23/02/2015

Comment Tsipras s’est mis à genoux face à l’Europe

 

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Les bourgeois de Calais

Le tout n'aura pas duré un mois ! Tsipras s'est dégonflé et a jeté le gant. La finance a mis la Grèce de Syriza KO. Ceux qui jouaient les matamores, Varoufakis en tête, on dû rentrer dans le rang, et rien n'est joué , « l'accord » trouvé vendredi à Bruxelles ce n'est qu'un mèzé comme on dit au Pirée et il n'est même pas sûr qu'il sera ratifié par le Conseil des Ministres. Qu'est-ce qu'ils s'imaginaient, ces gamins, qu'ils allaient faire la leçon à l'Eurogroupe, à l'Europe, au monde ? Ils ont dû vite déchanter, le fric est le nerf de tout, sans fric vous n'allez nulle part, dès lors, quand vous en demandez, vous avez intérêt à être poli, mettre une cravate, dire merci et sortir sans faire de bruit. La Grèce avait le choix : rester dans l'Europe et l'euro aux conditions actuelles, ou sortir du bastringue bruxellois et vivre sa vie, sans trop de fric mais la tête haute. Eh bien, les dés sont jetés, la Grèce vivra sous la coupe de la Banque Centrale Européenne, du FMI e tutti quanti …

Excellent récit de ces derniers jours dans : http://www.eric-verhaeghe.fr/comment-tsipras-sest-mis-a-genoux-face-a-leurope/

 

 

 

12/02/2015

Pourquoi la paix est illusoire en Ukraine

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Poroschenko, ce n'est pas son nom mais celui de sa femme. En réalité il s'appelle Petr Valtsman et est né de parents juifs roumains. C'est pourquoi, ce type, mondialiste, européiste, ne connaît pas grand chose à l'âme slave et à la réalité complexe qui unit les Ukrainiens et les Russes. Et on comprend mieux maintenant pourquoi le juif apatride Soros le soutient de toute la puissance de ses dollars. Qui se ressemble …
Le benêt stupide qui joue au président de la raie publique française veut se faire valoir et s'agite auprès de la Chancelière, une femme de tête, intelligente et qui dans son subconscient rêve d'une revanche sur ces Russes qu'elle a si bien connus, jadis dans la défunte Deutsche Demokratische Republik, on peut la comprendre …
Il n'y aura pas d'accord de paix en Ukraine, pour une raison bien simple, c'est que Washington ne le veut pas et que Poroschenko est l'homme des Etasuniens. Il se fiche pas mal des morts Ukrainiens légalistes ou non, il œuvre à l'établissement long et durable de l'influence étasunienne dans cette région qui contrôle toute l'Europe centrale. Et au bout du compte, il y a la mainmise des sociétés américaines sur les richesses russes. Il n'y a rien de nouveau sous le soleil.
Alors, la guerre ? Probablement. Personne ne va se gêner pour se faire massacrer les uns les autres, les Ukrainiens russophones ou non. Après tout, ils ne se sont sont pas gênés en Yougoslavie et vous avez vu le résultat …

Ils sont toujours à Minsk (Biélorussie), Angela et François et attendus impatiemment à Bruxelles pour un sommet européen qui risque d'être rock and roll avec les Grecs aux percussions. Si j'étais trader, je ne miserai pas trop sur la bourse, j'y vois comme de la baisse et des manœuvres de replis nombreuses et variées.
Les temps sont durs pour les européistes. L'Europe de Bruxelles, ce n'est pas la paix, ce n'est pas la prospérité, ce n'est pas l'emploi, ce n'est pas …
Ce qui précède est suffisamment éloquent que pour dire une fois pour toute que cette Europe là, ça suffit !

FvD

 

 

 

28/01/2015

Grèce: Tsipras et son parti-leurre

 

Les Grecs vont maintenant pouvoir constater que Syriza est un parti-leurre

 
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Les Grecs vont maintenant pouvoir constater que Syriza est un parti-leurre, promu par l’oligarchie pour maintenir la domination euro-atlantiste sur la Grèce.

Alexis TSIRPAS, Martin SCHULZ - EP President

Comme prévu, annoncé, promu et organisé par l’oligarchie, le parti « Syriza » est arrivé en tête des élections législatives qui se sont tenues en Grèce le 25 janvier 2015. L’affaire a été rondement menée puisque, moins de 20 heures après la fin du scrutin, le dirigeant de Syriza, Alexis Tsipras, a déjà prêté serment comme nouveau Premier ministre grec.
Cette victoire ne peut surprendre que ceux qui n’avaient pas remarqué l’écrasante promotion médiatique – en Grèce et à l’étranger – que tous les grands médias euro-atlantistes ont généreusement accordée, depuis des mois, à cette gauche prétendument « radicale » et « anti-austérité ».
La nomination de M. Tsipras à la tête du gouvernement d’Athènes a de quoi faire pleurer de rire les organisateurs de cette manipulation, qui sont encore parvenus, par le matraquage médiatique, à faire prendre aux électeurs grecs des vessies pour des lanternes.
L’UPR rappelle en effet que le dirigeant de Syriza ne propose absolument pas aux Grecs, ni de sortir de l’UE ni de sortir de l’euro, et ne propose donc aucune issue crédible à la mise en coupe réglée de la Grèce qui découle des contraintes des traités européens et des exigences de la BCE.

