17/02/2011

Jusqu'à la lie !

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Jusqu'à la lie, qu'ils nous le feront boire leur calice de compromissions suspectes, de relations frelatées et de mensonges méprisables.

Voilà où ils nous mènent !.

Au moment où des évènements graves se passent dans le Moyen-Orient, téléguidés en tout ou en partie par les États-Unis et Israël, nos dirigeants français démontrent de manière éhontée les abîmes de leur impéritie. Sans décence aucune, avec ce sentiment de supériorité aussi brutal que stupide et. le mépris glacial de l'opinion populaire qui les caractérisent.

Dans n'importe quel pays dit « démocrate », pays qui ne nous sont pas toujours sympathiques, comme les États-Unis ou la Grande-Bretagne, leurs agissements eussent été dénoncés sans délai par l'ensemble de la presse et des institutions, et la démission des intéressés immédiate.

Nous nous souvenons de cette procureur belge qui avait rapporté à un journaliste que le ministre de la justice avait exercé sur elle des pressions dans un procès très médiatisé. Dans les vingt-quatre heures, le ministre, mais aussi tout le gouvernement, dut démissionner. Petit pays, grande probité...

Mais chez nous, pas touche ! L’État de droit divin malgré la République et sa devise.

Au-delà de ces pataquès , c'est toute la politique étrangère de la France qui est mise au pilori par des nations qui auraient, sans doute aimé entendre un discours différent, recevoir des conseils avisés, jouir d'une écoute sympathique et amie.

Ajoutons une ministre des affaires étrangères persona non grata en Tunisie, un gouvernement qui laisse son « ami et allié » américain redistribuer tout seul les cartes dans une région du monde où, il n'y a pas si longtemps, la voix de la France était une voix que les peuples aimaient entendre.

Et que dire de cette « europe » de Bruxelles, hémiplégique, sourde et muette, qui assiste, sans plus, à l'étouffement d'aspirations populaires légitimes. Et ne compte même pas les points.

Ces évènements auraient permis à la France comme à une Europe forte et singulière, d'affirmer sa personnalité et renforcer les liens qui, toujours, l'ont unis à cette partie du monde. A la place, le vide sidéral du silence et la gabegie diplomatique que l'on sait.

Un peu plus loin, au Mexique, c'est l'électoralisme érigé en dogme par M. Sarkozy qui prend le relais.

Petite France rabougrie, reléguée au rôle d'assistant pénitentiaire.

Cela ne nous étonne pas, nous les impérialistes européens, nous savons que le cadre ultra-libéral dans lequel nous pataugeons ne sera que celui des combines, des arrangements en coulisses et des pactes entre copains et gredins.

Pourquoi, à l'instar de ces peuples désespérés, ne descendons-nous pas dans la rue à notre tour ?

09/02/2011

Fillon, Alliot-Marie, tous pourris ?

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Ne versons pas dans le populisme le plus réducteur. Il y a des hommes et des femmes en politique qui font leur métier avec conscience probité et qui sont intellectuellement honnêtes;

Ce qui est pourri est la la nature même du régime, là est le poison.

La République, c'est la chose qui appartient à tous. Et qui, par définition, est confiée à des dirigeants élus qui doivent assumer leur tâche en ayant en vue le bien public.

Ce qui est « public », l'est aussi 24 heures sur 24, 12 mois par an. C'est un apostolat, un honneur, une responsabilité. Celui auquel on doit des comptes est le peuple lui-même, et son système judiciaire.

Ça, c'est la théorie, dans la pratique, nous avons connu des hommes probes à qui l'on ne devait pas

rappeler ces principes. Un De Gaulle par exemple, mais il y en eut d'autres de droite comme de gauche. C'était l'époque où « servir l' État » (et non pas le parti, et encore moins ses intérêts personnels) signifiaient quelque chose.

Aujourd'hui, le climat est déliquescent, l' État se confond avec le parti au pouvoir, la politique est faite dans des cénacles restreints voire confidentiels où les intérêts privés et publics s'accordent en coulisses et ouvertement parfois.

La perte du sens de l’État est consécutive à celle de perte des valeurs. Tout est devenu relatif, sauf la puissance que confère la fortune dans ce qu'elle a de plus vulgaire: l'argent.

Ceux qui pratiquent la politique avec professionnalisme, le font dans des cadres bien stricts: justice, criminalité, social, culturel etc... On ne peut leur reprocher cette spécialisation dans laquelle ils excellent, mais ce ne sont que des techniciens de la politique, ils sont dépourvus de ce souffle qui transcende leur domaine propre. Ce sont des besogneux. Rien que ça...

Or si nous avons besoin de techniciens, nous manquons cruellement d'hommes qui montrent la voie, anticipent l'évènement et tracent des lignes de conduite neuves et innovantes.

Et nous en manquons parce que nous nous sommes limités volontairement ou non. Nous privilégions le connu à l'inconnu, nous n'osons transgresser des règles que nous imaginons inscrites dans l'airain, nous n'osons plus remettre les choses en place, nous avons peur...

