16/11/2013

Les vacances de Monsieur H…

Par Dominique Jamet

On oublie tout sous le soleil de Monaco, pour reprendre au mot près le plus grand succès de Luis Mariano. Oubliées les mauvaises nouvelles qui volaient en escadrilles dans le ciel brumeux de l’Ile-de-France. Oublié l’incroyable sondage qui, selon le Huffington Post et i>Télé, n’accorderait plus que 15 % de jugements positifs au président de la République, oublié le rejet par le Sénat du budget de la Sécurité sociale, oublié le recul de 0,1 % du PIB au troisième trimestre, oublié l’enlèvement d’un prêtre au Cameroun. D’autres vont se changer les idées à Disneyland, François Hollande a pu pleinement profiter des quelques heures de détente qu’il a passées dans la Principauté.
Certes, Valérie Trierweiler n’était pas du voyage et la princesse Charlène brillait par son absence. Certes, la princesse Caroline était retenue par un colloque médical et la princesse Stéphanie assurait la garde des deux éléphants qui ont récemment trouvé l’asile politique sur le Rocher. Mais le prince Albert, ce joyeux drille, était là pour accueillir son illustre visiteur. Certes, le président français a soigneusement évité tout ce qui aurait pu ressembler à un bain de foule. Mais force est de constater que ni les routiers, ni les agriculteurs, ni les ouvriers, ni les patrons, ni les syndicats, ni les bonnets rouges monégasques n’avaient appelé à manifester contre un chef de l’État tout surpris de ne susciter ni contestation ni huées ni sifflets.
Aussi est-ce dans la sérénité que les deux partenaires ont paraphé cinq acteurs de coopération entre leurs deux pays, qu’ils ont pu parler football et évoquer l’éventuel aménagement de la surtaxation des vedettes de l’A.S. Monaco. Pour finir, François Hollande a adressé une allocution aux poissons du Musée océanographique, qui en sont restés muets d’étonnement.
Dès demain, c’est en Israël que le président de la République peut s’attendre à recevoir l’accueil le plus chaleureux. Il faut dire que tout a été fait ces derniers jours pour transformer ce qui se présentait comme un déplacement à risque en un voyage de rêve.
Contrairement aux années précédentes, il n’a pas été déposé de gerbe au nom de la France sur le mausolée de Yasser Arafat à Ramallah. La France n’a pas cru devoir s’inquiéter des conditions de vie qui sont faites aux habitants de Gaza, cette prison et cet égout à ciel ouvert. Mais surtout, plus royaliste que le roi, plus ferme que les États-Unis, plus israélienne que Benjamin Nétanyahou, plus intransigeante que le Likoud, la France, par la voix de Laurent Fabius, a fait capoter la négociation internationale engagée et bien engagée à Genève avec l’Iran. Toute peine mérite salaire et François Hollande, ce dur entre les durs, mérite bien la standing ovation que lui réserve la Knesset.
Hélas, dans les plus beaux contes de fées vient toujours le moment où le carrosse redevient citrouille. Dès mardi, et en supposant que d’ici là le ciel ne lui sera pas tombé sur la tête, François Hollande va retrouver la France et ses soixante-cinq millions de sujets de mécontentement. Même les RTT ont une fin.

source: boulevard Voltaire

09:32 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : francois hollande, israle, yasser arafat, popularité e f. hollande, ps, france |  Facebook |

15/11/2013

Racisme : l’opération de diversion a déjà fait pschitt !

anti-racisme

 

DominiqueJamet
Journaliste et écrivain.
Il a présidé la Bibliothèque de France et a publié plus d'une vingtaine de romans et d'essais.
 
