01/01/2015

Les voeux impuissants de François Hollande

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30 avril 1975, chute de Saigon; les derniers Occidentaux et des Vietnamiens
fuient par les airs

A touti, bon' annado ben granado ! Comme on dit chez moi.
Hier j'écoutais les vœux de monsieur le président de la raiepublique, François Hollande. Il n'a rien dit d'intéressant, se contentant de faire l'inventaire de ce que nos gouvernants ont et concocteront à l'avenir pour notre plus grand bonheur et celui de leurs commettants. Il a terminé en déclarant que la lutte contre le racisme et l'antisémitisme était désormais une « cause nationale ». On reconnaîtra la patte du « lobby organisé ». Monsieur Hollande en est le serviteur zélé.
En Afghanistan, les occidentaux ont plié drapeaux et bagages. Plusieurs milliers de morts, autant d'estropiés pour rien. Tout juste tenir Kaboul, une bourgade ou deux et puis le reste est entre les mains des Talibans. On ne combat pas une armée de convaincus avec des ordinateurs ou des drones.
Cela me rappelle 1975 et la chute de Saigon quand les derniers Américains et leurs alliés viets se sont enfuis par les toits. Ils avaient eux aussi quitté le Viet-Nam deux ans auparavant en assurant l'armée du Sud Viet-Nam de tout leur soutien. Dans deux ans, les Talibans à Kaboul !
On se demande d'ailleurs ce que l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord venait faire en Asie, sinon servir docilement les intérêts des étasuniens. Pauvres soldats morts pour rien !
Au moyen-orient, l'Histoire repasse les plats : l'armée islamiste subit quelques revers, se retire d'une ou deux villes et se replie dans le désert. Les occidentaux s'imaginent qu'ils vont les mater à coups de F16, tablettes numériques, smartphons 5G ou Humber couleur sable; ils se trompent. Pour bien faire, il faudrait allier Téhéran et Damas à cette lutte. Les uns, chiites, veulent en découdre avec ces sunnites fanatiques, les autres ont entre eux de vieux comptes à régler. Mais non, les occidentaux n'ont que les droits de l'homme (et de la femme) à la bouche et puis Téhéran et Damas ne sont pas vraiment copains avec Israël, alors … Qu'importe que crève l'occident, pourvu que vive Israël ! C'est toujours comme ça avec eux depuis la nuit des temps. A ce rythme, je parie que dans cinq ans Daesch sera à Jérusalem, ce qui serait une catastrophe pour le chrétiens.
De tout cela, monsieur Hollande est inconscient. Il avait beau frétiller d'aise et s'agiter derrière son bureau immaculé. Il y avait quelque chose de faux dans tout cela, un peu comme une pièce mal montée et jouée par un acteur dopé au Red Bull. Consternant ! Il est, comme la plupart des dirigeants occidentaux, un nain au service de ce qui le dépasse ; les lobbys des puissants, qu'ils soient communautaires ou financiers. Il est coupé du peuple réel et obsédé par une idéologie humaniste et pacifiste fanée. Le peuple, aujourd'hui plus que jamais, a besoin de chefs qui le guident et le protègent. Il a besoin qu'on lui dise la vérité et cesse de le bassiner avec des idées toutes faites que ces excellences récitent comme une leçon bien apprise. La guerre est à nos portes, nous devons nous armer et nous préparer au combat. Réveillons-nous !

FvD

 

03/03/2012

La stratégie expansionniste de l'Empire

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L'Empire c'est l’expansionnisme prémédité, dirigé, et exécuté pour que l'ensemble des forces financières, commerciales et industrielles du continent nord-américain et européen puissent se déployer librement dans le monde et imposer leur manière de voir, faire et dire. Si elles poursuivent ce but, c'est, vous n'en doutez pas, pour leur plus grand profit.

Pour cela, elles invoquent des théories dites « libérales » qui prônent la liberté de faire et de dire, liberté qui ne serait que favorable à l'épanouissement des être humains pour autant que tous ensemble ils concourent à cette tâche.

