24/01/2015

Grèce : scrutin sous haute tension

Syriza: la gauche de la gauche française a les yeux rivés sur la Grèce

Alexis Tsipras (au centre) avec ses amis parisiens

Costas Hadzimandis (ce n'est pas son vrai nom) loue un appart' dans un palace bruxellois. Depuis cinq ans, ce journaliste grec indépendant observe, annote et critique le fonctionnement de l'Union Européenne, de l'Otan et des autres officines, plus ou moins officielles, qui nichent dans la capitale du Royaume et de l'Europe qui compte quinze mille lobbyistes dûment enregistrés. Il n'est pas tendre.
La Commission, lâche-t-il, c'est une pléthore de parasites. Pour quelques types qui bossent, et même dur, il y en a des centaines qui grifouillent, pondent des rapports sur la démographie des souris ou des oiseaux migrateurs, se gavent d'avantages fiscaux, achètent détaxé dans leurs magasins ultra-privés et rêvent de retraites dorées. J'en connais même un qui, de son bureau au Berlaymont, gère avec efficacité son élevage d'oies en Roumanie, et j'en passe. C'est Byzance, sans le sexe des anges, mais avec promotion canapé. En Grèce, dimanche, on vote. Si le parti d'Alexis Tsipras, Syriza, l'emporte et rafle la majorité absolue, ou se coalise avec la gauche de Podemos en vue de l'avoir, je gage qu'il y aura comme un sauve qui peut dans la zone euro. Déjà, l'euro baisse de partout. Ce qui, dans un premier temps, réjouit les exportateurs, d'autant plus que le cours du pétrole est au plus bas. Mais cela ne durera guère ; la Suisse vient de décrocher son taux de change de celui de l'euro, les investisseurs se tournent vers d'autres monnaies, les Allemands sont plus qu'attentifs, il y a comme des turbulences en vues, et des sérieuses !
Tout cela préoccupe au plus haut point les coulisses des gouvernements en place. Alors, la récente tension terroriste leur donne des idées. Braquer l'opinion publique sur la menace islamiste, c'est lui faire oublier le danger financier qui la guette et justifier des mesures exceptionnelles de restriction des libertés. Quelque part, le terrorisme sert à quelque chose. Certains parlent même de complot prémédité ; le cynisme de nos dirigeants étant ce qu'il est, il n'y a pas lieu d'écarter, sans plus, cette hypothèse.
La victoire prévisible de Syriza donne espoir à l'extrême gauche française qui s'y voit déjà. Dans l'immédiat, c'est le Front National qui engrangera une partie du résultat grec en appelant à un effet domino dans les autres pays, surtout ceux où les euro-sceptiques ont le vent en poupe. La Grande-Bretagne, qui doit prochainement organiser un référendum sur son maintien ou non dans l'Union Européenne, suit cette élection au plus près.
Bref, attendez-vous, à des mois difficiles, agités même, le printemps sera chaud et tout cela serait fort réjouissant, mais, comme d'habitude, le petit peuple fera les frais du chamboulement.
Et si Syriza gagne, ne pas écarter la menace d'un coup de force. L'union Européenne peut très bien, l'air de ne pas y toucher, susciter une reprise en main, par les militaires grecs. Cette victoire est dangereuse pour Bruxelles, mais aussi pour l'Otan auquel Syriza ne fait pas allégeance.
Byzance … nous sommes à Byzance, les Barbares sont à nos portes, ils s'engouffrent de partout dans l'Union et nous ergotons à propos d'idéologies surannées qui n'ont que trop démontré leur inaptitude à faire front. Les peuple ne se réveillent jamais trop tard, il sont égorgés avant.
FvD

 

11:13 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans Actualité, politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : alexis tsipras, podemos, syriza, grèce, union européenne, euro, france |  Facebook |

19/01/2015

Balles tragiques à Charlie-Hebdo ...

