13/06/2013

Howard Gutman défie Israël, histoire d’un conflit sans fin

 

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Howard Gutman, ambassadeur des Etats-Unis en Belgique

 

Une organisation reconnue dans le monde entier pour sa mission qui consiste à protéger le patrimoine de l’humanité entière, sans aucune forme de discrimination, vient de commettre l’irréparable, l’impardonnable même serais-je tenté de continuer, connaissant par expérience la moralité fantôme des bourreaux qui l’accablent.Pour avoir reconnu le droit à l’existence des Palestiniens et à leur culture ancestrale, les Etats-Unis ont en conséquence suspendu leur aide financière à la bête immonde qui n’est autre que l’UNESCO, dont le seul crime est de reconnaître qu’un Palestinien est un être humain qui doit avoir des droits comme tout le monde, qu’il est capable d’amour et de productions artistiques, de savoir-faire artisanal, d’intelligence politique et de sentiment spirituel élevé, etc. L’Etat d’Israël, allié des américains, montre encore une fois l’étendue de son influence néfaste dans le monde et de son fascisme sans bornes.
On parle aujourd’hui de citoyens du monde, mais les Palestiniens le sont-ils ? Les habitants de la bande de Gaza aimeraient se prévaloir du titre de citoyens du monde, mais lorsque l’on vit derrière des murs, comme dans une prison à ciel ouvert, il est difficile dans un tel contexte de se fraterniser avec cette idée qui n’est pour eux qu’une étoile dans la nuit, une chose à jamais inatteignable.

 

