04/05/2013
L'identité française sapée par le "changement".

Le changement, c'est le passage d'un état à un autre, en clair changer d'état. Une réforme est une modification non substantielle d'un état donné.
Hollande parlait du changement, Chirac de réformes, Sarkozy, lui, y allait de sa « rupture » qui est aussi un changement.
Pour donner un exemple concret, la réforme c'est accorder aux homosexuels un « pacte civil » leur accordant une sécurité juridique comparable à celle des hétérosexuels. Marier les homosexuels est un changement ; c'est une transformation radicale d'une facette de la société. Il en va de même pour l'avortement, changement radical et la contraception, réforme dans le cadre d'une société où la vie reste un tabou que l'on ne viole pas. Et il y a d'autres exemples : en politique, la révolution française ou la russe sont des changements, le PS qui succède à l'UMP, c'est une réforme d'une politique inscrite dans une matrice identique, si le Front National arrive au pouvoir, ce sera un changement.
Mais il n'y va pas seulement dans la psyché de nos politiciens d'un changement juridique ou technique, mais bien d'une volonté d'infléchir sur le devenir complet de la société française et européenne quitte à forcer leurs électeurs à les suivre. Ils veulent changer, non pas le mariage, mais la société dans son ensemble, non pas le rapport à la dette, mais la place de la dette dans la société, non pas la gestion de la culture, mais la vision de cette dernière et sa mission. Ils veulent changer la société, et de fond en comble encore.
Il suffit de lire les idéologues qui dans l'ombre du pouvoir, socialiste ou non, s'activent pour les influencer. Tous veulent la fin de ce qui reste de l'identité nationale, la France doit se fondre dans le moule européen présenté comme un futur inéluctable et cette même Europe s'inscrit dans un vaste projet mondial. La culture n'est plus « nationale », elle se doit d'être métissée, la musique « traditionnelle » est devenue folklorique, le vocabulaire lui même « s'enrichit » de mots immigrés, d'expressions empruntées aux ghettos noirs, arabes ou antillais. La musique est électronique comme cette dernière est universelle. La spiritualité est depuis pas mal de temps déjà un cocktail de croyances diverses que chacun peut mélanger dans un shaker à sa mesure.
Et nos idéologues de trouver cela très bon, l'avenir sera un melting pot à l'américaine où chacun trouvera ses repères propres sans méconnaître ceux des autres puisqu'ils sont issus d'une seule et même matrice. La paix sociale, raciale, culturelle, politique est, par la grâce de cette interpénétration, assurée.
Seulement voilà, cela marche peut-être dans quelques salons feutrés entre gens biens qui voyagent et parlent l'anglais d'aéroport. Mais le peuple, celui qui se lève le matin, prend le métro, va aux champs, veut faire un beau mariage à l'église du village et ne souhaite pas causer anglais ou moldo-slovaque, ce peuple là tient à ses racines. Et il y tient d'autant plus qu'il se rend compte confusément, sans pouvoir toujours l'exprimer que son environnement social et culturel est « sa » richesse, quelque chose qui lui est sien jusqu'au plus profond de ses pores. Quant au melting-pot américain, dans les faits, c'est une succession de ghettos, riches ou pauvres, blancs ou noirs, hispaniques ou juifs. Aux yeux de l'élite qui nous montre la voie, cela peut paraître grotesque et « ringard », mais c'est comme ça.
Voyez l'euroscepticisme qui monte, ce n'est pas seulement à cause de l'ineptie de l'Europe à juguler le chômage, mais tout simplement parce qu'un Français n'est pas un Danois qui n'est pas un Finlandais lequel n'est pas un Autrichien et ainsi de suite. Et l'identité n'est pas seulement nationale, un Flamand l'est avant d'être Belge, un Ecossais choisira peut-être de se séparer de l'Angleterre à l'instar d'un Catalan qui défend bec et ongle sa langue et ses traditions. Le Breton voudra-t-il faire de même ? Et la liste n'est pas close. Au fur et à mesure que « l'Europe se fait », les identités nationales et régionales se renforcent. Au fur et à mesure que l'Europe s'éloigne des gens ordinaires, ceux-ci se rattachent à leur identité. Pourquoi l'intégration de certains étrangers est-elle aussi difficile, voire impossible ? Parce que confrontés à la difficulté quotidienne, à des conditions de vie souvent dures, ces derniers se réfugient dans ce qui leur est propre et sécurisant comme la religion, les coutumes et particularismes etc..
En résumé, voici une camarilla intellectuelle auto-proclamée qui s'arroge, à travers des politiciens coupés des réalités, le droit de changer la société tout simplement parce qu'ils l'ont imaginée autre et que ce serait très bon comme ça.
Et les institutions européennes étant ce qu'elles sont, le peuple n'a pas droit à la parole, lui qui se perd dans les méandres d'une administration où une chatte ne retrouverait pas ses petits.
Il ne faut pas sortir de l'auberge, chers amis...
Il faut la brûler !
FvD
Dans le même esprit, lire: http://eurempire.skynetblogs.be/archive/2013/05/04/municipales-au-royaume-uni-percee-du-ukip-de-nigel-farage.html
10:00 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : idnetité nationale, particularismes locaux, france et europe, ump et ps, hollande, mondialisaton |
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16/04/2013
La France ridicule

