17/01/2012

Costa Concordia: bagatelles pour une cata.

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"Vanité des vanités, tout n'est que vanité" (L'Ecclésiaste)


Il y a eu des morts et des blessés, ils méritent notre respect, nous ne l'oublions pas même si cette catastrophe met en exergue quelques traits caractéristiques de notre société.

Le navire d'abord : énorme masse qui peut accueillir 4500 passagers et 1000 membres d'équipages avec tous les raffinements technologiques possible et imaginables. Une ville flottante pas belle, plus HLM que fringuant voilier, mais une ville qui flotte, même moche, cela reste un exploit dont certains sont très fiers.

Ses habitants ensuite : ils viennent de partout, mais surtout du monde riche. Ils veulent vivre une expérience sur la mer, mais qui ne les dépayse pas trop et surtout les distraie. D'où les stabilisateurs qui les rassurent du roulis, les amusements grégaires qui changent de la solitude partagée, les ors, les tocs, ces bruits qui font musique, les rencontres de passage qui n'impliquent pas plus que ça, bref, du superficiel sans plus.

L'équipage : au bas de la hiérarchie il y a des hommes et des femmes venus de loin ; Malaisie, Pérou, Philippines, et puis cela se rapproche de l'Europe de chez nous, Croates, Bulgares, Polonais, des personnels qui coûtent plus que les derniers, mais moins qu'à Marseille ou Gênes.

Ensuite la frime : rien de bien malin dans tout cela. Une promenade en mer, la bouffe à bord avec tout ce que l'on trouve dans une ville et même plus ! Encore heureux si l'on peut voir la mer depuis sa cabine (pas évident!). Hiérarchie sociale avec des prix qui varient entre 600 et 6000 euros. Se mélanger, certes, mais avec mesure, la seule qui reste !

Et la compagnie qui aime que le bateau soit bien vu depuis le rivage. C'était pratique courante, paraît-il  que de faire défiler les navires de croisières tout près des côtes, cela fait une belle publicité toute lumineuse pour pas cher du tout.

Et voilà donc une tour de Babel qui s'effondre stupidement, victime de cet orgueil fou qui veut que l'homme défie la nature, confiant qu'il est dans son supérieur savoir.

Et cette catastrophe nous ramène au degré zéro de l'humanité : panique, égoïsme, lâcheté, abandons, peurs, mensonges et prévarications diverses.

Nous aimerions bien lire qu'il y en eut sur ce bateau qui firent preuve de courage, d'abnégation, d'altruisme et de sens chevaleresque.

Rien de tout cela pour le moment.

Faut-il désespérer ?

 

 

16/01/2012

Bruxelles: d'ici vingt ans musulmane !

Nous l'avons écrit à plusieurs reprises: d'ici 2050, la moitité des habitants de l'Europe occidentale sera de souche non-européenne. Il faut croire que les médias qui ont pignon sur rue commencent à s'en rendre compte. Le Figaro, qui n'est pas forcément un organe d'extrême-droite, vient de publier un article sur l'islamisation rampante de Bruxelles, la capitale de l'Europe.
Que faire pour éviter une fracture de la socité face à cette radicalisation de ses composantes musulmanes ? Nous reviendrons sur ce problème. 


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Jeune musulmane arborant un drapeau belge lors de la fête nationale


Aujourd'hui, un tiers de la population est musulmane et les jeunes générations sont plus pratiquantes.

La capitale européenne sera musulmane dans vingt ans. C'est du moins ce qu'affirme une étude publiée la semaine dernière dans le quotidien La Libre Belgique. Près d'un tiers de la population de Bruxelles étant déjà musulmane, indique Olivier Servais, sociologue à l'Université catholique de Louvain, les pratiquants de l'islam devraient, en raison de leur forte natalité, être majoritaires «dans quinze ou vingt ans». Depuis 2001, Mohamed est, chaque année, et de loin, le premier prénom donné aux garçons nés à Bruxelles.

