06/02/2015

Privatisons l'école publique !

 

http://www.prv-manche.net/wp-content/uploads/2013/05/du-temps-de-jules-ferry-le-drapeau-tricolore-flottait-fierement-au-fronton-des-ecoles-dessin-archives-du-musee-de-l-ecole-de-saint-remy.jpg

Epinal: école publique

Des enfants qui quittent le primaire et ne connaissent pas le passé simple ni le conditionnel imparfait, ignorent superbement le subjonctif qu'au Collège ils survoleront vite fait, bien fait, ont un vocabulaire inférieur de trente pour cent à celui de leurs parents au même âge. Ils ne lisent pas, ne connaissent guère d'auteurs de qualité et privilégient le franglais. Voilà le constat catastrophique de l'école républicaine et laïque. A tel point que dans sa conférence de presse, hier, François Hollande a juré de remédier à cet état de choses et, comme à son habitude, a fait des promesses en la matière.
Il est cependant trop tard. Des générations ont été gâchées par la mauvaise formation des maîtres, leur esprit borné et retors, leur manque de conviction et cette propension maladive qui les pousse plus à endoctriner qu'à enseigner. Il ne reste donc plus qu'à tirer un bilan sévère de toutes ces années passées et décréter l'enseignement public en faillite. Et le remplacer par un enseignement privé, sélectif et au choix des parents. L'Etat dans cette optique ne s'occupera plus que d'organiser des examens publics, à les corriger et superviser, de loin, les lignes de faîte des programmes. Le budget de l'éducation nationale sera, entre autres, distribué aux parents afin qu'ils paient la scolarité privée de leurs enfants.De toutes façons ce sera mieux que cette entreprise de délitement de l'esprit français qui règne, hautaine et dictatoriale, aujourd'hui. Exit l'enseignement public et fissa !
Un qui n'a pas dû être premier de classe, c'est Sarkozy. Vous l'avez entendu parler, non ? Vulgaire, réduit, construisant ses phrases à la va-comme-je-te-pousse. Il n'a non plus fréquenté les auteurs latins, ceux qui exaltent la vertu comme marque de l'homme d'Etat. Un indiscret enregistrement d'une conversation entre madame Bruni et lui 1, nous révèle les ressorts sonnants et trébuchants de ce personnage particulièrement odieux.
Madame Bruni se plaint ; son mari, qui est président de la république, ne gagne pas assez d'argent, alors elle dit qu'elle l'entretient. Je croyais avoir épousé un salaire, ajoute-t-elle. Manifestement, les émoluments du président Sarkozy ne sont pas à la hauteur. Puis elle continue : je ne peux même pas soigner ma carrière de chanteuse, mon statut de première dame me l'interdit. Elle fait des comparaisons ; Julia Roberts 44, Sharon Stone 52, Julianne Moore 53… Tout ça, ça a des contrats mirifiques hein ? Que je ne peux pas accepter pour l’instant…. Ça se fait pas. Elle ajoute que dès qu'elle sera libre de le faire, elle s'y mettra à fond et que Sarkozy tiendra la caisse. Ce qu'il accepte volontiers : Après moi je vais les re-signer les contrats. Je vais même pas attendre tellement longtemps… Si je peux me permettre… Un petit contrat à la cool comme ça.
De cet enregistrement on retiendra que pour ces gens, seul l'argent est le marqueur social. Tout le reste n'est que colifichet, joli certes, mais surfait. Parler un français correct, par exemple est du même acabit. Après tout, c'est l'anglais la langue des affaires et l'italien celle de l'amour. Le français, c'est pour ces veaux qu'ils administrent. Ainsi, jadis, la langue de la Cour n'était pas celle du peuple. Mais la Cour avait des lettres, des manières, et ses turpitudes étaient recouvertes d'un vernis de civilité à propos duquel nos maître contemporains n'ont que mépris. Pendons ces dirigeants incapables et jetons leurs dépouilles putrescentes aux corbeaux !

FvD

 

1 http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1154471-enregistrements-de-buisson-sarkozy-et-carla-bruni-entre-mepris-du-peuple-et-vulgarite.html

