28/07/2014

Gaza, Ukraine, moyen-orient: pourquoi l'Europe bafouille

Armes du Saint Empire Romain Germanique

 

Ne pas se faire d'illusions ! Le salut ne viendra pas des urnes, ces dernières n'ont jamais rien réglé. Il n'y a plus d'occident déclarait M. Poutine dans sa dernière interview, et il a bien raison. A la place de ce qui fut un bloc, nous avons aujourd'hui une superpuissance décadente, les Etats-Unis, qui de manière brutale et méprisante impose sa vison des choses et des hommes. De l'autre, il y a des puissances régionales qui prennent du poids et montrent leurs dents ; l'Inde, la Chine, le Brésil et puis la Russie qui renaît de ses cendres et s'oppose à l'impérialisme étasunien. L'Europe dans ce jeu, n'est rien ! Rien d'autre qu'un conglomérat d'intérêts de plus en plus divergents, de moins en moins audibles. La Grande-Bretagne est, depuis toujours, l'affidée ou l'épouse des Etats-Unis ; la France prend des poses, déclare, pérore, se monte du col, mais n'est, au mieux, que sa courtisane d'un soir. Les autres pays vont et viennent, mais doivent rester dans l'orbite du géant. Dans ces conditions, parler de souveraineté nationale est utopique et relève du rêve éveillé.
Que voulez-vous que fasse un pays d'Europe « souverain » ? Il se verra illico presto attaqué sur tous les plans : financier, douanier, commercial. Pour persister dans ses velléités d'indépendance, il ne lui restera qu'une ressource ; le syndrome albanais. Pas sûr que cela suffise à calmer le peuple.
Que voulez-vous que fasse une Marine Lepen, une fois au pouvoir ? Quitter l'Union Européenne, pour se retrouver dans ses frontières à donner du boulot aux policiers et gendarmes d'abord pour les cadenasser ensuite pour canaliser les manifestations de mécontentement populaire ? A part faire parler d'elle à Bruxelles et couillonner son monde dans les rencontres entre chefs d'Etat (comme madame Thatcher s'y entendait), rien ! Sinon pratiquer la politique de la chaise vide et saboter (à raison) le travail de la commission ; mais pratiquer une politique vraiment nationale et indépendante est de l'utopie. Comme quitter l'euro, comme ça, sans contrepartie. L'empire est vacillant peut-être, mais il peut encore faire mal, surtout sur le plan financier. Bonjour les dégâts quand les Français se retrouveront avec des francs d'opérette en poche.
Alors, dans les grandes crises internationales ; l'Ukraine, le Moyen-Orient, Israël, les pays d'Europe se taisent ou agissent dans un désordre stérile.
Le salut viendra d'une prise de conscience européenne qui permettra l'émergence d'un bloc européen cohérent, homogène et animé par une volonté propre. Ce bloc, il peut se faire en Europe occidentale entre pays voisins, à l'histoire commune. L'Allemagne, l'Autriche, l'Italie, l'Espagne, le Portugal, la Belgique (qui annexera le Luxembourg), la France. Deux-cent-quatre-vingt millions d'habitants, un Pib élevé, une puissance commerciale unique au monde. Des structures mentales comparables et complémentaires. Ces pays doivent former une paneurope de type confédéral et se proclamer indépendants de toute influence étrangère, rejetant ainsi le mondialisme obligé que les Étasuniens nous imposent, et cultivant la singularité de mettre le capital et le travail sur le même plan d'égalité.
Un bloc pareil peut tenir tête au grands et donner des idées à ses voisins slaves et scandinaves.
Seule une puissance pareille pourra tenir tête aux États-Unis et sa filiale anglaise.
Mais pour que cela devienne réalité, il faut une révolution politique et culturelle qui mette à bas le vieux système nationaliste et les idéalismes étriqués qu'il véhicule. Et pour faire une révolution, il faut une petite élite de militants décidés et formés. Où sont-ils ? Pas au Front National, ni chez ces groupes ou groupuscules pour qui le gain d'un siège au parlement constitue une victoire éclatante et puis baste ! Que nous importe les urnes, il faut qu'à partir de tout, et de la rue s'il le faut, un ordre nouveau succède aux cendres de l'ancien. Le régime est à bout de forces, il tombera comme un fruit pourri, encore faut-il qu'une volonté existe pour secouer le cocotier.