«Il faut relativiser ces chiffres, insiste Mahfoud Romdhani, député socialiste et vice-président du Parlement francophone bruxellois. Les immigrés de pays musulmans ne sont pas tous musulmans ! Moi-même, je suis de culture musulmane, mais agnostique.» Olivier Servais se veut d'ailleurs prudent sur les projections à long terme, Bruxelles subissant des flux de population importants en tant que capitale de l'Union européenne.

Reste, constate La Libre Belgique, que «si leurs parents n'étaient guère pratiquants», pour faciliter l'intégration dans leur pays d'accueil, «les jeunes marquent un retour important vers le fait religieux». Quelque 75 % des musulmans s'estiment aujourd'hui pratiquants. Auteur d'Infiltrée parmi les islamistes radicaux *, la journaliste flamande Hind Fraihi va plus loin : «Les jeunes sont de plus en plus radicalisés, affirme-t-elle. Ils rejettent les valeurs occidentales, même leurs parents s'en inquiètent. À Bruxelles, il existe des îlots, comme Molenbeek, où l'on a parfois du mal à se croire en Belgique…»

Du bazar Tafoukte à la bijouterie Mohammed, les musiques du Maghreb envoûtent le passant. Encombrée de seaux en plastique multicolores, de chaussures de sport et de caftans chatoyants, la ruelle piétonnière du Prado conduit à la mairie de Molenbeek, le quartier marocain de Bruxelles. Presque toutes les femmes sont voilées et les commerçants parlent arabe. «On se sent mieux, ici, qu'en France ou en Espagne, assure Akim, gérant d'un magasin de vêtements. Peut-être parce qu'on est une grande communauté. C'est comme au pays !»

 

«Gestes de respect»

 

Il y a quelques années, raconte Philippe Moureaux, le bourgmestre PS de Molenbeek, «des musulmans sont venus me trouver : ils voulaient que je sois le “président” de leur nouvelle mosquée…». C'est dire si cet ancien ministre, pourtant agnostique, est bien vu par le «gros tiers» de musulmans parmi ses 83 000 administrés. Création d'un Conseil consultatif des mosquées doté d'allocations de la mairie, ouverture d'un abattoir municipal pendant la fête du sacrifice, présentation d'une liste électorale comprenant une majorité de musulmans… «Ce sont des gestes de respect qui m'ont valu la confiance de cette communauté, explique le bourgmestre. On a été très loin, certains disent trop loin. Mais pour moi, la seule solution, c'est l'ouverture.»

Selon Alain Escada, président de l'association Belgique et chrétienté, «on va d'abandon en abandon». «De plus en plus de cantines introduisent des menus halal aux dépens des chrétiens, déplore-t-il. Les autorités ne font plus leur travail : les politiques, qui, avec une vision à court terme, sont prêts à tout pour séduire un nouvel électorat, mais aussi le clergé, qui met les musulmans et les chrétiens sur un pied d'égalité, alors que c'est loin d'être réciproque : voyez cet archevêque assassiné récemment en Irak !»

Pour l'instant, «l'essentiel de l'islam belge est paisible et familial, souligne Olivier Servais, mais un jour il y aura peut-être une revendication claire d'islam. Je n'exclus pas des explosions sociales.» Des partis communautaristes, redoute-t-il, pourraient capitaliser sur le taux de chômage très élevé à Bruxelles (plus de 20 % de la population), qui frappe notamment la population musulmane.

Jean-François Bastin, un Belge de 65 ans coiffé d'un turban à carreaux et la barbe teinte au henné, s'appelle aujourd'hui Abdullah Abu Abdulaziz Bastin. Converti à l'islam, il a fondé en 2004 le Parti des jeunes musulmans. Abdullah ne serre pas la main des femmes. «C'est tromper Allah, lâche-t-il. C'est aussi tromper celle à qui l'on donne la main, en lui faisant croire que vous êtes égaux. Mais je vous fais un grand sourire !» s'empresse-t-il d'ajouter.