04/02/2015

Dieudonné en Corée du Nord

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Dieudonné comparaît aujourd'hui devant la dix-septième chambre du tribunal correctionnel de Paris. Il connaît le chemin par cœur, il l'a fait des dizaines de fois, la dernière remontant à la semaine écoulée. Cette fois c'est, tenez-vous bien, pour « apologie de terrorisme ». Il a sur son site écrit : « Je suis Charlie Coulibaly ». Malin !
Tu sais toujours pas, Dieudo, qu'ici c'est la Corée du Nord ? Sans la famille Kim, mais avec des clans qui se partagent le pouvoir jalousement. Sans oriflammes rouges dansant au vent, mais avec des slogans tout aussi creux et trompeurs : liberté (mon cul!), égalité (fais-moi rire …), fraternité (ah, bon …). Qu'est-ce que t'avais besoin de faire de l'esprit (un peu lourd, quand même) quand le Comité Central républicain en pleine panique, rassemblait ses sbires et promettait la guillotine à quiconque sortirait du rang ? T'as pas compris qu'il y a des moments où il vaut mieux se terrer, se taire, réciter le rosaire, être humble, soumis, la queue entre les jambes et un sourire niais sur un faciès d'humilité ?
En Corée du Nord il y a théoriquement des partis politiques. Mais une seule doxa. Ici aussi. En Corée du Nord il y a des églises avec leurs desservants et même des fidèles de temps à autre. En Corée du Nord on se prosterne devant le Grand Chef Kim. Ici c'est devant les valeurs républicaines et la laïcité, credo obligatoire si l'on veut vivre tranquille ignoré de cette police politique qu'est le Renseignement Intérieur 1. En Corée du Nord si t'es déviant, tu files en taule ou dans les mines de sel, en France aussi, mais après t'avoir cloué au pilori dans une procédure judiciaire qui relève du Barnum Circus et t'avoir ruiné à coups d'amendes et de dédommagements à des requins attirés par l'odeur du sang.
Donc, ça va recommencer, faut pas te faire d'illusions, tu seras flagellé en place publique, livré aux gémonies les plus cruelles, les juges n'ont pas d'humour, ils exercent un métier qui rend psychopathes ou schizophrène, ils ont le choix.2
Tu peux pas faire des trucs innocents, Dieudo ? Te moquer du Prince de Monaco par exemple, plutôt que cette promotion suspecte pour les (shoa)ananas ? Hein ? Ou faire de la pub pour les banquiers, comme le fait Gad El Malin ? Ça rapporte, les banquiers paient bien et puis, pas de risques, c'est garanti ! Et, au fait, cesse de fréquenter des gens infréquentables, comme ce professeur à la retraite, fais de Sarko ton pote, là au moins tu investis, t'assures ta promotion et l'avenir de tes enfants . Et puis, entre nous, Dieudo, les Français valent pas la peine qu'on fasse de la prison. T'as pas encore compris qu'ils sont fichus, irrécupérables, tout juste bons à se faire sucer par ceux qui le moment venu sortiront de leur trou ? Et qui se tireront avec leur femme ...
Le temps de la reconversion est arrivé !
FvD

 

dieudonné, humour, répression judiciaire, france

 

 

 1 Exact ! La France est le seul pays en Europe occidentale à reconnaître qu'il a une police purement politique, la Direction générale du Renseignement Intérieur

 2 Avec ce genre de phrase, je cours des risques, l'outrage à magistrat n'est pas loin, mais bon ! Il faut vivre dangereusement

09:27 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans Actualité, politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dieudonné, humour, répression judiciaire, france |  Facebook |

30/01/2015

Le très démocrate sieur Juncker ...

 

 

Monsieur Juncker est Luxembourgeois, pays d'opérette qui a toujours privilégié les riches et les puissants. Il en fut le premier ministre et accorda une série de passes-droit et de privilèges aux entreprises qui y installaient leur siège social pour échapper à l'impôt du pays où elles produisaient. Le Luxembourg est un paradis fiscal niché au cœur de l'Union Européenne et se pose, aujourd'hui, comme une petite Suisse de substitution. Monsieur Juncker est aussi président de la Commission européenne après avoir été président de l'eurogroupe. C'est une européiste fanatique, borné et sourd. C'est aussi une pute de première !
A propos de la victoire du parti Syriza en Grèce, monsieur Juncker a eu cette phrase révélatrice de l'esprit qui l'anime : « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens. ». Ce qui signifie en clair que les Européens peuvent voter comme bon leur semble pourvu qu'ils votent dans le bon sens. Remarquez, on le savait : les Français qui avaient voté contre le Traité portant Constitution, les Danois et les Irlandais ont vu leur suffrage méprisé, nul et non avenu. Quand nous écrivions que l'Union Européenne et le monde occidental en général, c'est la dictature des puissants, McDo, porno, foot et Pernod en plus, nous n'écrivions que des choses fort justes et qui se révèlent aujourd'hui, par la bouche du sieur Juncker, dans leur cynique vérité ! Ne nous plaignons pas quand même, il n'y a pas de Pernod et de porno en Corée du Nord !
Monsieur Juncker a raison sur un point : sans se déjuger, la Commission, la Banque Centrale Européenne et le FMI, ne peuvent effacer ou alléger sérieusement la dette grecque. Après tout, la Grèce s'est retrouvée dans cette situation à cause de politiciens nuls, corrompus, incapables et dépassés. La Grèce doit donc payer ou prendre ses responsabilités : quitter l'Union Européenne et vivre sa vie. La drachme ressuscitée perdra cinquante pour cent par rapport à l'euro, excellent pour le tourisme !
Hier, le nouveau ministre des Finances, Yanis Varoufakis, a rencontré le président de l'eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, un type du genre Juncker. Que se sont-ils dit, lui, Varoufakis, qui parle de « dette odieuse » et le Néerlandais calviniste coincé, fonctionnaire européen ? Mystère ...
Le Grec a tort de qualifier la dette d'odieuse. Les responsables de cette dette furent d'odieux gangsters, mais tous étaient Grecs. Quant à Jeroen Dijsselbloem, il répète en ligne que la Grèce doit payer, après tout il est (grassement) payé pour ça et on ne lui demande pas d'être intelligent.
Au risque de nous répéter, ce qui précède souligne combien la nécessité d'une Europe confédérée sur des bases homogènes doit prendre la place de cette tour de Babel fétide et tarée qu'est l'Union Européenne. Que la Grèce quitte l'Union, qu'elle se rapproche de ses amis des Balkans et de la Russie, et qu'elle vive désormais pauvre, peut-être, mais digne !

 

FvD