C'est ainsi que, d'après leurs théories, mettre les hommes en concurrence est une excellente chose, facteur d'émulation et de progrès dont les retombées ne peuvent qu'être favorables à ceux qui en profitent.

Nous n'allons pas aujourd'hui réfuter ces thèses qui, de toutes façons, ne sont dans leur bouche

que pour légitimer leurs immenses profits. Balayons cependant leur prétention à l'humanisme ; les licenciés économiques qui voient leur usine se délocaliser ailleurs, ceux qui à 45 ans ont perdu leur emploi, les jeunes qui en cherchent, savent ce que le mot « humanisme » signifie dans leur bouche.

Le but de ces dirigeants est de contrôler toute l'activité économique de la planète, et en tout premier lieu, celle qui a pour l'objet la recherche et l'exploitation de l'énergie.
Depuis la chute du mur ils estiment que c'est parfaitement possible. Le hic, c'est qu'il y a de plus en plus de résistance.

Ces résistants, nous les trouvons en Russie et en Iran, deux importants producteurs de pétrole et de gaz. Ne négligeons pas l'Afghanistan, rétif de tous temps à une présence étrangère. En Amérique du Sud, que les États-uniens considéraient comme leur chasse gardée, des voix s'élèvent pus forte que jamais pour contester ce colonialisme. Le Vénézuela, mais aussi le Brésil et la Bolivie affichent ouvertement leur indépendance d'esprit et de jugement.

Au moyen-orient, où, grâce à la complicité de la tribu des Saoud, la péninsule arabique est sous leur contrôle, la Palestine est le grain de sable qui combat cette fiction qu'est Israël, colonie de l'Empire dans la région.

L’Europe, on peut l'écrire est, dans sa grande majorité sous sa botte. Restent quelques bastions comme l'Ukraine, la Biélorussie.

La stratégie est limpide : encercler la Russie en exacerbant les particularisme locaux (Tchétchènes en particulier et caucasiens en général), semer la zizanie dans l'économie russe, corrompre à tout bout de champs les élites pour affaiblir le pouvoir. Puis s'occuper de l'Iran, militairement s'il le faut, pour lui voler son pétrole. Sur la route de l'Iran, il y a son allié, la Syrie où l'on déstabilise Damas en attendant Téhéran.

La stratégie est simple : pointer du doigts les régimes « autoritaires », ceux qui ne sont pas dupes de la « démocratie » que l'Empire met en exergue. Renverser ces pouvoirs par tous les moyens est donc indispensable. Il y eut la Libye à propos de la quelle on a raconté tout et n'importe quoi, il y aura l'Iran et la Syrie dont on s'occupe déjà.

Ces alliés, l'Empire se les choisit de la manière la plus pragmatique qui soit. L'islamisme wahhabiste des Saoudiens qui s'oppose aux chiite et hétérodoxes de l'Iran et la Syrie est le bienvenu, et tant qu'à faire Al-Qaïda, aussi comme l'a confirmé récemment madame Clinton. On a vu le résultat : Libye retournée à la charia, la Tunisie à l'islamisme, attendez-vous au massacre des chrétiens, druzes, alouites et chiites en Syrie une fois le régime pacificateur de Bachar Al-Assad renversé !

L'islamisme fanatique, c'est bon pour les musulmans libyens et tunisiens doivent-ils se dire, et tant mis pour les chrétiens de Syrie !

Mais qu'importe pour l'Empire qu'un renversement de régime soit suivi de plusieurs mois de troubles, voire de Terreur, il pense que viendra un moment où, lassés de ces guerres, des dirigeants viendront lui proposer d'asseoir leur pouvoir contre leur allégeance.

Peu lui chaut qu'au Vénézuela, une éviction de Chavez se traduise par une guerre civile, un peuple lassé, affaiblit et désabusé est une proie idéale pour tomber dans ses filets.

En Europe occidentale le fossé qui se creuse entre musulmans et citoyens de souche ne cesse de se creuser, il y a des risques sérieux de guerre civile dans les dix années à venir, déjà un peu partout en Grande-Bretagne, France et Allemagne, des armes de guerre sont cachées dans des banlieues considérées comme zone de non-droit par les autorités. L''Empire sait qu'à terme la confrontation sanglante qui peut en résulter ne peut que lui profiter. Et c'est pour lui tout profit qu'une guerre civile européenne ; un continent affaibli n'est pas un concurrent dangereux.