 

« Instrumentalisation »

 

Lui-même clame que les sourires, que certains politiques font aux musulmans ne sont qu'une «instrumentalisation grossière : Il y en a assez de cette sorte de néocolonialisme, s'emporte-t-il. Ils prétendent qu'ils vont nous défendre, et ensuite ils interdisent le foulard à l'école !». Aux dernières élections municipales, le PJM, qui ne se présentait que dans deux quartiers de Bruxelles, a rassemblé moins de 5 000 voix. «Nous pourrions prendre appui sur cette étude pour exiger plus de mosquées visibles, des appels à la prière, des cimetières, des écoles, des maisons de retraite…, s'emballe le converti. Moi je dis aux musulmans : “Perdez cet esprit de colonisé ! Les colons se sont fait bouter hors d'Algérie, c'est peut-être ce qui se passera ici.”» Les immigrés, conclut-il, en ont assez fait, et «même trop» pour s'intégrer : «c'est désormais à la Belgique de s'adapter».

Source: http://www.lefigaro.fr/international/2008/03/21/01003-200...

15/01/2012

Perte du AAA: cela va nous coûter très cher !

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La perte du triple A n'est pas une péripétie, un non -évènement, c'est sérieux, tellement sérieux qu'il faudra au pays des années avant de retrouver sa crédibilité perdue.

Songez, 1, 2 à 1, 5 % de plus de taux d'intérêt, cela fait entre 2,5 et 3 milliards de plus par an. Le budget du ministère de la culture !

L’économiste Thomas Chalumeau, dans une étude publiée par Terra Nova, parvient aux mêmes conclusions. « L’impact de ce point d’intérêt supplémentaire sur nos charges d’intérêts annuelles serait très conséquent, et ce rapidement : de l’ordre de 2,5 à 3 milliards d'euros annuels à l’horizon de 12 à 18 mois, avant d’atteindre possiblement près de 15 milliards d’euros par an à l’horizon 2017, une fois répercuté sur l’ensemble de notre stock de la dette publique, dont la maturité est proche de 5 ans. 15 milliards, soit l’équivalent de deux points de TVA, ou encore de la somme des budgets alloués au ministère de la culture, de l’agriculture, des affaires étrangères, de l’écologie et des transports… »

La dette de la France coûte 48 milliards d’euros, le troisième poste de dépenses budgétaires, une remontée durable des taux d’intérêts va encore l’alourdir. Si les taux dérapent, l’objectif de réduction de déficit à 4,5 % du PIB, déjà jugé très optimiste, risque d’être totalement inatteignable. La suite est connue : pour respecter les engagements pris au nom de la discipline dans la zone euro, de nouvelles coupes budgétaires, de nouvelles réductions de crédits, de nouveaux impôts et taxes vont s’imposer. Pour rassurer les marchés, la France risque d’être soumise à son tour à la recette amère d’une austérité généralisée, d’une déflation sociale, puisque c’est la ligne qu’a adoptée l’Europe. C’est la première conséquence de la dégradation.

Et ne pas oublier le secteur public qui sera fragilisé : sncf, aéroports de Paris, caisse de dépôts, etc...

Sans oublier les collectivités locales

Sarkozy, en 2007, trouve un endettement de la France plafonné à 900 milliards, soit 65 % du PIB. En 2012, l'endettement prévu est de 1 600 milliards d’euros, soit 82 % du PIB.
700 milliards d’euros de dettes supplémentaires en cinq ans, plus que l'ensemble des présidents qui l'ont précédé ! La responsabilité de Sarkozy est totale.

Alors que Londres a réalisé la séparation entre banques de dépôts et banques d'investissements, le gouvernement français continue à supporter une équipe qui perd: le modèle français de banque globale. Précisément ce que dénonce, entre autres, Standard & Poor.

Et « last but not least », désormais la politique européenne connaît un leader, un seul : l'Allemagne de madame Merkel.
La France est derrière...

Voilà où nous a mené en cinq ans une politique de cadeaux fiscaux, de prébendes, d'exclusives et de maladroites improvisations ; une politique d'amateurs sans vision, sans idées, sans souffle.