04/09/2014

Quand Trierweiler atomise sa cible

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C'était "avant" ...

Toujours se méfier d'une femme, surtout quand elle est bafouée.
Il ne s'y attendait pas, croyait l'affaire réglée, oubliée, classée et puis voilà que la bombe explose. Et au plus mauvais moment, en plus. Il y perdra ce qu'il lui reste de plumes, il ne manquait plus que ça.
Le livre de madame Trierweiler qui sort aujourd'hui (200,000 exemplaires seulement, dépêchez-vous !) est la rumination d'une femme qui se venge, et même pas à froid. Que nous importent ces histoires d'alcôves et les états d'âme d'une péronnelle à l'ambition déçue, les femmes disent se tromper de conjoint quand elles se sont tout simplement trompées de cible. Ce que nous retiendrons de ce livre, c'est le portrait sans fard, à couches bien épaisses, sans glacis d'un homme cynique, froid, menteur, manipulateur. Un homme qui caresse les puissants dans le sens du poil, leur obéit en majordome dévoué, n'aime pas les pauvres, méprise les sans-grades et se donne des allures pataudes pour mieux cacher une dévorante ambition.
Ce n'est pas pour autant que nous manifesterons de la compassion envers l'auteure de ce brûlot. Elle devait le connaître, ce milieu où elle évoluait avec tant de doigté. Elle connaissait « l'univers impitoyable » de ces gens là, leur cour, leurs gens d'armes, bouffons, faire-valoir, mondaines et demi-mondaines. Elle en connaissait les gammes par cœur et n'a pas hésité une seconde à composer sa petite aria quand le hareng hollandais fut dans ses rêts.
Las, l'homme était fuyant, décevant, mou et têtu à la fois, la pire des races. Et cet homme est à la tête de l'Etat.
C'est bien le hic. Après tout, ce couple bourgeois-bobo qui se déchire, on s'en fout, les coups de butoir de madame Trierweiler sur l'amant qui a refusé de l'épouser en décembre dernier, relèvent du privé, mais les révélations, vraies ou fausses, sur sa personnalité profonde déstabilisent le lecteur et engendrent un sentiment de défiance accru envers celui qui devrait présider à nos destinées avec calme et dignité.
Mais après tout, pourquoi s'étonner? La vulgarité, l'exhibitionnisme, l'épate, la mise en avant de soi, l'ego hypertrophié sont monnaie courante dans ce triste Landerneau où tout le monde se connaît, se juge, s'épie, partouze et se déteste à la fois.
Ce livre, pas la peine de le lire, les extraits les plus juteux vous seront servis gratis par une presse friande de confidences sur oreiller. Le plus grave, c'est que, passé le frémissement initial, jouissance du voyeur, la vie continuera comme avant et qu'il se trouvera même quelque courtisan à nous pondre des phrases louant la transparence totale de ces privilégiés dont le destin est à la hauteur du caniveau.
Alors autant retenir l'opus de cette madame comme pièce à conviction.

FvD

 

25/08/2014

La France est un bateau ivre

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C'est un bateau ivre, titre un commentateur, c'est le règne de Louis XVI, ajoute un autre, c'est tout et n'importe quoi soulignent-ils tous. En un mot comme en cent, c'est le rafiot qui prend l'eau et l'ineptie au sein de commandement. Et qui qui souque ? Pas besoin de vous faire un dessin, la France coule. L'Express titrait « La faillite, c'est maintenant ».
Pensez, les chiffres sont tous mauvais, le recul généralisé, le taux de popularité, qui est aussi celui de la confiance, le plus bas qui soit. Le président Hollande, dans une interview au journal « Le Monde » déclare illico qu'il ne changera pas de ligne, accélérera les réformes et demande à tous de rester à leur poste le petit doigt sur la couture du pantalon. Manuel Valls son apoplexique
premier ministre grogne un coup pour bien insister que tout changement de politique est hors de question, et voilà t'y pas qu' Arnaud Montebourg, le sémillant ministre de l'économie dénonce la politique économique du gouvernement, en clair la politique que lui, ministre, mène en personne !
Et Benoît Hamon, insignifiant ministre de n'importe quoi, lui emboîte le pas, comme un caniche fidèle et bien dressé.
On dit quoi, dans un scénario pareil ? Tout simplement que rien ne va plus et que tout part à veau l'eau, isn't it ? Qu'il est grand temps de revoir le casting, le synopsis, licencier le metteur en scène e tutti quanti
Valls n'a pas tardé. Il a fait savoir depuis hier qu'une ligne jaune a été franchie et qu'il y aura une réaction. Chic, le sang va couler. Montebourg sera débarqué et Hamon aussi. Du coup ils se poseront en victimes, seront adulés par la frange des socialistes qui désapprouvent leur gouvernement et les députés ne voteront plus les textes soumis à leur approbation. L'exécutif ne pourra donc pas exécuter et il ne restera plus à Valls qu'à se tirer une balle dans la tête pour notre plus grand soulagement et plaisir.
Monsieur le président Hollande, je ne suis pas sorti de la prestigieuse Ecole Nationale d'Administration. Tout juste un petit et besogneux universitaire, mais laissez-moi vous donner un conseil, et « pro Deo » comme on dit en latin : renvoyez les députés dans leurs circonscriptions et dissolvez le parlement. L'opposition sera appelée aux affaires, c'est vrai, mais au moins, vous pourrez vous refaire une santé et exceller dans ces combinazione dont vous êtes virtuose. Vos adversaires politiques après vous avoir étripé devront rendre compte à leur tour. Je vous garantis de belles jouissances en perspective. Vous jouirez de votre statut en père peinard, inaugurerez les chrysanthèmes, ce que vous faits bien, quoiqu'un effort restasse à faire, bref, vous prendrez le large, par les temps qui courent c'est plus prudent !
Vous en pensez quoi ?

