01/04/2014

Valls: quand un névrosé succède à un ectoplasme ...

 

  On va pas perdre notre temps à commenter la décision d'un François Hollande de changer de premier ministre. C'est de politique qu'il aurait fallu changer, mais pour cela il faut une révolution et le Hollande en question il n'est pas révolutionnaire, plus conformiste que lui, tu meurs ! Bref, un névrosé succède à un ectoplasme nécrosé, pas de quoi pavoiser !
Nous avons toujours écrit que l'élection de François Hollande ne valait que pour une seule chose : se débarrasser de Sarkozy, sa clique et ses attaches troubles avec le grand capital et l'atlantisme.Sarkozy chassé, tout le reste persiste et n'est pas prêt d'être revu et corrigé.

C'était cependant prévisible. Comment voulez-vous qu'un chef de l'exécutif régional (la France, en l'occurrence) se distingue, prisonnier qu'il est dans les rets des conventions européennes, de l'OTAN et des multiples et complexes traités internationaux ? La souveraineté nationale, cela n'existe plus !
Alors Hollande et son équipe s'agitent.
Sur le plan intérieur, la situation échappe au gouvernement. Plan sociaux qui ne cessent de s'annoncer les uns après les autres, bisbilles au sein même du gouvernement, réforme fiscale embourbée quelque part, reste la sécurité, ce thème si cher à la droite et pour lequel Manuel Valls a fait chou blanc, l'insécurité est en hausse, ,ne lui en déplaise. Ce monsieur roule des mécaniques, adopte un profil mussolinien, mais n'est pas Mussolini qui veut !
Et sur le chapitre de l'euro, de la dette, de la crise, c'est toujours la même partition en ton mineur et réformes à la va-vite, sans concertation de tous, ficelées à la hâte dans les couloirs de Bruxelles au bout d'interminables apartés entre Hollande et Cameron, Hollande et Merkel, Merkel et l'Italien, ce dernier avec l'Espagnol, l'Espagnol avec Hollande et tous avec les banquiers. Improvisations, effets d'annonces de quoi fournir de la matière aux éditorialistes avant de remettre ça !
C'est toujours pitoyable, risible parfois décevant pour le moins, rageant toujours.
Car l'Europe, c'est quatre cent millions d'habitants, une vieille terre de civilisation, une puissance commerciale et économique incontournable qui est mise sous tutelle par des intérêts financiers cosmopolites et muselée par les Etats-Unis d'Amérique, ce fourre-tout d'émigrés bâtards.
Les peuples d'Europe méritent mieux que ce confort petit-bourgeois dont les rapaces de la finance les dépossèdent lambeau par lambeau. Le salut du continent passera, qu'on le veuille ou non, par la prise de conscience d'une reprise de la souveraineté nationale, prélude à une puissance pan-européenne indépendante et impériale.
Les élections européennes arrivent bientôt, ne pas oublier de leur donner, dans ce contexte d'une importance primordiale, une raclée supplémentaire.
FvD

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08:09 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : valls et ayrault, ps, hollande, france |  Facebook |

17/11/2013

L'équipe de France à le blues, on s'en fout !

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La France ne sera sans doute pas sélectionnée pour le mondial au Brésil. Je m'en fous !
Qu'ai-je à m'enthousiasmer pour une équipe de France, réservoir de l'ego le plus hypertrophié qui soit, où des enfants gâtés ignares, incultes et mal élevés s'exhibent avec arrogance devant les cameras et murmurent, quand ils ne le chantent pas, l'hymne national ? Rien ! Et puis, vous les avez déjà regardé ? Il faudrait, comme dirait Manuel Valls « quelques blancos » pour faire bonne mesure.
Le bon peuple, se lamentera, il veut du jeu, ce crétin, du rêve, il se voit dans la peau de ces types, enfile leur maillot « made in China » qu'il a payé une fortune, braille des encouragements dont ces singes n'ont rien à foutre et voici, patatras ! par la faute de quelques Ukrainiens (c'est où l'Ukraine dans le fond ? ) il est condamné à ronger son frein et voir les Belges, Hollandais (rien à voir avec François) et l'ennemi anglais faire des prouesses sous le soleil de Rio. Rageant !
« Panem et circenses » disaient déjà «  in illo tempore » les Romains qui avaient compris que le peuple c'est comme les animaux du zoo. Faut leur donner à bouffer et les distraire un peu en leur montrant des visiteurs, après ça ils sont contents et rentrent dans leur cage dormir un coup. Facile !
Sous toutes les latitudes, c'était comme ça que cela marchait. Dans la plus primitive tribu de Papou, le chef distribue le travail et organise les festivités en l'honneur des dieux et les bons sauvages marchent.
Seulement chez nous, il n'y a pas de travail et de chef non plus. Restait le foot, mais il est amer et même si, par miracle, ces bleus qui donnent le bleues vont au Brésil il feraient un petit tour et puis un demi par le premier vol.
Pas de chef, mais une pléiade de commis, fondés de pouvoir brumeux, qui s'agitent dans l'hémicycle, se montent du col dans d'interminables réunions et téléphonent à Bruxelles à la Commission ou a Francfort à la Banque Centrale Européenne, pour savoir si tout est bien en ordre, conforme, agrée, visé. Surtout, pas de vagues. Se faire bien voir !
Le bon peuple a le bleues, il fut un temps où il avait du boulot. Les camelotes chinoises et autres ne rentaient pas comme ça sur le marché, il y avait des protections. Il fut un temps où il y avait un chef, un général même ! Et il ne se privait pas pour prouver qu'il avait son mot à dire et même le dernier. Sacré bonhomme celui-là . Quand Bruxelles le faisait tarter , il n'y allait plus. Sans moi qu'il disait et ces zombies de fonctionnaires devaient attendre et composer. Aujourd'hui, nos excellences, élues par la grâce du peuple, accourent et prient que leur budget soit accepté.
Viendra le jour où il n'y aura même plus d'équipe nationale de foot, mais un patchwork au couleur de cette fadasse « union européenne ». J'ai comme l'impression qu'il y aura alors un sursaut, comme un haussement de sourcil, une interrogation muette, une stupéfaction à peine maîtrisée. Et puis c'est tout. Peuple castré et impuissant ...
Ce jour là,quand même les jeux ne seront plus nôtres, les carottes seront cuites, il ne nous restera plus que l'humiliant et lourd licou.
C'est l'histoire du type qui réalise que son copain est chez lui, dans le lit conjugal, revêtu de son pyjama et fumant ses cigares.
Mon lit, mon pyjama, mes cigares … pourquoi pas ma femme tant qu'il y est ?

