27/10/2014

La grande peur des francs-maçons

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Ça y est, les maçons prennent peur ! Le Grand Orient parle d'une résurgence de l'antimaçonisme parallèle à l'antisémitisme et l'homophobie. Pédés, maçons, même combat, voilà où ces messieurs-dames en sont arrivés. La république est en danger, il faut se mobiliser pour défendre les valeurs d'icelle et de tout le peuple français et patati et patata.... disent-ils.
Dès lors, une campagne de dénonciation et d'information a été ouverte qui fera entendre la voix des responsables d'obédiences maçonniques un peu partout en France d'ici le mois de mai.
La ficelle est grosse et cache en fait une campagne de propagande et de soutien au système en place.
Les francs-maçons ont toujours été des thuriféraires du pouvoir établi, plus lèche-cul qu'un franc-mac, tu meurs. Royalistes durant l'ancien-régime, décapités à la révolution, ils furent instrumentalisés par Napoléon qu'ils servirent avec le zèle confit de valets gantés. Quand ils furent au pouvoir à la faveur de la troisième république, ils montrèrent une intolérance, un fanatisme et une hypocrisie sans mesure avec ce clergé qu'ils dénonçaient à longueur de temps. Ils promirent le droit de vote aux femmes, mais s'empressèrent de trahir leur promesse en 1918, et ainsi de suite. Sous le gouvernement de Vichy, les Loges furent fermées et les maçons priés revenir à la raison. L'amiral Darlan, qui en était, fut un fidèle second du maréchal Pétain et les « frères » servirent l'Etat français comme si rien ne s'était passé. Plus retourne-veste qu'un franc-mac, tu meurs.
Pas la peine d'en rajouter, ces messieurs-dames, ne méritent pas le tapage que l'on fait autour d'eux, ils veulent se donner de l'importance, poussent des cris d'orfraies, se disent persécutés …
Mais non, voyons, vous n'êtes pas persécutés, tout juste remis à votre place, celle du fond de la république, ce strapontin que l'on réserve pour les hôtes qui s'imposent, c'est tout !
Occupez-vous de vos ésotérismes de bazar, gardez vos gants bien blancs, répétez vos mots de passe et faites vos messes noires entre vous, cela ne nous dérange pas, même si cela ne nous fait pas rire . Vous n'aurez pas droit au martyr, vous n'en valez pas la peine, les gloires se méritent, sachez-le, et la corde du pendu aussi ...

FvD

28/04/2014

Aleister Crowley, le dernier des mages d'Occident

Une fois n'est pas coutume, sortons des sentiers battus et penchons-nous sur un singulier personnage, issu en droite ligne du fil décadent de notre civilisation, Aleister Crowley !

 