Une femme, désignée par le Front national pour être sa tête de liste à Rethel lors des prochaines municipales, ouvre son cœur et son press-book à une chaîne de télévision. La malheureuse, aussitôt désavouée et suspendue par son parti, juge intelligent et spirituel de faire profiter des millions de téléspectateurs de deux photos qui, selon elle, établissent la parenté, voire la similitude, entre Christiane Taubira et l’espèce simiesque.
Quelques jours plus tard, à Angers, une petite fille dont les parents, assurément plus coupables qu’elle, mériteraient amplement la fessée qu’ils ne lui ont pas donnée, réserve un accueil plaisant au ministre de la Justice : « C’est pour qui, la banane ? » lance naïvement la pauvre enfant dont on veut espérer qu’elle ne mesure pas la portée de son apostrophe, « C’est pour la guenon ! » Et le cercle de famille d’applaudir à grands cris ce trait d’esprit.
Cette semaine, l’hebdomadaire Minute dont l’orientation politique et le tirage modeste, malgré des informations parfois exclusives, lui valent depuis des années d’être interdit de revue de presse, consacre à la même Christiane Taubira une « Une » d’un goût plus que douteux (bien qu’elle n’aille pas aussi loin, et c’est peu dire, que les caricatures obscènes et les provocations en tout genre dont notre confrère Charlie Hebdo est coutumier, en toute impunité). La gardienne des Sceaux de la République, « maligne comme un singe », y est-il dit (ha ! ha !), « retrouve la banane » (ha ! ha !). Aussitôt, sirènes d’alarme, tocsin, tollé, la cour et la ville font chorus et crient haro sur un baudet qui ne s’attendait pas à une telle publicité.
Le rôle joué par Christiane Taubira lors du grand débat sur le « mariage pour tous » explique l’animosité dont celle-ci est l’objet dans une large portion de l’opinion publique. Il ne saurait justifier la bassesse, voire, tranchons le mot, l’ignominie d’agressions qui vont au-delà de ce qui est tolérable, d’insinuations ou de plaisanteries qui se situent au-dessous de la ceinture. Agressions, insinuations et plaisanteries, il faut le souligner, unanimement condamnées, d’un bout à l’autre de l’éventail politique.

Mais ces trois exemples isolés ne justifient pas davantage l’appel à la mobilisation générale trompetté par un gouvernement aux abois, des médias aux ordres et des associations qui attendent de la loi et des tribunaux qu’ils restreignent, qu’ils sanctionnent, qu’ils amputent jour après jour la liberté d’expression. Ils ne justifient pas que le Premier ministre ait saisi le parquet et étudie, comme au temps de Charles X et de Polignac, la possibilité d’agir contre la diffusion d’un journal. Ils ne justifient pas l’ouverture annoncée à son de trompe d’une véritable chasse aux sorcières. Ils ne justifient pas que l’on parle d’une renaissance et d’une propagation du racisme, comme si l’immonde avait repris du poil de la bête, alors que les réactions suscitées par les trois bavures ci-dessus évoquées montrent bien qu’en France, en 2013, ce genre d’attitude, de propos et de presse n’a pas droit de cité.
Parce que quelques dizaines de manifestants égarés par la passion ont été incapables de distinguer en un jour de commémoration et d’union nationales entre l’homme qu’ils ont le droit de contester, voire de détester, et une cérémonie qui n’appelle que le silence et le respect, parce qu’ils ont hué et sifflé François Hollande en une occasion où, en dehors de toute considération partisane, le président de la République rendait l’hommage qui leur est dû à ceux qui sont morts pour la patrie, celui-ci, à peine à l’abri des murs de son palais, a cru pouvoir stigmatiser les « factieux » qui l’avaient outragé et donner le branle à une offensive concertée contre le prétendu retour des Ligues. Qui est naïf au point de gober cette fable ?
Sommes-nous en 1788, comme le disent certains ? En tout cas, nous ne sommes pas en 1934 ou 1940. Hurler au loup quand on a fait depuis longtemps la peau à celui-ci est la pitoyable ruse de mauvais bergers en gros sabots. « Le racisme ne passera pas ! », « Le fascisme ne passera pas ! » ? Il y a longtemps qu’ils sont passés, je veux dire qu’ils appartiennent au passé. L’opération de diversion tentée par un gouvernement aux abois aura l’effet qu’elle mérite. Elle fera, elle a déjà fait pschitt.

source: boulevard Voltaire


08:22 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : racisme, taubira, minute, bananes et guenon, valls, hollande, ps, france |  Facebook |

14/11/2013

Les pissotières: victimes de la théorie du genre

 

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Madame Vallaud-Belkacem, ministre de l'égalité des femmes, des sexes ou quelque chose comme ça ...

