tardieu ?

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Moi non plus, jusqu'à ce que je découvre le personnage en lisant un roman dont l'histoire se déroule après la première guerre mondiale. André Tardieu était appelé le Miroblant parce qu'il aimait la vie parisienne, les petites femmes légères, le luxe. Oui, cela vous rappelle quelqu'un. Il a d'autres points communs d'ailleurs. Tardieu a quelque peu bougé les paysage politique à son époque.

Lors de sa première présidence du conseil, Tardieu, grand admirateur des États-Unis, tente d'enrayer la crise économique française ancienne mais qui commençait à devenir préoccupante. Il ne pensera cependant jamais, à l'instar de ses prédécesseurs, que la France et sa "Vertu budgétaire" seraient touchées par la crise mondiale.

 

Pour mettre fin au "paradoxe français", il appliquera la volonté patronale développée lors des années 20, années de croissance, qui était de bâtir une société de consommation en France. Profitant de Trésor de Chéron[réf. nécessaire], il met en place un "programme d'outillage industriel" basé sur la construction d'infrastructures (ports, chemins de fer, routes) et surtout d'électrification des campagnes. Pour vaincre l'endettement endémique des Français, il multiplie les dégrèvements budgétaires et indemnise très généreusement les victimes des calamités naturelles. Toujours dans ce but, il améliore le traitement fait aux fonctionnaires et réévalue à la hausse les pensions. Dans la même optique, le parlement lui arrachera une loi, qu'il qualifia de démagogique, accordant une pension à tous les anciens combattants.

 

Il ne faut cependant pas voir dans ces mesures une politique qu'on pourrait qualifier de keynésienne avant l'heure. Néanmoins, sa politique grèvera la budget français qui, à la fin de son mandat, sera négatif pour la première fois depuis des années.

En 1934, il publie la réforme de l'État, dans laquelle il défend la réduction du nombre de partis politiques et un renforcement du pouvoir exécutif en rétablissant le référendum et en ravivant la pratique de la dissolution. Il crée son propre groupe parlementaire, le Centre républicain.

Voila pour l'Histoire. Mais venons-en à l'objet de mon article. Tardieu eut à un moment de sa carrière le courage et la volonté de la dépasser pour faire valoir ses idées anti-système. Il dénonça avec vigueur l'anti-démocratie française et voici quelques-uns de ses arguments :

1°) Le Président de la République n’est pas élu au suffrage universel direct.

2°) Les femmes n’ont pas le droit de vote contrairement au reste de l’Europe (même dans les dictatures nazies, fascistes et soviétiques, les femmes ont le droit de vote).

3°) Les mineurs ne sont pas représentés. Les majeurs, quelque soit leur nombre d’enfants à charge, n’ont qu’une seule voix.

4°) Le vote n’est pas obligatoire. Ce qui a pour résultat de fausser les vrais pourcentages du corps électoral qu’obtiennent les candidats.

5°) Les circonscriptions ont un nombre d’électeurs qui varie de 1 à 3. Ce qui veut dire que les voix des électeurs n’ont pas la même valeur d’un endroit à un autre.

6°) Le vote majoritaire exclu près de la moitié des électeurs, ce qui ne serait pas le cas avec la proportionnelle.

7°) Les juges sont nommés (cooptés) par en haut, au lieu d’être élus par les électeurs, comme aux USA (sauf la Cour Suprême). En conséquence, lorsqu’un particulier attaque l’Etat, les juges sont juge et partie, ce qui est contraire aux Droits de l’Homme.

8°) Les Droits fondamentaux des citoyens ne sont pas inscrits dans la Constitution (incroyable, mais vrai [et c’est toujours le cas]) contrairement aux USA où ils sont régulièrement renforcés (26 amendements à ce jour). Ce qui oblige les citoyens à passer par une association pour faire valoir leurs droits…et encore.

9°) Pas de referendum d’initiative populaire comme en Suisse.

10°) Les lois sont discutées, décidées, en dehors de l’Assemblée par les Loges Maçonniques qui ne sont ni élues, ni même constitutionnelles. L’Assemblée n’étant plus qu’une vulgaire chambre d’enregistrement.

11°) La loi du 29/07/1881, dite « Loi de liberté de la presse » est en fait tout le contraire : une loi de censure restrictive de la liberté d’expression et d’association. Tout doit être demandé, autorisé, enregistré pour pouvoir être mieux surveillé, voir interdit. C’est cela leur conception de la Liberté.

12°) Monopoles d’Etat, Ordres professionnels privilégiés, autorisations préfectorales pour tout et rien, réglementations arbitraires fixées par Décret-Loi sur tout et rien, dictature des syndicats affiliés au Système, racket fiscal généralisé sur tout et rien, etc… C’est cela leur conception de l’Egalité.

13°) Le favoritisme, les recommandations, les relations, les passe-droits, le piston, etc… pour les emplois, les subventions, les marchés d’Etat, les décorations, etc…sont devenus le sport national et la seule réalité politique, c’est à dire « l’assiette au beurre ». C’est cela leur conception de la Fraternité.

14°) La manipulation des masses et du « bétail à voter » où l’on vous appelle à défendre toutes ces « valeurs » que ni vous, ni vos ancêtres n’ont demandé et que l’on continu à vous imposer, comme on l’a imposé à vos aïeux, sans que l’on vous demande votre opinion, pas plus qu’on ne l’a demandé à vos anciens.

 

Et la liste est encore longue.

Comme vous pouvez le constater, à l’exception des points 1 et 2, strictement rien n’a changé alors que nous en sommes à la Vème (de République). C’est même pire sur bien des points (rajoutons le logement au point 13). (source ICI)

 

Cela laisse pantois, n'est-ce pas ? Il est vrai que nous avons une mémoire de poisson rouge. Mais surtout une méconnaissance de notre Histoire. Nous avalons des mensonges jour après jour, nous les prenons pour des vérités. Nous sommes complètement à l'ouest, si je puis m'exprimer ainsi. Nous sommes du bétail à voter, nous sommes des veaux.

Mais comme je l'ai écrit dans mon article, Le quatrième Monde, depuis que nos esprits ont la liberté de vagabonder hors des sentiers battus, nous prenons conscience de nos lacunes et vaillamment nous essayons de nous "instruire". Cela ne fera peut être pas changer le Monde tout de suite, mais peut être que nos enfants profiteront du travail que nous avons accompli pour défricher nos terres incultes et sèmeront enfin la graine du savoir et de la sagesse....

07:43 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : politique, france, démocratie parlementaire |  Facebook |