baphomet1.jpg« Refusons  tout ce qui menace la variété de la société hu­maine dans le but de construire un marché pour des produits standardisés. Le progrès de cette pestilence n'est que trop visible à travers le monde. Les hôtels standardisés et les marchandises standardisées ont envahi jusqu'aux districts les plus éloignés, et cela n'a été possible économique­ment que par la suppression forcée de la compéti­tion locale. Les exquis, dignes et confortables vête­ments des peuples lointains, de la Sicile au Japon, doivent céder la place à la vile camelote des usines étrangères, et cela est appuyé par une campagne internationale basée sur le snobisme. Les peuples sont persuadés qu'ils doivent se vêtir comme des ducs sportifs ou des présidents de banques. Un tel plan repose évidemment sur la destruction de tout ce qui fait l'originalité, le respect de soi et l'amour de la beauté.".
Cette phrase prémonitoire a été écrite par Aleister Crowley, Anglais, dandy, alpiniste, helléniste, hébraïsant, occultiste, né en 1875. A sa mort, en 1947, les journaux titrèrent sur le décès du « most disgusting character in the United-Kingdom ».
Fils d'un richissime brasseur, dont il hérita, jeune, la fortune, Edward-Alexander Crowley, abjurera la foi puritaine et fondamentaliste de ses géniteurs, zélateurs de la secte protestante des Frères de Plymouth. Durant ses études à Cambridge. Il donnera à son prénom la forme celtique d' Aleister, se prononcera pour l'indépendance de l'Irlande, puis, sans plus tarder, assuré de revenus confortables, il se lancera dans l'étude effrénée de l'occultisme sous toutes ses formes.
leadcrowley.jpgDès la fin du 18em siècle, l'occultisme avait repris force et vigueur. En France, l'abbé Constant, alias Eliphas Levi, ressuscite les Rose-Croix, Gérard Encausse, alias Papus, « le Balzac de l'occultisme », crée l'ordre Martiniste, Stanislas de Guaita le secrétaire d'Oswald Wirth fait avec ce dernier l'exégèse fouillée du Rite Ecossais Ancien et Accepté et fréquente les cénacles de Rose-Croix. En Allemagne, dans la même veine nous trouvons Rudolf Steiner, Théodor Reuss et Léopold Engel, instigateurs de l'anthroposophie et d'une remise au goût du jour de l'Ordre du Temple. En Grande-Bretagne, ce sont madame Blavatsky et le Révérend Leadbeater qui, après avoir inauguré la franc-maçonnerie mixte, structurent la théosophie. La Golden Dawn (Aube Dorée), issue de maîtres maçons séduit des érudits (dont le poète Yeats et la sœur de Bergson) et reçoit en son sein Aleister Crowley sous le nom de Frater Perdurabo lequel, en outre, fréquente des Loges maçonniques qualifiées d' égyptiennes (toutes mixtes, fait significatif !), il étudie en plus la cabale, le gnosticisme , le yoga tantrique et met, petit à petit, en place, à partir de ces éléments, un système qui lui sera propre. Il voyage en Inde, Chine, Birmanie, en Russie où il fait la connaissance de Raspoutine, escalade des pics de l'Himalaya et des pentes inédites des Alpes.
Pour lui, il s'agit de réaliser sa nature véritable qui est divine. Ni plus, ni moins, et, pour ce faire, il utilise tout un attirail de recettes qu'il a concoctées sous le vocable vieil anglais de « Magick ».
Séducteur, toutes ses femmes sont des « Scarlet Woman » (Femme Ecarlate), en référence à la « femme écarlate (une putain) de l'Apocalypse. Il aime les dévoyer au terme de rituels de magie sexuelle où drogue et sexe sont au menu.
Pour Crowley, nous sommes tous des dieux, mais nous ne le savons pas, c'est pour quoi nous somme limités, seul le travail magique nous permettra de renouer avec notre nature première. Le travail magique consiste à imposer sa volonté à un ordre qui ne paraît indépendant de cette dernière qu'en première analyse. Il se sent investi de la mission de faire en sorte que ses méthodes, convenablement mise en œuvre, aident l'homme à réaliser cette fusion ultime avec le divin qu'il abrite en lui.
Ce n'est pas vraiment nouveau. Avant lui, Maître Eckhart avait déjà déclaré : L'être de Dieu doit être mon être. Dieu et moi sommes un. Ou un Silesius : Chez Dieu, il n'y aura que des Dieux reçus.
Dieu, pour Crowley, est une projection de soi même, c'est un état de conscience que l'on peut atteindre en mettant en avant nos multiples personnalités, en pratiquant un yoga mental et physique dans lequel entrent en composition des drogues et le sexe. Pour lui, drogue et addiction sexuelle ne sont prétextes à chute que pour des esprits sous influence, l'homme libre transcende le risque qu'ils font courir. Ce qui est vite dit !
C'est au Caire, en avril 1904, trois jours durant, que Crowley a la révélation. Un esprit, qu'il nomme Aiwass, lui dicte le Liber Vel Legis composé de trois chapitres et de 220 versets. Volontiers abscons mais bien écrit (en anglais!), poétique à souhait, révélant une profonde connaissance ésotérique, le texte est dominé par les leitmotiv : Do what thou wilt ! (Fais ce que tu voudras) et « Love is the law, love under will » (L'amour est la loi, l'amour soumis à la volonté). Crowley se référant à Rabelais et son abbaye, nomme Thélème son système theo-philosophique et en fait l'évangile d'un temps nouveau.
