13/07/2015

La Grèce mise sous tutelle

 Angela Merkel, François Hollande et Alexis Tsipras discutent avant la tenue du sommet européen sur la Grèce, le 12 juillet 2015, à Bruxelles.

 
Tout coince à l'eurogroupe où la Grèce comparaît comme un accusé devant ses juges. En l' occurrence les juges sont ses créanciers, dont la Banque centrale européenne et le fonds monétaire international.
La situation est cependant simple : la Grèce doit de l'argent, elle ne peut payer et, en plus, les créanciers n'ont plus confiance dans sa parole. Par conséquent, ils demandent des garanties. Cela se voit tous les jours devant tous les tribunaux du monde.

Qu'on doute de la parole grecque, il y a de quoi : déjà que le premier ministre grec revient à Bruxelles avec des propositions qu'il avait refusées une semaine auparavant. On peut se poser la question de savoir si ce monsieur sait bien ce qu'il veut.
Et ce questionnement n'est pas fortuit, la Grèce est un pays ruiné et corrompu, depuis toujours mal gouverné, en proie à une démographie catastrophique qui hypothèque son avenir. Bref, un pays à l'agonie qui, jamais, n'aurait dû faire partie de la zone euro et même de l'Union européenne. On ne joue pas impunément dans la cour des grands.
Quand les créanciers de la Grèce exigent la création d'un fonds, basé à Luxembourg, pour récolter le produit de la vente de biens nationaux (aéroports, ports etc ), ils procèdent à une saisie de créances, comme le ferait un vulgaire particulier dans un litige privé. Du jamais vu en droit public international. Pas étonnant cependant, depuis le traité de Maastricht les Etats nationaux ont délégué une grande partie de leur souveraineté aux institutions européennes. Il ne faut donc pas s'étonner, et encore moins s'indigner, de cette mise sous tutelle de la Grèce et cette dernière est financière, économique et commerciale. Rien d'autre !
Cessons d'être dupes : quand les politiques nous parlent de l'Europe, ils nous font croire qu'ils évoquent l'Histoire, alors que la réalité est plus prosaïque, elle est sonnante et trébuchante, suit la courbe des statistiques et celle des marchés. Les mânes de Périclès, Auguste, Charlemagne et Frédéric de Prusse ne sont pas de cet aréopage. Ne rêvez pas, bonnes gens, les soucis de nos excellences sont d'une toute autre nature. Ouvrez les yeux !
Ungern
Je crains plus nos erreurs que les desseins de l'ennemi (Périclès)
Déluge léon commere.jpg

 

09/07/2015

Pourquoi l'islamisme est appelé à durer

Sans commentaires ...

Bonjour à tous, nous sommes le neuf juillet de l'an deux-mille quinze du Seigneur et adressons nos prières à Sainte Procule, martyre du diocèse de Moulins.
Nous attachons à ce petit papier une vidéo de monsieur Hervé Ryssen dont la qualité principale est aussi une des plus rares qui soit : remettre les choses en place, sans haine, sans crainte, simplement en récoltant des faits avérés et incontestables. Achetez son dernier opus « Les Milliards d'Israël » qui a pour sujet les escrocs juifs de la finance, vous apprendrez quelque chose, comme vous le ferez en lisant « Psychanalyse du judaïsme » ou « Le Miroir du judaïsme ». Il vient, monsieur Ryssen, d'être condamné à trois mois de prison pour avoir écrit à une fonctionnaire que la République était une ordure. Il a bien raison, la république française est une pute de bas étage.
Mais revenons aux propos de monsieur Ryssen. Ce qu'il dit des adversaires de l'islam est très juste. Tant que vous tapez sur l'islam, pas de problèmes. Prenez-vous en à Israël, Etat voyou et génocidaire s'il en est, vous vous retrouvez dans le viseur. Or les faits sont là : Israël est le détonateur du Moyen-Orient. Neutralisez « l'Etat juif », rétablissez les Palestiniens dans leurs droits et vous en avez fini avec ce scandale qu'est le sionisme. Cela arrivera et dans une laps de temps assez court, mais l'occident est désormais et pour longtemps considéré comme complice des crimes sionistes et devra assumer, c'est-à-dire payer. Quant à l'islamisme brutal, sauvage et cruel de Daech, il est fait pour durer, ne pas se faire d'illusions.
Dans les banlieues françaises, l'islam radical a la cote auprès des sauvages. Normal, il ne savent pas lire, pas réfléchir non plus et, à défaut d'être français, marocains ou primates des savanes, ils veulent être muslim. Un rapport remis par un monsieur au-dessus de tout soupçons d'islamophobie, Malek Boutih, est sur le bureau de monsieur le premier des ministres. Le djihadisme fait des progrès chez les « jeunes », pointe-t-il. Le djihad a la cote, les gamins et gamines se croient dans un jeu vidéo et la perspective de mourir au combat et d'aller droit au Paradis niq... septante vierges les fait mousser. Comme prévu la gauche bien-pensante récuse les conclusions de ce monsieur Boutih. Il a choisi de mauvais experts qu'ils disent, il doit revoir sa copie. Le rapport a donc été rangé.
Il garde les paupières fermées
et ne voit pas la neige,
abîme sous ses pas
(Haïku anonyme 17em siècle)
Ungern
Les démocraties sont des pédérastes passifs. Il leur faut le forgeron. (Paul Morand)
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07/07/2015

