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30/01/2016

Etat de grâce pour Jacqueline Sauvage ?

 

Faudrait savoir ce que l’on veut : la république, le peuple souverain, la justice populaire, c’est très bien sauf quand la réponse apportée n’est pas celle que l’on attend, alors on va, comme dans l’ancien temps, frapper à la porte du souverain pour demander sa grâce. Un peu de cohérence, quand même !
Le cas de madame Jacqueline Sauvage est emblématique de l’extension du sentimental dans l’administration de dossiers sensibles, judiciaires notamment. Cette femme de soixante-six ans a été condamnée en dernière instance à dix ans de prison ferme pour avoir tué son mari de trois balles dans le dos. La préméditation a été écartée, sans quoi c’eut été la perpétuité qu’elle risquait. Nous ne connaissons pas les arcanes de l’instruction, rappelons cependant que par deux fois un jury populaire a condamné cette femme à dix ans de réclusion. Les faits sont particulièrement glauques, du moins ceux que révèle la presse spécialisée. Durant quarante-sept ans elle fut l’épouse d’un mari brutal qui la battait et qui, d’après leurs dires, abusait sexuellement de leurs filles. Le fils, peu avant la mort du père s’est suicidé. Tout cela est extrêmement perturbant et pose question : pourquoi ne pas avoir porté plainte, pourquoi avoir laissé cet enfer perdurer autant de temps ? Et là, il semble que les réponses n’aient point convaincu les jurés qui, répétons-le, par deux fois, ont condamné madame Sauvage à de la prison ferme.
Toujours en l’absence du dossier et celle, détail d’importance quand même, du témoignage de la victime et sur foi des reportages de presse, fallait-il plaider la « légitime défense » dans ce procès ? Manifestement, en l’état actuel du droit, tuer de trois balles dans le dos un homme, sans doute aucun violent injurieux et alcoolisé, ne constitue pas une défense mais une attaque. C’est du moins ainsi que l’ont interprété les jurés successifs. On ne peut tout de même pas leur donner tort …
On ne commente pas une décision de justice, il y va de la sérénité du système judiciaire. Dans ce cas, cette règle n’est pas respectée. Depuis la condamnation de madame Sauvage, c’est le procès de la justice et, par ricochet, des jurés qui est porté sur la place publique. Aurait-elle été acquittée que la foule eut applaudi, cette fois c’est devant le président Hollande que les filles de la condamnée vont plaider la grâce présidentielle, privilège hérité de nos bons rois.
Faudrait savoir ce que l’on veut : si le président gracie madame Sauvage, il inflige un camouflet à la justice populaire, s’il ne la gracie pas, il risque un regain supplémentaire d’impopularité. C’est donc une décision politique que prendra le président de la république. Et quand la politique s’invite dans l’administration de la justice, cette dernière lui cède le pas.
Loin de nous le désir de maintenir en prison une femme de soixante-six ans qui, poussée à bout par un mari violent, l’a tué. C’est terrible, regrettable, condamnable car, après tout, c’est un meurtre, mais compréhensible peut-être si la personnalité de la victime est telle que la dépeignent les principaux témoins. Gagerons que le président de la république coupera la poire en deux, c’est dans ses habitudes, et qu’il réduira la peine de la coupable, afin qu’elle puisse, par le jeu des réductions automatiques retrouver sa maison, ses filles et la paix.
La justice des jurés populaires est imparfaite, celle des magistrats professionnels tout autant.
Ce qui est déplorable par contre est l’instrumentalisation de la sentimentalité publique pour ne point respecter le principe d’immutabilité de la chose jugée.

