03/04/2014

Guénon et ce monde moderne

Le gouvernement a ramassé une raclée dimanche dernier et, dès lundi, il s'est empressé, non pas d'entendre la voix populaire, mais de d'embrumer le désastre. Changement de gouvernement : les médias ne parlent plus que de ça, du coup le Waterloo est oublié, passé en pertes et profits, on prend les mêmes, ou presque et l'on recommence. C'est un vieux truc de communiquant, tant il est vrai qu'aujourd'hui, les gouvernements ne gouvernement plus mais communiquent, font de la pub, quoi !
On s'abstiendra en conséquence de commenter les allées et venues de ces messieurs dames, ils ne valent pas grand chose, l'Histoire les balaiera comme fétus de paille au vent.
Les élections européennes approchent elles aussi. Aller voter ne sert à rien, mais si on ne le fait, pas la peine ni le droit de râler. Donc, se déplacer et mettre dans l'urne un bulletin au nom d'un euro-sceptique. Les édiles européennes, en catimini comme elles ont l'habitude, nous concoctent un pacte transatlantique qui nous liera au marché nord-américain, ce sera tout bon pour les grosses, les très grosses entreprises, et pas si bon que ça, mauvais même, pour les petites et les moyennes, mais de ces dernières tout le monde s'en fout !
guénon.jpgEn 1927, paraît « La crise du monde moderne ». Guénon (photo) y développe ses raisons de ne croire ni à la légitimité, ni à la cohérence de ce que nous avons coutume d'appeler «  nos valeurs ». L'humanisme, le laïcisme, l'égalité, la parité, toutes ces notions qui fondent notre quotidien sont passées au crible et réduites à, ce que selon Guénon, elles doivent être : une suite de sophismes suggérés sinon imposés.
De Guénon il y a beaucoup à dire et critiquer, il n'en reste pas moins que cet essai n'a pas pris une ride, les événements qui se sont succédé depuis ont malheureusement donné raison à un penseur qu'il nous faut encore découvrir.

Extrait :
« Si l'on définit la « démocratie » comme le gouvernement du peuple par lui-même, c'est là une véritable impossibilité, une chose qui ne peut pas même avoir une simple existence de fait, pas plus à notre époque qu'à n'importe quel autre ; il ne faut pas se laisser duper par les mots, et il est contradictoire d'admettre que les mêmes hommes puissent être à la fois gouvernants et gouvernés, parce que, pour employer le langage aristotélicien, un même titre ne peut être « en acte » et « en puissance » en même temps et sous le même rapport. Il y a là une relation qui suppose nécessairement deux termes en présences ; il ne pourrait y avoir de gouvernés s'il n'y avait aussi des gouvernants, fussent-ils illégitimes et sans autre droit au pouvoir que celui qu'ils se sont attribués à eux-mêmes ; mais la grande habilité des dirigeants, dans le monde moderne, est de faire croire au peuple qu'il se gouverne lui-même ; et le peuple se laisse persuader d'autant plus volontiers qu'il en est flatté et que d'ailleurs il est incapable de réfléchir assez pour voir ce qu'il y a là d'impossible. C’est pour créer cette illusion qu'on a inventé le « suffrage universel » : c'est l'opinion de la majorité qui est supposée faire la loi ; mais ce dont on ne s'aperçoit pas, c'est que l'opinion est quelque chose que l'on peut très facilement diriger et modifier ; on peut toujours, à l'aide de suggestions appropriées, y pourvoir des courants allant dans tel ou tel sens déterminé ; nous ne savons plus qui a parlé de « fabriquer l'opinion », et cette expression est tout à fait juste, bien qu'il faille être dire, d'ailleurs que ce ne sont pas toujours les dirigeants apparents qui ont en réalité à leur disposition les moyens nécessaires pour donner ce résultat. »
(René Guénon : La crise du monde moderne, p.131. Folio Essais)

FvD

 

09:21 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rené guénon, monde moderne, démocrtaie, élections, ps, france, europe |  Facebook |

