25/02/2015

Anatomie de l'Etat islamique du Levant

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Abu Bakr Al Baghdadi, Calife.

Il y aura encore douze Califes et puis viendra Jésus annoncer la fin des temps. Dans le nord de la Syrie, près de Dabiq, là où le Prophète l'avait prédit, les armées de Rome affronteront celles du Califat et les infidèles seront défaits. « L'étincelle a jailli à Dabiq, et son feu ira croissant jusqu'à ce qu'il embrase l'armée des Croisés ».
Ensuite, depuis le Khorassan, l'anti-Messie, connu sous le nom de Dajjal, viendra semer la guerre à la tête d'une armée nombreuse et fanatique. Il massacrera l'armée du Calife, ne laissant que cinq mille survivants dans l'enceinte de Jérusalem. Alors Jésus reviendra sur terre, il terrassera Dajjal, conduira les musulmans à la victoire, après quoi à Damas, du sommet d'un des minarets de la mosquée des Omeyyades, il proclamera la fin des temps.

Au fond, on les connaît très mal, ces affidés du Califat que nous nommons « Etat islamique du Levant ».1 Notre propagande les présente comme une meute de fanatiques ignares, appliquant littéralement les prescriptions coraniques, des êtres cruels qui décapitent, crucifient, réduisent en esclavage et sèment terreur et désolation au sein des populations qu'ils occupent.
Dans un article intitulé: What ISIS really wants http://www.theatlantic.com/features/archive/2015/02/what-...
Graeme Wood , professeur de sciences politiques à Yale, procède à une analyse objective de cet épiphénomène guerrier, mais qui risques de ne pas le rester, qu'est l'émergence de L'Etat islamique du Levant. Je vous invite donc à lire (en anglais) ce texte capital qui contribuera à déciller les yeux de certains. Retenons cependant :
Que cet État est strictement conforme aux préceptes du Coran. Prétendre, comme le font bien des musulmans, qu'il n'a rien avoir avec l'islam est faux. La décapitation , la crucifixion, l'esclavage, sont des traitements spécifiquement employés par le texte saint et qui s'adressent à des catégories bien particulières de contrevenants (apostats etc …).
L'Etat islamique n'a pas de frontières et ne peut en reconnaître aucune, cela va à l'encontre des prescriptions du Prophète. Il doit s'étendre, c'est sa mission première et divine. Seul Dieu peut mettre un terme à son expansion.
Aujourd'hui il doit éradiquer les apostats, au premier rang desquels se trouvent les chiites, eux qui ont détourné le Saint Coran 2 et puis s'en prendre à ces pseudos musulmans qui ne suivent pas à la lettre la shaaria.
Cette dernière doit être appliquée dans tous ses aspects, et pas seulement le pénal. Ainsi, obligation est faite de pourvoir tous les musulmans d'un toit, de les nourrir, soigner et éduquer. Et sans qu'ils paient, ce sont des droits qu'ils exercent et l'Oumma (la communauté musulmane) se doit de les satisfaire intégralement.
Distinction est faite entre un pécheur et un apostat. Le premier sera puni conformément à la shaaria (lapidation, fouet, amputation), le second sera mis à mort (crucifixion, lapidation, décapitation …). Les peuples qui ne sont pas musulmans et qui ne font pas allégeance au Calife seront réduits en esclavage. Leurs femmes seront données et leurs enfants élevés dans la foi coranique.
Les peuples non musulmans qui feront allégeance conserveront leur religion et auront le droit de la pratiquer pourvu qu'ils paient l'impôt ad hoc3.
Plus original est le côté « millénariste » des sujets de l'Etat. Ils croient que la fin des temps est proche4. Cela peut expliquer leur désinvolture face à la mort.