Ungern

29/01/2016

Migrants, viols, violences et guerre à venir

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Plus d’un million de migrants illégaux accueillis en Allemagne et la guerre dès le premier jour de janvier. Femmes agressées, forces de l’ordre débordées, conjuration, vols, dégradations urbaines etc. Ce n’est qu’un zakouski, le principal viendra. Attendez les festivités débridées du carnaval dont sont coutumières les mœurs locales. Et il n’y a pas que l’Allemagne, les banlieues de nos villes sont des zones hors droit. voyez les Seine-Saint-Denis, la Goutte d’Or, vous croyez qu’il y règne l’ordre républicain ? Et les quartiers Nord de Marseille, qui les dirige, pensez-vous ? Un million de migrants sans travail, sans perspectives à court terme sinon la main tendue vers les allocations, alors qu’à l’arrivée ils s’attendaient à l’eldorado, cela engendre des frustrations. Les mêmes qui poussent ceux des bidonvilles de Calais à se révolter, casser du gendarme et dégrader le tunnel et les biens des riverains. Face à des gens qui n’ont plus grand-chose à perdre sinon leur vie, on ne fait pas de la pédagogie, on les mate ou ce sont eux qui s’imposent. La guerre à venir sera civile, elle opposera d’une part ces desperados à smartphone et Kalache sous l’oreiller à nos forces de l’ordre désorganisées et soumises à un pouvoir politique faiblard et corrompu. C’est dire combien il importe que les isolats qui un peu partout se constituent se préparent à ce qui pourrait bien être une violente confrontation. Elles doivent le faire car assurer l’état de droit sera de plus en plus malaisé sans la participation active de citoyens responsables. Il est regrettable que l’initiative de monsieur Robert Ménard, maire de Béziers, de créer une « garde biterroise » formée d’habitants volontaires et instruits ne soit pas comprise comme elle devrait l’être. Il faudrait que bien plus de gens, hommes et femmes, soient autorisés à posséder une arme et s’en servie s’ils sont menacé. Il faut revoir les conditions d’application de la légitime défense. C’est ainsi que la proportionnalité de la défense à l’attaque doit être revue et corrigée. Si une femme est agressée à mains nues par un homme et qu’elle se défend avec une arme, blanche ou non, il devrait y avoir stricte proportionnalité. De même s’il y va d’un vieillard. Et ce ne devrait plus être à la victime de l’agression de prouver cette défense proportionnée. Quant au cambrioleur qui, la nuit, pénètre chez un tiers, il devrait savoir que l’antique disposition du droit romain lui sera toujours applicable : il est permis de tuer celui qui de nuit viole la propriété d’autrui. On parle beaucoup de déchéance de la nationalité, ce qui nous a donné le plaisir d’être débarrassé de madame Taubira. C’est une mesure de pure communication et qui ne sert pas à grand-chose. De plus, elle existe déjà dans notre droit … Par contre, il faut rétablir la peine de bannissement qui consiste à éloigner pour un temps donné un individu condamné des lieux de ses méfaits. Pourquoi ne pas le bannir de la métropole et l’envoyer sous le chaud soleil de cette Guyane de madame Taubira ? Il y a tant de choses à y faire. La déforestation de la jungle réclame des bras et des santés solides. Et s’il est sensible au climat chaud, pourquoi ne pas lui proposer les Kerguelen, son océan, l’air vivifiant, les pingouins et verts pâturages l’été austral ? Jouissif, non ?
J’oubliais ! Rétablir la peine de mort. Fini les peines à perpète qui ne sont jamais appliquées et dont la cruauté ne vous a pas échappée. Soyons magnanimes, abrégeons les souffrances de ceux qui végètent dans leur cellule triste. Non pas en leur coupant la tête, trop de mise en scène et de macabre infrastructure. Une injection de cyanure sous forme intraveineuse et le tour est joué sans effusion de sang. Pas la peine de faire du grand guignol.
Si nous ne nous affermissons pas corps et âme, nous serons submergés par l’invasion des barbares afro-asiates et ce sera Cologne au quotidien. Flanquons en prison ces politiciens débiles qui ont laissé faire, prenons notre destin en main sans idées préconçues, mais avec la détermination rageuse de défendre notre identité et notre personne. Et en face, n’hésitons pas à nous en prendre d’abord aux traîtres et traîtresses de notre race. Après tout, les uns ne seraient pas où ils sont sans l’aide et la complicité de ceux qui ne devraient plus y être.

Ungern

28/01/2016

La fausse sortie de Christiane Taubira

Place Vendôme (Paris 1er), mercredi. Christiane Taubira ne voulait pas «sacrifier trente ans de convictions». 

