free hit counter

23/01/2012

François Hollande, son programme et nous.

hollande-bourget.jpg

 

Hier, au Bourget, devant pas loin de quinze mille militants, sympathisants et curieux, François Hollande a inauguré avec punch sa campagne électorale. De l'avis général, l'homme fut bon, persuasif, clair et combatif.

Très français dans le style, incisif, alignant des propositions et nommant le « véritable ennemi » : la finance internationale, il s'est débarrassé de l'image d'homme mou et de centriste honteux que ses adversaires voulaient lui coller au dos. Un « Mitterrand » nouveau est né !

La riposte des caciques du sarkozysme ne s'y est pas trompée : elle fut immédiate, méchante et empreinte de cette mauvaise foi caractéristique de celui qui perd pied et se raccroche à n'importe quoi.

Nous ne sommes pas des socialistes du PS, pour nous, les meilleurs propositions devraient être les suivantes.

Nationalisations de tous les flux financiers : banques, assurances, caisses d'épargne.

Nationalisations de toutes les sources énergétiques : électricité, gaz, eau, pétrole, nucléaire.

Nationalisations des laboratoires pharmaceutiques.

Nationalisation de la grande distribution.

(Indemnisation des actionnaires en bons du Trésor échelonnés sur vingt ans.)

Retrait de l'euro, retour au franc et au rôle spécifique de la Banque centrale.

Renégociation de tous les traités européens. Retrait de l'Union Européenne si nos revendications ne sont point satisfaites

Contrôle des frontières, retrait de l'espace Schengen.

Arrêt de l'immigration.

Politique étrangère ciblée sur la création d'une zone européenne homogène, soit, en ce qui nous concerne, un espace constitué par la France, l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, le Luxembourg, l'Italie, l'Espagne et le Portugal.

Sur le plan économique et social : rôle accru des syndicats, interdiction des délocalisations, fiscalité spécifique pour les entreprises qui investissent leurs profits dans le pays.

Il y aurait encore beaucoup de choses à dire, nous reviendorns là dessus !

Nous ne sommes pas candidat...

Mais vous pouvez voter pour nous !

20/01/2012

Afghanistan: une défaite avouée

afghanistan-france.jpg

 

La nouvelle est tombée, glaçante, ce matin : 4 militaires français assassinés en Afghanistan par un soldat (ou un Taliban infiltré) qu'ils formaient. D'autres sont blessés, dont un grièvement.
La réaction de l’Élysée fut immédiate. Cessation provisoire de la coopération avec l'armée afghane, repli dans les casernes, éventualité d'un retrait plus rapide que prévu.

Le mois dernier encore, quand deux soldats furent tués dans les mêmes circonstances, le Président avait déclaré que la politique de la France ne serait pas dictée par des assassins, que la ligne de la France resterait inchangée etc...

Que penser de ces armées alliées en Afghanistan qui en sont réduites à se cantonner dans leurs bunkers, sans sortir ou si rarement et qui, aujourd'hui, voient leurs ennemis les attaquer au sein même de leur refuge ?

Nous avons toujours pensé, toujours écrit que la présence des occidentaux en Afghanistan était une défaite annoncée. Ce pays, fait de montagnes, de plateaux culminant à trois mille mètres, de tribus jalouses de leur indépendance, n'a été vaincu par personne, ni par les Anglais, encore moins par les Russes.

Il est lamentable qu'à moins de cent jours de la présidentielle, le président sortant réalise enfin, électoralement ou pas, que la défaite n'est plus annoncée, elle est là dans toute sa réalité cruelle et meurtrière.

On retira nos forces, sous prétexte de laisser les opérations à l'armée afghane, et on s'en ira vite fait, bien fait.

En 1991, il était question d'éradiquer Al Qaida, ses structures, ses terroristes, ses caches.

Beaucoup de bruit pour rien.

Sauf pour les morts !

"L'Espion du Président" déclenche une tempête

squarcini berbard.jpg

M. Bernard Squarcini


Monsieur Bernard Squarcini est le patron de la DCRI (Direction Centrale du Renseignement Intérieur , successeur des Renseignements Généraux) et il n'est pas content. Un livre (L’espion du Président, édité chez Laffont) vient de paraître qui décrit, sans complaisance aucune, les méthodes de ses services.

Espionnage de journalistes, écoutes téléphoniques illégales (paraît-il...), piratages d'ordinateurs et autres actions à la limite du droit.
Monsieur Squarcini va porter plainte.

Le ministre de l'Intérieur, M. Guéant, lui aussi avait porté plainte, il y a quelques mois, contre le site Médiapart et son directeur. Ce dernier avait écrit que M. Guéant avait orchestré, sur ordre de l’Élysée, l'espionnage de son journal. Sa plainte, le ministre l'avait retirée en juin 2011, quand il eut réalisé que celle-ci pouvait avoir un effet boomerang. Médiapart, sur base des révélations du livre compte remettre ça et assigner à son tour monsieur Guéant en justice.

Ce livre a donc déclenché une saga judiciaire.

Dans "L'espion du président" (Éditions Robert Laffont) publié jeudi, les journalistes Olivia Recasens, Didier Hassoux et Christophe Labbé dressent un portrait au vitriol de M. Squarcini à partir de témoignages le plus souvent anonymes.

Pour les auteurs, M. Squarcini est au "service de l’Élysée" et "instrumentalisé" par le président Nicolas Sarkozy, dont il est proche, ils décrivent comment cette police a été consacrée au service exclusif du président en exécutant des missions de basse police politique.

La justice dira dans quelques moi qui a raison de quoi.

En attendant, ces révélations sur la nature du pouvoir sarkoziste ne nous étonnent pas. Nous savons qu'à la tête de l’État (de droit?) il y a des manières de voir et de faire, des mœurs politiques qui ne sont pas précisément des modèles du genre.

Et qu'il importe de réformer...


espion president.jpg