10/03/2014

Un Carême de lumière

 

Jésus au désert, repoussant l'Adversaire

Depuis mercredi dernier, celui des Cendres, le Carême a commencé. Vos médias ne l'ont pas annoncé, comme ils vous annonceront, avec tambours et trompettes le prochain Ramadan qui débutera aux alentours du 28 juin à venir. Bien entendu, aucun ministre, certainement pas celui des Cultes, le névropathe Valls, ne réservera une adresse quelconque à ce moment privilégié de la vie du Chrétien et à la télévision, pas de « Nuits du carême » en prélude aux « Nuits du Ramadan ».
Après tout, le croyant s'en fout, il n'a pas besoin d'annonces, de déclarations, de témoins, il est temps de réflexion, de retour, de pause et d'abstinence. Une traversée d'un désert fertile à qui sait le traverser de puits en puits et regarder dans les yeux l'Adversaire qui l'épie de son œil enflammé.
La vie n'est pas une course qui n'en finit pas, une compétition où, à chaque instant, il faut se dépasser pour quelques gloires éphémères sur un podium de pacotille et puis recommencer. Il n'est pas, dans l'agitation du monde moderne, seyant de s'arrêter, marquer le temps et vivre une syncope comme diraient les musiciens. Cela n'est pas rentable, la gesticulation est de mise et tant pis si ses moulinets compulsifs ne remuent que du vent.
Se retirer est devenu un luxe hors de portée du brave homme qui doit se lever le matin, supporter les transports en commun, le boulot qui n'a plus rien de noble, rentrer chez lui et se farcir la débilitante télévision, les perversions et les sophismes qui vont avec.
Et pourtant, plaise au Ciel que nous puissions chacun trouver, de ci ou delà, cinq minutes de retraite, de « ressourcement » comme disent les branchés. Ce n'est que dans le silence que l'on peut s'écouter soi-même et le Soi qui nous habite. C'est dans le dépouillement que l'on jauge de la valeur des gens et des choses, et c'est dans les ténèbres que l'on reçoit la vraie lumière, celle « qui éclaire tout homme venant dans ce monde ».
Il y a des élections en vue, des crises dans le monde, des avions qui s'écrasent, des guerres larvées, des déclarations diverses et variées, des bruits de bottes, des cris d'enfants, des pleurs, des rires, des ricanements, des bottes qui frappent le pavé, des pneus qui crissent, et des gens qui prient.

FvD

15/12/2013

Les chrétiens évangélistes: militantisme Pro-Israël et Anti-Islam

Bonne présentation de l'évangélisme, mouvement religieux pseudo-chrétien, à propos duquel nous ne dirons jamais assez la nuisance qu'il représente.

 

12/12/2013

Le Pape, homme de l'année pour le "Time magazine"

Pope Francis Named Person of the Year By TIME

C'est donc le Pape François qui est élu « Person of the year » 1par le magazine Time. Pourquoi pas, dans le fond ? Il faut dire qu'au milieu de tous ces gougnafiers, le Saint père a une autre allure. Rien à voir avec ce potache mal dégrossi de François Hollande, le gamin bouffi et creux qui s'appelle Cameron ou Obama qui se verrait bien en super-star mais n'est qu'un pantin coloré pour épater la galerie. Bien sûr, des crapules patentées comme Netanyahou n'étaient pas dans la liste, manquerait plus que ça !
En quelques mois, ce bonhomme un peu replet, bien plus évêque de province que Souverain Pontife, a réussi à se faire une place dans le cortège des grands de ce monde. Il a changé le rythme du Vatican, le sortant d'une torpeur de notaire pour l'entraîner dans un courant d'air de réformes dont beaucoup de fidèles attendent du bien.
Et il est populaire ! Tous les commentateurs s'accordent pour vanter son charisme hors pair, sa simplicité, son approche pragmatique des problèmes du monde et de l'Eglise. C'est aussi un novateur dans le style. Finies les circonvolutions prudentes, il dit tout haut ce qu'il pense et ce qu'il dit n'est pas tout-à-fait dans le Nouvel Ordre Mondial ni la Nouvelle Morale Humaniste de nos excellences laïques.
Il a dénoncé le capitalisme libéraliste et réducteur, les guerres menées à-tout-va, les persécutions, les injustices, les inégalités scandaleuses. Il l'a fait posément, mais avec force.
Parmi les tâches difficiles qu'il devra aborder et léguer à son successeur tant elle sont énormes, il y a la déchristianisation de l'Europe occidentale. Et c'est là que nous aimerions le voir combatif.
La liberté de conscience, l'égalité des cultes sont des modernismes inacceptables pour toute âme chrétienne Nous avons reçu en grâce l'Evangile, ce n'est pas pour l'aligner sur n'importe quoi et dire que tout se vaut. Notre foi doit être prêchée avec fougue et sans concessions.
Ce n'est pas seulement religieux, mais essentiel. Notre système de valeurs en occident repose sur le christianisme, y toucher c'est faire basculer l'édifice. Nos ennemis le savent qui parlent de « révolution civilisationnelle », en débilitant sans cesse notre conception des valeurs.
En cassant la famille, en prônant des sophismes sur l'égalité des sexes, des hommes, en substituant aux commandements de Dieu les droits de l'homme, en faisant de ces derniers le nouvel évangile, en cassant délibérément les structures mentales héritées du passé, nos ennemis ne visent rien de moins que le renversement de toutes nos normes morales et spirituelles.
C'est pour défendre cet héritage que nous attendons d'un pape qu'il bénisse d'une main et que de l'autre il manie la crosse et remette les croyances à l'endroit après un Concile qui a déboussolé trop de monde dans la Curie et ailleurs.
Notre espérance est intacte, cela va de soi, nous, chrétiens, perdons des combats, mais, au final, nous gagnerons la guerre, cela étant, nous ne nous satisferons jamais de demi-mesures et encore moins de défaites.
C'est pourquoi, sous sa soutane blanche de Pontife, nous le voulons revêtu d'une armure. Et que le bâton du berger soit aussi l'épée du chevalier.
Ainsi soit-il !

FvD

1 On ne dit plus « man of the year », mais « person ». Ne pas froisser ces dames ...