31/05/2014

France: la conjuration des incapable

 

Bonjour, nous sommes le trente et un mai de l'an de grâce deux mille quatorze, jour de la Visitation de la Vierge Marie. Si vous ne savez pas ce que signifie « Visitation », retournez au catéchisme, bande de mécréants.
Nous sommes gouvernés par des incapables, en partie parce que ces derniers sont élus par des incultes. Et il y a de quoi. Savez-vous, braves gens, que l'Histoire de France n'est pratiquement plus enseignée dans nos Collèges et Lycées. Que pour pallier cette criminelle incongruité, un historien, monsieur Dimitri Casali, a publié un Altermanuel d'Histoire (Perrin) où il raconte, entre autres, Roncevaux et Roland, le baptême de Clovis, Charlemagne, Louis XI, Jehanne d'Arc et des tas d’événements plus utiles pour expliquer notre pays à nos têtes blondes que l'empire du Mali et la dynastie des Han. Mais nos enfants ont pour professeurs des crétins qui en font des sujets d'expériences pédagogiques douteuses, quand ce ne sont pas carrément des criminels qui consciemment déconstruisent au nom d'un postmodernisme creux et vide la civilisation de leurs parents.
Nous sommes gouvernés par des incapables.
Tenez, madame Taubira, égérie venue de la forêt guyanaise, militante indépendantiste jadis, rangée en ministricule de la République aujourd'hui et négresse de service d'un gouvernement accroc à la « diversité » anémiante. Comme il y a trop de détenus dans les prisons françaises, la brave dame a une idée originale : autant les vider ! Elle concocte donc un texte qui obligerait les juges, pour tout délit puni de cinq ans de prison maximum à appliquer la contrainte pénale, c'est-à-dire, éviter d'enfermer le délinquant, lui faire tondre les pelouses des municipalités, laver les voitures des fonctionnaires et monter la garde la nuit dans les complexes sportifs des banlieues à risques. Liste non limitative. Voilà t'y pas qu'une parlementaire introduit en catimini un amendement étendant cette mesure à tous les délits. Tous ! Et Christine (Taubira) de laisser faire, sans moufter !

Ainsi, dans cette optique laxiste, un brave type, un peu pédophile mais sans plus, au final d'une fête de famille bien arrosée, pourrait bénéficier de la clémence des juges si, sans vouloir à mal il aurait tripoté quelque peu, mais si gentiment, sa nièce Sidonie, huit ans. Faut comprendre les gens, quand même ...
Le président Hollande a piqué une colère, paraît-il et a recadré Christine, mais le mal était fait.
Un gouvernement qui ne veut pas que l'on enseigne l'Histoire, qui produit des générations d' analphabètes et qui en plus laisse faire jusqu'à l’innommable. On est servi.
C'est Antonio Gramsci (si vous ne savez pas qui est Gramsci, prenez-vous en à vos professeurs !) qui a écrit cette phrase que je cite de mémoire : entre le déclin d'une civilisation et l'émergence d'une nouvelle, il y a comme un clair-obscur dans lequel paraissent les monstres.
Nous y voilà !

FvD

26/05/2014

Une victoire du front National, pour quoi faire ?

Marine Le Pen après l'annonce de la victoire du FN aux Européennes, le 25 mai 2014. (Christian Hartmann/REUTERS)

Que signifie le vote de ce dimanche en France. Que 25% des Français sont des europhobes xénophobes, des crypto-fascistes è tutti quanti ? Nenni ! Les Français, comme tous les peuples du monde, c'est de la bonne pâte. Ils demandent pas grand chose : un travail payé décemment, la sécurité dans les rues et un avenir pour leurs enfants. Une bonne équipe de foot serait un plus. Voilà, rien d'autre. Pour le peuple, la politique, c'est le Café des Sports, à l'heure de l'apéro, histoire de refaire le monde et râler pour rire.
Mais quand le travail fout le camp, parce qu'au nom de l'Europe il faut le partager avec des Roumains, des Polaks, des Bulgares et des Moldo-Slovaques d'une Transnistrie, dont personne ne sait que la capitale est un bled nommé Tiraspol, alors rien ne va plus  ! Et Bruxelles est une ville voisine et sympathique, sauf quand des zombies technocrates, dans leurs bureaux aseptisés, décident qui peut ou ne peut pas monter sur l'escabeau pour la cueillette des cerises.
Quand il y a des étrangers, venus d'Afrique du Nord comme de l'au-delà du Sahara qui sont de plus en plus nombreux et, manifestement, ne s'assimilent pas, voilent leur(s) femme(s), ne parlent pas français, réclament leur nourriture à eux et vont se battre dans des pays où leurs congénères s'entre-tuent, alors ils en ont marre et, comme ces derniers sont de plus en plus nombreux, ils parlent de « Grand Remplacement » et exigent, à raison que cela cesse.
L'idéologie, dit le vote, c'est fini ! L'immigration n'est pas « une chance pour la France », l'Europe, dans laquelle le Français lambda peut se reconnaître, il n'en veut pas si elle l'appauvrit. Le peuple, il est comme ça, très prosaïque, pas de  paroles ou des promesses creuses, mais des actes et ces derniers ne sont pas au rendez-vous.
Ce qu'il ne sait pas, le bon peuple de France, c'est que rien ne changera.
En France, certainement pas. Dans une suspecte envolée, Manuel Valls, les yeux illuminés par une lueur démoniaque, a martelé comme un automate que « rien ne changerait », que tout s’accélérerait au contraire.
En Europe, pareil. Le Parlement européen sera composé d'une majorité d'euro-soumis castrés qui éliront sans doute cet obscur Luxembourgeois si mal nommé
Juncker 1 président de la Commission qui continuera, comme si de rien n'était, à faire ce qui se faisait avant. Qu'importe l'humeur des Français pourvu que les Allemands soient contents, eux, et les banques avec !
Et dans le monde ce sera pareil. Le président de la République française dit qu'il ira, demain, parler à ses partenaires. Ces derniers sont des gens polis qui l'écouteront en silence.
Rien ne changera, le discours s'enrichira sans doute de sophismes nouveaux qui feront leur temps mais ne tromperont personne.
Alors, il ne faudra pas s'étonner si, dans un avenir proche, le bulletin de vote soit remplacé par la Kalachnikov !

