02/04/2015

L'Europe est chrétienne

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Saint Thomas d'Aquin

En ce Jeudi Saint 2015, il est bon de remettre les pendueles à l'heure et de proclamer en vérité que l'Europe, notre continent, est chrétien, viscéralement chrétien, n'en déplaise aux menteurs, bateleurs et rêveurs pervers de toutes sortes qui battent le haut du trottoir médiatique et que nous remettrons, de gré ou de force, à leur place: les chiottes
L'Europe est chrétienne ! Que cela plaise ou non, les faits et l'Histoire sont là qui prouvent que nos racines sont toutes, sans exception, chrétiennes.
Il y a, c'est évident, l'apport grec, mais ce dernier, à travers les Pères de l’Église, St Augustin et St. Thomas d'Aquin est annexé en toute gloire dans le message chrétien.
C'est à travers les monastères répandus sur tout le continent et dans la Byzance orientale que l'héritage grec est préservé, étudié et assimilé.
Le christianisme des Papes soude les peuples du continent qui ne se reconnaissent qu'une seule religion, celle du Christ. Ses élites voyagent par monts et par vaux pour étudier dans les universités. Ils parlent la même langue, le latin, celle de l’Église, croient aux mêmes dogmes, ont la même vision du monde et du ciel à venir.
C'est la foi qui les inspire et les pousse à édifier ces aériennes églises romanes, puis de stupéfiantes cathédrales, à peindre et sculpter des scènes qui peuplent leurs rêvent et surgissent de ces pages magnifiques où Jésus annonce le Royaume, le seul qui soit pour les siècles des siècles.
La manière dont nous nous voyons, nous et puis les autres, notre approche de la femme, de la famille, de l’État, de son Chef, de ses dirigeants, s'opère à travers le prisme du Nouveau Testament.
Mieux, la légitimation du pouvoir, l'onction du Roi de jadis s'est maintenue à travers une « légitimation populaire » du dirigeant, celle du suffrage universel.
Les « droits de l'homme », que nous résumons à travers la devise de la République : liberté, égalité, fraternité sont, n'en déplaise à ses laudateurs, que des copies (bien pâles) de préceptes chrétiens pour qui, ne l'oublions « il n'y a plus de femmes ou d'hommes, d'hommes libres ou d'esclaves, de Grecs ou de Juifs, mais des enfants en Jésus-Christ » comme l'écrivait Saint Paul.
Ces mêmes « droits de l'homme », ne sont-ils pas, pour reprendre le mot du philosophe Slavoj Zizek : « la meilleur excuse pour récuser les commandements de Dieu » ? Une religion de substitution en quelques sorte, doublée d'une tentative, vaine, de « spiritualité horizontale », cet oxymore « new-age ».
Certains rétorqueront : et les « Lumières », ses philosophes, et la liberté qu'ils nous ont apportée ?
A quoi nous répondrons : la liberté de penser est un concept éminemment protestant qui veut que celui qui se penche avec un cœur pur sur les Écritures est inspiré par l'Esprit, et c'est à Luther que nous le devons.
Quant à la liberté, devons-nous le rappeler, une fois de plus, que le christianisme nous délivre de la Loi et nous remet à l'Esprit ? Le christianisme n'est pas une religion du Livre, c'est celle de la Parole et cette Parole est vivifiante et libératrice. Ce n'est plus la lettre de la Loi, mais son esprit qui s'impose.
Il est bon, pensons-nous, de remettre les choses à leur place en écrivant que sans le christianisme nous ne serions pas ce que nous sommes.
D'où notre défiance à l'égard de ces enfants ingrats qui, sous prétexte d'une laïcité mal définie, et mal acceptée, veulent reléguer cet héritage dans les placards de l'Histoire et l'oublier, vite fait.
Mais l'homme veut croire, c'est dans sa nature. D'où ces hallucinations collectives qui exaltent une « religion de la République » (cfr. Les Francs-Maçons du Grand Orient), pendant « spirituel de l'autre religion, celle de l'argent.
Baal est toujours présent, il est toujours le « Prince de ce monde », même si Armageddon n'est pas loin.
Et l'on sait comment s'est terminé Armageddon

FvD

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17/05/2014

Soudan: une chrétienne condamnée à la pendaison

 

