27/01/2012

L'Europe est chrétienne

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Saint Thomas d'Aquin


La Hongrie est l'objet de toutes les critiques possibles et imaginables, songez, cette fière nation a osé mettre dans sa Constitution qu'elle était chrétienne et, plus inacceptable encore, a décidé, à une écrasante majorité des députés, de n'être que la « Hongrie », et non plus la « République Hongroise ». Stupeur et Tremblement dans le landerneau des droits de l'homisme !

L'Europe est chrétienne ! Que cela plaise ou non, les faits et l'Histoire sont là qui prouvent que nos racines sont toutes, sans exception, chrétiennes.

Il y a, c'est évident, l'apport grec, mais ce dernier, à travers les Pères de l’Église, St Augustin et St. Thomas d'Aquin est annexé en toute gloire dans le message chrétien.

C'est à travers les monastères répandus sur tout le continent et dans la Byzance orientale que l'héritage grec est préservé, étudié et assimilé.

Le christianisme des Papes soude les peuples du continent qui ne se reconnaissent qu'une seule religion, celle du Christ. Ses élites voyagent par monts et par vaux pour étudier dans les universités. Ils parlent la même langue, le latin, celle de l’Église, croient aux mêmes dogmes, ont la même vision du monde et du ciel à venir.

C'est la foi qui les inspire et les pousse à édifier ces aériennes églises romanes, puis de stupéfiantes cathédrales, à peindre et sculpter des scènes qui peuplent leurs rêvent et surgissent de ces pages magnifiques où Jésus annonce le Royaume, le seul qui soit pour les siècles des siècles.

La manière dont nous nous voyons, nous et puis les autres, notre approche de la femme, de la famille, de l’État, de son Chef, de ses dirigeants, s'opère à travers le prisme du Nouveau Testament.

Mieux, la légitimation du pouvoir, l'onction du Roi de jadis s'est maintenue à travers une « légitimation populaire » du dirigeant, celle du suffrage universel.

Les « droits de l'homme », que nous résumons à travers la devise de la République : liberté, égalité, fraternité sont, n'en déplaise à ses laudateurs, que des copies (bien pâles) de préceptes chrétiens pour qui, ne l'oublions « il n'y a plus de femmes ou d'hommes, d'hommes libres ou d'esclaves, de Grecs ou de Juifs, mais des enfants en Jésus-Christ » comme l'écrivait Saint Paul.

Ces mêmes « droits de l'homme », ne sont-ils pas, pour reprendre le mot du philosophe Slavoj Zizek : « la meilleur excuse pour récuser les commandements de Dieu » ? Une religion de substitution en quelques sorte, doublée d'une tentative, vaine, de « spiritualité horizontale », cet oxymore « new-age ».

Certains rétorqueront : et les « Lumières », ses philosophes, et la liberté qu'ils nous ont apportée ?

A quoi nous répondrons : la liberté de penser est un concept éminemment protestant qui veut que celui qui se penche avec un cœur pur sur les Écritures est inspiré par l'Esprit, c'est à Luther que nous le devons.

Quant à la liberté, devons-nous le rappeler, une fois de plus, que le christianisme nous délivre de la Loi et nous remet à l'Esprit ? Le christianisme n'est pas une religion du Livre, c'est celle de la Parole et cette Parole est vivifiante et libératrice. Ce n'est plus la lettre de la Loi, mais son esprit qui s'impose.

Il est bon, pensons-nous, de remettre les choses à leur place en écrivant que sans le christianisme nous ne serions pas ce que nous sommes.

D'où notre défiance à l'égard de ces enfants ingrats qui, sous prétexte d'une laïcité mal définie, et mal acceptée, veulent reléguer cet héritage dans les placards de l'Histoire et l'oublier, vite fait.

Mais l'homme veut croire, c'est dans sa nature. D'où ces hallucinations collectives qui exaltent une « religion de la République » (cfr. Les Francs-Maçons du Grand Orient), pendant « spirituel de l'autre religion, celle de l'argent.

