05/08/2015

Cachez ce sein que je ne saurai voir ...

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Bonjour à toutes et à tous, nous sommes aujourd'hui le cinq du mois d'Auguste de l'an deux mille quinze du Seigneur et invoquons dans nos prières Saint Abel de Lobbes, bénédictin et archevêque de Reims.
Ce matin, l'info du jour était le temps qu'il fait et qui est beau comme vous pouvez le constater vous-mêmes. A part ça, tout va très bien. Pas un mot sur Calais où, chaque soir, nos forces de l'ordre sont débordées par des migrants de plus en plus agressifs. Rien sur leur flux qui ne tarit pas en Méditerranée comme aux frontières polonaises et hongroises. La Grèce, on n'en parle plus. On vous réjouit de ne pas payer d'impôts directs ou d'en payer moins. Sur TF1, un reportage consacré au présumé terroriste (comme disent les journaleux castrés et aux ordres) Sid Ahmed Ghlam. A aucun moment on n'invoque sa religion (l'islam) sa nationalité d'origine (algérienne), et, comble des combles : pas un mot sur l'assassinat crapuleux (et je ne mets pas du présumé, moi) dont fut victime mademoiselle Aurélie Châtelain ! Pour notre journaleux, nous vivons ensemble avec un Sid Ahmed Ghlam, un français comme les autres, tout comme ses complices présumés en Syrie, et nul ne sait s'ils sont musulmans, mais bien djihadistes.
Quand un peuple ne peut plus, ne veut plus s'exprimer clairement et dire les choses par leur nom, la fin est proche qui le verra disparaître au bout de ses reniements. Byzance a pratiqué ce petit jeu qui s'est terminé brutalement dans le bruit et la fureur le mardi 29 mai 1453 à huit heures et demi du matin.
Les Français, depuis la révolution parisienne de 1789, s'imaginent être le centre du monde alors qu'ils ne sont que le (mauvais) oeil du cyclone. Voilà un peuple qui non seulement est trompé, mais, en sus, heureux et fier de l'être. C'est bien lui, le Français, qui ouvrira, goguenard, le bal des cocus.
Deux peuples en Europe, cultivaient encore l'art du vrai et du beau : l'Allemand et le Britannique. Le premier, après sa malheureuse défaite, fut émasculé en 1945, et, désormais, moine économe et austère, engrange les sous mais pas les idées. Le second, son empire perdu, se consacre désormais à son sport favori, le courtage. La Bourse n'est rien d'autre, la banque et la finance aussi. Faire travailler les autres et empocher les bénéfices. Le Français, peu doué pour les affaires, n'en est pas capable. Il ne sait plus ni lire, ni parler, ni écrire, ni même séduire. Il farde la réalité de mots creux et de déclarations ineptes, aligne les sophismes inutiles et réducteurs et se complaît à faire la liste de ces droits qui, précisément, tuent le Droit. En France, le Droit n'existe pas, il n'a jamais existé. (Paul Morand in Correspondance avec Jacques Chardonne).
Après tout, les peuples n'ont aucun droit à l'existence. Cette dernière est une lutte de chaque instant. Et l'instinct de mort est aussi leur lot. Que périssent donc les races contaminées et stériles qui, à l'instar de femmes lubriques, se jettent au cou des envahisseurs.
Mais tant qu'il n'en reste qu'un ...
Ungern
L'Histoire n'est qu'un long oubli. (Paul Morand)
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30/07/2015

Eloge de l'Ancien Régime

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Joseph de Maistre, né à Chambéry, alors possession du Roi de Lombardie-Sardaigne, il fut toute sa vie fidèle à ce dernier. Ambassadeur de S.M à St Peterbourg, il dénonça les dangereuses illusions propagées par la Révolution et leurs répercussions catastrophiques sur le corpus social.