Meriam Yehya Ibrahim Ishag pictured on her wedding day with her husband

Meriam Ishag, le jour de son mariage

Bonjour, nous sommes le dix-sept mai de l'an de grâce deux mille quatorze, jour de la Saint Tropez et de la Bienheureuse Antonina Mesina, vierge et martyre.
Au Soudan, une jeune chrétienne de vingt-sept ans, Meriam Ishag, mère d'un bambin de neuf mois et enceinte, est condamnée à être pendue pour « apostasie ». Les autorités musulmanes l'accusent d'avoir renié l'islam pour épouser son mari chrétien. Elle dit n'avoir jamais été musulmane et n'avoir rien renié du tout.
Le Soudan est ce pays au sud de l'Egypte, musulman wahhabite à quatre-vingt dix-neuf pour cent. Il est dirigé par une camarilla de militaires corrompus par les Américains, les Chinois, les Européens et le diable en personne pour leur permettre d'exploiter son sous-sol. Le wahhabisme est une interprétation du Coran apparue dans les sables du déserts arabique au XVIIIem siècle. A ce point fondamentale et rétrograde que les docteurs de l'université Al Ahzar au Caire se gaussèrent de ces péquenots incultes même pas capables de lire correctement un texte. Hélas, l'Arabie, devenue saoudite, regorge de pétrole et du fric qui va avec. Et comme les princes de cette tribu ont leurs frasques à se faire pardonner, ils versent de généreuses contributions aux imams afin qu'ils la ferment. Grâce à « La ligue islamique  mondiale », le wahhabisme construit des mosquées un peu partout dans le monde, y compris au coin de votre rue, brave gens. Et envoie des imams dire aux fidèles que les femmes doivent se voiler et ne pas sortir seule dans la rue. Il y a en Bosnie, en Albanie et en Afrique des maris qui sont payés pour que leur femme porte au moins le hidjab. Le wahhabisme n'a été reconnu musulman qu'en 1932. De nos jours, il est la vitrine d'un islam réducteur, fanatique et persécuteur.
Meriam Ishag sera pendue, sans doute après son accouchement. Les chrétiens n'ont plus rien à faire dans ces pays de sauvages où des dégénérés pansus donnent des gages à un peuple affamé. En France, ils sont tout juste tolérés chez eux, entre leurs murs, surtout pas dans la rue que tient, haut le pavé, la crème du laïcisme militant. Ce sont les héritiers de ceux qui guillotinèrent les prêtres autrefois et les fusillèrent durant la Commune.
Il y a ce film qui sort cette semaine. « Cristeros », qu'ils s'appelle. Il raconte l'histoire de paysans mexicains, excédés par les persécutions anticatholiques des révolutionnaires et qui prennent les armes.
De quoi nous donner des idées.

FvD

Mexique, prêtre fusillé.

04/05/2014

Reza Azlan et son "Zélote" de Jésus

Reza Aslan durante festival de livro em Edimburgo, em 2005 (foto: Pascal Saez/Associated Press)

Monsieur Reza Aslan

Monsieur Reza Aslan est citoyen des Etats-Unis, professeur de « creative writing »1 dans une université de Californie, c'est un homme cultive, posé, sympathique et très calme quand une journaliste inculte, Lauren Green2, lui demande sur Fox News comment un musulman « ose » écrire sur Jésus.
C'est que monsieur Aslan, d'origine iranienne et musulman chiite, comme son patronyme l'indique, est, depuis vingt ans, passionné par le personnage Jésus. Le christianisme est la religion de sa femme (à qui il dédie fort élégamment son opus) et sa propre mère s'est convertie au christianisme. Reza Aslan, à travers les Évangiles, le Nouveau-Testament et les écrits des premiers temps a tenté de reconstituer le « Jésus historique », l'homme qui est au départ du christianisme, soit du « Jésus-Christ ». La tâche n'est pas aisée, il en convient lui-même dans l'introduction : reproduire le Jésus historique, c'est reproduire un puzzle dont la majorité des pièces a disparu. Avant lui, d'autres, comme Ernest Renan s'y étaient attelé avec plus ou moins de succès. Le résultat c'est « Le Zélote » (éditions Les Arènes), livre dans lequel Reza Aslan dépeint Jésus comme un meneur juif, opposé aux prébendes et passe-droit des prêtres et lévites du Temple de Jérusalem, un défenseur des opprimés qui dénonce la main-mise du clergé sur le peuple et sa collaboration avec l'occupant romain et veut restaurer le « royaume de Dieu » qui, contrairement à l'Evangile, est bien de ce monde.
Pour étayer sa thèse, monsieur Aslan, décortique les textes du Nouveau Testament un à un, il fait longuement appel à Flavius Josèphe, le témoin juif (hellénisé) du premier siècle et aux Pères de l'Eglise. Le Jésus qui apparaît à travers ses lignes est bien ancré dans le monde juif d'une époque trouble, marquée par l'occupation romaine, les conflits entre prêcheurs itinérants, dont Jésus, et les autorités du Temple de Jérusalem.

