10/09/2011

Après la Côte d'Ivoire, au tour de l'Angola

Après la Côte d'Ivoire, pourquoi pas l'Angola (riche en pétrole )... L'axe franco-americano ivoirien, a-t-il des visées impérialistes ?

 

 

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Des manifestations avec un air de déja vu se sont déroulées le 3 septembre dernier à Luanda , la capitale de l'Angola. Près de 400 manifestants, pour la plupart de jeunes adolescents et de jeunes adultes, ont demandé sur la Praça da Independência la destitution du Président José Eduardo Dos Santos au pouvoir depuis 32 ans. Face à la violence des manifestants - de jeunes noirs manifestement drogués encadrés par des blancs d'âge mur, ce qui laisse supposer que ce sont d'anciens colons Portugais ayant acquis la nationalité Angolaise - les forces de sécurité Angolaises ont du procéder à plusieurs arrestations. Un journaliste de RTP Africa [Télévision Portugaise] a vu son matériel saisi. 

L'organe de propagande du département d'état Etasunien Voz da America a couvert d'une manière particulièrement suivie ces manifestations au travers de ses correspondants , ce qui avec la présence du journaliste de la RTP laisse supposer que les affrontements avec les forces de sécurité Angolaises étaient planifiées. Des tee-shirts oranges et jaunes marquées "Liberdade ou morte" , "32 é muito" ont également été distribuées aux manifestants le jour précédent la manifestation . 

De son côté la Tribune de Genève s'est livrée à une désinformation éhontée en annonçant la mort de 17 manifestants dont "Les corps ont été dissimulés par la police, pour éviter que les médias ne puissent filmer les corps" tandis que la RTP - media de l'ex colonisateur Portugais - cite le cas du jeune Pandita Neru [ ! ] qui aurait été enlevé par des "hommes armés" qui l'auraient "menacé de mort" . 

La police Angolaise a mis en avant de son côté la violence des manifestants qui ont blessé sept membres des forces de l'ordre et qui se sont attaqués à des passants . Elle ne reconnaît que 11 arrestations, principalement les meneurs reconanissables à leurs tee-shirts oranges et jaunes. 

Des appels à manifester contre le président Dos Santos ont déja été lancés en mars 2011. Le principal parti d'opposition, l'Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola [Unita] a refusé de s'y rallier, faute de connaître les organisateurs , ce qui montre que ce mouvement n'a rien d'indigène. 

L'actualité Angolaise est suivie avec attention à Brasilia mais aussi Moscou, Pekin et Pretoria. L'Angola est en effet le "point d'appui" de la stratégie Africaine développée par l'ex-Président Lula da Silva . Celui-ci est intervenu le 2 juillet dernier à Luanda dans une conférence intitulée "Développement du Brésil : Un modèle pour l'Afrique", à l'invitation du Centre d'Etudes Stratégiques d'Angola [CEEA] , en partenariat avec l'entreprise Brésilienne Odebrecht [Travaux Publics] qui est le principal employeur du pays. 

En mai 2011, l'Agence Brésilienne de promotion des exportations et investissements [Apex] a mis en avant le "marché cible de l'Angola" pour encourager les entreprises à y investir ou exporter: "L'Angola est un marché au potentiel énorme pour les exportations Brésiliennes. Nos exportations vers ce pays sont passées de 64 millions de dollars (45 M€) en 1999 à 947 M$ (660 M€) en 2010, avec un record de 1,3 milliard en 2009" a déclaré Mauricio Borges, président d'Apex-Brasil. 

Outre le secteur pétrolier avec Petrobras, les investisseurs Brésiliens s'intéressent à l'achat de terres pour la mise en culture de biocarburants et de soja. 

L'Angola a vu aussi ces dernières années de nombreux investissements Chinois et Russes, principalement dans le secteur minier [diamants , hydrocrabures] et l'agriculture. Les forces de sécurité intérieure Angolaises ont signé en mars 2010 un accord de coopération avec le Ministère de l'Intérieur Russe pour la formation, l'entrainement et l'équipement des forces de police, celles qui sont intervenues samedi à Luanda. Un accord portant sur la surveillance des frontières a également été signé à cette occasion. La Marine Brésilienne de son côté a entrepris la formation de la garde côtière de la Namibie voisine . 

