05/04/2015

Saintes Pâques à tous dans la joie du Christ ressuscité !

Icone du Christ ressuscité dans images sacrée icona

En ce dimanche de la Résurrection, nous vous souhaitons à tous Saintes Pâques dans la joie du Christ Ressuscité. "Il est ressuscité d'entre les morts, à ceux qui sont dans les tombeaux, il a donné la vie », comme le nous rappelle si admirablement l'hymne pascal orthodoxe.
Voyons d'un peu plus près, ce message que la Passion du Christ, vrai Dieu et vrai homme, a donné au monde.
Le christianisme est une religion, certes, dans la mesure où le message du Christ relie les croyants les uns aux autres, mais c'est la nature mystérieuse de ce lien qui nous interpelle tout particulièrement.
Au contraire de l'islam, le christianisme n'est pas un contrat entre le Créateur et Ses créatures. Le musulman (du moins dans l'islam sunnite), s'il respecte scrupuleusement les « cinq piliers », est assuré d'aller au Paradis, c'est promis et acté pratiquement devant notaire, par le prophète Muhammad.
Le judaïsme est moins clair. Le juif est tenu de réparer la faut originale d'Adam et Eve, il doit donc pratiquer « kitoun » (réparation) dans tous les actes de sa vie ; en buvant une tasse de thé, en mangeant, en se lavant, en satisfaisant ses besoins naturels etc... Il est soumis à 613 mitzvah (interdictions). Sur la symbolique du chiffre 613, je vous renvoie aux ouvrages spécialisés, retenons simplement que l'addition gématrique de 613 donne 100, qui le chiffre du divin. Et s'il a tout bon, si tout a été accompli conformément aux commandements et interdictions diverses, le juif ira-t-il au Paradis ? Rien n'est promis, la Torah est très discrète à tout ce qui touche l'au-delà et la récompense à venir, après tout : l' Eternel a donné, l'Eternel a repris, loué soit le Nom de l'Eternel. (Job. 1.21).
Le chrétien n'a plus à réparer puisque le sacrifice sanglant du Christ a rédimé notre originelle prévarication. Il n'est plus soumis aux interdits de l'ancien testament, il peut manger ce qu'il souhaite, ne doit même pas aller à la messe tous les dimanches, n'est pas astreint à des obligations alimentaires, mais à un commandement nouveau : Aimez-vous de l'amour dont je vous aimais, voilà mon commandement (Jean, 14,12,13. trad. Florence Delay et Alain Marchadour. La Bible, Bayard). Or le Christ, c'est Dieu incarné qui nous ordonne d'aimer nos prochains, y compris nos bourreaux ! comme lui-même nous aime ! Mission quasi impossible, immense appel à la sainteté … Le christianisme, ce n'est pas la religion du livre, fut-il saint, mais de la Parole, du Verbe fait chair. Pas évident, comme ça, à première vue … Ce commandement d'amour sans restriction, comment le mettre en pratique, nous qui sommes imparfaits, souillés par la prévarication de nos pères et âme fragile dans un corps mortel ? Ne nous faut-il pas, à notre tour et à l'imitation de notre Divin Sauveur, nous sacrifier  ?
Et, en plus, seule l'espérance est promise à celui qui a la foi et pratique la charité.
Il nous faudra donc opérer, au bout d'un chemin toujours de croix, une transfiguration, nous dépouiller de la «
 peau du vieil homme » et quitter ce corps putrescible pour revêtir celui, glorieux, qui était nôtre avant que tout se fit.
Que cela soit ainsi,
Et vite ...

