28/06/2014

"La Bête immonde", nouveau spectacle de Dieudonné

 

Le nouveau spectacle de Dieudonné, "La bête immonde", a été inauguré en grandes pompes à Paris en son théâtre de la Main d'Or . Le ghetto Ghota de la presse inféodée au système qui nous dirige depuis ses officines et synagogues était au rendez-vous, plume en main, vitriol chargé. Ce sale nègre qui prétend lui faire la nique n'ira pas loin, encerclé qu'il est par l'ire des zélés plumitifs de tous bords. C'est donc à Sylvain Mouillard, du quotidien « Libération », organe du baron Rothschild, que nous devons cette première salve.

L'humoriste se produisait à la Main d'or jeudi soir, pour la première représentation de «La bête immonde».

«Mesdames et messieurs, la haine !» Le rideau de la scène du théâtre de la Main d’or s’ouvre. Dieudonné apparaît, hilare. Il porte un pyjama orange de détenu de Guantanamo, traîne des fers aux pieds. Un détail, le mot «quenelle» brodé au niveau de la poitrine. Le décor est minimaliste. Seule la réplique d’un Famas, fusil mitrailleur de l’armée française, attire l’attention sur son pupitre. «L’humoriste» présente ce jeudi soir son nouveau spectacle, «La bête immonde», dans son fief du XIe arrondissement parisien.

Il y a six mois, son précédent show, truffé de saillies antisémites, avait été interdit par le Conseil d’Etat. Dieudonné s’en souvient bien, et ne se prive pas d’en jouer. Il est «l’antéchrist», «le mal». Comme à son habitude, il se met rapidement la salle dans la poche. Il y a «eux» - comprendre le «système» -, et il y a «nous». Les éventuels ennemis, «journalistes et huissiers» qui seraient venus assister à sa première, sont immédiatement raillés. Le public, «venu rigoler avec la bête immonde», est aux anges.

Dieudonné ne traîne pas. D’emblée, il en vient à son fond de commerce, «les juifs». Le mot est prononcé des dizaines de fois en début de spectacle. Le polémiste flirte avec la ligne jaune, mais il reste sur ses gardes, sûrement échaudé par ses précédents dérapages, notamment contre Patrick Cohen. Le journaliste de France Inter n’aura le droit qu’aux chuintements de la salle quand son nom est prononcé, ainsi que celui de l’acteur Pascal Elbé. Cette mimique imagée, doigt pointé vers le ciel et yeux plissés, en prononçant «Au-dessus, c’est le soleil», est un classique de la galaxie «Dieudonné». Elle signifie que lorsqu’on parle de certains sujets, la Shoah surtout, on s’attaque à ce qu’il y a de plus sacré.
Dieudonné désigne son régisseur, Jacky Sigaud, placé au fond de la salle : «Si on lui met un pyjama et une kippa, il y a moyen de gratter des subventions !», lance-t-il. Et d’enchaîner contre les médias, en faisant mine de tirer dans le public, son Famas de pacotille à la main : «Si je tuais un journaliste, de surcroît juif, ça serait grave.»
Conchita Würst et mariage gay.
Il en vient à la concurrence mémorielle, un thème qui lui est cher. Le commerce triangulaire ? C’est «une spécialité juive». Les «négroïdes» en ont été les premières victimes, tel cet ancêtre de Nicolas Anelka, que «l’humoriste» décide d’incarner sur scène. L’homme, esclave, est évidemment aux mains d’un juif néerlandais. D’ailleurs, l’esclavagiste juif n’a-t-il pas «mieux géré l’après-génocide que le nazi» ?
Pendant 75 minutes, Dieudonné parle de lui-même, de l’actualité, des juifs, mais aussi des sexualités. Conchita Wurst, la drag queen autrichienne qui a remporté le dernier concours de l’Eurovision, est le nouveau repoussoir. Pourquoi ne pas désigner un «singe» vainqueur directement, se demande le polémiste ? Le voilà se projetant en 2050 pour les besoins du spectacle. Un temps où «l’hétérosexualité est arrivée à son terme», preuve d’une société qui a changé à partir de l’ouverture du mariage aux couples gays.
Dieudonné incarne d’abord une Québécoise qui vit avec un cochon. Puis un père de famille hétéro, mais qui réalise que ce n’est pas la bonne manière de vivre. Dans son enfance, il regardait «La petite maison dans la prairie». Désormais, les choses ont changé : «A la télé, on encule un âne.» Mais gare ! Dieudonné n’est «pas homophobe». La preuve, il a été témoin d’un mariage gay en prison, entre deux détenus, Germain Gaiffe et Alfredo Stranieri, condamnés respectivement à trente ans de réclusion criminelle et à la perpétuité.
Le spectacle se termine, et le «comique» finit par assumer ses visées politiques : «J’ai opté pour le rire face à l’axe américano-sioniste», dit-il. Son ambition ? Mettre une «quenelle» dans le «fion du système» et «libérer la France du sionisme».
Sylvain MOUILLARD

