12/02/2011
Egypte: et alors ?

Avant-hier Ben Ali, aujourd'hui Moubarak,
demain ?...
Et alors ?
Ben, pas grand-chose... sinon que dans les chancelleries occidentales on se pose bien des questions.
Et d'abord la première: personne (ou presque) n'a rien vu venir.
Ce qui est faux ! Les diplomates de la base, les consuls, les conseillers, ceux qui vont dans la rue , parlent la langue et ne se contentent pas des petits-fours des réceptions officielles, se doutaient bien que tout le système mis sur pied dans cette partie du monde reposait sur une poudrière e qu'un jour tout allait sauter. Las, leur hiérarchie ne les a pas entendus parce qu'elle ne voulait pas les entendre.
Et puis, question lancinante: et maintenant ?
Le peuple du Moyen-Orient est dans la rue, à Alger cela se bouscule, au Yemen on sent comme un grand souffle, la Jordanie retient le sien. Et alors ?
Alors, pour Washington et Tel-Aviv car c'est bien de ces deux compères qu'il s'agit, il est plus que temps de prendre le train en marche. De favoriser les militaires, charmer les nouveaux civils qui prendront la place des autres. Tout faire, tout dépenser, tout déployer de peur que l' aspiration populaire la plus évidente et la plus dérangeante soit satisfaire.
Ce bon peuple dans la rue, il ne demande pas grand-chose: un travail et de quoi manger à sa faim d'abord, la dignité ensuite. En anglais cela se dit : « bread and roses », du pain et de la considération.
Seulement voilà, quand des gouvernements corrompus par les américains et les sionistes se maintiennent durant des décennies au pouvoir, se compromettent dans les massacres de Gaza, dans la guerre d'Irak, soutenant sans vergogne les pires exactions,alors le peuple en a marre, il se sent humilié, et veut retrouver sa dignité. C'est précisément cela que Washington et son satellite Israël veulent éviter.
Retrouver la dignité d'être arabe, se sentir solidaire des peines et des joies Moyen-Orient, dénoncer le siège criminel de Gaza, l'occupation de la Palestine par les sionistes et leur suppôts d'occident, en finir avec l'entité sioniste en Palestine.
Tout cela, ces messieurs policés n'en veulent pas. Ils trouveront, en ne cherchant même pas trop, une autre marionnette qui se pliera à leur volonté, l'argent n'achète-t-il pas tout ?
Et chez nous, dans cette Europe artificielle, friquée et au totalitarisme mou, les peuples ne descendront-ils pas dans la rue réclamer autre chose que des subventions ? Le droit de travailler chez eux, dans des usines qui ne fichent pas le camp vers des paradis sociaux et les bénéfices dans des pays d'opérettes à la fiscalité absente ? N'ont-ils aucune dignité pour faire en sorte que leur vie ne soit pas rythmée par les échéances de fin de mois, l'apéro, le loto et le porno ?
Allons, rêvons !
L'insurrection qui vient !
17:30 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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29/01/2011
Il y a "révolution" et Révolution...