On va où ? Je vous le demande. Voici qu'en catimini et en dehors de tout programme annoncé, des commissions crypto (c'est-à-dire) cachées gouvernementales planchent sur la procréation médicalement assistée et le statut de la mère porteuse.
Ce n'est pas nouveau, c'était dans les dossiers des futurs gouvernants bien avant les élections. Déjà en 2010, madame Michèle André, sénatrice socialiste du Puy de Dôme, annonçait la couleur devant deux Loges d'Avignon. Tout y est passé : théorie du genre, mère porteuse, manipulations génétiques, exacerbation du féminisme, tout. Bel exemple de démocratie que de discuter du devenir de la société toutes portes fermées dans des cénacles réservés aux seuls initiés !
Madame Najat Vallaud-Belkacem est ministre des droits de la femme. Curieux quand même, qu'il faille un maroquin pour appuyer et défendre les droits des femmes. Comme si le sexe faible l'était vraiment ! Ce poste lui permet, on se demande comment, de prôner la théorie du genre et de la mettre en pratique, s'il vous plaît. Elle veut que dans les écoles, il n'y ait plus de pissotières dans les toilettes des garçons. Rien que des cabinets, comme pour les filles. Garçons et filles égaux dans la mixité et la miction !
On rêve ? Non, ma chère, c'est du travail ministériel.
Elle est, ma foi, accorte, cette dame, née au Maroc et qui, certes, a eu du mérite pour avoir étudié et s'être démenée pour se faire connaître de madame Ségolène Royal qui fut son mentor avant l'élection du père de ses enfants.
Elle se plaint aussi d'avoir été victime de « racisme » durant le débat sur le mariage pour tous.
Je gage fort que si madame Vallaud-Belkacem était restée au Maroc, elle n'aurait pas eu ce genre d'appréhension, sinon celui de se retrouver en prison pour avoir proposé le mariage à ceux qui sont l'objet d'anathème dans le Coran.
Elle est, cette ministre, à l'image des convertis. Plus progressistes que moi tu meurs, plus féministe aussi, plus si, plus ça, histoire de bien montrer qu'elle est « intégrée » à la pensée unique supposée occidentale et moderne. Rien n'est pire qu'un nègre-blanc ai-je lu et écrit maintes fois.
Tenez, à propos de nègre-blanc, madame Taubira est du même acabit. Encore une « super intégrée » qui fait du zèle dans la démonstration de son assimilation. Et lui vole au secours le premier ministre himself quand un hebdomadaire la brocarde.

Tellement intégrée, madame Taubira, qu'elle rêve de « révolution civilisationnelle ». Si elle se contentait de rêver, ce ne serait pas grave, mais elle fait tout pour attirer sur sa personne des tirs de bananes. Quand on est ministre, faut avoir du coffre
Triste France qui se meurt au fur et à mesure que sa population est sournoisement remplacée par ce qui n'est pas « une chance pour la France ».
Je plains les Najat Vallaud-Belkacem et les Taubira de tout bord le jour où les nouveaux maîtres à penser imposeront leurs structures mentales, ce sont elles qui, les premières, feront les frais du véritable renversement des valeurs.
Mais pour ces apprenties sorcières, ne compte que l'hypertrophie de leur personne et les miroitements de l'or dans les lambris.
Des lambris aux lambeaux ...

FvD