22/09/2014

Le Sarkozy nouveau est arrivé !

VIDEO. Nicolas Sarkozy sur France 2: ses déclarations en 5 points

 

Et le voilà donc revenu avec ses airs de fripier séfarade. Hier, sur France2, il l'a joué modeste ma non troppo, s'offrant en sacrifice expiatoire pour les salut de la France. Jurant ses grands dieux que c'est contraint et forcé qu'il s'est décidé a quitter une retraite dorée, une femme adorée, des enfants adulés pour se remettre au charbon et sortir notre pays de la gabegie dans laquelle l'ineptie socialiste etc …
Il jure, main sur le coeur et mine de premier communiant, que ses ennuis judiciaires c'était de la persécution dont les juges se mordront les doigts. Que tout cela c'est du passé et qu'il y a des choses plus urgentes à faire dans notre beau pays. On finirait par le croire.
Et puis, en 2014, il se met à parler comme François Bayrou en 2007. Plus de gauche, plus de droite, tous ensemble sous le même maillot, ces différences de sensibilités ne sont que des strates éculées du passé, l'heure est au « tous pareils ». Il n'a pas tort ! Dans le système européïste dont il est un affidé convaincu, le pouvoir national n'a aucune initiative économique ou financière, par conséquent toute politique qui s'écarte des règles communautaires est vouée à l'échec. Chaque pays doit donc se conformer au rythme qu'adopte le premier de la classe, l'Allemagne en l'occurrence. Il l'a très bien souligné, il sait parler, le bougre et caresser l'auditoire dans le sens du poil. Ne pas sous-estimer son talent, ce type est dangereux car foncièrement malhonnête et dépourvu de scrupules.
Sa capacité de nuisance est intacte et cette expérience dont il se prévaut lui fera adopter un profil plus lisse, moins fougueux, bien des sot verront de la sagesse là où il n'y a que rouerie du ghetto.
Il parle de son amour de la France, lui qui l'a alignée sur la politique étrangère des Etats-Unis et d'Israël. Et placé notre armée sous le commandement de l'Otan. Il évoque l'indépendance de la France, lui qui ne cesse de donner des gages au lobby juif. Il dit ne se sentir que Français, lui qui, aux Etats-Unis se flattait d'être surnommé « l'Américain » !
Le Sarkozy nouveau n'est en rien différent de l'ancien. Nous y avons trouvé toute les fragrances qui l'ont rendu détestable aux yeux des Français. Autosuffisance à peine voilée par un discours en trompe l'oeil. Brutalité déguisée en volonté enthousiaste. Plus une kyrielle de poncifs qui ne veulent rien dire de concret mais qui plaisent à ceux, ils sont nombreux, qui ont la mémoire courte.
Faut-il que nous soyons tombés bien bas pour sortir des box ce cheval de retour dont on sait que toutes ses victoires furent le fruit du dopage, de la concussion, du copinage vicieux et de combinazione crapuleuses dont Florence elle-même aurait rougi.
Seul un retournement total de politique, une révolution, pourra nous faire sortir l'ornière.
La révolution n'est rien d'autre que remettre les choses à l'endroit

FvD

10/09/2014

Quand Sarközy sort son Colt

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Non, ce n'est pas un chef mafieux (pas encore prouvé)

 

Le voilà qui pousse le bout de son nez et sort son Colt. Il vise la présidence de l'UMP et, après, celle de la république (avec un petit « r »), c'est Sarközy (orthographe garantie) vieille crapule sur le retour, qui se croit investit d'une mission messianique. Qu'il rêve !
Vous me direz qu'à côté du débris qui se pavane sous les lambris de l'Elysée, n'importe qui ferait l'affaire et vous aurez raison. A ce compte là, élisez moi, je ne ferai pas pire et ne répudierai pas ma femme, promis !
Notre pays n'a pas besoin de Sarközy, ni de Juppé, ni de Fillon, Marine Le Pen ou le fantôme du Général, il n'a besoin que d'une chose : la vertu !
Et cette dernière est aux abonnés absents.
Voyez le dernier épisode de ce député, ex-sous-ministre amnésique. Il paie pas ses impôts et? aux dernières nouvelles, ses loyers non plus, se fait virer aussi sec par son premier ministre, du parti socialiste ensuite, et déclare, tout honte bue, qu'il reprendra, comme si de rien n'était, son siège de député. Il y en a qui pour qui la gêne est un continent à découvrir.
Sarközy, tenez. Voilà un homme qui est poursuivi par une kyrielle de juges d'instruction, qui peut donc se retrouver demain devant un tribunal correctionnel, mettant en exergue douteuse sa personne et son parti. Vous croyez qu'il va réfléchir, attendre que son horizon judiciaire soit dégagé, s'il l'est un jour ? Non ! Il fonce, se dit qu'après tout il n' a plus grand chose à perdre et peut-être pas mal à gagner. Il est animé d'une obsessionnelle vanité personnelle, à moins qu'il ne se dépêche d'être élu pour jouir de l'immunité ? Comme motivation, il y a mieux et plus altruiste.
Feriez-vous confiance à un homme qui déclarait cyniquement faire de la politique pour gagner de l'argent ? C'était en 2006. L'homme n'a pas changé. Toujours l'esbroufe, la vanité vulgaire, les mêmes mensonges, les mêmes pôles d'intérêts qui ne sont pas forcément ceux de la France.
Demandez à tous ces gens ce qu'est la vertu, ils vous sortiront peut-être quelques tirades apprises par cœur, certains d'entre eux savent lire, n'en déplaise à madame Morano, et puis s'esclafferont grassement sur ces vestiges du passé, loin des temps présents qui sont ceux du progrès et de l'humanisme triomphant. La vertu, pour eux, c'est tout juste un truc pour nonnes et moines rétrogrades, le tout pimenté de philosophes grecs déjantés. A la vertu, ils opposent l'efficacité, tant il est vrai que tout est bon pour leur réussite.
Ils rejoignent ainsi les tenants d'une moralité sur mesure : est bon ce qui est bon pour moi !
Et qui ajoutent, la main sur le cœur : ma réussite sera la vôtre. Votre intérêt est d'abord le mien.
Après ça, vous comprendrez que seule s'impose une radicale remise en place des choses et des gens : une révolution !