Baal est toujours présent, il est toujours le « Prince de ce monde », même si Armageddon n'est pas loin.

Et l'on sait comment s'est terminé Armageddon

23/01/2012

François Hollande, son programme et nous.

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Hier, au Bourget, devant pas loin de quinze mille militants, sympathisants et curieux, François Hollande a inauguré avec punch sa campagne électorale. De l'avis général, l'homme fut bon, persuasif, clair et combatif.

Très français dans le style, incisif, alignant des propositions et nommant le « véritable ennemi » : la finance internationale, il s'est débarrassé de l'image d'homme mou et de centriste honteux que ses adversaires voulaient lui coller au dos. Un « Mitterrand » nouveau est né !

La riposte des caciques du sarkozysme ne s'y est pas trompée : elle fut immédiate, méchante et empreinte de cette mauvaise foi caractéristique de celui qui perd pied et se raccroche à n'importe quoi.

Nous ne sommes pas des socialistes du PS, pour nous, les meilleurs propositions devraient être les suivantes.

Nationalisations de tous les flux financiers : banques, assurances, caisses d'épargne.

Nationalisations de toutes les sources énergétiques : électricité, gaz, eau, pétrole, nucléaire.

Nationalisations des laboratoires pharmaceutiques.

Nationalisation de la grande distribution.

(Indemnisation des actionnaires en bons du Trésor échelonnés sur vingt ans.)

Retrait de l'euro, retour au franc et au rôle spécifique de la Banque centrale.

Renégociation de tous les traités européens. Retrait de l'Union Européenne si nos revendications ne sont point satisfaites

Contrôle des frontières, retrait de l'espace Schengen.

Arrêt de l'immigration.

Politique étrangère ciblée sur la création d'une zone européenne homogène, soit, en ce qui nous concerne, un espace constitué par la France, l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, le Luxembourg, l'Italie, l'Espagne et le Portugal.

Sur le plan économique et social : rôle accru des syndicats, interdiction des délocalisations, fiscalité spécifique pour les entreprises qui investissent leurs profits dans le pays.

Il y aurait encore beaucoup de choses à dire, nous reviendorns là dessus !

Nous ne sommes pas candidat...

Mais vous pouvez voter pour nous !

20/01/2012

Afghanistan: une défaite avouée

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La nouvelle est tombée, glaçante, ce matin : 4 militaires français assassinés en Afghanistan par un soldat (ou un Taliban infiltré) qu'ils formaient. D'autres sont blessés, dont un grièvement.
La réaction de l’Élysée fut immédiate. Cessation provisoire de la coopération avec l'armée afghane, repli dans les casernes, éventualité d'un retrait plus rapide que prévu.

Le mois dernier encore, quand deux soldats furent tués dans les mêmes circonstances, le Président avait déclaré que la politique de la France ne serait pas dictée par des assassins, que la ligne de la France resterait inchangée etc...

Que penser de ces armées alliées en Afghanistan qui en sont réduites à se cantonner dans leurs bunkers, sans sortir ou si rarement et qui, aujourd'hui, voient leurs ennemis les attaquer au sein même de leur refuge ?

Nous avons toujours pensé, toujours écrit que la présence des occidentaux en Afghanistan était une défaite annoncée. Ce pays, fait de montagnes, de plateaux culminant à trois mille mètres, de tribus jalouses de leur indépendance, n'a été vaincu par personne, ni par les Anglais, encore moins par les Russes.

Il est lamentable qu'à moins de cent jours de la présidentielle, le président sortant réalise enfin, électoralement ou pas, que la défaite n'est plus annoncée, elle est là dans toute sa réalité cruelle et meurtrière.

On retira nos forces, sous prétexte de laisser les opérations à l'armée afghane, et on s'en ira vite fait, bien fait.

En 1991, il était question d'éradiquer Al Qaida, ses structures, ses terroristes, ses caches.

Beaucoup de bruit pour rien.

Sauf pour les morts !

18:00 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans Actualité, politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : afghanistan, armée française, talibans, sarkozy, otan, al qaida |  Facebook |