Sur le plan idéologique, sa propagande nous martèle que le mondialisme est l'avenir, que les peuples sont nomades par essence, la patrie c'est un hôtel comme l'affirmait monsieur Jacques Attali récemment. L’empire mobilise des  intellectuels» auto-proclamés pour étayer ce discours, il a pour allié indéfectible les juifs sionistes qui cultivent la schizophrénie qui consiste à être nationaliste et racialiste en Israël tout en défendant le métissage et la mondialisation ailleurs !

Tout ce qui peut faire barrage à son expansion doit être éliminé : nation, patriotisme, protection des frontières, préférence nationale. L'arsenal pour contrer ces aspirations est redoutable : Union Européenne, Organisation mondiale du Commerce, Cour Pénale Internationale, Cour Européenne de Justice, traité de Lisbonne... liste non limitative, bien entendu !

La presse en Europe et aux États-Unis appartient à de grands groupes industriels ou financiers, même la presse de gauche. Les chaînes de télévision aussi

Le système qu'ils disent démocratique est, de facto, une oligarchie où les places se distribuent en fonction des affinités entre les possédants et les titulaires. Viennent-ils à déplaire qu'il se voient révoqués. Au prix où se situe un élection, vous imaginez le poids de la sanction !

Reste Internet qui permet à des gens comme nous de s'exprimer plus ou moins librement. Pour combien de temps encore ?

Notre plus grande espérance est aussi la plus cruelle. Voir, à terme, des peuples d'Europe appauvris, pressurisés, à bout de ressources se révolter et chasser l'occupant. On a vu le phénomène en Islande et en Argentine. Plaise au Ciel qu'il se produise en Grèce et partout ailleurs.

En attendant, que Poutine soit réélu Russie, que Bachar Al-Assad se maintienne en Syrie, que vive la république islamique d'Iran, que l'envahisseur soit bouté hors d'Afghanistan, qu'un peu partout en Europe et ailleurs des groupes se forment qui inlassablement dénoncent la colonisation.

C'est une grande marche.

Les Chinois vous diront qu'une grande marche, cela leur dit quelque chose...

 

 

 

 

20/01/2012

Afghanistan: une défaite avouée

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La nouvelle est tombée, glaçante, ce matin : 4 militaires français assassinés en Afghanistan par un soldat (ou un Taliban infiltré) qu'ils formaient. D'autres sont blessés, dont un grièvement.
La réaction de l’Élysée fut immédiate. Cessation provisoire de la coopération avec l'armée afghane, repli dans les casernes, éventualité d'un retrait plus rapide que prévu.

Le mois dernier encore, quand deux soldats furent tués dans les mêmes circonstances, le Président avait déclaré que la politique de la France ne serait pas dictée par des assassins, que la ligne de la France resterait inchangée etc...

Que penser de ces armées alliées en Afghanistan qui en sont réduites à se cantonner dans leurs bunkers, sans sortir ou si rarement et qui, aujourd'hui, voient leurs ennemis les attaquer au sein même de leur refuge ?

Nous avons toujours pensé, toujours écrit que la présence des occidentaux en Afghanistan était une défaite annoncée. Ce pays, fait de montagnes, de plateaux culminant à trois mille mètres, de tribus jalouses de leur indépendance, n'a été vaincu par personne, ni par les Anglais, encore moins par les Russes.

Il est lamentable qu'à moins de cent jours de la présidentielle, le président sortant réalise enfin, électoralement ou pas, que la défaite n'est plus annoncée, elle est là dans toute sa réalité cruelle et meurtrière.

On retira nos forces, sous prétexte de laisser les opérations à l'armée afghane, et on s'en ira vite fait, bien fait.

En 1991, il était question d'éradiquer Al Qaida, ses structures, ses terroristes, ses caches.

Beaucoup de bruit pour rien.

Sauf pour les morts !