1182816678.jpegPour Crowley, l'ange Aiwass n'est que la manifestation de son moi le plus profond, la voix étouffée par la carapace matérielle et psychologique qui l'étouffe. Les rites que cet ange lui présente comme salvateurs, il va, sans plus tarder, les mettre en action.
Le Liber présente l'évolution de l'humanité en plusieurs unités de temps, les éons. Celui antérieur à la révélation d'Aiwass est l'éon d'Osiris, caractérisé par le christianisme, religion du Dieu agonisant, dès avril 1904, c'est l'éon d'Horus, l'enfant Dieu qui lui succède, et voit l'humanité accéder à une nouvelle réalisation faite de feu et de violence...
Ces Dieux, cependant, ne sont pas des entités distinctes, mais bien des aspects différents d'une unité fondamentale.
Voilà donc Crowley prophète d'un nouveau système religieux, et comme la Golden Dawn à laquelle il le présente n'en veut pas, il va l'intégrer dans une structure déjà existante : l'Ordo Templi Orientis.
Cet ordre avait été crée par Théodor Reuss sur la base de système divers (Memphis-Misraïm, Swendenborg, Rite Ecosais Ancien et Accepté). Reuss rencontra Aleister Crowley et en 1910, il admit celui-ci aux trois premiers degrés de l'O.T.O. Deux ans après seulement, Crowley fut placé en charge de la Grande-Bretagne et de l'Irlande avec le grade de X° de l'Ordre (dernier grade de l'O.T.O. conférant la contrôle sur une aire géographique déterminée). Cet avancement allait de pair avec la communication des degrés maçonniques appelés "Mysteria Mystica Maxima".
Aleister Crowley va alors étudier tous les documents de l'O.T.O. correspondants à la magie sexuelle et tenir un journal, "Rex de arte regia". Il va ensuite réécrire tous les rituels de l'O.T.O. et la messe de l'Église Gnostique Catholique , le pendant religieux de l'Ordre.
Vers les années 1914, Crowley décida d'intégrer Thelema dans le système de l'O.T.O. dont il révisa alors les rituels. Une nouvelle révision de ces rituels en 1918 en ôta tous liens avec les rituels de la Franc-maçonnerie.
Crowley va dès lors, fonder sa propre Loge, « L'astrum Argentinum» (A'A') et même réunir un phalanstère en Sicile dans ce qu'il nomme « L'abbaye de Thélème » où toutes ses théories sont mises en pratique, ce qui implique sexe, drogue, orgies bi-sexuelles et autres rites de cet acabit. Les autorités fascistes et religieuses y mettront le holà et l'expulseront manu militari.
Crowley.jpgVers les années 1920-1921, les rapports entre Crowley et Reuss se détériorèrent, menant à l'auto-proclamation de Crowley en tant que nouveau "Chef Visible de l'Ordre". Après la mort de Reuss, Crowley prétendra que ce dernier lui avait accordé les droits et pouvoirs en tant que successeur. Cette prétention sera souvent remise en cause par d'autres groupes se réclamant de l'héritage de Reuss. Mais en 1925, il est proclamé Maître Suprême pour l'O.T.O.
Sur le plan politique, Crowley est un ultra-réactionnaire, partisan des Stuart, des Carlistes en Espagne et un nostalgique du féodalisme aristocratique. Sa société idéale est une société majoritairement paysanne dont les dirigeants sont les seigneurs et maîtres, tous intelligents et conscients de leur devoir comme il se doit. Aristocratie non héréditaire, œuvrant dans un société où l’aspect mercantile est absent et même prohibé. L'aristocrate, à l'instar du Grec de l'Antiquité, ne travaille pas, il jouit de ses loisirs nombreux pour s'instruire et réaliser ce que Jung aurait sans doute qualifié d'individuation.
Le but de l'existence est donc le loisir et rien d'autre. « Il n'y a pas de but à atteindre, la récompense est la marche elle-mê­me » . Et aussi : « la joie de la vie consiste dans l'exercice d'une énergie, dans un accroissement continuel, dans un changement constant, dans le plaisir des nouvelles expériences. S'arrêter signifie simplement mourir
."
La société nouvelle est celle où l'aristocrate jouit d'une liberté infinie, en totale opposition avec la société victorienne qu'imite servilement la bourgeoisie et que méprise Crowley.
Rien de démocrate, cela va de soi. La démocratie est un système mis en place par des marchands qui engendre l'universalisme, la standardisation et la médiocrité culturelle.
Si Crowley applaudit le fascisme naissant, il s'en détourne dès lors qu'un concordat est signé entre le Vatican et Rome.