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Récemment, plusieurs organisations juives ont exigé que le président américain Barak Obama prenne des mesures sévères et catégoriques contre son ambassadeur en Belgique Howard Gutman, qui a déclaré que l’antisémitisme des musulmans provient du conflit israélo-palestinien.
L’ambassadeur Howard Gutman, qui est juif, a fait ces remarques lors d'une conférence jugée controversée sur l'antisémitisme organisée par l'Union européenne juive à Bruxelles la semaine dernière.
«Une distinction doit être faite entre l'antisémitisme traditionnel, qui doit être condamné, et la haine des Musulmans pour les Juifs, qui découle du conflit en cours entre Israël et les Palestiniens", aurait osé dire Howard Gutman devant la très démocratique Union juive européenne ; il aurait même osé rajouter qu’ « un accord de paix pourrait sensiblement diminuer l'antisémitisme musulman. »
En réaction aux menaces et aux pressions des « organisations juives internationales », la Maison Blanche a fait un communiqué pour se distancier de la bête immonde, j’ai nommé Howard Gutman : "Nous condamnons l'antisémitisme sous toutes ses formes, et  nous assurons qu'il n'y a aucune justification pour les préjugés contre le peuple juif ou contre l’Etat d’Israël ", indique le communiqué.
Mais le candidat présidentiel républicain Newt Gingrich, a rejoint le camp du gouvernement israélien et des organisations juives internationales qui prétendent qu’une sanction verbale n'est pas suffisante.
Howard Gutman, avocat de profession, a été nommé ambassadeur en Belgique après avoir contribué lourdement à la collecte de fonds pour la campagne présidentielle d’Obama.
Consternante et significative est la réaction épidermique et haineuse, autant que tristement malhonnête, des organisations juives internationales qui ne sont rien d’autres que des mafias qui délimitent le terrain de la liberté d’expression. Un jour, il faudra bien rappeler à ces fous que le monde n’est pas leur propriété privée, qu’il existe encore des hommes et des pays libres qui ne sont pas tombés sous le joug de  leur autorité cruelle.
Il est désormais interdit d’expliquer aux populations du monde que les musulmans peuvent être fragilisés psychologiquement par 60 ans de crimes abominables perpétrés en Palestine, eux,  témoins impuissants du massacre et du système d’apartheid pratiqué en Palestine par les israéliens, crime d’apartheid reconnu par le tribunal Russel depuis le lundi 7 novembre 2011 en Afrique du Sud, tribunal à l’importance considérable, lequel est également connu sous le nom de Tribunal international des crimes de guerre qui fut fondé par Bertrand Russell et Jean-Paul Sartre en novembre 1966, information étrangement occultée dans les médias occidentaux.
Nier des crimes c’est nier la souffrance des victimes, c’est refuser de voir et de rencontrer des dizaines de milliers de familles amputées par l’absence de leurs enfants exterminés sous des pluies de bombes qui noircissent le ciel, masquant de façon interminable le soleil de la liberté et de la justice qui ne luit plus en Palestine depuis 1948, date de la création de l’Etat d’Israël.
C'est sans doute la conscience d'avoir été victime qui permet à l’Etat d’Israël de devenir oppresseur du peuple palestinien, de s’ériger juge et bourreau au mépris de tout droit international et des conventions de Genève. Le mot "Shoah", qui, avec les mots « juif » et « antisémite », est le mot le plus puissant du monde, lequel incarne un destin de bouc-émissaire devenu une réalité presque mythologique étant donné que l’Etat d’Israël est à présent la 4e puissance nucléaire du monde, balayant d’un revers de main la souffrance des autres (l’esclavage des noirs, les 100 millions de morts des goulags, etc), devient la légitimation du colonialisme, d'un apartheid et d'une ghettoïsation pour les Palestiniens, détruits, infériorisés au rang de choses inutiles et dérangeantes par les israéliens, n’opposant que des actes sporadiques de résistance tragique ou de terrorisme suicidaire et désespéré, comme le cri d’un peuple martyr que plus personne ne veut entendre. Je le dis haut et fort, si les Palestiniens étaient chrétiens, l’Europe resterait-elle sourde, aveugle et muette devant un tel carnage ? Je n’en suis pas sûr. Je ne sais pas ce qui est le plus grave, le racisme passif et complice des européens ou la barbarie à visage découvert des israéliens ?
On a peine à imaginer qu'une nation d’anciens nomades, issue du peuple le plus longtemps persécuté dans l'histoire de l'humanité, ayant subi les pires humiliations et le pire mépris, soit capable de se transformer en l’espace de quelques décennies seulement en un peuple aussi vindicatif, aussi méprisable, aussi fasciste et colonialiste, s’érigeant juge et bourreau, à croire qu’être le peuple élu de Dieu ne lui suffisait plus il lui fallait devenir Dieu lui-même, à l'exception bien sûr d'une admirable minorité qui éprouve tout de même des difficultés immenses pour faire entendre sa voix.
Comme disait Victor Hugo : « Dans l'opprimé d'hier l'oppresseur de demain », cette phrase devrait être inscrite en gros sur le mur que les israéliens ont érigé pour isolé les Palestiniens comme des bêtes, phrase qui se répéterait à l’infini, comme un miroir qui repousserait les balles et les bombes, comme si Dieu leur disait, « pauvres fous, contemplez vos crimes. » Ils ont apparemment oublié le commandement de Moïse : « tu ne tueras point. » Les israéliens sont perdus dans une colère peuplée de fantômes et de dogmes stupides et absurdes, ne respectant même plus leur propre religion, que sont-ils sinon des âmes perdues emprisonnées dans des fusils ?
Ils n’ont pas compris l’origine du nazisme, ils sont devenus les meilleurs enfants du nazisme qu’ils prétendaient combattre, ne comprenant rien des erreurs du passé. N’ont-ils pas compris que l’impérialisme, que la colonisation déclenchera toujours du terrorisme, de la résistance, aussi sûrement que le jour succède à la nuit ?
L'argument de la défense à tout prix n'a pu jouer qu'en ressuscitant chez les Israéliens la peur et les fantômes  d'Auschwitz, en redonnant à un passé enterré depuis longtemps un cadavre hallucinatoire qui se croit encore vivant.
En Occident, les médias parlent sans cesse de la guerre israélo-palestinienne, la guerre israélo-palestinienne, mais où voit-on une guerre ? Ce terme est un concept-marketing crée par le gouvernement israélien et leurs alliés américains, répété en leitmotiv dans tous les médias occidentaux soumis de manière honteuse à l’hégémonie de ce mensonge finalement atrocement moderne, et je dirais à la fois tragiquement ancien, dans le seul et unique but de disqualifier tout intellectuel ou journaliste sérieux qui voudrait ne serait-ce qu’évoquer, ou osons le mot, commenter, ce qui se déroule devant nos yeux depuis  maintenant 60 ans en Palestine, c'est-à-dire un génocide ethnique autant que culturel, organisé avec méthode et minutie, mais dire cela, c’est comme s’autoproclamé sur la place publique antisémite, cannibale et violeur d’enfant, les préjugés et la propagande de guerre ont la dent dure, on préfère toujours insulter l’autre plutôt que de répondre de ses actes ; la guerre israélo-palestinienne, les gens doivent comprendre que cette fausse symétrie camoufle la disproportion des moyens, la disproportion des morts, c’est une  guerre de chars, d’hélicoptères, de missiles et de bombes made in Israël qui combattent contre des pierres et des cris de gens miséreux. Cette fausse symétrie masque la totale inégalité dans le rapport des forces et l'évidence simple que le conflit oppose des occupants qui aggravent leur occupation illégitime et des occupés qui aggravent leur résistance autant que faire se peut.
Tout ceci nous fait dire qu’aujourd’hui, il y a, au cœur même de Jérusalem, un divorce effroyable concernant le mur des lamentations : les mensonges et la haine déguisés en prière sont pour les israéliens, mais ce sont les murs et les lamentations qui sont pour les palestiniens. Voilà le tableau de la vérité à laquelle on assiste avec un certain effroi, dans cette région du monde dévastée par la banalisation de la haine et de la folie du colonialisme.palestine-0.jpg