Autant mettre les pieds dans le plat. Je me méfie de ces révolutions un peu trop spontanées à mon gré: Tunisie, Yemen, Egypte, la partition m’a l’air écrite d’avance dans un bureau de Washington, Londres ou Tel-Aviv. Elle est factice, mijotée longtemps dans des sauces suspectes où les interêts des uns et des autres ne coïncident pas avec ceux des peuples concernés.
Premier mouvement: allegro crescendo. Le peuple, subitement, est dans la rue.
Qui l’a poussé ? Il réclame haut et fort le minimum vital, un emploi, un toit, du pain. Pas grand-chose, en somme !
Deuxième mouvement: andante ma non troppo: les sbires du regime répriment, tirent, tuent, puis, se font plus discret, un ordre- venu d’où ?- leur intime de cesser le feu.
Troisième movement: allegro assai: le monde “occidental” prend la mesure du drame, exhorte le tyran à fuir et déverse toute sa mielleuse compassion sur ces braves gens encore vivants, leur assurant de toute sa paternelle et démocratique sollicitude. Les “droits de l’homme” arrangeront tout, assurent-ils, tout sourire…
Le quatrième movement est écrit d’avance: on en reprend d’autres et on fait la meme chose, sur un mode different, plus “soft” ou “glamour”, c’est comme vous voudrez, un peu comme ils le font chez nous: totalitarisme mou sauce sex toy. Et en “do majeur”, s'il vous plaît, histoire de faire danser les gens… quelques temps…
Ne nous leurrons, chers amis, ces “revolutions” de “jasmin”, ont tout le gout du thé de Londres, de Washington et celui "casher" de Tel-Aviv.
En somme, ces excellences ayant pris – enfin !- la mesure de l’exécration que suscitait dans le peuple ces tyrans qu’ils avaient corrompus, tournent veste et exhortent ces peuples que, hier encore, ils laissaient entre les mains de profiteurs sanguinaires, à les remplacer.
Il faut dire qu’ils n’ont pas le choix. Ou bien ils corrompent le pouvoir en place, ou bien c’est la rue, c’est-à-dire les Frères Musulmans, qui dirigent. Et le pouvoir aux mains de nationalistes locaux, comme les Frères en question, ils n’en veulent pas. Trop dangereux ! Pour qui ? Pour l’entité sioniste, appelée “Israël”, pardi ! Et les intérêts privés mondialistes...
Nous en Occident, les Frères Musulmans cela ne nous regarde pas. C’est pas notre monde. Si ces peuples veulent vivre comme ils l’entendent, sous des régimes qu’ils acceptent, c’est leur choix, comme celui de leurs femmes de se voiler. De quel droit imposons-nous nos “valeurs” à des gens qui en ont d’autres ? Je vous le demande…
Ces “révolutions” n’en seront que dans la mesure où le départ des tyrans sera aussi celui de ces profiteurs mondialistes qui ont placé ces pays sous la tutelle de Washington et de Tel-Aviv. Ah , ils ont bien raison d’être inquiets les sionistes, ils sont pressés de remettre les choses en place, c’est-à-dire un gouvernement croupion à leur solde et celui de leurs affidés états-uniens.
Et nous, qu’attendons-nous pour nous soulever et recomposer l’Europe ? Les arguments ne manquent pas: pauperisation, précarité, prevarications de toutes sortes, soumission aux intérêts américano-sionistes.
Sommes-nous donc à ce point dégénérés par une presse aux ordres, des medias au garde-à-vous, un enseignement réducteur, une foi d’opérette, et des convictions anémiées ?
Qu’importe, il suffit d’une infime minorité convaincue et organisée, pour faire basculer le monde. Lénine et Mao l’avaient compris. Nous aussi !
La revolution n’est rien d’autre que remettre les choses à l’endroit !
10:08 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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25/03/2007
L'Europe ? Qu'elle crève !
Le titre est un peu racoleur et inutile car l’Europe, celle de 1957, est déjà morte depuis longtemps.
Donc, réjouissons-nous et versons quelques larmes de crocodile…
Pas si vite !
Car le cadavre, même putréfié, possède encore de fameuses capacités de nuissance.
L’Europe des « pères fondateurs » ne devait être qu’un marché commun autorisant la libre circulations des marchandises et des personnes. Un marché commun régulé par les Etats membres. Rien de plus. Rien de moins. Depuis, personne ne sait au juste pourquoi, ce marché veut s’imposer aux Etats qui, curieusement, se laissent faire. Et c’est l’idéologie la plus mercantile qui prend le pas et s’impose au nom d’une curieuse conception de la liberté qui permet et encourage les faillites sociales. C’est l’Europe des conglomérats, des riches, des puissants, des technocrates, des initiés, des privilèges.
Ce n’est même pas l’Europe de la paix entre les peuples du continent. La paix est acquise en Europe, avec ou sans Bruxelles. J’ajouterai même que les évènements en Yougoslavie sont dûs, aussi, à la gabegie de la pseudo-diplomatie « européenne ».
L’Europe facteur de paix ? Rien de plus faux !
L’Europe c’est le néant politique ! Le zéro militaire !
L’Europe unie ne peut se faire et ne se fera jamais pour une raison bien simple : il n’y a pas de peuple européen ! En Europe, il y a à peine quelques nations, comme la France par exemple, mais au sein d’un même pays, combien de particularismes ethniques et culturels ne réclament-ils pas leur différence ? Catalans, Basques, Ecossais, Flamands, Lombards, Frisons, Corses e tutti quanti ?
Et l'Europe de Bruxelles ne peut qu'encourager cette division interne qui divise les Etats pour son plus grand profit.
L’Europe ne peut et ne doit être que le terrain d’action d’Etats européens souverains et structurés qui librement passent des alliances entre eux.
Et quand cela se fait, le succès est au rendez-vous.
Voyez Airbus… Rien à voir avec l’Europe des technocrates de Bruxelles !
Et Euratom. De même ! Et il y a d’autres exemples.
L’Europe de Bruxelles, c’est des Etats européens affaiblis, soumis à des règles procédurières défiant le bon sens, c’est le règne de la division politique au profit de groupes industriels apatrides. Le peuple dans ce labyrinthe est purement et simplement sacrifié.
Alors qu’elle crève une fois pour toute cette Europe, tout juste bonne pour quelques Luxembourgeois (et dans Luxembourgeois, il y a luxe et bourgeois !)nantis et égoïstes, une Europe des avocats d’affaires et des PDG robotisés ! Qu’elle crève, qu'on la brûle et que ses cendres soient répandues le plus loin possible comme d’abominables virus vecteurs de malheurs et desolations.
Qu’elle crève et que revive enfin la salutaire originalité des peuples et des nations en Europe.

10:50 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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