source : http://www.liberation.fr/societe/2014/06/27/au-nouveau-spectacle-de-dieudonne-systeme-juifs-et-homos_1051708

05/05/2014

Bruxelles: le Congrès de la dissidence interdit. Et alors ?

 

Laurent Louis

A Bruxelles, les autorités belges ont interdit le « Congrès de la dissidence », organisé par une librairie et le député Laurent Louis. Dieudonné, Alain Soral, Jacob Cohen et bien d'autres personnalités sulfureuses étaient invitées à y prendre la parole (sans doute) et dédicacer leurs ouvrages (très certainement). Les autorités belges peuvent être fières elles ont, sans plus, interdit d'expression tout ce beau monde, sauvant ainsi leur pays, l'Europe et le monde des affres nauséabonds de qui ne pense pas comme eux. Voilà où on en est dans ce coin de la planète qui vit jadis des esprits forts se dresser contre la tyrannie et renverser les barrières du dogme, de la sottise et de l'oppression. L'histoire repassant les plats, on remet le couvert et la lutte continue.
A vrai dire, cette interdiction ne nous étonne pas. L'Europe, du moins celle de l' Ouest, est émasculée, asservie et dégénérée par une coterie de faction dont la moindre n'est pas le lobby juif et ses ramifications jusque dans les sphères de tous ce qui est pouvoir. Cette Europe tolère les débordements violents et simiesques des matchs de foot, les profanations joyeuses et impudiques des Femen, la gay-pride et cultive une mortifère fascination pour tout ce qui se veut contre le cours normal de la nature ; mariage des homosexuels, procréation assistée, mère porteuse etc …
Tout cela au nom de la démocratie, de l'antisémitisme (rengaine éculée), des droits de l'homme, de la femme et de qui vous voudrez pourvu qu'il soit de leur côté.
Pensée unique, pensée inique.
Peu importe cependant, cette interdiction n'est qu'un épi-phénomène et était, somme toute, bien prévisible dans l'état de délabrement moral et culturel qui caractérise note vieux continent mourant. Plus que jamais c'est à d'autres voies d'action qu'il faudra recourir. Le temps qui passe augure de jours sombres et violents qui se profilent avec de plus en plus de netteté. Ce qui se passe en Ukraine n'est que l'ébauche de ce qui prendra forme ici même dans quelques temps. Alors certains de ceux qui se réjouissent de ces interdictions, ou qui tout simplement se complaisent dans leur neutralité béate réaliserons la gravité de la situation. Pour eux, il sera trop tard. Que ceux qui ont des oreilles, entendent !

