20/11/2014

Foot: trucage de matchs, corruption et scandale

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Il y a quelques mois, nous faisions un carton (plus de mille deux-cents entrées) en dénonçant le trucage manifeste et même grossier du match France-Ukraine qui permit la qualification de la France pour le Mondial au Brésil. La majorité des commentaires alla dans notre sens : on se fichait du monde dans cette rencontre où les Ukrainiens marquaient dans leur propre camp et, par d'étranges fautes, permettaient aux Français des tirs aux but salvateurs. La France alla au Brésil, fit un petit tour, un autre et puis ciao …
Et aujourd'hui, scandale. Des présidents de club, des entraîneurs, des responsables sont arrêtés, mis en garde à vue, incarcéré même, tout cela pour des combines crades, des pots de vin glissés à des arbitres pour contrer la relégation de leur club dans une division inférieure. S'ajoutent à ces conciliabules louches, mais à un autre échelon, des rétrocommissions pour des transferts de joueurs, des comptes en banque pas nets, des comptabilité truquées, des relations sulfureuses et des filles de joies. Ajoutez au tout ces crétins finis que sont les joueurs, mélangez, vous avez un cocktail explosif qui fait aujourd'hui la une des titres.
Tout cela n'est pas étonnant, le foot est l'opium du peuple, il permet à ce beauf de se gargariser d'illusions, de se croire au milieu du terrain, l'objet de toutes les attentions et le tueur du type d'en face qui ne porte pas les mêmes couleurs que son écharpe. L'espace d'un match, plus l'avant et l'après, il oublie qu'il est cocu, exploité, chômeur, pénétré jusqu'à l'os par tous ceux qui n'ont qu'un seul bu: qu'il braille tout son saoul et les laisse faire ! Après il rentrera chez lui, aviné mais content et n'en déplaise à sa bourgeoise quand elle ne l'accompagne pas.
A la place des politiques nous enterrerions et fissa cette affaire. Toucher à la came est mauvais pour le moral et si le peuple, en manque, il se retrouve dans la rue ...bonjour les dégâts.
Les politiques mentent, trichent, fraudent pourquoi pas le monde du sport ?
Qu'ils ne s'étonnent pas, dès lors, que certains jeunes des banlieues aillent faire le zouave en Syrie. Il y a des énergies à dépenser ailleurs que dans des stades crades ou dans un boulot de toutes façons précaire et méprisable. Si le seul idéal qu'une société puisse offrir à sa jeunesse est celui des couleurs d'un club tricheur ou d'une équipe de cyclistes dopés, ne pas s'étonner que tout file droit dans le mur. Après tout, les prévarications des uns sont le pendant des frustrations des autres.

FvD

 

13/11/2014

Redonnons à la France ses lettres de noblesse helléno-chrétienne !

 
 

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La France a treize siècles de royauté catholique en elle qu’il serait bon de regarder pour lui redonner ses lettres de noblesse helléno-chrétienne.

Selon une idée bien reçue, la France serait un pays judéo-chrétien. Elle appartiendrait même à la civilisation judéo-chrétienne. Mais la France, née du baptême de Clovis en 496, est un pays helléno-chrétien.
La synthèse parfaite de ce principe est saint Thomas d’Aquin, théologien et philosophe, dont toute l’œuvre très chrétienne est traversée par la philosophie grecque. Le patron des universités catholiques vécut sous le règne de Louis IX, Saint Louis. Ce même Saint Louis montra « [s]a grandeur d’âme et [s]a noblesse » face à ses vainqueurs arabes lors de la septième croisade : « Vraiment, celui-ci est le plus fier Chrétien que nous ayons vu, disaient-ils, nous le gardons aux fers et il nous parle comme si nous étions ses captifs ! » 1
On est loin d’une telle hauteur quand on se remémore la phrase désormais célèbre de Claude Guéant : « Toutes les civilisations ne se valent pas ». Une civilisation qui noie la France sous l’immigration massive, l’art contemporain, la culture littéraire et musicale de marché et non plus populaires (de Louis-Ferdinand Céline à Georges Brassens en passant par Michel Audiard) mérite, en effet, de crever.

La France chrétienne, elle, n’avait rien détruit mais naquit dans l’eau baptismale. La société actuelle, issue des principes révolutionnaires de 1789, ne fait que détruire pour exister dans le mimétisme du capitalisme financier prédateur de destruction qui a pris le capitalisme entrepreneurial.

Dans cette fuite en avant, d’homme nouveau non chrétien, la famille est un dernier verrou à faire sauter pour effacer ce qu’il reste de la France catholique. Dans son ouvrage sur la famille, Monseigneur Henri Delassus reprenait Paul Leroy-Beaulieu dans les termes suivants : « Le jour où la France, pour obéir aux sommations de l’anticléricalisme, aura lâchement abdiqué ses fonctions de grande nation catholique, ce sera pour nous le signal de la décadence définitive, de l’irrémédiable déchéance, préparée par des mains françaises. La politique de l’anticléricalisme est, pour la France, une politique de suicide national. Nous ne le voyons que trop » 2.
Au lieu de L’Identité malheureuse d’Alain Finkielkraut ou du Suicide français d’Éric Zemmour (qui ne sont pas chrétiens), nous parlons ici de destruction par des élites traîtresses de cet héritage helléno-chrétien que nous devons retrouver si nous voulons nous relever.
« Gesta Dei per Francos », disait Guibert de Nogent. La France a treize siècles de royauté catholique en elle qu’il serait bon de regarder pour lui redonner ses lettres de noblesse helléno-chrétienne.