Des hommes pareils, je le concède volontiers, il y en eut peu dans l'Histoire récente. Un De Gaulle fut une heureuse rencontre pour notre pays, mais après lui, non pas le chaos, mais la médiocrité consensuelle.

Le système mou, figé, pusillanime qui est le nôtre, favorise l'émergence de personnages qui répondent à ses critères, et chaque décennies voit sur le devant de la scène des acteurs un peu plus médiocres qu'avant: nous avions De Gaulle qui tenait tête aux financiers, Chirac qui savait dire non à une grande puissance, aujourd'hui Sarkozy qui veut plaire à tout le monde et son contraire.

La République, dans les textes, c'est le bien public, c'est le peuple, mais ce n'est pas le populisme. Dans les faits, Messieurs Fillon, Sarkozy et consorts et Madame Alliot-Marie, se conduisent en profiteurs du système. Ils ne réalisent même pas leur impéritie.

Les peuple n'ont que les dirigeants qu'ils méritent, dit-on. Nous ne le croyons pas, ils ont les politiques qu'ils subissent.

Indignons-nous, insurgeons-nous !

17:38 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france, sakozy, fillon, alliot-marie, corruption |  Facebook |

06/02/2011

"L'ami" encombrant de Madame Alliot-Marie

Le seul atout de cette dame est d'être une femme. Homme, elle eut déjà été virée depuis longtemps. Mais comme il faut (paraît-il) des femmes au gouvernement, et que la mysoginie est (encore) ce qu'elle est, autant choisir celles qui feront le moins d'ombrage aux mâles.

Seulement voilà, Mme Alliot-Marie est dans l'arène politique depuis longtemps, elle a l'art de louvoyer, de se mettre à dos les uns et de s'allier avec les autres, puis de renverser les alliances le jour d'après au gré de ses intérêts propres.

Ce petit jeu peut durer longtemps. Avec elle c'est un record. Aujourdh'ui, la voilà démasquée. L'autre record à battre sera celui de la mauvaise foi.

Elle a du talent, la matrone, elle est bien capable de monter sur le podium

 

 

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Voici, depuis médiapart, les dernières informations sur le propriétaire du jet privé qui  l'a mis à la disposition de la ministre pour ses dernières vacances tunisiennes. Il n'est pas, comme l'affirme cette dernière, une victime "spoliée" du clan Ben-Ali, mais, au contraire, un affidé de la première heure et profiteur privilégié du régime.

 

 

http://www.mediapart.fr/journal/international/050211/mam-et-la-tunisie-le-vrai-visage-dun-ami-encombrant

 

 

La défense de Michèle Alliot-Marie continue de s'écrouler. Loin d'être une «victime (...) spoliée» par le clan Ben Ali, comme la ministre ne cesse de le marteler depuis plusieurs jours, Aziz Miled, le chef d'entreprise tunisien qui lui a fait profiter gracieusement d'un jet privé pendant les vacances de Noël, a en réalité été un pion central du système économique du régime déchu.

En vingt-quatre années de dictature, il a réussi à être associé en affaires avec rien de moins que trois gendres et un beau-frère de l'ancien despote Ben Ali, qui l'a par ailleurs nommé personnellement à un haut poste politique en 2008, au sein de l'équivalent du Sénat tunisien.

D'après les éléments recueillis en Tunisie et en France par Mediapart, Aziz Miled peut en effet s'enorgueillir d'être l'un des rares entrepreneurs tunisiens à avoir été en affaires, dans la finance, le tourisme ou l'aviation, avec à peu près toutes les composantes de ce qu'il était convenu d'appeler le «clan Ben Ali». Que ce soit les familles Materi, Trabelsi, Chiboub ou Mabrouk.


 

Z. Ben Ali
Z. Ben Ali© Reuters

 

Gravitant au départ dans l'entourage de Habib Bourguiba, le père de l'indépendance tunisienne, Aziz Miled opère très tôt un rapprochement avec le pouvoir Ben Ali, après le «coup d'Etat médical» de novembre 1987, ont rapporté plusieurs sources tunisiennes, dont un ancien membre du clan Ben Ali.

A l'époque, ZineEl-Abidine Ben Ali promet la «démocratie» et le respect de «la souveraineté populaire». Il n'en sera rien.  

Pour Aziz Miled, l'opération séduction réussit en 1989. Cette année-là, l'ami de MAM intègre le comité de soutien officiel de Ben Ali et s'acoquine avec un gendre du président, Slim Chiboub, son associé en affaires – les deux hommes exploiteront par exemple dès 1994 2.000 hectares de terres agricoles entre Mornag et Djebel Ressas – à qui il prend l'habitude d'offrir la suite 104 de son hôtel Phénicia, à Hammamet.

En 1995, avec l'appui de Slim Chiboub (époux de Dorsaf Ben Ali), sa société Tunisian Travel Service (TTS) devient l'actionnaire majoritaire de la compagnie aérienne Air Liberté, jusqu'ici filiale tunisienne du groupe français, fondée six ans plus tôt par un spécialiste du secteur, Lotfi Belhassine.

 

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12:10 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : alliot-marie, france, tunisie, europe, sarkozy, combines |  Facebook |