L'Etat islamique est dos au mur. Ou bien il s'étend, ou bien il disparaît. Il ne peut, comme Al-Qaeda 5 se réfugier dans un « undergroud » propice. Son but est simple : en finir avec « Rome ». Cette dernière, ce n'est pas tant la ville sainte des chrétiens, mais plutôt la Turquie, identifiée à Byzance (l'autre Rome) mais surtout Atatürk, celui qui mis bas le dernier Califat et laïcisa la Turquie. Mais la Rome du Pape suit Byzance. Arrivés en Libye, sur la côte, ils déclarèrent : nous voici à trois-cent- cinquante kilomètres de Rome.
Faut-il avoir peur de cet État islamique ?
Oui. Car son pouvoir d'attraction est énorme. A des tas de gens, au moyen-orient comme en Europe ou aux Amériques, il présente le portrait d'une société hiérarchisée, gouvernée par un chef courageux, sévère mais juste. Il exalte des vertus viriles, celles du courage, de l'abnégation et du mépris de la mort. Il cultive la mâle fraternité guerrière. Quand vous habitez une banlieue pourrie, que vous êtres inculte et que votre faciès vous attire des contrôles sans nombre, on peut comprendre que vous soyez attiré par les sables brûlants du désert et la parole vengeresse d'un chef qui fait trembler vos persécuteurs. Quand en plus, vous vivez dans un société qui voit, posés en exemple, l'inversion des valeurs 6 : féminisme, relativisme moral posé comme norme, homosexualité, trans genre, anémie du paternalisme, tout concoure à indigner et révolter le tenant d'une tradition battue en brèche, moquée et blasphémée.
Ajoutez à cela l'arrogance outrancière d'un Occident qui impose sournoisement ses pseudos valeurs à la planète tout entière, se justifie par des sophismes éhontés et réifie sans vergogne l'être humain pour n'en faire qu'une chose qui consomme pour le plus grand profit d'une poignée de possédants repus et dégénérés.
Conclusion : avant de faire la leçon aux autres, balayons devant notre propre porte. Nous pratiquons la guerre depuis toujours. Nous avons, nous aussi, décapité tant et plus, mis en croix, torturé, réduit en esclavage. L'impérialisme et la mise sous tutelle de peuples entiers, nous l'avons pratiqué tant et plus. Alors, avant de monter sur nos grands chevaux, faisons une petite introspection. Historiquement, nous ne valons pas mieux que ces gens d'en face.
Cela ne sert à rien de combattre l’État islamique à coups de drones, d'ordinateurs et de porte-avions, fut-il le Charles De Gaulle. Cela va coûter très cher et se terminera par un flop gigantesque. Ces combattants de la foi, précisément parce qu'ils l'ont et que la foi peut déplacer des montagnes, doivent nous faire réagir.
Et la meilleur réaction possible reste le retour à nos valeurs chrétiennes, celles qui animèrent des Charles Martel, Jeanne d'Arc, Skanderberg, Godefroid de Bouillon et tant d'autres. Ils ne s'embarrassaient pas de droits de l'homme, ils ne se connaissaient que des devoirs, ils ne parlaient pas de « vivre ensemble » mais selon un ordre établi par Notre seigneur lui-même. Ils méprisaient la luxure, la gourmandise, le fallacieux confort. Ils savaient que c'est dans l'airain que se forgent les meilleurs armes, celles de l'esprit et de l'âme. Ils accueillaient la mort en antichambre du Ciel et maudissaient le blasphème.
L'Etat islamique, dont l'extension continue est un impératif coranique, ne fera qu'une bouchée de l'Occidental hédoniste égoïste repu et blasphémateur. Il prendra ses femmes, convertira ses enfants et si, par après il veut vivre, il devra se soumettre.
Ce qu'il fera !