Florian Toumit/journaliste

source: Boulevard Voltaire

  1. La mission divine de la France, Marquis de la Franquerie, Éditions Saint-Remi, 6e édition
  2. L’esprit familial, dans la maison, dans la cité et dans l’Etat, Éditions Saint-Remi, 2007.

12/11/2014

Strauss-Kahn au-dessous du volcan

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Le libéralisme est une théorie essentiellement protestante. Souvenez-vous, chez ces braves gens, le monde est divisé en deux : ceux qui sont les élus du Seigneur et les autres, les pécheurs impénitents qui, de toutes façons sont damnés. Dieu réserve ses largesses matérielles aux premiers qui n'ont donc pas à rougir de leurs richesses et voue les seconds aux gémonies. Si, sur le plan, humain, on laisse faire les premiers, tout se régulera harmonieusement. On appelle cela « la  loi du marché ». Du plan matériel, passons au spirituel. Si l'élu lit la Bible, il sera inspiré par l'Esprit Saint et son interprétation sera donc sanctifiée. Quant au plan moral, c'est très simple ; l'élu du Seigneur respecte naturellement et scrupuleusement la Loi. Il ne saurait s'y soustraire. Les autres ? qu'importent leurs prévarications, ils sont irrécupérables, dès lors, laissons-les jouir sans entrave, mais en les contrôlant . Les Néerlandais, gens du Nord et qui ne le perdent jamais, disent que c'est de la tolérance, alors que ce n'est qu'un commerce fort juteux basé sur le sexe, l'alcool et la drogue, mais bon, l'argent n'a pas d'odeur.
Parangon de ce libéralisme pur et dur, monsieur Dominique Stauss-Kahn en personne.
Ce pur produit du cosmopolitisme à paillettes fit croire qu'il était le meilleur économiste de France, de Navarre et d'Europe et les journaleux secouèrent l'encensoir tant et plus dans le but de complaire au président du Fond Monétaire International. Cet organisme pratique une recette patentée de mafieux. Il prête moyennant des assurances et des exigences tellement disproportionnées que le pays débiteur est pillé avant même d'avoir reçu la moindre avance sur caisse. C'est un hold-up de cols blancs sortis d' Harvard ou de Princeton, maigre consolation !
Sur le plan moral, l'analyse est primaire. Si on réduit à quasi zéro les assurances chômage, les gens pour ne pas mourir de faim, devront s'adapter à leur nouvel environnement et, s'ils ne le font pas, il crèveront, c'est la dure loi de la nature qui élimine ceux qui ne peuvent s'adapter et rejette les paresseux.
La faute de monsieur Strauss-Kahn, c'est d'avoir mis ce principe libéral en action dans sa vie sexuelle. Là, il n'y a pas de pardon. Il s'était dit que l'argent permettait et excusait tout et que si les petits pois sont en vente, le petites vertus aussi. Erreur ! Le libéralisme est un calvinisme exacerbé qui, en dehors de la vertu d'un côté et la pornographie de l'autre, ne connaît pas de milieu. L'érotisme, c'est bon pour les Grecs, pas pour nos austères anglo-saxons mâtinés de Teutons.
Comment faire confiance à un homme qui manie les chiffres le jour et les créatures la nuit, se sont dit ses commettants, et ils ont viré Strauss-Kahn.
Qui vient d'apprendre à ses dépens financiers qu'entre la théorie et la pratique il y a un fossé. Son fonds d'investissements, astucieusement basé dans le duché d'opérette du Luxembourg, n'a pas tenu le coup, il a dû déposer le bilan après avoir perdu tout ce qu'il voulait. Monsieur Strauss-Kahn était associé dans cette opération à un certain Thierry Leyne, franco-israélien, juif orthodoxe qui s'est suicidé à Tel-Aviv peu après le dépôt de bilan. Le libéralisme ultra tue, eh oui !
Et aussi de petits épargnants grugés ou éblouis par les théories de ces messieurs, l'affaire Madoff est encore dans toutes les mémoires.
Thierry Leyne avait pourtant dit de Strausss-Kahn qu'il était "capable de stratégie de long terme en identifiant de grandes tendances mais aussi de pouvoir réagir en temps réel aux événements qui peuvent survenir". Il a dû se tromper … ou gruger ses investisseurs, allez-vous en savoir ?
Dominique Strauss-Kahn est paraît-il, très affecté par le suicide de son ami Thierry. Qu'il se reprenne bien vite, d'autres ennuis, judiciaires ceux-là, l'attendent avec le procès en correctionnelle pour proxénétisme aggravé  … il y a moins crade ...
Mort politique, déconfiture financière, procès honteux, divorce, harcèlement médiatique …
pour l'ex président du FMI le temps passe, l'âge vient, la silhouette se voûte.
Un vieux jouisseur, quoi de plus triste ?

FvD