FvD

 

17/08/2014

France: 85 % des Français désapprouvent le gouvernement !

 

Manuel Valls François Hollande

France, rien ne va plus. Chômage en hausse, économie en berne, opinion publique désabusée. Le Journal du dimanche publie un sondage d'où il appert qu'à peine 15% des Français font encore confiance au tandem Hollande-Valls. Un record en la matière !
Et rien ne changera ! C'est ce qu'affirme, péremptoire comme à l'habitude, le premier ministre. De la part de cet monsieur, à la dégaine d'adjudant-chef, ce n'est pas étonnant, il est têtu, obstiné et ne brille pas par ses états d'âme, ni par la finesse de ses analyses. Quant au premier magistrat de la république, pas besoin d'être devin pour savoir ce qu'il fera: ce qu'il a toujours fait, temporiser, calmer les uns, promettre aux autres, esquiver, feinter, blaguer un coup et vogue la galère. La France, c'est comme le dernier de la classe qui se trouve des excuses, incrimine le prof, les programmes scolaires et prétend mordicus que sa manière de voir et faire est la seule qui soit. Le problème en l'occurrence, c'est que les mauvais points, ce n'est pas lui qui en pâtit, mais le citoyen lambda.
De deux choses l'une.
Le mondialisme libéraliste étant ce qu'il est, la France s'aligne dans la compétition avec les mêmes armes que ses concurrents. Ce qui signifie flexibilité du travail, réduction drastiques des charges qui pèsent sur les entreprises et des contraintes réglementaires diverses et complexes qui freinent leur développement. Ce qui ne se fera pas sans troubles sociaux, grèves et crises gouvernementales. Au final, pourra-t-on la mettre en œuvre dans ce pays ? Difficile à répondre. La France n'est pas le mercantile Royaume-Uni ni la disciplinée Allemagne. Les Français sont-ils prêts, comme beaucoup d' Etasuniens à enchaîner deux, voire trois boulots pour vivre assez correctement, se priver de vacances et déménager pour suivre leur travail ? Nous en doutons.
Refuser le tout économique et financier et prôner la préférence nationale, exiger de nos partenaires européens un protectionnisme aux frontières de l'Union Européenne, mettre à bas l'indépendance de la Banque Centrale Européenne, baisser l'euro et encadrer les marchés financiers. On peut rêver. Bien sûr, la politique de la chaise vide à Bruxelles peut porter des fruits, mais ils seront amers. Quant à espérer des alliés dans ce bras de fer, la France en trouvera, mais du côté de la Grèce, peut-être de l'Espagne et de l'Italie, mais ce sera bien tout. La coalition des débiles ne donne jamais qu'une addition d'incapacités.
Ou bien, dernier recours: appliquer le programme du Front National. Quitter l'euro et se préparer à en faire autant avec l'Union Européenne. Devenir une espèce d'Islande en plus grand, plus puissant et plus retentissant surtout. C'est possible, tout l'est. Mais la France n'est pas la petite et insulaire Islande. Ses habitants accepteront-ils sans rechigner voir leurs euros remplacés par des francs d'opérette, dévalués d'au moins vingt pour cent. Paieront-il sans rien dire leur carburant trente à quarante pour cent plus cher ? Cette rupture avec ce qui fut serait une révolution. Une révolution suppose des révolutionnaires, les Français le sont-ils ?
Monsieur Valls, quelque part a raison. Le gouvernement ne changera rien, mais il se garde bien d'ajouter : parce qu'il ne le peut. Les leviers de commande de l'économie et de la finance, il ne les maîtrise plus, ils sont dans des mains étrangères au service des intérêts les plus privés qui soient, il ne peut donc rien faire sinon se plier aux règles qui président à leur mise en œuvre. Et dans ce contexte l'idéologie qui est la sienne le retient prisonnier de toute initiative qui irait à l'encontre de ses dogmes.
Si j'étais monsieur Hollande, je remercierai monsieur Valls, dissoudrais le Parlement et me préparerais à une cohabitation. Ce n'est pas la panacée, vous vous en doutez bien, mais tant qu'à faire pour le bien des Français et la moindre des honnêteté à laquelle ils ont droit, ce serait un geste respectable.
Mais le respect et la noblesse ont-ils encore droit de cité dans ce cénacle flou et suspect qu'est devenu la politique qui se dit encore « française » ?

FvD

 

14:54 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france, valls, hollande, économie, finance, union européenne, chômage, international |  Facebook |