Le ministre du budget, monsieur je-ne-sais-plus-comment-il-s'appelle annonce un patrimoine de 235,000 euros, à côté de la ministre de la santé, Marisol de son prénom, qui est astreinte à l'impôt sur la fortune, ce n'est pas grand-chose et il y en a qui se méfieront de ce ministre désargenté qui vient d'inaugurer son maroquin. Quant aux trois vélos de madame Taubira, on se demande vraiment à quoi ils servent, madame la garde des sceaux ne donne pas l'impression de s'en servir et puis elle n'en déclare pas la valeur. Montebourg a un demi garage à Dijon, mais il n'en connaît pas, lui aussi, la valeur locative, un autre ministre dit avoir deux toiles d'un peintre inconnu dont il ignore la cote. Et que penser de Manuel Valls et son pauvre 108,000 euros ? Pas plus, vraiment ?
Ils ont tous de vieille bagnoles (françaises pour la plupart), il est vrai qu'ils ne s'en servent pas, ils ont les limousines de la République, avec chauffeur et ne paient pas le carburant.
Et, en plus, il faut les croire sur parole, ces messieurs-dames ...
Ce déballage public et à la hâte qui procède d'une démagogie racoleuse n'est pas seulement indécent, il est ridicule !
Dans les pays où cette transparence est de mise, elle se présente calmement, sans publicité excessive et est gérée comme il faut, sans faire de vagues, sans outrance, le contraire de ce que fait le gouvernement de bras cassés qui est, hélas ! le nôtre.
Le mariage des homosexuels par exemple. Vous connaissez un seul pays en Europe qui a connu une telle déchirure, de tels mouvements de protestations, de manifestations monstres ?
C'est qu'en France, on ne fait pas les choses à moitié. Pour un pour cent de la population, soit la population, hommes et femmes confondus, homosexuelle, on divise le restant de la nation, les partisans de cette dénaturation du mariage parlent de « révolution civilisationnelle », d'avancée sociétale extraordinaire et autres enflures verbales. Du vent, rien que du vent, des paroles creuses, mais insultantes pour les opposants d'un « mariage pour tous » traités de graines de fachos, d'intégristes religieux et nous en passons.
Et pendant ce temps, les vrais problèmes, ceux qui peuplent les nuits blanches des Français restent en l'état. Tous les jours qui passent, mille chômeurs en plus, des usines qui ferment, des plans de restructuration. Mais qu'importe, un aéroport inutile sera construit à Nantes, ville dont monsieur Ayrault est le maire, monsieur Hollande après des annonces tonitruantes durant la campagne électorale s'est sagement rangé derrière la houlette de madame Merckel et, à Bruxelles, traduit en français, ce que cette dernière annonce en allemand. Un premier ministre qui se fait insulter par un subordonné (Montebourg) et ne le vire pas, d'autres qui jouent solo et désavouent l'action du gouvernement, bref, la cacophonie. Si Hollande ne peut gérer son gouvernement, que dire de la France ?
Ben, pas grand chose.
Le mariage des homosexuels sera voté et à la hâte, s'il vous plaît, le gouvernement jubilera et puis les Français retrouveront leurs fins de mois encore plus difficile, leurs suspicions sur le patrimoine des uns, des autres, des riches, des patrons, du pouvoir et le système petit à petit pourrira encore plus.
Aucune vision politique, une gestion à la petite semaine faite une calculette à la main, une confession ridicule de patrimoine qui ne sert à rien, tout comme ce gouvernement d'amateurs.
08:59 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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10/04/2013
La France ne fait plus rire

Sophie Pedder
Elle est anglaise, correspondante du « The Economist » à Paris et elle vient de publier un livre « Le déni français » (JC Lattès), Sophie Pedder estime que « la France ne fait plus rire ».
Il y a de quoi.
Toute cette agitation névrotique chez les élus, l'absence de ligne de conduite, le vide abyssal d'autorité, concourent à faire tourner la République en rond, à faire du bruit et beaucoup de bruit pour rien. Madame Pedder pose une bonne question : comment, dans ces conditions, après un an de pouvoir seulement, tenir encore quatre longues et difficiles années quand déjà s'installe le poison d'une atmosphère de fin de règne ?
La France vit une crise économique, cette dernière n'est pas bien gérée par le pouvoir, elle s'obstine dans l'application d'une « exception française » qui veut que la France fasse comme les autres, mais à sa manière. Cela ne marche plus ! Le mondialisme étant ce qu'il est et tout puissant, tout le monde joue en se conformant aux mêmes règles et il n'y a pas d'exceptions.
Nous n'avons aucune sympathie pour le libéralisme économique dont feu madame Thatcher fut l'inspiratrice sur-douée, mais nous sommes suffisamment réaliste pour savoir que la France, comme tout autre pays européen dans ce système, doit se conformer aux impératifs de mise dans ce genre d'économie, sans quoi c'est le cafouillage, le dérapage et pour finir la conclusion grecque, italienne ou chypriote.
Pour que la France se mette au diapason des puissants comme l'Allemagne ou la Grande-Bretagne, il lui faut libéraliser encore davantage le marché, réduire drastiquement les charges des entreprises, faire de la flexibilité du travail une règle, augmenter la durée du travail, de l'âge de la retraite, réduire les vacances payées, supprimer les RTT, baisser l'impôt des sociétés, déréglementer le travail encore plus, aimer les riches, ceux qui réussissent sur le plan entrepreneurial, bref, changer de mentalité … Un plan 100 % Attali en quelque sorte, l'euthanasie des vieux en moins...
Si la France ne veut pas ce qui précède, alors il faut quitter l'U.E, l'O.M.C, la B.C.E et autres acronymes du même acabit, en revenir au franc, rétablir le contrôle des changes, les licences d'importation et communiquer aux Français que leur mode de vie va changer du tout au tout.
Mais prendre un peu de l'un et de l'autre, mélanger et on verra bien, c'est dépassé. Le mondialisme est ainsi fait : marche dans les clous ou crève !
En attendant nous voilà dans la mouise et pas près d'en sortir
FvD
16:58 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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