FvD 

 

30/01/2014

Quand Valls joue aux apprentis-sorciers

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L'impétuosité est un vilain défaut. Quand il se double d'impulsivité, il peut faire des dégâts. Si, en plus, la morgue s'en mêle c'est carrément fatidique. C'est le cas de Valls, Emmanuel.
Le Catalan passe son temps à faire des siennes. Emporté par sa vague de popularité, la seule qui touche un membre du gouvernement, il y allait de son petit chorus solitaire, bousculant les codes de la gauche et se présentant en dur parmi les mous. C'est bien les durs, ils posent, en remettent, se haussent du col, roulent des mécaniques, dodelinent du chef et jouent au parrain, mais il y a des limites que notre homme a stupidement dépassées.
Avec lui, Valls, on allait voir ce qu'on allait voir ; les méchants, les mauvais, les malfrats en tous genres n'avaient plus qu'à se ranger et changer de métier.
Las, la sécurité des Français, malgré ses rodomontades, n'a pas évolué, les cambriolages, délit particulièrement cruel auprès de braves gens ont explosé.
Et tout cela éclate au moment où Emmanuel Valls engageait un bras de fer avec Dieudonné M'bala M'baba. Et vomissait Soral devant ses affidés socialistes et, plus grave, les caméras.
Qui connaissait l'humoriste ? Bien des gens, certes, mais plus d'un Français bien moyen le croyait retiré quelque part au Cameroun . L'homme était banni des plateaux TV, la presse n'en parlait guère, ce qui ne l'empêchait pas de faire le plein des salles de spectacle. Qui connaissait Soral ? Ce nom pour bien des Français moyens ne disait rien. Il avait beau vendre avec succès son essai « Comprendre l'Empire », attirer du monde sur son site « Egalité et Réconciliation », mais ce n'était qu'une minorité active certes, mais limitée quand même.
Il a suffit d'interdire le spectacle « Le Mur », pour attiser l'intérêt des Français toujours prompts à prendre le parti du vilain petit canard ou, en l' occurrence, du mouton noir. D'autant plus que les accusations pleuvaient et bien drues, jugez : racisme, antisémitisme, fraude fiscale (les Français adorent ça !), incitation à la haine et à la violence. Et son geste de ralliement, la quenelle, définie comme « salut nazi inversé ». Bigre !
Seulement voilà, Valls est allé trop loin. Son acharnement à vouloir interdire le spectacle « Le Mur » (interdit par référé du Conseil d'Etat qui ne s'est pas encore prononcé sur le fond) n'a pas plu à tout le monde. La Ligue des Droits de l'Homme, par exemple, qui a condamné cette interdiction « a priori ». Des personnalités de gauche, comme de droite ont dénoncé la « dérive autoritaire » d'une ministre esseulé et jalousé par bien de ses confrères. Et des milliers de Français ont commencé à regarder d'un autre œil ce petit bonhomme nerveux et qui présente bien des traits qui rappellent certains personnages d'il n'y a pas si longtemps.
Du coup, Dieudonné, tous les Français le connaissent dorénavant. Soral rassemble à Marseille plus de mille trois-cents personne, rien que pour une conférence. Une conférence, pas un concert, vous avez bien lu ! Quant à Valls, il perd royalement douze points d'opinions favorables.
Plus grave, dimanche dernier, lors de la manifestation du « Jour de colère », que Valls a qualifié de ramassis de militants d'extrême droite et de nostalgiques d'un temps révolu, certains manifestants, une minorité, ont dénoncé à coups de slogans l' immission du lobby juif dans cette instrumentalisation de Dieudonné et Soral. C'était bien la première fois depuis la dernière guerre que les juifs, en tant que juifs, étaient pris à partie dans une manifestation française. Merci Valls !
Dieudonné a repris ses tournées avec son nouveau spectacle, en fait le même que « Le Mur », mais avec quelques coupures stratégiques. Soral cartonne et, dans la foulée, l'extrême droite suscite de l'intérêt. Le gouvernement réplique en harcelant l'humoriste, il trouvera bien des poux à Soral et, tant qu'à faire, à votre modeste serviteur qui s'en fout royalement.
Comme l'a écrit le divin Shakespeare : Things past redress are now with me past care.

FvD

 

09:44 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : emmanuel valss, dieudonné, soral, gauche, extrême droite, lobby juif, crif, le mur, censure, ps, france |  Facebook |