02/04/2014

Valls : deux ou trois choses sur le bonhomme

 valls, ayrault, hollande.jpg

On ne va pas reprocher à Manuel Valls d'être Catalan, quand même ! Ni d'être ambitieux, arrogant, dictatorial, manipulateur et hypocrite. Tout cela est normal, c'est un politicien. Non, nous lui reprochons de n'avoir aucune classe, de n'être qu''un petit bonhomme stressé et mal éduqué qui roule des mécaniques, profère des menaces, frappe le faible et flagorne le puissant et renierait père et mère à sa carrière. Le choix de monsieur Hollande, dans le fond, n'est pas si mauvais, Valls a trois ans pour se rendre carrément haïssable aux yeux des Français, c'est déjà en route, encore un petit effort et le résultat nous surprendra.
Marié à une violoniste, elle-même fille d'un violoniste de l'orchestre de Radio-France (alors que sa fille accompagne … Johnny Hallyday … ), il se dit « par sa femme, lié indissociablement à Israël ». L'intéressée est petite fille d'un juif alsacien, pas de quoi se faire circoncire, quand même !
Il veut contrôler l'Internet, parle des cathos comme de « forces sombres », donne des leçons au moindre pompier de service, mais ne fait guère peur aux malfaiteurs de France et de Corse et d'ailleurs, son bilan comme premier flic est pour le moins négatif. Dans ses attributs de ministre de l'Intérieur, il y a les renseignements. Là aussi, il flanche. Il n'a jamais entendu parler du fric planqué de Cahuzac, par contre, pour s'en prendre à Dieudonné, il donne la grosse artillerie, quitte à se faire retoquer par le Conseil d’État. Il laisse, tranquille, des manifestants saccager Nantes, la ville de son prédécesseur, mais gaze des familles venues protester, avec femme, grand-mère et poussettes, contre le mariage des invertis.
Casser du catho, c'est pas grave et, au final, plaît à ses amis juifs !

Il a le verbe péremptoire et sec, le physique d'un trotskiste orthodoxe mais constipé. Toujours aux aguets, il a pour habitude de tirer le premier, fut-ce sur une ombre.
IL n'aime pas les musulmans, s'adresse à eux comme le fait un maître à ses domestiques, il les renverrait bien à la mer , mais ne le dit pas encore à voix haute.
Allons, tout cela est bien bon et nous dégoûte encore plus de ces hommes dégénérés qui se prélassent sans vergogne dans leur insondable vanité. De cette vanité perverse qui brûle les âmes et, au final, les corps.
Le feu, vite !!

08:49 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : manule valls, comunauté juive, ps, france |  Facebook |

01/04/2014

Valls: quand un névrosé succède à un ectoplasme ...

 

  On va pas perdre notre temps à commenter la décision d'un François Hollande de changer de premier ministre. C'est de politique qu'il aurait fallu changer, mais pour cela il faut une révolution et le Hollande en question il n'est pas révolutionnaire, plus conformiste que lui, tu meurs ! Bref, un névrosé succède à un ectoplasme nécrosé, pas de quoi pavoiser !
Nous avons toujours écrit que l'élection de François Hollande ne valait que pour une seule chose : se débarrasser de Sarkozy, sa clique et ses attaches troubles avec le grand capital et l'atlantisme.Sarkozy chassé, tout le reste persiste et n'est pas prêt d'être revu et corrigé.

C'était cependant prévisible. Comment voulez-vous qu'un chef de l'exécutif régional (la France, en l'occurrence) se distingue, prisonnier qu'il est dans les rets des conventions européennes, de l'OTAN et des multiples et complexes traités internationaux ? La souveraineté nationale, cela n'existe plus !
Alors Hollande et son équipe s'agitent.
Sur le plan intérieur, la situation échappe au gouvernement. Plan sociaux qui ne cessent de s'annoncer les uns après les autres, bisbilles au sein même du gouvernement, réforme fiscale embourbée quelque part, reste la sécurité, ce thème si cher à la droite et pour lequel Manuel Valls a fait chou blanc, l'insécurité est en hausse, ,ne lui en déplaise. Ce monsieur roule des mécaniques, adopte un profil mussolinien, mais n'est pas Mussolini qui veut !
Et sur le chapitre de l'euro, de la dette, de la crise, c'est toujours la même partition en ton mineur et réformes à la va-vite, sans concertation de tous, ficelées à la hâte dans les couloirs de Bruxelles au bout d'interminables apartés entre Hollande et Cameron, Hollande et Merkel, Merkel et l'Italien, ce dernier avec l'Espagnol, l'Espagnol avec Hollande et tous avec les banquiers. Improvisations, effets d'annonces de quoi fournir de la matière aux éditorialistes avant de remettre ça !
C'est toujours pitoyable, risible parfois décevant pour le moins, rageant toujours.
Car l'Europe, c'est quatre cent millions d'habitants, une vieille terre de civilisation, une puissance commerciale et économique incontournable qui est mise sous tutelle par des intérêts financiers cosmopolites et muselée par les Etats-Unis d'Amérique, ce fourre-tout d'émigrés bâtards.
Les peuples d'Europe méritent mieux que ce confort petit-bourgeois dont les rapaces de la finance les dépossèdent lambeau par lambeau. Le salut du continent passera, qu'on le veuille ou non, par la prise de conscience d'une reprise de la souveraineté nationale, prélude à une puissance pan-européenne indépendante et impériale.
Les élections européennes arrivent bientôt, ne pas oublier de leur donner, dans ce contexte d'une importance primordiale, une raclée supplémentaire.
FvD

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08:09 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : valls et ayrault, ps, hollande, france |  Facebook |