M. Tsipras a bien au contraire donné tous les gages nécessaires à l’oligarchie euro-atlantiste pour l’assurer du caractère totalement inoffensif de ses slogans :

  • il s’est rendu aux États-Unis en janvier 2013 pour y être reçu avec tous les honneurs, le 22 janvier, par la Brookings Institution, dont les principaux financiers sont les Fondations Ford, Mac Arthur et Bill Gates, Bank of America, ExxonMobil, ainsi que les gouvernements des États-Unis, du Royaume-Uni, du Japon, du Qatar. Devant le public ainsi réuni à Washington, le chef de Syriza a conclu sa présentation en lançant « J’espère vous avoir convaincu que je ne suis pas aussi dangereux que certains le pensent ». http://www.wsws.org/en/articles/2013/01/26/tsip-j26.html. Selon certaines sources, ce voyage aurait été entièrement pris en charge par le milliardaire George Soros (http://hellasfrappe.blogspot.fr/2013/02/busted-soros-fund... )
  • il a profité de ce séjour outre-Atlantique pour aller subir les interrogatoires du FMI et du Département d’État américain, auxquels il a montré patte blanche.
  • etc.

L’UPR constate donc, sans surprise mais avec tristesse, que les Grecs viennent d’être victimes des habituelles manipulations médiatiques que les forces euro-atlantistes imposent à chaque élection, afin de déjouer toute remise en cause réelle de leur dictature.

Dans chaque pays d’Europe, des politiciens combinards et retors sont présentés aux électeurs, par les médias les plus importants tous à l’unisson, comme étant des opposants « radicaux » aux politiques imposées par l’Union européenne, alors qu’il ne s’agit que de banals leurres « alter-européistes », champions du double-discours, chargés de neutraliser la colère des peuples en leur faisant miroiter de fausses solutions.

De nombreux électeurs grecs viennent ainsi de croire que M. Tsipras allait leur permettre de rester dans l’euro tout en échappant à l’austérité, au chômage et à la pauvreté de masse.

De nombreux électeurs français avaient été dupés de la même façon lorsqu’ils avaient porté au pouvoir :

  • Lionel Jospin en 1997 parce qu’il leur avait promis qu’il renégocierait les critères du traité de Maastricht…
  • Nicolas Sarkozy en 2007 parce qu’il leur avait promis qu’il allait faire baisser le chômage et la dette publique…
  • François Hollande en 2012 parce qu’il leur avait promis de renégocier le TSCG signé par Nicolas Sarkozy et leur avait assuré que « Mon ennemi, c’est la finance »….

C’est pourquoi il ne faut pas s’étonner que les médias et les partis politiques français ont accueilli avec déférence et empressement la victoire de M. Tsipras, décrit comme la nouvelle terreur qui va faire trembler l’Union européenne.

L’UPR note que le Front de Gauche et le FN ont tout spécialement manifesté leur soutien à Syriza (en gardant délibérément le silence sur les partis politiques grecs – qui existent pourtant bel et bien – demandant la sortie unilatérale de la Grèce de l’Union européenne et de l’euro). Entre leurres français et grecs, on se comprend et on se soutient.

 

Quoi qu’il en soit, les mois qui viennent seront l’occasion, pour le peuple grec, de découvrir l’ampleur de l’escroquerie politique dont ils viennent de nouveau d’être les victimes.

Lorsque les flonflons du cirque médiatique se seront éteints, ils se rendront compte que l’élection de M. Tsipras :

  • ne modifie pas le moindre article des traités TUE et TFUE,
  • n’infléchit pas la moindre décision de la Commission européenne et de la BCE,
  • ne change pas d’un iota la politique économique et monétaire voulue par les gouvernements de l’Allemagne, de la Finlande, des Pays-Bas et du Luxembourg,
  • ne remédie en rien à la totale inadéquation de l’économie, du tissu industriel, et du corps social grecs à l’euro,
  • n’arrête en rien la diplomatie guerrière que Washington impose à l’UE vis-à-vis de la Russie et du reste du monde.

 

source: https://www.upr.fr/actualite/europe/les-grecs-vont-maintenant-pouvoir-constater-que-syriza-est-un-parti-leurre

09:00 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans Actualité, politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syriza, grèce, alexis tsipras, euro, europe, dette grecque, fiance |  Facebook |