 

 

 

Tout se passe comme si une loi du silence, autant absurde que douteuse, écrasait de tout son poids le monde intellectuel et médiatique occidental, comme si une collusion au nom d’une cause inconnue du grand public étranglait la moindre esquisse de critique, une collusion internationale qui n’ose pas dire son nom mais qui existe bel et bien, gravement menacée qu’elle est par des exactions immondes et des noms précis qui s’accumulent de jour en jour et d’année en année, jusqu’à en devenir même insupportable.
L’affaire Howard Gutman et la suspension de fonds financiers américains à l’UNESCO en témoignent.
WikiStrike soutient et remercie L’Unesco pour son amour de la justice, pour son courage et son désir profond d’une paix entre les peuples.
Si vous lisez ceci, c’est que vous êtes la Résistance.

 

Alexander Doyle pour WikiStrike

 

Source :

 

 wikipédia

 

 www.WikiStrike.com

10/05/2013

Antisémitisme et antisionisme. Entretien avec Laurent Louis

Laurent Louis est un homme politique belge, député au Parlement. Sa dénonciation du sionisme, de l'impérialisme étasunien et son soutien à l'Iran est remarquable et remarquée. Voici une interview qu'il accorde à la Voix de la Russie.

 
       

 

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 De nos jours, toute hypothèse politique déviant de l’optique médiatique imposée est automatiquement reléguée au rang d’élucubration conspirologique. C’est ainsi que certains de mes collègues persistent à crier au diable dès lors qu’ils entendent quelqu’un soulever le thème délicat du 9/11 dans la version qu’en donne M. Meyssan ou Daniele Ganser, professeur d’histoire à l’université de Bâle, auteur des Armées secrètes de l’OTAN. Inutile d’évoquer les démonstrations purement scientifiques avancées par ce dernier ou les arguments imbus de bon sens du fondateur du Réseau Voltaire. Rien n’y fait. Nous sommes, disent-ils, dans l’erreur, dans la paranoïa la plus accomplie qui soit.

 


