17/09/2014

Les "Nations Unies des religions" c'est pour bientôt

 

 

Il y a quelques jours, Shimon Peres (né Szymon Perski dans un ghetto polonais) qui fut président de l'entité sioniste a rencontré le Pape. Si j'étais conseiller de ce dernier, je lui dirais, paraphrasant Ovide : Je crains les juifs surtout quand ils apportent des cadeaux 1, car le Shimon proposait au Pape rien de moins que de participer à la création des Nations Unies des religions.
Shimon Peres est fidèle d'une religion qui compte au maximum une douzaine de millions de fidèles dans le monde, soit rien du tout ! L'arrogance prétentieuse de cette proposition ne lui est pas venue un instant à l'esprit, il est vrai qu'il y en a pour qui la chutzpah n'est jamais loin. Il a dit au Pape que ce serait très bien si tous ensemble, autour d'une tasse de café, on pouvait discuter à son aise, faire connaissance et puis adopter un code de bonne conduite entre gens civilisés car, au final, on adore tous le même Dieu, non ? et patati et patata …
Je ne sais pas ce que le Pape lui a répondu. Oh, certainement des aménités, le Pape Bergoglio aime les juifs comme cochon, c'est connu.
Quand même, il a dû lui dire que le christianisme a une mission : baptiser toutes les nations, y compris la sienne qualifiée de maudite et scélérate pour s'obstiner à ne pas vouloir reconnaître le vrai Messie et Sauveur. Mais je doute qu'il l'ait fait, c'est un homme trop poli et affable le Pape, c'est tout ce que l'on peut lui reprocher.
Il pense peut-être que les Nations Unies des religions, ce serait somme toute pas mal. Une espèce de club sélect dont l'entrée serait soumise à parrainage distingué, cela ne ferait pas rentrer n'importe qui, comme ces épouvantables djihadistes, par exemple. Et aussi ces petites religions déjantées, comme les Hare Krishna qui, à part casser les oreilles de certains, n'ont jamais fait de mal à personne.
Il a bien raison le Peres. La religion est une force terrible qui fait se mouvoir des montagnes. Voyez les braves gens au moyen-âge qui plaquent tout pour partir en croisade. Et ces musulmans qui en moins deux siècles conquièrent la moitié du monde. La religion c'est de la dynamite, c'est pas quelque chose que l'on peut laisser, sans contrôle entre les mains des fidèles. Faut surveiller tout ça !

La religion et le sexe, deux forces qui peuvent faire de sacrées choses, mais des dégâts aussi. Pas étonnant qu'ils soient irréductibles l'un à l'autre.
Alors que les religions bien établies se mettent autour d'une table et décident de faire le ménage dans le Landerneau de la foi, ce serait somme toute une initiative sensée.
Désormais, toute croyance sera dûment répertoriée, dotée d'un numéro INSEE, d'un code barre, d'une traçabilité à toute épreuve et licenciée chaque année. Des inspecteurs seront délégués pour veiller à la conformité des règles mises en place et sanctionner, le cas échéant, les contrevenants.
Ces Nations Unies seront coiffées par un Conseil de Sécurité où siégeront de droit les membres fondateurs : le Vatican et Jérusalem, of course !
La questions des casques bleus n'a pas encore été tranchée, sinon sur un point de détail : les juifs de cette force armée pourront, sous le casque, porter la kippa.
Quand même, ces juifs ! Peuple « à la nuque raide » 2, mais d'excellentes idées.
A creuser ...

FvD

29/05/2014

Mais qu'a donc fait le Pape en Israël ?

Mais qu'est-ce que le Pape est allé faire en Israël ? Est-ce bien sa place. Nous écrivons Israël, cette entité sioniste qui au bout de massacres et de rapines, s'est accaparée en 1948 de terres qui ne lui appartenaient pas. Que le chef spirituel d'un milliard de catholiques aille sur les traces de notre Divin Rédempteur, quoi de plus normal, mais des salamalecs, pardon des shalom aléchem, à ces gens là, c'est consternant. Bien sûr, il n'échappe pas à l'obligé Yad Vashem, au mur de leurs lamentos, mais, cerise sur le gâteau, il se recueille sur la tombe du théoricien du sionisme, Theodor Herzl. Un athée affirmé, juif non circoncis et dont la première destination choisie fut … l'Ouganda !
Tout cela ne fait pas sérieux, mais terriblement politique.
Le Pape François commence son périple par la Jordanie, puis il se rend en Palestine sans demander la permission à l'occupant sioniste. C'est bien ! Il dénonce le mur de séparation qui n'est pas une enceinte de sécurité, mais un emblème raciste et élitiste issu tout droit de la psyché sioniste. Très bien. Il rencontre le patriarche de Constantinople, Bartholomée, un homme fin, ouvert et intelligent. Parfait ! Ou presque.
Car, dans la suite, il fait allégeance à Israël. Comme un pur politicien centriste. Un coup à gauche, un autre à droite. Histoire que tout le monde soit mécontent.
Un homme qui occupe sa fonction devrait savoir ce qu'il veut. Il n'y a aucune honte à dire que ceci est mauvais et cela bien. Ménager la chèvre et le chou, qu'il laisse cela aux politiciens, quand on occupe la place qui est la sienne, il faut savoir prendre ses responsabilités.
Durant des siècles l'Eglise a su mettre les points sur les i : les juifs sont juifs et les chrétiens chrétiens. Que les uns cessent d'embêter les autres, quoi de plus normal, mais delà à manger dans le même bol la soupe du monothéisme, il y a un sacré pas qu'il n'appartient ni à l'un, ni à l'autre de franchir . Venir en Terre Sainte avec, dans ses bagages, un imam et un rabbin, copains de Buenos Aires et s'afficher ensemble, cela ne se fait pas quand on se veut guide de gens qui aspirent à une direction claire, nette et sans détours des méandres de leur foi. pape et sioniste.jpgLe Pape est un jésuite de formation, c'est un intellectuel, mais aujourd'hui, il doit donner un cap et éviter les récifs du syncrétisme et du relativisme.
Et quel besoin avait-il de baiser la main de ce type à kippa noire, décorations bien en vue, qui a l'air de s'en foutre royalement ? Il a comme un regard de dédain ou de mépris.
Peut-être les deux à la fois ?
Pie XII, reviens, il est devenu fou !