Elle signe « Pédoncule », cette lectrice, au bout d'un message où, en réaction à mon papier consacré aux téléphones androïdes *, elle me reproche d'être rétrograde, nostalgique dépassé et réactionnaire impénitent.
« Aujourd'hui, il y a la médecine qui fait des progrès, le droit de vote, le droit des femmes, les droits de l'homme. Et vous, vous voulez en revenir à l'Ancien Régime où le peuple était subordonné à son Souverain Tout Puissant , crevait de misère, de maladies et d'injustices de toutes sortes».
Chère Pédoncule, je me sens désarmé devant un prénom aussi bucolique, aussi ai-je décidé de succomber à votre charme et vous répondre avec douce aménité.
C'est vrai qu'au XVIIIem siècle et avant, la vie était plus rude, mais l'était-elle vraiment plus qu'aujourd'hui ? Il n'y avait pas d'immenses usines ou bureaux où des salariés dépersonnalisés pointaient matin et soir pour répéter à l'identique le même geste durant des heures. Et, ensuite, affronter les transports en commun ou privés, tous soumis aux embouteillages ou aux retards divers. Pas de ces appartements à l'identique, sis dans des tours aux lisières des villes où la sécurité et le bien-être sont de moins en moins garantis. Les temps libres fait d'alcool, de drogue, d'ennui sur fond de musique tapageuse, les violentes rivalités amoureuses, les violences gratuites. Les trafics de toutes sortes. La luxure comme expression amoureuse...
Leur santé, parlons-en ! Dépression nerveuse chronique, insomnie généralisée, cancers en hausse fulgurante (surtout ceux, mortels, du système digestif), maladies sexuellement transmissibles, Sida en tête, handicaps consécutifs aux accidents de la circulation, de cette moto sur laquelle ils se défoulent quand ce n'est pas sur leur femme...

Troubles psychologiques, sentiment d'être laissé pour compte, trompé par les instances politiques. Voyez les déçus du suffrage universel, les exclus du corps social organisé, ils ne sont pas bien dans leur tête, pas étonant que leur sens moral dérape et qu'ils sombrent dans la délinquance.
J'en passe et des plus misérables...

L'Ancien Régime était une société hiérarchisée, mais acceptée car allant de soi.
L'homme est un être que la hiérarchie rassure. Les braves gens savaient et acceptaient l'échelle des valeurs. Le peuple est subordonné au Roi, lequel est subordonné à Dieu. Le Roi a des devoirs envers le peuple, comme le peuple en a envers le Roi. La femme est soumise à son mari comme le mari est soumis au Christ (Paul, épître aux Corinthiens).
Il n'y avait pas de grandes usines mais des artisans qui employaient des ouvriers qui, à la longue, faisaient partie de la famille. Des maladies, bien sûr, et certaines incurables, des épidémie. Comme aujourd'hui, rien de nouveau sous le soleil.

Peu de cancers, pas d'obésité généralisée, une espérance de vie inférieure à la nôtre, mais à quoi bon vivre vieux sous Alzheimer ?
Une famille composée une fois pour toute, une vie dure certes, mais une espérance d'éternité de l'âme, consolation de la foi !
Pas de droits de l'homme, mais la loi du Dieu d'amour **. Certes, des abbés de cour, des évêques despotiques, mais aussi d'authentiques saints. Des Rois idiots ou incapables, mais le peuple n'en savait rien qui croyait en son « bon Roy ». Que valent nos politiciens d'aujourd'hui ?
En ce temps là, l'homme vivait « chez lui », dans sa région, il n'y avait pas de ces romantismes insupportables comme le nationalisme. Le Breton, le Normand, le Béarnais, le Provençal étaient de chez eux et sujets du « Roy de France ».
Le marchand s'enrichissaient, c'est vrai, mais ils obéissaient aux ministres, pas comme de nos jours !
Et les guerres ! ajoute Pédoncule. Ces dernières, chère amie, faisaient nettement moins de victimes militaires et civiles que celles du monde moderne, pour ne pas parler du contemporain. On ne balançait pas sur les populations civiles des bombes atomiques ou à l'uranium appauvri comme l'ont fait les Américains et le font encore les Israéliens sur Gaza !
En un mot comme en cent, une société conforme à l'image de l'homme. Et l'homme conforme à la sienne, celle d'un mortel. Non pas la société idéale, qui ne verra jamais le jour, mais acceptée, car, en ce temps là, l'homme avait conscience de sa fragilité et n'exhibait pas cette arrogante foi en soi qui caractérise tellement d'hommes et de femmes aujourd'hui.
Quelques avocats, des aristocrates frustrés, des philosophes déviants et une populace dupée ont voulu renverser cet ordre et lui substituer leurs visions romantiques et déjantées des choses et des gens. Ce fut la Révolution, son cortège d'horreurs, de sophismes et de désillusions.