Liber Vel  Legis.jpgToute civilisation, à l'instar des hommes, naît, se développe et s'éteint, puis en vient une autre. Il y eut l'éon (ou le cycle) d'Isis, celui de la société matriarcale, suivi de l'éon d'Osiris, le Dieu mourant qui détruisit la civilisation antique (cfr. le christianisme), celui d'Horus vient ensuite qui doit mener l'humanité par le feu et le sang à travers des temps catastrophiques, des guerres et des révolutions. On peut le rapprocher du Kali-Yuga des hindouistes. (Avant la deuxième guerre mondiale et le feu atomique, ce n'était pas trop mal comme prédiction...). Puis viendra l'éon de Mâat à propos duquel Crowley ne nous révèle rien, mais ses disciples en font l'ère de l'équilibre et de la justice. Pour les uns, cet éon est encore à venir, pour d'autres, il est déjà en transition depuis 1948.
Le déroulement des éons est déterminé une fois pour toutes. Le danger réside dans ce temps inconnu que met le nouvel éon à imposer sa loi et mettre fin à l'influence pernicieuse et dégénérée du précédent, c'est là que le thélémite peut agir grâce à son action magique et tempérer les périodes de troubles et de désolations entre les deux éons en hâtant l'édification de la nouvelle loi.
Dans le Liber Légis, ces thélémites constituent l'élite de de l'humanité, tous sont des illuminés qui règnent sur les non-éveillés, ils sont les nouveaux aristocrates d'une société que prédisaient déjà Nietzsche et Gobineau. Les rapports entre ses grands initiés sont des rapports d'égal à égal, Sans prééminence quelconque.
Poète, écrivain peintre, Crowley est surtout perçu comme un provocateur compulsif. Se donnant du, « The Beast » (La Bête) ou To Mega Therion, (La grande Bête, de l'Apocalypse), 666 (toujours en référence à l'Apocalypse), il pratiquait le blasphème peu soucieux des lois anglaises qui le répriment. Bien sûr, les folliculaires ne manquèrent pas d'épingler cet homme, «  the wickedest man in the world » (« l'homme le plus pervers du monde »).
Etait-il comme le prétendent certains un agent d'Hitler, ou de Churchill, un bolchevique déguisé ? Sans doute ni l'un, ni l'autre. Mais bien un illuminé quelque peu extatique, vivant dans un temps et un espace étrangers au commun des mortels.
Sa doctrine prêche l'avènement de la volonté vraie (true will) chez l'adepte, laquelle s'acquiert au terme d'une ascèse particulière où les rites de magie blanche et noire interviennent à tour de rôle.
Il s'agit d'opérer un dépassement de la nature humaine en la hissant jusqu'aux sphères où résident les dieux. L'alcool, le sexe, les drogues sont des adjuvants sacrés qui facilitent cette ascension et facilitent la prise de conscience de cette nature.
En négligeant l'aspect provocateur de son œuvre, que retenir de Crowley sinon la fascination de cet homme pour l'occultisme dans ses développements les plus extrêmes (encore que les sacrifice humains y soient absents, on n'en demande pas tant!) ? Et puis, cette volonté de faire table rase, de déconstruire l'héritage chrétien et de bâtir une doctrine prônant un individualisme exacerbé issu de la volonté de puissance de l'adepte.
Aleister_Crowley.jpgOn est aux antipodes du christianisme, des « droits de l'homme », il y va d'un élitisme assumé, imposé et légitimé. Rien, cependant, ne prouve l'efficacité de pareilles rites pour atteindre cet état que Crowley promettait à ses fidèles, l'expérience de Crowley est donc purement personnelle et à ce titre intransmissible.
Car c'est bien de cela qu'il s'agit. De la vie qu'un homme a voulu vivre pour lui seul, ce qu'il a parfaitement réussi ! Les drogues, rites orgiaques et autres n'en furent que des parements destinés à sa propre glorification. L'autre, pour Crowley, ce n'est même pas l'enfer, c'est rien !
Il meurt en décembre 1947, ruiné, diffamé, haï par les uns, adulé par une coterie, ses cendres ne furent jamais retrouvées.
Ses héritiers lointains, nous les retrouvons dans le restes de l'Hermetic Order of the Golden Dawn, et de l'Ordo Templi Orientis (O.T.O) revu et corrigé. Quelques trois mille fidèles revendiquent, même sous inventaire, son héritage.
Il est sans doute, avec Gérald Gardner et Margaret Murray l'inspirateur de la Witchcraft, plus connue aujourd'hui sous le nom de Wicca, résurgence de l'antique sorcellerie, mais épurée et mise au goût américain. Elle compte des dizaines de milliers d'adeptes surtout aux Etats-Unis.
« Je me sens toujours de l’âge d’environ 18 ou 20 ans; je regarde toujours le monde avec ces yeux-là. C’est mon regret constant de voir que les choses ne s’accommodent pas toujours à ce point de vue; et c’est ma mission éternelle de sauver l’univers en lui faisant retrouver cet état d’innocence enivrée et de sensualité spirituelle. »
C'est joliment écrit, c'est aussi oublier que la vie est un passage, voire un voyage au bout de la nuit et que la mort nous attend tous à son terme. L'homme est poussière et retournera en poussière, le péché d'orgueil veut que nous nous prenions pour Dieu, mais la Parque nous rappelle à la cruelle réalité de notre être : la mort !
Cette mort dont Le Mage doit jouir aujourd'hui.
En paix, espérons-le !