Ungern

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02/04/2015

L'Europe est chrétienne

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Saint Thomas d'Aquin

En ce Jeudi Saint 2015, il est bon de remettre les pendueles à l'heure et de proclamer en vérité que l'Europe, notre continent, est chrétien, viscéralement chrétien, n'en déplaise aux menteurs, bateleurs et rêveurs pervers de toutes sortes qui battent le haut du trottoir médiatique et que nous remettrons, de gré ou de force, à leur place: les chiottes
L'Europe est chrétienne ! Que cela plaise ou non, les faits et l'Histoire sont là qui prouvent que nos racines sont toutes, sans exception, chrétiennes.
Il y a, c'est évident, l'apport grec, mais ce dernier, à travers les Pères de l’Église, St Augustin et St. Thomas d'Aquin est annexé en toute gloire dans le message chrétien.
C'est à travers les monastères répandus sur tout le continent et dans la Byzance orientale que l'héritage grec est préservé, étudié et assimilé.
Le christianisme des Papes soude les peuples du continent qui ne se reconnaissent qu'une seule religion, celle du Christ. Ses élites voyagent par monts et par vaux pour étudier dans les universités. Ils parlent la même langue, le latin, celle de l’Église, croient aux mêmes dogmes, ont la même vision du monde et du ciel à venir.
C'est la foi qui les inspire et les pousse à édifier ces aériennes églises romanes, puis de stupéfiantes cathédrales, à peindre et sculpter des scènes qui peuplent leurs rêvent et surgissent de ces pages magnifiques où Jésus annonce le Royaume, le seul qui soit pour les siècles des siècles.
La manière dont nous nous voyons, nous et puis les autres, notre approche de la femme, de la famille, de l’État, de son Chef, de ses dirigeants, s'opère à travers le prisme du Nouveau Testament.
Mieux, la légitimation du pouvoir, l'onction du Roi de jadis s'est maintenue à travers une « légitimation populaire » du dirigeant, celle du suffrage universel.
Les « droits de l'homme », que nous résumons à travers la devise de la République : liberté, égalité, fraternité sont, n'en déplaise à ses laudateurs, que des copies (bien pâles) de préceptes chrétiens pour qui, ne l'oublions « il n'y a plus de femmes ou d'hommes, d'hommes libres ou d'esclaves, de Grecs ou de Juifs, mais des enfants en Jésus-Christ » comme l'écrivait Saint Paul.
Ces mêmes « droits de l'homme », ne sont-ils pas, pour reprendre le mot du philosophe Slavoj Zizek : « la meilleur excuse pour récuser les commandements de Dieu » ? Une religion de substitution en quelques sorte, doublée d'une tentative, vaine, de « spiritualité horizontale », cet oxymore « new-age ».
Certains rétorqueront : et les « Lumières », ses philosophes, et la liberté qu'ils nous ont apportée ?
A quoi nous répondrons : la liberté de penser est un concept éminemment protestant qui veut que celui qui se penche avec un cœur pur sur les Écritures est inspiré par l'Esprit, et c'est à Luther que nous le devons.
Quant à la liberté, devons-nous le rappeler, une fois de plus, que le christianisme nous délivre de la Loi et nous remet à l'Esprit ? Le christianisme n'est pas une religion du Livre, c'est celle de la Parole et cette Parole est vivifiante et libératrice. Ce n'est plus la lettre de la Loi, mais son esprit qui s'impose.
Il est bon, pensons-nous, de remettre les choses à leur place en écrivant que sans le christianisme nous ne serions pas ce que nous sommes.
D'où notre défiance à l'égard de ces enfants ingrats qui, sous prétexte d'une laïcité mal définie, et mal acceptée, veulent reléguer cet héritage dans les placards de l'Histoire et l'oublier, vite fait.
Mais l'homme veut croire, c'est dans sa nature. D'où ces hallucinations collectives qui exaltent une « religion de la République » (cfr. Les Francs-Maçons du Grand Orient), pendant « spirituel de l'autre religion, celle de l'argent.
Baal est toujours présent, il est toujours le « Prince de ce monde », même si Armageddon n'est pas loin.
Et l'on sait comment s'est terminé Armageddon

FvD

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17/05/2014

Soudan: une chrétienne condamnée à la pendaison

 

Meriam Yehya Ibrahim Ishag pictured on her wedding day with her husband

Meriam Ishag, le jour de son mariage

Bonjour, nous sommes le dix-sept mai de l'an de grâce deux mille quatorze, jour de la Saint Tropez et de la Bienheureuse Antonina Mesina, vierge et martyre.
Au Soudan, une jeune chrétienne de vingt-sept ans, Meriam Ishag, mère d'un bambin de neuf mois et enceinte, est condamnée à être pendue pour « apostasie ». Les autorités musulmanes l'accusent d'avoir renié l'islam pour épouser son mari chrétien. Elle dit n'avoir jamais été musulmane et n'avoir rien renié du tout.
Le Soudan est ce pays au sud de l'Egypte, musulman wahhabite à quatre-vingt dix-neuf pour cent. Il est dirigé par une camarilla de militaires corrompus par les Américains, les Chinois, les Européens et le diable en personne pour leur permettre d'exploiter son sous-sol. Le wahhabisme est une interprétation du Coran apparue dans les sables du déserts arabique au XVIIIem siècle. A ce point fondamentale et rétrograde que les docteurs de l'université Al Ahzar au Caire se gaussèrent de ces péquenots incultes même pas capables de lire correctement un texte. Hélas, l'Arabie, devenue saoudite, regorge de pétrole et du fric qui va avec. Et comme les princes de cette tribu ont leurs frasques à se faire pardonner, ils versent de généreuses contributions aux imams afin qu'ils la ferment. Grâce à « La ligue islamique  mondiale », le wahhabisme construit des mosquées un peu partout dans le monde, y compris au coin de votre rue, brave gens. Et envoie des imams dire aux fidèles que les femmes doivent se voiler et ne pas sortir seule dans la rue. Il y a en Bosnie, en Albanie et en Afrique des maris qui sont payés pour que leur femme porte au moins le hidjab. Le wahhabisme n'a été reconnu musulman qu'en 1932. De nos jours, il est la vitrine d'un islam réducteur, fanatique et persécuteur.
Meriam Ishag sera pendue, sans doute après son accouchement. Les chrétiens n'ont plus rien à faire dans ces pays de sauvages où des dégénérés pansus donnent des gages à un peuple affamé. En France, ils sont tout juste tolérés chez eux, entre leurs murs, surtout pas dans la rue que tient, haut le pavé, la crème du laïcisme militant. Ce sont les héritiers de ceux qui guillotinèrent les prêtres autrefois et les fusillèrent durant la Commune.
Il y a ce film qui sort cette semaine. « Cristeros », qu'ils s'appelle. Il raconte l'histoire de paysans mexicains, excédés par les persécutions anticatholiques des révolutionnaires et qui prennent les armes.
De quoi nous donner des idées.

FvD

Mexique, prêtre fusillé.