BALLES TRAGIQUES CHEZ CHARLIE HEBDO.jpg

Bonjour à tous et à toutes, nous sommes le lundi dix-neuf janvier de l'an de grâce deux mille quinze, jour où nous fêtons Saint Germanicus qui fut disciple de Saint Polycarpe de Smyrne et mourut martyr.
Ça va mieux, les bisounours ? Vous vous remettez de vos émotions et de toutes ces journées terribles qui virent la fin du monde et surtout de cette liberté d'expression dont vous n'avez que faire, bande d'incultes ? Ah ! vous avez défilé, poussé des slogans, juré vos grands dieux républicains que la France des valeurs universelles avait bien failli rester, pareille à une fille, sur le trottoir, mais que grâce à ses martyrs laïcs, la voilà sauvée des affres de l'obscurantisme le pus rétrograde qui soit, celui des gens de religion ! Vive la République, sociale laïque, les femmes et le bon vin !
Je vais vous le dire sans fards : je pleure pas la mort de ces dessinateurs de merde d'un hebdo de merde. Ils ont dénigré ce que les gens avaient de plus sacré. Ils l'ont fait brutalement, se vautrant dans le blasphème comme des cochons dans leurs excréments, eh bien, les balles, ils les ont cherchées et trouvées ! Je vous avoue que ma charité chrétienne n'est pas très active pour ces mécréants patentés, j'ai peine à prier pour le salut de leurs âmes damnées. Le Seigneur me le pardonnera !
Et puis, toutes ces démonstrations bidons au nom des « valeurs républicaines », elles me font gerber. J'ai pas une passion pour le peuple. Le peuple c'est crapuleux, lâche, assassin et déroutant. Il encense le dimanche et crucifie le vendredi. On lui fait dire tout et son contraire en deux temps, trois mouvements. Le peuple, forcément, faut s'en méfier. On lui dit que la liberté d'expression dans ce beau pays qui vit la Révolution, c'est sacré, pas touche ! Mais cette même liberté d'expression et de blasphème a ses limites, elle sont très circonscrites : pas de liberté pour ceux qui contestent le système de pensée obligé ! Ainsi, l'humour féroce d'un Dieudonné, c'est interdit, verboten ! Blasphémez sur les chrétiens, sur les muslims, conchiez-les, pas de problèmes … liberté d'expression ! Susurrez « Shoananas » … Auschwitz sofort !
Et à Charlie, ces pseudos anars palpaient grave les subventions publiques sans lesquelles ils se seraient trouvés obscènement nus dans la rue. Censeurs, ils y allaient aussi de leur passion inquisitoriale dès lors qu'il fallait s'en prendre à tous ce qui n'allait pas dans leur sens. Ils ont réclamé à cor et à cri l'interdiction du Front National. Fait des procès mesquins à l'un ou l'autre qui ne pensait pas dans la mire de leur ligne. Vincent Reynouard s'en souvient encore. Et puis, Siné, le dessinateur on ne peut plus au-dessus de tout soupçon réactionnaire, viré parce qu'il avait osé, dans un dessin, sous-entendre que le fils Sarko s'était converti au judaïsme pour épouser la richissime héritière des magasins Darty. « Il fera son chemin, le petit », avait-il conclu. Viré !1
Avec un peuple aussi émotif, névrosé 2, ignorant et buté, la guerre qui vient conduira illico à la soumission. Retour à la case 1940 garanti ! Cette soumission dont Houellebecq a fait le titre de son dernier opus. Je vous en dirai un mot prochainement.
En attendant, reprenez vos esprits, faites du sport, lisez de bons auteurs, si vous savez encore lire. Débarbouillez-vous de toutes ces migraines républicaines et pendez-moi vos politiciens haut et court. Au plus vite, au mieux, il y va de votre salut et celui de vos enfants !
A moins que vous ne vouliez finir comme finissent les moutons le jour de l'Aïd … après tout, le destin des peuples est à leur hauteur.

FvD

1 Estimant son licenciement abusif, les Prudhommes accorderont au dessinateur 90,000 euros de dommages et intérêts.
2 Pour preuve, la consommation d'anxyolitiques et d'antidépresseurs dans ce pays !

 

 

08:00 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans Actualité, politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : charlie-hebdo, liberté d'expression, tueries en france, france |  Facebook |

16/01/2015

Au tour des Belges de jouer ...

Burqa-leicester

Femmes à Leicester (G.B)

Quand Paris a la fièvre, Bruxelles tousse, disait-on jadis. Hier c'était la petite ville de Verviers, connue des seuls initiés, qui faisait la une. Pas d'attaque cependant outre Quiévrain ; rien qu'une offensive programmée des forces légitimes contre la guérilla islamiste. Drôle d'en arriver à ce vocabulaire, je n'en vois pas d'autre. Nous sommes en guerre, ne pas l'oublier. Perquisitions à Bruxelles, mais aussi à Berlin et à Paris. Et ce n'est qu'un début. Prenez la Grande-Bretagne, par exemple. Londres est une ville majoritairement non blanche (en France, 38% des habitants de l'île de France sont d'origine extra-européenne), il y a des villes à forte majorité islamique, comme Leicester, centre européen du tafkir pakistanais. Là, les femmes entièrement voilées tiennent le haut du pavé, le maire est musulman et au centre ville trône une magnifique mosquée (financée par l'Arabie saoudite) qui fait face à St. Philip anglicane, décatie et sur le retour. Tout un symbole.
Mais revenons à Verviers. Cinquante mille habitants et cent cinquante-deux nationalités. Italiens, bien sûr, mais aussi Tchétchènes, Soudanais, Algériens, Maliens. Ils sortent d'où, ils font quoi ? Qui les amenés là ?
Quand j'écrivais que ce n'était qu'un commencement, je n'inventais rien.
Bien sûr, tout cela permet à nos excellences de peaufiner leur arsenal de mesures restrictives de la liberté. C'est nous qui allons payer l'addition et elle sera salée.
Avant que des mesures porteuses, celles que la population attend, soient prises, il faudra encore quelques dizaines d'attentats, hélas ! Nos dirigeants sont à ce point pollués par l'idéologie mortifère qui les anime et les aveugle qu'ils continueront à nous servir ce brouet fade, mi-sel, mi-raisin, fait de compromis prudents, de non-dits et de mots ficelés à la hâte pour ne pas « faire d'amalgame » (la dernière expression à la mode).  On n'extirpe pas le fanatisme en rasant les murs et en ne faisant pas d'amalgame, surtout pas !
La dernière édition de « Charlie » est une fumeuse escroquerie. Cinq millions d'exemplaires avaient été annoncés. Il n'y en eu pas un million d'imprimés, les imprimeurs ne suivant pas. Alors, tous les jours il y en aura d'autres qui seront distribués ici ou là. Tout cela entretient la névrose du bon peuple dont on se fout royalement. Le peuple est con, alors pourquoi se gêner ?
Non ?

FvD