Nous le payons encore aujourd'hui.

* http://lemontventoux.skynetblogs.be/archive/2012/12/13/le-fabuleux-destin-de-l-androide-telephone.html

** Lire, à ce propos le philosophe "néo-marxiste", Slavoj Zizek pour lequel "les droit de l'homme sont l'excuse pour se libérer de la loi de Dieu". Admirez le ton désabusé: "Humanity is ok, but 99% of people are boring idiots"

Ungern
Les démocraties sont des pédérastes passifs; il leur faut le forgeron. (Paul Morand)ancien régime,révolution française,ancien et nouveau régime,république et royauté

26/07/2015

Le Cheihk de Vallauris

Ainsi donc le cheikh d'Arabie est arrivé à Vallauris avec ses femmes, petits princes, courtisans, majordomes et autres esclaves de sa suite. Mille personnes au bas mot. Du beau linge ! La plage devant son imposante et majestueuse résidence a été cloîtrée. Des gendarmes la gardent jour et nuit et, en mer, des vedettes interdisent le passage des embarcations. Dans les airs, un hélicoptère veille à la privauté de l'espace aérien. Le tout à vos frais, braves gens ! Tout cela en violation de la loi sur le littoral qui garantit à tout un chacun son libre accès. Cent mille citoyens ont signé une pétition dénonçant ce passe-droit théoriquement tabou en raie publique. Le gouvernement fait fi de cette dernière et oppose à la colère publique une fin de non-recevoir. Les commerçants sont contents, le cheikh et sa cour sont de bons clients qui paient cash et laissent de généreux pourboires. Voilà, braves gens, qui vous imaginiez que le droit prime les privilèges, vous êtes vus et revus. La raison d'Etat n'est pas celle des grands principes inscrit au fronton des édifices publics. Si vous ne le saviez, si vous ne vouliez le savoir, vous voilà déniaisés.
L'Arabie des Saoud devrait pourtant être le repoussoir de nos excellences qui à chaque occasion remettent sur le tapis les droits de l 'homme, de la femme, des petits chiens et des minorités « visibles ». Pays où le Roi est l’État, la femme un voile intégral et les blogueurs dans mon genre en prison. Mais où coule le pétrole.
A Reims, ville qui sacrait nos Rois quand nous avions encore le bonheur d'en avoir, une jeune fille bronzait en bikini dans un parc public. Elle n'était pas la seule. D'autres, voilées, celles-là, s'en prirent à elle et la rouèrent de coups. Quatre jours d'incapacité de travail. Elles la traitèrent de « pute ». Le maire, condamne cette agression mais prétend que cette dernière n'avait pas de « motif religieux ». C'est donc pas si grave que ça. Et con avec ça, le jobastre !
Ah, ce bon peuple ! Un rosbif lui pique le Tour de France, son équipe de foot, en Russie, sera confrontée à des as en la matière, les Landes brûlent, un nabab squatte sa plage et les Grecs lui doivent des sous.
Et in Arcadia ego !
Ungern
Les démocraties sont des pédérastes passifs ; il leur faut le forgeron. (Paul Morand)
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