Pour monsieur Aslan, Jésus est avant tout juif. Il n'est pas venu pour abolir la Loi de Moïse, mais l'accomplir, ce qui est aussi rapporté par l'Evangile, il veut mettre à bas le monopole du clergé sur l'administration du Temple, réconcilier tous les juifs vivants en Palestine (cfr. Les Samaritains), chasser les collaborateurs des Romains, les Hérode et autres nantis dégénérés pour instaurer, non pas un royaume, mais une théocratie. Le portrait qu'il trace de Jésus est celui d'un homme animé d'une foi passionnée qui le porte à toutes les outrances, violentes souvent, pour dénoncer le pouvoir des prêtres. Ce qui le conduira à la mort. Jésus n'a jamais songé à fonder une religion nouvelle, ouverte à tous et même aux païens, son apostolat met l'accent (comme celui de Jean le Baptiste) sur la repentance et le retour aux sources mêmes de la foi, qui sont, toutes, juives.
Son livre est intéressant, bien écrit, plus à la manière d'un roman que d'un essai, documenté et sans parti-pris. Il nous éclaire sur des personnages que nous connaissons moins, comme Jacques, le « frère de Jésus », dont nous apprenons qu'il était de facto le premier « pape » de la chrétienté. Sur l'apôtre Paul, ce Romain naturalisé, parlant grec et latin, pas vraiment en odeur de sainteté à Jérusalem et qui sera , lui, le véritable promoteur du christianisme universel chez les gréco-romains et le père de ce qui allait s'imposer comme la religion de l'empire.
Tout cela était bien connu avant monsieur Aslan. Que nous ne sachions pas grand chose de Jésus, le Galiléen, ne changera rien au christianisme. Que nous importe de subodorer que Jésus n'est pas né à Bethléem (fort probable), qu'il avait des frères et des sœurs, qu'il ne parlait pas hébreu et baragouinait mal le grec, qu'il était peut-être marié, qu'il n'a sans doute jamais comparu devant Ponce Pilate (qui avait d'autres chats à fouetter que d'écouter un prêcheur illuminé), toutes ces interrogations ne changeront pas d'un iota le christianisme qui fait de Jésus le Christ, l'incarnation de Dieu qui a pris sur lui les péchés du monde et les a rédimés par son sacrifice sur la croix. C'est ça le christianisme et non pas la personne d'un Galiléen, disciple de Jean-le Baptiste, qui a repris le flambeau après l'exécution de ce dernier. Les silences des Évangiles, le parti-pris des Actes des Apôtres, l'absence de témoignages divers et variés de cette époque sont des vides historiques mais n'influent guère sur la foi. La foi et l'Histoire font deux.
Le Jésus de monsieur Aslan est un personnage attachant mais réduit à la Palestine et au judaïsme. Il est le messie des juifs, pas le Sauveur de toutes les âmes, pas le «  Dieu, né de Dieu, Lumière, né de la Lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu » (Credo de Nicée).
Faut-il avec Saint Paul rappeler que :
Et si le Christ n'est pas ressuscité, notre message est sans objet, et votre foi est sans objet (1Corinthiens, 14) ?
N'empêche, le livre de monsieur Aslan vaut la peine d'être lu. Pour reprendre la quatrième de couverture :
Si vous êtes croyant, vous ne perdrez pas la foi. Mais vous apprendrez beaucoup. Si vous êtes athée, vous ne serez pas touché par la grâce, mais vous percerez les secrets d'une histoire millénaire. (Los Angeles Times)

FvD

1 Il est docteur en sociologie.

 

2 Voir : https://www.youtube.com/watch?v=Jt1cOnNrY5s