FvD

21/12/2013

Il faut séparer l'Etat de la Franc-maçonnerie

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19 décembre, madame Taubira s'exprime devant le Grand-Orient de France

L'autre jour, madame Christine Taubira, Garde des Sceaux, a pris la parole dans les locaux du Grand-Orient de France, rue Cadet, Paris 9em, pas loin de la gare du Nord et de la Madeleine, à deux pas des Galeries Lafayette.
On ne sait pas très bien pourquoi, mais ces messieurs et dames du Grand-Orient estiment, comme ça, qu'ils sont les « gardiens de la République ».  Personne cependant ne le leur a demandé. L'implication des Loges dans la Révolution est une histoire a posteriori, des maçons furent révolutionnaires, c'est vrai, mais ils agirent surtout dans les Clubs et non pas dans les Loges. Et, le jour venu, ces messieurs se guillotinèrent les uns les autres. Bref, en matière de récupération de l'Histoire, ils sont passé maîtres, les maçons !
Avant les élections présidentielles, tous les candidats (sauf Marine Lepen) furent conviés dans ces mêmes locaux pour décliner leur programme.
Les Francs-maçons du Grand-Orient de France sont cinquante mille à peu près, tous sexes confondus. Cela ne fait pas grand monde. Ce n'est même pas du « beau monde ». Est-ce suffisant pour se croire Censeur de nos institutions ?
« Gardiens de la République », ils se veulent aussi « défenseurs de la laïcité ».
Sur la laïcité, ces messieurs (et dames) n'ont même pas été foutus de se mettre d'accord sur la définition du concept. Le « Manifeste du Grand-Orient », présenté à la presse en janvier dernier, n'a pas été ratifié par l'Assemblée Générale de Septembre. Ils vont remettre ça, disent-ils. Qu'ils se fassent plaisir !
A propos de laïcité, vous imaginez le Président de la république, prendre la parole dans la cathédrale de Paris et y défendre son programme ? Il y en a qui hurleraient à la violation de la séparation des Églises et de l’État. Mais quand madame Taubira se déplace au Grand-Orient, organisme moins signifiant qu'on ne l'imagine et autrement plus dogmatique que l'Eglise Catholique, Apostolique et Romaine, personne ne bouge !
Que penser de ces municipalités qui offrent, pour un loyer symbolique, des locaux à la disposition des Loges ? D'une part les biens de l'église ont été confisqués en 1905, de l'autre on fait des cadeaux aux Francs-maçons. A Mulhouse, par exemple, la Loge maçonnique du Grand-Orient est hébergée dans les locaux de la Préfecture !
Rue Cadet, l'autre jour, des jeunes gens étaient massés devant l'entrée du Grand-Orient et réclamaient la « séparation entre la Franc-maçonnerie et l’État ». A raison !
Nous sommes aujourd'hui le 21 décembre, jour du solstice d'hiver, jour le plus court. Demain le soleil reviendra plan-plan.
Encore faut-il que Dieu le veuille. A Sa place ...