FvD

1« Junker », écuyer en français. Premier titre de la classe chevaleresque. Rien à voir avec le triste charisme du sieur dont question.

 

07/04/2014

Manuel Valls, ou l’échec programmé

 manuel valls, PS, france, élections européennes

 

 
 
M. Valls devra souscrire sans barguigner aux oukases du FMI, notamment en faisant passer le pays sous les fourches caudines de ce que l’on appelait naguère un « plan d’ajustement structurel ».
M. Valls, chef du gouvernement, est-il un homme de gauche ou un libéral sarkozyste mâtiné facho ? Se poser ce type de questio, c’est se condamner à ne pas y répondre. Parce que bien fort serait celui qui dirait aujourd’hui comment précisément distinguer la gauche politique de la droite idéologique ?
Qu’est-ce en effet à présent qu’être « de gauche », à part se déclarer en faveur d’un « mariage pour tous » compris comme un formidable progrès et un substantiel accroissement de « droits » ? Sans que d’ailleurs personne ne dise, ni à gauche ni à droite, ni où ni comment doit s’arrêter la surenchère dans l’accroissement et la diversification sans limites des droits… ni où commence l’excessif, l’anormal, l’illégal, le pathologique, voire la délinquance et le crime. Les lignes bougent et les cervelles s’en retrouvent cul par-dessus tête.
Ne comptons donc pas sur M. Valls, dans le court laps de temps qui lui est imparti avant la nouvelle Bérézina programmée des élections européennes, pour remettre de l’ordre dans lesdites « valeurs » républicaines dont il se gargarise si abondamment… et encore moins pour relancer le marché du travail, assainir des banlieues travaillées par un djihadisme ayant fait ses classes en Syrie avec la bénédiction du Quai d’Orsay. Ou encore pour alléger la pression fiscale et remettre l’économie à flot, par exemple en sortant sans fracas de la monnaie unique, c’est-à-dire en revenant au franc, qu’il serait alors loisible de dévaluer afin de regagner un peu de la compétitivité perdue. En l’occurrence un point et demi de croissance, postulent les experts.

M. Valls ne fera rien de tout cela. Il fera certainement beaucoup de bruit en faisan, le cas échéant, coffrer et microficher quelques trublions des droites réputées extrêmes, avec ou sans l’aide de Mme Taubira, la miraculée du n°13 de la place Vendôme… tout en clamant martialement devant les caméras « No pasarán » ! Par conséquent, dire de M. Valls qu’il est une lumineuse incarnation du social-libéralisme planétarien, c’est enfoncer une porte ouverte. Mieux vaudrait préciser que M. Valls a pour vocation première, non point d’entendre les votes de protestation de ses concitoyens, mais d’appliquer la dure loi – dura lex sed lex – du redressement comptable imposée par la Commission de Bruxelles devant laquelle il devra se présenter incessamment sous peu. Dès la mi-avril, il devra en effet soumettre l’état des lieux d’une France désormais placée « sous surveillance renforcée ». Or, lundi 31 mars, l’INSEE révélait que le déficit public avait atteint 4,3 % en 2013 et non 4,1 % comme annoncé par le gouvernement Ayrault. La dette hexagonale aura ainsi progressé de 13,4 milliards d’euros au cours du quatrième trimestre 2013 pour atteindre 1.925 milliards d’euros, soit 93,5 % du PIB contre 90,6 % en 2012.
Autrement dit, nonobstant les desiderata de Mme Merkel, M. Valls devra souscrire sans barguigner aux oukases du Fonds monétaire international, notamment en faisant passer le pays sous les fourches caudines de ce que l’on appelait naguère, et avec brutalité, un « plan d’ajustement structurel ». Il s’agissait d’une thérapie de choc que la Banque mondiale appliquait à ceux des pays africains qui rechignaient à sortir de l’ornière du sous-développement ! Remède de cheval consistant à tuer le patient pour que l’État retrouve au plus vite un bilan financier présentable. Aujourd’hui, grâce à quelques décennies de croissance à crédit – sans songer un seul instant que Shylock viendrait un beau jour réclamer sa livre de chair –, certains Européens particulièrement exposés peuvent espérer brûler les étapes en matière de tiers-mondisation accélérée… regardons du côté de la Grèce.

Jean-Michel Vernochet
Journaliste

source: http://www.bvoltaire.fr/jeanmichelvernochet/manuel-valls-ou-lechec-programme,55688?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=5208b1e2fe-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-5208b1e2fe-30419145&mc_cid=5208b1e2fe&mc_eid=c4485ce8b7

08:42 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : manuel valls, ps, france, élections européennes |  Facebook |