13/06/2012

François Hollande piégé par une femme

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Madame Valérie Trierweiler, née Masonneau


Madame Trierweiler est, qu'elle le veuille ou non, une personnalité publique et, compagne du premier magistrat de France, elle a un devoir de réserve.
Son irruption violente, vulgaire même, dans un contexte politique délicat est une faute grave qui, à peine un mois après son investiture, rejaillit sur le président de la République.

Si la brutalité est le fond primaire du mâle, la perfidie est celui de la femme, madame Trierweiler n'y fait pas exception.

Quelles que soient les motivations de son soutien au candidat dissident qui, à La Rochelle, se maintient contre madame Royal, le public, lui, ne fait pas dans la dentelle et l'impute à une querelle de femmes animées par une jalousie réciproque. C'est indigne !

D'autant plus que nous espérions, avec ce président qui se veut « normal », en avoir fini avec l'irruption de la vie privée dans la sphère politique, nous attendions de la dignité, du calme, un peu de hauteur, et là, patatras ! une femme montre ses crocs et mord sauvagement une supposée rivale aux mollet, et en public, s'il vous plaît !

Le spectacle n'est pas qu'à La Rochelle. Un peu partout dans le pays, les désistements des uns au profit des autres, avec ou sans l'accord de leur parti, trahissent l'appétit de pouvoir qu'animent des candidats soucieux avant tout de leurs intérêts avant celui de leur région et de la France. Nous ne nous en étonnons plus, tant l'absence de vertu est devenue la règle dans ce système républicain moribond.

Le spectacle navrant de ces luttes intestines où le poison et le poignard sont à l'ordre du jour, nous conforte dans l'idée que tout l'édifice politique est à ravaler, reste le problème le plus crucial : avec qui ? où sont les hommes et les femmes qui veulent s'atteler à cette tâche avec dévouement et compétence.

Ceux-là restent à trouver !

08:32 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : hollande, trtierweiler, royal, la rochelle, élections législatives, ps |  Facebook |

11/06/2012

Mélanchon: la baudruche dégonflée

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Monsieur Mélénchon qui rugissait contre le Front National est aujourd'hui édenté !

C'est bien beau de parler avec éloquence, d'invoquer les mânes de la république, Robespierre, Danton, les Droits de l'Homme, la Révolution et Cincinnatus en prime (sans être méprisant, qui se souvient encore de Cincinnatus (1) ?), cela fait frémir les uns et se pâmer les autres, celles qui ont des tresses et des seins, mais cela s'arrête là !

Mélenchon, c'est le ténor d'appoint qui, a l'Opéra pousse son aria à la fin du premier acte, se fait applaudir et ne reparaît que pour saluer, en troisième position, le public ! C'est pas mal comme prestation mais ne porte guère à conséquence.

Et pourquoi ?

Tout simplement parce que le discours de Mélanchon est creux. Il roule des mécaniques comme feu Nicolas Sarkozy, aligne les phrases, mais toutes sont vides.

L'Europe ? Avec lui aux affaires, on verra ce qu'on verra, c'était là tout son programme.

L'immigration illégale : c'est pas un problème...

L'intégration des Français issus de l'immigration : c'est pas un problème, circulez y a rien à voir !

Les banques et la finance et les bourses et les spéculateurs : vous verrez ce que vous verrez, on les mettra au pas. Comment ? Silence radio !

La fermeture des usines, les délocalisations, l'écologie etc... tout cela sera résolu par la magie de Jean-Luc Mélanchon au pouvoir.

Les électeurs ne s'y sont pas trompés qui ont applaudi à la diatribe et sont revenus aux fondamentaux une fois confrontés à l'urne.

Exit donc Mélanchon dont les deux échecs cuisants hypothèquent sérieusement et son aura et son avenir politique.

Revenons au Front National.

Qu'on l'aime ou pas, il ne serait pas normal qu'un parti qui recueille près de quatorze pour cent des suffrages ne soit pas représenté à l'Assemblée Nationale ! La démocratie, ce n'est pas le système électoral français !

C'est le seul parti alternatif crédible et si nous déplorons sa fixation sur les problèmes liés au choc ethnique entre Français de souche et Français de branche (sans parler de l'immigration illégale), il n'en reste pas moins vrai que le Front est une force qui se structure de plus en plus et dont l'écho chez les Français qui se sentent sacrifiés au nom d'une mondialisation qu'ils n'acceptent pas, est chaque jour plus important.

Le Front est appelé à jouer un rôle majeur dans la vie politique dans les cinq ans à venir, il lui appartient d'encadrer et de former ses cadres pour qu'au-delà d'un prurit ethnique, il propose des solutions à mêmes de soulager durablement et positivement les exclus du libéralisme mondialiste.

Qui n'ont pas besoin d'imprécations pour vivre mieux, ni de rêves, mais d'espoirs !

 

(1) Lucius Quinctius Cincinnatus (v.520 / v.430 av. J.-C.) est un consul romain en 460 av. J.-C. et dictateur à deux reprises en 458 et en 439 av. J.-C., fervent opposant à la plèbe et figure semi-légendaire. Il reçoit ce cognomen parce qu’il bouclait ses cheveux1. Il est peut-être le frère de Titus Quinctius Capitolinus Barbatus, six fois consul en 471, 468, 465, 446, 443 et 439 av. J.-C.


08:43 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france, élections législatives, jean-luc mélanchn, front national |  Facebook |

22/05/2012

Christian Bouchet, candidat à Nantes

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A Nantes, le Front National a investi Christian Bouchet, dont nous relayons parfois les éditoriaux sur Voxnr, contre le Premier ministre.

Cet homme, intellectuel bon teint, est un marginal au Front National. Antisioniste, pro-iranien, défenseur du président Ahmadinejad et du Syrien Bachar al-Assad, il cadre mal avec la politique de Marine Lepen d'ouverture aux juifs et à Israël.

A propos de lui, Marine Lepen affirme l'avoir juste croisé une ou deux fois et puis plus rien.

Jeune, il milite dans des groupuscules d'extrême droite issus d'Ordre Nouveau, il participe un temps à Unité Radicale, un groupe identitaire, avant de rejoindre Brunot Megret et in fine le Front National où il n'apprécie guère Jean-Marie Lepen.

Ses lignes politiques ne sont non plus en osmose avec celles de Marine, il dénonce « l'Empire du Mal » (Etats-unis), supporte la Russie de Poutine, souhaite une Palestine une et non pas deux Etats séparés. Nous pensons comme lui...

La Shoah donne droit à de la compassion, dit-il, mais pas à une terre.

Une première fois désavoué par le Front, il est réintégré, mais tenu dans l'ombre, même s'il collabore toujours pour le magazine du parti et est actif au niveau local dans la Loire-Atlantique.

Christian Bouchet a fait un mémoire sur le mage anglais Aleister Crowley, s'est intéressé à la maçonnerie traditionnelle et à des mouvances magiques du type Ordo Templi Orientalis. Si une réputation « d'occultiste » le poursuit, il s'en défend cependant bec et ongles.

C'est manifestement un homme curieux à l'intérêt duquel rien ne résiste.

A Nantes, il sera opposé à Jean-Marc Ayrault auquel il reproche d'avoir fait de la ville un repère de « 'bobos » et rien de plus. Combat inégal où Bouchet sera un bretteur sans doute brillant, mais baroudeur pour l'honneur.

Dans la ligne du personnage ?

 

08:25 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france, élections législatives, christian bouchet, front national |  Facebook |