FvD

 

1 Acronyme ISIS en anglais
2 C'est la sempiternelle querelle entre chiites et sunnites. Notons que Al-Baghdadi a pris pour patronyme Abu-Bakr, celui du premier Calife après la mort du Prohète et enfant de la tribu des Quraysh, celle de Mahomet. Pour les chiites, seul un membre de la famille du Prophète peut être Calife.
3 Contrairement à ce que l'on croit, cet impôt n'est pas élevé.
4 Comme les Evangélistes ou les Témoins de Jehovah
5 Ils se détestent cordialement l'un l'autre
6 En islam comme dans le christianisme, l'inversion des valeurs est la marque diabolique par excellence.

 

24/02/2015

Dîner du lobby juif: comme boudé ...

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*

 

Et hier, une fois de plus, le président de la raie publique s'est déplacé pour assister à un banquet communautaire couru du Tout Paris, celui du Conseil représentatif des institutions juives. Vous savez, ce lobby juif et israélien qui se croit habilité à donner des leçons à nos dirigeants élus et fixer des lignes de conduite politique pour, ensuite, crier au loup dès qu'une critique est émise à l'encontre d'un des leurs ou de ce pays étranger cher à leur cœur.
Neuf-cents euros le couvert ! Un prix pareil serait incitatif à une bonne blague juive, mais restons-en là, après tout ces gens ont le sens des affaires, n'est-il pas ?
Et de la communication ! Sauf que, cette-fois ci, leur président a commis une sacrée bourde. Il est allé devant les caméras déclarer que Marine Le Pen était une femme irréprochable et que les violences n'étaient pas le fait du Front National, mais de « jeunes musulmans ». C'est qu'il n'est pas bête, le président des juifs, il sait que le vent porte madame Le Pen et que les lendemains risquent de se parer d'une couleur bleue marine, alors il prépare l'avenir. Tout bon commerçant connaît cette règle, non ? Du coup le président des musulmans et tout son bureau boycottent le dîner des juifs ! Ambiance. Faut dire aussi que les musulmans ne sont pas des naïfs comme les cathos conciliaires. Ils ne se laissent pas marcher sur les pieds, ils ont une fierté à fleur de peau, ils se font respecter. Il y en a qui devrait en prendre de la graine.
Et puis notre benêt de président a pris la parole pour dire qu'avec lui, scrogneugneu ! les juifs seraient protégés et plutôt deux fois qu'une et même qu'une loi réprimerait, et très sévèrement, tout propos, tout acte, toute velléité, toute tentation, tout rêve, antisémite, que l'antisémitisme était une abomination, celle de l'abomination elle-même s'il vous plaît ! et une lèpre (sic), et une plaie et une … la liste n'est pas close.
Comme si une loi pouvait imposer une attitude, changer les mentalités ? Naïf et benêt !
Curieux tout de même que cet antisémitisme. Il remonte, figurez-vous à l'Antiquité. Nous n'en ferons pas l'histoire, mais pointons du doigt la permanence constante de ce rejet des juifs dans toutes les sociétés. Condamner les propos antisémites, c'est condamner Voltaire, Montesquieu, Jules César, mais aussi Einstein, Weininger, Luther, Feuerbach et ainsi de suite. Lisez « Anthologie des propos contre les juifs » de Paul-Eric Blanrue (Editions Kontre-Kulture), vous serez édifié.
Nuançons cependant ; il est totalement inconvenant d'en vouloir à quelqu'un en raison de son origine religieuse ou ethnique. Ont peut critiquer des lobbys, des politiques, des attitudes, c'est permis et bon pour le moral. Jeter l'opprobre sur quiconque en raison de sa naissance ou de sa croyance est infâme.
Que cela soit posé une fois pour toute.
Amen !

* Charlie-Hebdo paraît aujourd'hui, j'ai donc voulu lui donner une petit coup de pouce en utilisant sans vergogne aucune une composante de son si subtil humour. Enjoy !

Ungern

23/02/2015

Comment Tsipras s’est mis à genoux face à l’Europe

 

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Les bourgeois de Calais

Le tout n'aura pas duré un mois ! Tsipras s'est dégonflé et a jeté le gant. La finance a mis la Grèce de Syriza KO. Ceux qui jouaient les matamores, Varoufakis en tête, on dû rentrer dans le rang, et rien n'est joué , « l'accord » trouvé vendredi à Bruxelles ce n'est qu'un mèzé comme on dit au Pirée et il n'est même pas sûr qu'il sera ratifié par le Conseil des Ministres. Qu'est-ce qu'ils s'imaginaient, ces gamins, qu'ils allaient faire la leçon à l'Eurogroupe, à l'Europe, au monde ? Ils ont dû vite déchanter, le fric est le nerf de tout, sans fric vous n'allez nulle part, dès lors, quand vous en demandez, vous avez intérêt à être poli, mettre une cravate, dire merci et sortir sans faire de bruit. La Grèce avait le choix : rester dans l'Europe et l'euro aux conditions actuelles, ou sortir du bastringue bruxellois et vivre sa vie, sans trop de fric mais la tête haute. Eh bien, les dés sont jetés, la Grèce vivra sous la coupe de la Banque Centrale Européenne, du FMI e tutti quanti …

Excellent récit de ces derniers jours dans : http://www.eric-verhaeghe.fr/comment-tsipras-sest-mis-a-genoux-face-a-leurope/