La Grèce est arrivée les mains vides à l'eurogroupe

Une rencontre annoncée Alexis Tsipras, Angela Merkel François Hollande sommet zone euro mardi soir

Le nouveau ministre grec des Finances est arrivé ce mardi à l'Eurogroupe les mains vides. Il n'a rien à proposer à ses créanciers qui ne soit nouveau depuis le premier juillet. Rien du tout.
Bien joué ! Alors que la zone euro s'entête à dire que c'est à la Grèce de jouer, les Grecs répondent : vous savez ce que nous voulons, à vous la main !
Ce qu'ils veulent est simple : une « restructuration de la dette » ce qui en clair signifie une diminution, ou un effacement si vous préférez. Trente pour cent, cent milliards d'euros. Cette somme sera affectée au passif des Etats et institutions prêteurs. Perte sèche !
C'est dur à entendre, mais il n'y a pas moyen de faire autrement. Les experts, tous les experts, gens avisés et prudents, sont unanimes : la Grèce est incapable dans l'état actuel de son économie et de ses institutions de rembourser. Même deux cent milliards, ce n'est pas garanti.
Donc les Grecs, avant de discuter d'un plan financier quelconque, veulent cette « restructuration » comme préalable à toute discussion ultérieure. Ce que bien des Etats ne souhaitent pas. Ils savent pertinemment que la dette grecque est colossale mais ne veulent lâcher du lest. Par peur de la contagion, par peur aussi que même cet allègement ne s'avère insuffisant.
La Grèce est un pays à part dans cette zone euro. Pas de cadastre ! Pas de contrôle fiscal digne de ce nom. Corruption et perspectives d'avenir sombres. Le temps de réformer les administrations, de purifier la fiscalité et surtout – tâche gigantesque – transformer les mentalités, une génération n'y suffirait.
Alors pourquoi le président Hollande et quelques autres sont-ils à ce point attachés à ce que la Grèce demeure dans l'euro ? Par pure idéologie et par peur de la réaction des marchés.
La solution la plus réaliste est de laisser la Grèce filer vers la drachme en douceur, c'est celle préconisée par monsieur Giscard d'Estaing.
Quand on rêve d'une « union » européenne purement mercantile, sans politique commune sinon celle de la conformité aux marchés financiers, voilà où l'on en arrive. Il n'y aura jamais d'union européenne parce qu'il n'y a pas de peuple européen. Il y a une culture, une âme, une histoire, assez pour rapprocher dans le cadre d'une confédération des pays homogènes.
Mais ceci est une autre histoire, précisément celle qu'il faut faire.
Ungern
La vérité historique est que l'Europe est une création liée au catholicisme. En disant cela, on n'exclut personne. (Max Gallo)