FvD

01/05/2011

Que penser de Jean-Paul II ?

 


Il est devenu Pape après la mort de son prédécesseur Jean-Paul I qui ne régna qu'un mois. Il n'était pas attendu et il est arrivé, c'était bien son genre. Et le voilà Bienheureux en deux temps trois mouvements, encore un miracle et il sera Saint. Même mort, il n'en finit pas d'étonner.

Mais au niveau du bilan, que penser de ce personnage qui fit autant de bruit autour du trône de Pierre ?

Quand Pie XII mourut, le catholicisme triomphait partout, les églises bondées le dimanche accueillaient des fidèles zélés et soumis au niveau du dogme. Les séminaires refusaient du monde et les congrégations religieuses étaient florissantes. C'était lui, Pie XII, qui avait eu le coup de génie de faire du Vatican un État de droit public international reconnu par toutes les nations. Grâce à lui, le Vatican, et donc le catholicisme, est présent à l'ONU, a des ambassadeurs aux quatre coins du monde et dit son mot à propos de tout et (parfois) rien.

Le Concile Vatican II, initié par Jean XXIII, la modernité galopante d'un monde occidental de plus en plus riche et optimiste, ont vu la révolte des jeunes contre leurs aînés, leurs guerres et leurs principes, les pèlerinages se firent, non plus à Lourdes, mais Katmandou.

Aujourd'hui qu'en reste-t-il ?

Jean-Paul II s'est montré partout, jamais Pape ne s'était autant déplacé, il a pris la parole dans une foultitude de langues, il était photogénique et le savait, mais à sa mort, le bilan reste maigre.

Désaffection des fidèles qui connaissent de plus en plus mal les fondements de leur foi, séminaires vides, polémique autour des rituels hérités du dernier concile.

Mais il y a plus grave. La démographie des catholiques est en baisse dramatique, même dans des pays de stricte tradition, comme l'Irlande, l'Italie ou la Pologne. Jean-Paul II avait beau se montrer sympathique, aimer les jeunes, les réunir autour de lui pour chanter à tue-tête, dans les rapports hommes-femmes le message ne passait pas. Pape copain oui, directeur de conscience, non !

Toute l'ambiguïté est là chez ce personnage charismatique. Tout le monde l'aime, peu l'écoutent.

Ses positions elles, ne varient pas d'un iota de celles, séculaires de l’Église. Refus de la modernité, sujétion du fidèle à l'autorité ecclésiale.

Et sa communication, il faut bien le dire, dérape. Le public n'entend que ce qu'il dit sur la morale sexuelle, son refus (qui est celui de l’Église) de toute forme de contraception, sa condamnation (stupide, voire criminelle en Afrique) du préservatif.

Même si ces dernières sont conformes à la doctrine, vu l'air du temps, il eut mieux valu rester discret,en ne l'étant pas, le Pape donnait des verges pour le battre.

Ce qu'il a dit sur le capitalisme et ses méfaits, peu l'ont entendu, tout le monde l'a oublié.

En Amérique du Sud, le vivier le plus fécond du catholicisme, sa réserve pour les siècles à venir, il a brutalement mit fin et condamné la théologie de la libération. Les pauvres apprécieront s'il ne sont pas déjà dans les music-hall évangéliques des pasteurs nord-américains.

A-t-il mis fin, lui tout seul à l'oppression des régimes de l'Est ?

Bien sûr que non ! Cette fin était programmée, mais il a soufflé sur les braises et a permis sans doute aucun une accélération du processus d'émancipation, c'est assurément à mettre à son crédit.

Sur le plan de l’œcuménisme, c'est le statu-quo ante et c'est bien dommage, car si une réunion avec les protestants est, dogmatiquement, impossible, celle avec les orthodoxes l'est, pour autant que Rome mette (un peu) d'eau dans son vin (de messe); le christianisme, aujourd'hui, ne peut se permettre pareille dispute somme toute mineure.

Ses relations avec les autres religions relèvent du folklore, comme ce rassemblement surréaliste d'Assise, sa visite dans une synagogue et autres péripéties...

Faut-il mettre en reliëf ses liens troubles avec l'Opus Dei qui, depuis son évêché de Cracovie, n'a fait que le soutenir et financer ? L'histoire s'en chargera.

Sur le plan doctrinal, ce Pape si sympathique, n'innove en rien et, paradoxalement, confine sa pensée dans la tradition la plus conformiste. Nous sommes aux antipodes des analyses subtiles de son successeur.

Ce dernier, l'Allemand Joseph Ratzinger, Benoît XVI en religion, fin théologien, intellectuel réputé, a compris que ce n'est pas dans le bruit et la sono des rassemblements de jeunes que l’Église trouvera un second souffle, mais bien dans la pastorale et l'affirmation martelée de ses valeurs millénaires.

Il s'y est attelé avec courage, malgré l'ombre de Jean-Paul II, qui le rend un peu plus austère qu'il ne l'est. C'est avec des hommes comme lui que l’Église, intemporelle par essence, traversera les siècles des siècles.


Si Dieu le veut.

10:05 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jean-paul ii bienheureux, rome, catholicisme, christianisme orthodoxe, pape |  Facebook |