De nombreux analystes militaires, universitaires et des diplomates Brésiliens [mais aussi Russes, Indiens et Chinois] considérent que l'intervention militaire Française en Côte d'Ivoire, et à fortiori en Libye, rentre dans le cadre d'une stratégie de containment et de roll-back du BRICS en Afrique . 

Pour les analystes Brésiliens , l'intervention colonialiste Française en CDI permet à l'axe Franco-Américain de disposer d'une base pour ses actions déstabilisatrices en Afrique de l'Ouest. Celles-ci visent directement les interêts Brésiliens sur la façade Atlantique Ouest de l'Afrique qui est considérée désormais par les stratéges Brésiliens comme faisant parti des "interêts vituaux du Brésil" . 

Au delà du binôme Franco-Etasunien, l'état failli Portugais semble jouer un rôle particulier dans cette reconquista de l'Afrique. A la veille du sommet de l'OTAN à Lisbonne, le MD Portugais avait suggéré la constitution d'une zone commune de sécurité incluant l'Atlantique Sud et l'Atlantique Nord et placée sous la responsabilité de l'OTAN. Cette proposition avait alors été rejetté dédaigneusement par l'ex-Ministre de la Défense Nelson Jobim. 

Dans le cadre de cette stratégie la visite du vice-amiral Harry B. Harris, commandant de la VIème flotte des États-Unis, force de combat et d'appui de l'OTAN, le 9 juillet dernier à Luanda n'est donc pas fortuite . Il était accompagné de James Mc Gee, conseiller politique de la VIème flotte

De leur côté des centres analytiques portugais neo-conservateurs ont mis en avant la necessité pour le Portugal de reconquérir le leadership au sein de la Lusosphère, en particulier en Afrique. Ce leadership - liderança - est désormais de plus en plus assuré par le Brésil en raison de son poids économique et démographique. Il faut aussi signaler que le Portugal avec la France, les EU et l'Angleterre est à l'origine de toutes les résolutions au CS de l'ONU concernant la CDI, la Libye et la Syrie. La situation en Angola pourrait donc voir l'affrontement - dans un premier temps diplomatique - des interêts Brésiliens et Portugais en Afrique !

source

Ice Station Zebra :: lien

http://www.voxnr.com/cc/etranger/EFEVkpEEppfLqZjefk.shtml

08:25 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : afrique, angola, côte d'ivoire, france, états-unis |  Facebook |

29/05/2011

Ouattara: larbin, mercenaire et laquais ...

 

 Jean Ziegler, militant de toujours, auteur de "La haine de l'occident" , haut-commissaire des Nations-Unies, nous livre ici son opinion sur "l'élection " d'Allasane Ouattara en Côte d'Ivoire, "larbin du grand capitalisme international", "mercenaire". Il ne fut pas  écouté, comme d'habitude...

 

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Côte dIvoire: Jean Ziegler fait des révélations... par Nzwamba

18/04/2011

Le néocolonialisme de la France de Sarkozy

La colonisation française se poursuit…La colonisation française se poursuit…

La France de Sarkozy poursuit sa colonisation de l’Afrique et du monde arabo-musulman…


Le retour de l’Empire colonial français semble être une des ambitions de Sarkozy, croyant sans doute, améliorer sa cote dans les sondages, voire laisser une trace dans l’Histoire ! Ainsi, malgré tout ce que l’on veut bien nous raconter, c’est bien l’armée française qui a participé, directement ou indirectement, à l’arrestation du président Laurent Gbagbo et de sa famille, dans son palais présidentiel à Abidjan. Laurent Gbagbo a longtemps été un protégé de Paris, dans le cadre bien connu que l’on appelle la Françafrique. Il aura du cesser de plaire ou de se soumettre à Paris et on a alors voulu nous faire croire que le véritable vainqueur de l’élection présidentielle en Côte-d’Ivoire était Alassane Ouattara, l’homme du FMI, soutenu par Obama et par la France.

Ne soyons pas naïfs ! Dans quel pays de la Françafrique, les élections se déroulent-elles normalement, sans trucage, avec l’Ambassadeur de l’ancienne puissance coloniale dans les coulisses, pour veiller à ce que « l’élu » continue à bien servir les intérêts français ? Nous pourrions citer l’exemple du Gabon où le fils Bongo a succédé à son père dans le cadre d’élections pour le moins contestables. Mais, Bongo servant fidèlement les intérêts français, il n’y a pas eu de campagne orchestrée contre lui et encore moins d’intervention militaire avec ou sans mandat onusien.