FvD


15/11/2013

Racisme : l’opération de diversion a déjà fait pschitt !

anti-racisme

 

DominiqueJamet
Journaliste et écrivain.
Il a présidé la Bibliothèque de France et a publié plus d'une vingtaine de romans et d'essais.
 
Une femme, désignée par le Front national pour être sa tête de liste à Rethel lors des prochaines municipales, ouvre son cœur et son press-book à une chaîne de télévision. La malheureuse, aussitôt désavouée et suspendue par son parti, juge intelligent et spirituel de faire profiter des millions de téléspectateurs de deux photos qui, selon elle, établissent la parenté, voire la similitude, entre Christiane Taubira et l’espèce simiesque.
Quelques jours plus tard, à Angers, une petite fille dont les parents, assurément plus coupables qu’elle, mériteraient amplement la fessée qu’ils ne lui ont pas donnée, réserve un accueil plaisant au ministre de la Justice : « C’est pour qui, la banane ? » lance naïvement la pauvre enfant dont on veut espérer qu’elle ne mesure pas la portée de son apostrophe, « C’est pour la guenon ! » Et le cercle de famille d’applaudir à grands cris ce trait d’esprit.
Cette semaine, l’hebdomadaire Minute dont l’orientation politique et le tirage modeste, malgré des informations parfois exclusives, lui valent depuis des années d’être interdit de revue de presse, consacre à la même Christiane Taubira une « Une » d’un goût plus que douteux (bien qu’elle n’aille pas aussi loin, et c’est peu dire, que les caricatures obscènes et les provocations en tout genre dont notre confrère Charlie Hebdo est coutumier, en toute impunité). La gardienne des Sceaux de la République, « maligne comme un singe », y est-il dit (ha ! ha !), « retrouve la banane » (ha ! ha !). Aussitôt, sirènes d’alarme, tocsin, tollé, la cour et la ville font chorus et crient haro sur un baudet qui ne s’attendait pas à une telle publicité.
Le rôle joué par Christiane Taubira lors du grand débat sur le « mariage pour tous » explique l’animosité dont celle-ci est l’objet dans une large portion de l’opinion publique. Il ne saurait justifier la bassesse, voire, tranchons le mot, l’ignominie d’agressions qui vont au-delà de ce qui est tolérable, d’insinuations ou de plaisanteries qui se situent au-dessous de la ceinture. Agressions, insinuations et plaisanteries, il faut le souligner, unanimement condamnées, d’un bout à l’autre de l’éventail politique.

Mais ces trois exemples isolés ne justifient pas davantage l’appel à la mobilisation générale trompetté par un gouvernement aux abois, des médias aux ordres et des associations qui attendent de la loi et des tribunaux qu’ils restreignent, qu’ils sanctionnent, qu’ils amputent jour après jour la liberté d’expression. Ils ne justifient pas que le Premier ministre ait saisi le parquet et étudie, comme au temps de Charles X et de Polignac, la possibilité d’agir contre la diffusion d’un journal. Ils ne justifient pas l’ouverture annoncée à son de trompe d’une véritable chasse aux sorcières. Ils ne justifient pas que l’on parle d’une renaissance et d’une propagation du racisme, comme si l’immonde avait repris du poil de la bête, alors que les réactions suscitées par les trois bavures ci-dessus évoquées montrent bien qu’en France, en 2013, ce genre d’attitude, de propos et de presse n’a pas droit de cité.
Parce que quelques dizaines de manifestants égarés par la passion ont été incapables de distinguer en un jour de commémoration et d’union nationales entre l’homme qu’ils ont le droit de contester, voire de détester, et une cérémonie qui n’appelle que le silence et le respect, parce qu’ils ont hué et sifflé François Hollande en une occasion où, en dehors de toute considération partisane, le président de la République rendait l’hommage qui leur est dû à ceux qui sont morts pour la patrie, celui-ci, à peine à l’abri des murs de son palais, a cru pouvoir stigmatiser les « factieux » qui l’avaient outragé et donner le branle à une offensive concertée contre le prétendu retour des Ligues. Qui est naïf au point de gober cette fable ?
Sommes-nous en 1788, comme le disent certains ? En tout cas, nous ne sommes pas en 1934 ou 1940. Hurler au loup quand on a fait depuis longtemps la peau à celui-ci est la pitoyable ruse de mauvais bergers en gros sabots. « Le racisme ne passera pas ! », « Le fascisme ne passera pas ! » ? Il y a longtemps qu’ils sont passés, je veux dire qu’ils appartiennent au passé. L’opération de diversion tentée par un gouvernement aux abois aura l’effet qu’elle mérite. Elle fera, elle a déjà fait pschitt.

source: boulevard Voltaire


08:22 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : racisme, taubira, minute, bananes et guenon, valls, hollande, ps, france |  Facebook |