FvD

 

 

08:37 Écrit par Ungern dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sarkozy, ump, ps, france |  Facebook |

09/09/2014

Septembre noir pour Hollande

 

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Triste temps pour François Hollande

Plus tard, quand les historiens se pencheront sur le mandat de monsieur François Hollande, pointeront-ils du doigt peut-être ce mois de septembre 2014 y voyant un concentré de toutes les turpitudes de ce président à mi-mandat et de sa majorité.
Treize pour cent d'opinions favorables, une majorité divisée, deux ministres débarqués, un secrétaire d’État qui joue les Speedy Gonzales et se fait virer neuf jours après sa nomination et, coup de poignard dans le dos, madame Trierweiler qui dévoile à la France pâmée les recoins cachés de l'alcôve présidentielle.
Il fut un temps où le pouvoir, à défaut de résultats, avait de la classe et se faisait respecter. Il est vrai qu'à l'époque la vertu était un mot connu et recommandé à quiconque souhaitait consacrer son humble personne à plus haut que lui.
Un temps où les maîtresses royales s'exilaient à la campagne sans demander leur reste et épousaient, à titre de consolation un Comte au rabais ou un Baron chenu mais pourvu.
Voyez ce secrétaire d'Etat à je ne sais plus quoi, qui « oublie » de payer ses impôts, mais pas de les rappeler à ceux, qui dans sa foulée, font de même. Le bonhomme est remercié, pointé du doigt et prié de regagner ses terres macônnaises. Pensez-vous que l'idée de démissionner de tout mandat lui est venue, à ce monsieur ? Fichtre non ! Il compte bien reprendre place de député à l'Assemblée nationale. La pensée que son comportement est rédhibitoire avec la mission que le bon peuple lui a confiée ne lui chatouille même pas l'esprit.
Dans n'importe quelle société d'actionnaires, le mandat d'un administrateur peut-être révoqué ad nutum par le Conseil d'administration. Et c'est le cas quand les résultats ne sont pas au rendez-vous.
Nous n'en demandons pas tant pour nos représentants, en retour, ils pourraient témoigner d'un minimum de vertu, de celle qui veut que l'on s'efface dès lors que la confiance est entamée et le doute distillé.
Monsieur François Hollande lui même dans un entretien accordé au journaliste Edwy Plenel en 2003 déclarait sur le ton bonhomme qui est le sien.
« Après tout, il serait bon qu'un homme politique, au milieu de son mandat, se représente devant sa majorité en demandant un vote de confiance, il appartient au peuple de contrôler et donc de sanctionner une politique si cette dernière contrevient aux engagements de ses promoteurs. »
Paroles que tout cela !
Voilà donc le président de la République avec une majorité qui s'effrite, un pouvoir qui se dilue, une popularité pourrie, une image empoisonnée par une femme qui se venge, des frondeurs qui surgissent là où on ne les attendait pas et une scène internationale qui ne le voit même plus en figurant.
Tout ce beau monde fera comme si rien ne prêtait à soucis. Les états d'âme des braves gens comptent pour si peu, et s'ils sont pauvres de surcroît autant les ignorer. Il y a une scène politique sur laquelle s'agitent des acteurs qui, le rideau baissé, ont leurs propres codes, lois et règlements dont l'électeur lambda est exclu.
Etienne Chouard l'a très bien résumé :
La démocratie, dans notre système politique, permet à l'électeur de choisir ses maîtres et rien de plus !

FvD