Nous n’allons pas nous étendre sur les causes de la disgrâce de Gbagbo. Peut-être a-t-il eu envie de se rapprocher de la Chine dont la présence en Afrique se heurte de plus en plus aux intérêts français. Cette Chine qui n’a jamais colonisé un pays africain, bénéficie d’un à priori souvent favorable auprès de nombreux Africains. Les vraies causes seront connues ultérieurement. En attendant, il y a les faits. L’armée de l’ancienne puissance coloniale est intervenue militairement pour chasser un dirigeant africain et le remplacer par un autre, ayant le soutien de Paris et de Washington. Ce n’est pas la première fois (voir notre précédent article consacré aux interventions militaires françaises en Françafrique), mais cette fois, on a l’impression qu’un nouveau pas a été franchi.

Tout au long de cette affaire, on a pu sentir dans la classe politique française, un climat ouvertement colonialiste. Droite et Gauche ont retrouvé la même unanimité d’autrefois quand « l’ordre colonial » se maintenait avec la canonnière. Cette unanimité de la Droite et de la Gauche dans le soutien des récentes agressions contre l’Afghanistan, la Libye et la Côte d’Ivoire signifie un resserrement des rangs occidentaux (y compris en France) autour de ce qui semble être la nouvelle doctrine : une reconquête directe des zones utiles de l’Afrique et du monde arabo-musulman, c'est-à-dire les régions renfermant des matières premières. A ces zones, il faut ajouter les voies d’approvisionnement nécessaires pour les Etats-Unis et pour l’Occident. Cette stratégie suppose des dirigeants locaux totalement soumis et n’étant jamais tentés de changer de « patrons » ou de clients (comme il semble que ce fut le cas de Gbagbo avec la Chine). Le sort de ce dernier est aussi un avertissement à tous les autres dirigeants africains… Elle implique aussi un remodelage du continent ; les nouvelles frontières, les vraies, seront celles dessinées par les multinationales, avec milices locales et sociétés privées de mercenaires pour sécuriser l’extraction et l’acheminement des matières premières. Le reste du continent, vide de richesses intéressant l’Occident sera voué à un sort comparable à celui de la Somalie, déchirée par les factions.

Obama, embourbé en Afghanistan et en Irak, a laissé le premier rôle, dans certaines limites, à Sarkozy. C’est à la fois le flatter et lui tendre un piège. Le flatter parce que les spécialistes de la CIA qui l’ont façonné, connaissent bien le personnage travaillé par ce désir de revanche sociale qui taraude toujours les parvenus. Mais, c’est aussi lui tendre un piège : éliminer le peu de sympathie que garde la France en Afrique pour contribuer à la chasser et ensuite, si nécessaire, s’entendre avec les Chinois. Après tout, entre puissants, on finit toujours par s’entendre aux dépens des serviteurs !

Pour les peuples africains et arabes, le message doit être clair. La guerre déclarée par l’USraël et par l’Occident pour le pillage de leurs richesses va s’accentuer. Cette guerre, malgré ci et là quelque mandat onusien, sera, de plus en plus, une guerre de reconquête directe de l’Occident par milices et forces d’intervention interposées, avec son cortège de réfugiés et de populations déplacées dans des états voués à la partition et à l’émiettement. Les peuples arabes et africains savaient déjà à quoi s’en tenir en ce qui concerne les Etats-Unis, une puissance impérialiste et agressive aux mains d’un lobby sioniste et d’un complexe militaro-financier que l’aventurier politique Obama a tenté, en vain, de rendre plus présentable. La France, pour des raisons historiques et affectives diverses, gardait encore une image relativement meilleure. Là aussi, Sarkozy a bradé le peu qui nous restait, pour servir les intérêts du complexe financier mondialiste qui, comme c’est curieux, ne comprend en son sein que des sionistes. Une coïncidence sans doute !


Yahia Gouasmi
Président du Parti Anti Sioniste

 


http://www.partiantisioniste.com/communications/la-france-de-sarkozy-poursuit-sa-colonisation-de-l-afrique-et-du-monde-arabo-musulman-0682.html

10:00 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france, afrique, néo-colonialisme, sarkozy, libye, côte d'ivoire |  Facebook |