FvD

27/06/2014

Les deux entitées du Donbass se réunissent dans l'union des républiques populaires

 

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Le 24 juin 2014, les délégations représentants les gouvernements et les parlements des Républiques populaires de Lugansk et de Donetsk ont décidé de créer un État confédéral appelé "Union des Républiques Populaires" ayant un parlement commun, un exécutif commun et une constitution commune. L'acte constitutionnel a d'ailleurs été signé dans la nuit. L'idée du nom de Nouvelle Russie a, pour l'instant été abandonnée, pour permettre l'élargissement de l'Union à d'autres républiques.
L'exécutif du nouvel Etat, le conseil fédéral a été formé. Il est composé de Denis POUCHILINE (président du parlement de la RP de Donetsk), Alexandre BORODAÏ (chef du gouvernement de la RP de Donetsk), Alekseï KARIAKINE (président du parlement de la RP de Lugansk), Valeri BOLOTOV (chef du gouvernement de la RP de Lugansk), Pavel GOUBAREV (président du mouvement politique "Nouvelle Russie") et Oleg TSAREV (président du mouvement politique "Sud et Est").
Hier, 25 juin, les soviets suprêmes de la République populaire de Lugansk, puis de la République Populaire de Donetsk ont ratifié cet accord. L'acte constitutionnel sera, quant à lui ratifié par l'assemblée parlementaire de l'union, composé de 60 députés (30 désignés par le soviet suprême de Lugansk et 30 par le soviet suprême de Donetsk).
Aujourd'hui, ce parlement commun s'est réuni à Lugansk. Il a ratifié l'acte constitutionnel adopté hier par les gouvernements des Républiques. Le président du soviet de l'Union des Républiques Populaires a aussi été élu lors de cette séance. Il s'agit d'Oleg TSAREV, député au parlement ukrainien, du parti des régions, élu dans la région de Dniepropetrovsk. Il faisait parti des durs du parti face à Maïdan. Il était candidat à l'élection présidentielle ukrainienne et a retiré celle-ci le 01 mai, face à la répression dont il était victime et à la guerre, qu'il avait cherché à éviter. Son immunité parlementaire a été levée à la fin du mois de mai et il est sous coup d'un mandat d'arrêt ukrainien pour séparatisme et complicité avec le terrorisme.

 

Oleg TSAREV et Alexandre KOFMAN

 

Le vice-président du parlement est Alexandre KOFMAN, un directeur d'une agence bancaire de Donetsk (Banque Nadra, appartenant à l'oligarque proche du courant pro européen du parti des régions FIRTASCH) avant la crise de maïdan, devenu l'un des dirigeant de la contestation à Donetsk aux côtés de Pavel GOUBAREV.
Oleg TSAREV est un élément capital des consultations qui ont actuellement lieu entre le pouvoir ukrainien, l'OSCE, la Russie et les insurgés.
Le nouveau parlement va travailler à l'élaboration d'un système financier commun, d'une armée commune et d'une politique tarifaire commune.

source: http://lemonderusse.canalblog.com/archives/2014/06/26/30145936.html

08:23 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : russie, ukraine, donbass, poutine, otan, europe, états-unis |  Facebook |

23/06/2014

Quand la Suisse donne des leçons de démocratie à l'Europe

 

La Suisse, quand même ! Figurez que voilà un pays dont le gouvernement respecte les volontés du peuple. Le gouvernement fédéral a pris les mesures idoines afin que la décision du peuple de contrer l'immigration et d'appliquer la préférence nationale, soient mise en œuvre. Et pourtant ce conseil fédéral (le gouvernement de la Confédération Helvétique) était contre.
Curieux, non ?
Dans l'Europe de Bruxelles et la France de Paris, quand le peuple n'est pas content et qu'il le fait savoir, eh bien, les dirigeants font comme s'ils n'avaient rien vu, rien entendu. Regardez le gouvernement Hollande après les dernières élections européennes. Vous vous rappelez 2005 quand le peuple français a cinquante-cinq pour cent a voté contre le traité portant constitution européenne ? Qu'a fait Sarkozy, il a représenté le plat, sous une autre dénomination à un parlement croupion pour le resservir. Qu'on fait les Danois, les Irlandais quand ils eurent, les audacieux ! Mal voté ? Ils furent prié de retourner aux urnes et de voter comme il faut.
Bref, les Suisses respectent la volonté populaire !
Du coup, un ministricule luxembourgeois se permet d'élever des objections et parle de « rupture des relations entre l'U.E et la Confédération ». De la part d'un pays d'opérette squatté par les banques, il y a de quoi rigoler grassement !
La Suisse est une Confédération de cantons qui jouissent d'une large autonomie. Ils organisent des votations qui peuvent l'être d'initiative populaire, comme ce qui fut le cas dans ce qui précède, ils organisent la police des étrangers et jouissent d'une autonomie fiscale.
La Suisse, a son échelle, est ce que devait être une Europe nouvelle débarrassée du centralisme dictatorial de Bruxelles et maîtresse de son destin.

FvD

09:25 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : suisse, europe, immigration, votation populaire, europe de bruxelles |  Facebook |