 

Voilà, exit madame Taubira au grand soulagement de la majorité des justiciables. Cette enfant terrible du quinquennat de François Hollande a remis son tablier après avoir fait sacrément parler d’elle. Nous sommes objectif, nos lecteurs le reconnaissent volontiers, nous allons donc, avec l’indépendance d’esprit qui nous distingue, analyser quelque peu la psyché de ce personnage. Christiane Taubira est une femme qui a réussi alors qu’au départ ce n’était pas gagné. De race noire, descendante d’esclaves africains, issue d’une famille de onze enfants d’où le père s’est éclipsé une fois pour toute. Sa mère meurt à quarante-neuf ans, vous imaginez d’ici le tableau. La vie n’a pas dû être facile à cette guyanaise, pas bête, au caractère bien trempé et l’envie d’en découdre au ventre. Elle a un compte à régler avec le destin et le ressentiment, très jeune déjà, anime toute son action.
Elle commence par militer pour l’indépendance de la Guyane. Se débarrasser de ces blancs de Français, ce serait déjà ça comme revanche, pense-t-elle. Et puis son mari (dont elle divorcera en 1996) est un indépendantiste pur et dur. Mais les Guyanais ne sont pas très réceptifs. Les Français sont des blancs, certes, mais ils versent des allocations et des subsides et c’est toujours mieux chez eux que chez les voisins qui sont indépendants mais n’ont même pas de quoi mettre du rhum dans dans leur godet. Alors Christiane et son mari pédalent dans la choucroute. A défaut d’être guyanaise, elle sera au moins française. Choix de substitution. Et autant l’être au bon endroit, au bon moment et avec les bonnes gens. Elle milite au Parti Radical de gauche dont elle devient présidente. Elle fait des mains et des pieds pour que la France reconnaisse la honte de l’esclavagisme et y aille de sa repentance vraie et sincère et patati et patata. Elle joue de sa « minorité visible » comme d’autres avec les coudes, elle a son franc parler et fait son chemin. Toujours avec le ressentiment comme compagnon. La famille, par exemple. Elle n’en a jamais connue, quoi de plus jouissif que de chambouler sa conception traditionnelle française en présidant à la mise en œuvre du mariage des homosexuels, symbole s’il en est, de la disqualification du mariage ?
La prison ensuite. Faire peur aux bourgeois en expliquant que l’internement est essentiellement curatif et non plus punitif, que la prison est faite pour rédimer et que l’essentiel est d’en sortir, c’est régler des comptes avec une société blanche qui, aux yeux de Christiane, n’a de souci que sa sécurité petite bourgeoise. Et puis, elle le sait, les détenus sont essentiellement issus des minorités visibles. Il lui en coûte à Christiane de les voir stigmatisés derrière les barreaux. On peut la comprendre, non ? Et après tout, dit-elle de moins en moins en catimini, ils sont aussi victimes d’une société inégalitaire, injuste et criminogène. C’est parce que la société n’est pas faite pour eux qu’ils sont comme ça, donc il faut changer la société ! Pas besoin d’être grand psychologue pour comprendre qu’il y va chez elle d’une facture qu’elle présente à la société française blanche, catholique, familiale et qui tient à le rester.
Que madame Taubira ait des idées, c’est son droit, que ces dernières ne soient pas les nôtre, ce n’est pas grave, ce qui l’est, c’est que son idéologie perturbe le jeu normal des institutions. Un garde des sceaux se doit de respecter la cohérence du code civil. Y introduire un mariage entre homosexuels est une aberration, un illogisme à ce point patent qu’il laisse sans voix. Un ministre de la justice a l’administration pénitentiaire dans ses attributions. Il lui appartient donc de conforter ses fonctionnaires et non pas les détenus avant les gardiens. De même avec les policiers. Quant à son dernier désaccord avec le gouvernement, cette déchéance spectacle de la nationalité, on peut, cette-fois, comprendre son souci juridique car, en effet, cette mesure est à la limite de l’anti-constitutionnalité. La franc-tireuse Christiane, on le voit, se préoccupe de la loi quand elle l’arrange.
Madame Taubira, comme tant de ses pairs des deux sexes, est une idéologue qui obéit, pour reprendre le mot de Ha nnah Ahrendt, « à la logique de l’idée et non pas à celle de la raison ». Mais chez elle il y a aussi le ressentiment qui joue sa partition et connaissant le personnage, ce n’est pas fini, il y aura encore des factures à honorer. Elle n’est qu’en coulisses. Le rideau n’est pas tiré.
Elle a encore des comptes à régler, la Guyanaise …

Ungern