D’accord, pourrait-on acquiescer, mais alors, s’il n’y a strictement aucun complot derrière tout ce qui se fait depuis septembre 2001, derrière tout ce qui se fait depuis fin 2010 avec le déclenchement successif de ce qu’on appelle les Printemps arabes, comment s’expliquer que toute une série de pays jusque là étonnamment paisibles se lancent dans des soulèvements meurtriers répondant a priori à d’obscures exigences démocratiques formulées par l’Occident ? Incroyable tout de même ces mouvements de masse tous soucieux d’endosser un occidentalisme made in USA ! Incroyable tout de même à quel point la cyberdissidence peut faire des miracles dans le cadre de mobilisations dites non-violentes ! Alors pour être violentes, certes, tant qu’elles restent subversives, elles n’ont rien de violent. En revanche, on s’aperçoit vite du résultat contraire à partir du moment où elles commencent à porter leurs fruits.
Les Américains, les Français, les Allemands ou qui sais-je encore sont de simples « cancres » me répète bien souvent un collègue, brillant politologue dont, sauf mon respect, je ne puis partager la vision. Sont-ce des cancres qui auraient inventé la stratégie du Grand Echiquier dont on a déjà vu les effets en commençant notamment par le Kosovo ? Sont-ce des cancres qui ont orchestré, via l’Afghanistan, un immense conflit aux frontières russes en armant ensuite les rebelles tchétchènes ? Sont-ce des ignares qui ont su faire en sorte que Kadhafi, pourtant plus que respecté en Lybie, soit trahi par certains Judas de son entourage puis livré en pâture à notre charmante Légion étrangère ? Et les révolutions colorées, dont on ne sait plus si elles sont printanières ou hivernales ? Et les deux ans de campagne inachevées et visiblement inachevables en Syrie qui ont soulevé des foules de mouvements marginaux jusqu’à inquiéter James Clapper, directeur national du renseignement américain ? STOP ! Tel est le message de cet homme autrement plus avisé que nous tous qui ne tient absolument pas à périr au nom d’une idéologie aussi dangereuse pour elle-même que pour autrui. Car il s’agit bel et bien d’une idéologie qui n’hésite plus à se montrer au grand jour.
Souffrirais-je d’hallucinations auditives en entendant M. Bernard Henri-Lévy affirmer (c’était précisément en 2011) que les révolutions arabes, c’était « bon [je pense] pour Israël » ? Monsieur BHL, un cancre ? Quelqu’un qui modèle selon son bon-vouloir, selon des convictions ouvertement sionistes l’esprit politique français, cela, d’une façon très nette, depuis l’ère Sarkozy ? Je suis, surenchérit-il, « inconditionnellement attaché » à Israël, se disant prêt à faire, toujours aussi inconditionnellement, tout ce qui est bon pour l’Etat hébreu. Dans De la guerre en philosophie, livre paru en 2010, BHL formule une thèse fort intéressante selon laquelle, probablement en vertu du Génie du judaïsme qu’il met en exergue dans une partie édifiante de son œuvre, « Israël, c’est intouchable ». Le principe de cet Etat est intouchable, surtout, prend-il soin d’ajouter, il est intouchable pour des tyrans tels Ahmadinejad … Imaginerait-on une déclaration semblable par rapport à la France, par exemple, M. Bernard Henri-Lévy étant avant tout Français, que je sache ? Si je croyais à la métempsychose, j’aurais supposé que notre BHL n’est que la sinistre réincarnation de M. Arthur James Balfour, auteur de la fameuse Déclaration Balfour de 1917. Monsieur Balfour, tout comme Monsieur Rothschild, tout comme notre contemporain, Monsieur BHL, ne sont pas juifs, car ils sont, avant toute chose, sionistes. Bien heureusement, juif et sioniste n’ont jamais été synonymes et ne le seront jamais ! Mes amis juifs le répètent sans cesse eux-mêmes, regrettant d’avoir à subir un amalgame franchement insupportable qui confond une nation sans conteste brillante, une religion qui enfanta le christianisme, à une doctrine expansionniste et exclusiviste aux manifestations criminelles.
Dans le souci d’avoir une illustration plus large de ce qu’est l’antisionisme, j’ai interrogé M. Laurent Louis, député belge indépendant, dont le franc-parler et l’objectivité à toute épreuve désarçonnent plus d’un.

LVdlR. « Pourriez-vous nous expliquer conceptuellement la différence entre antisionisme et antisémitisme, l’amalgame étant hélas souvent fait ?
Laurent Louis. Ce que j’essaye de faire, c’est de banaliser le vocabulaire pour que les gens comprennent, parce que, dans la société actuelle, tout est fait pour transformer ces deux mots en synonymes alors que leur sens est totalement différent. L’antisémitisme est quelque chose que l’on doit condamner de toutes ses forces puisqu’elle sous-entend la haine envers les Juifs (…). C’est ce qui a poussé à l’extermination des Juifs durant la Seconde Guerre Mondiale et ne peut être jugé que déplorable. L’antisionisme est quant à lui tout à fait différent. Cet engagement vise à combattre la manipulation internationale, c’est combattre au niveau du conflit israélo-palestinien cette volonté d’expansion permanente de l’Etat-voyou d’Israël qui ne respecte absolument pas son voisin palestinien et qui a toujours cette vocation à continuer son développement et à coloniser des terres qui ne lui appartiennent pas (…). L’antisionisme vise aussi à combattre la suprématie des banques supranationales. Ainsi, quand on combat le sionisme, on combat à plus forte raison la politique américaine, les effets de la mondialisation et la politique israélienne. Donc, si l’antisémitisme est plus que condamnable, l’antisionisme est un combat que nous devons aujourd’hui mener, car le sionisme est à l’heure actuelle responsable des crimes les plus graves de notre Histoire et il s’agit d’un combat bénéfique qui ne peut apporter que du bien à l’Humanité.
LVdlR.Selon vous, est-ce que Shimon Peres incarne la personnalité du sionisme si on pouvait bien sûr personnifier ce dernier ?
Laurent Louis. Oui, bien évidemment ! Mais il n’y a pas que lui. Shimon Peres est responsable depuis des dizaines d’années de l’oppression du peuple palestinien mais il le fait avec le soutien plein et entier de ses alliés américains, de ses alliés français, belges, anglais etc. Donc, je pense que Shimon Peres est une figure du sionisme, Obama en est une autre, Elio Di Rupo en est encore une autre tout comme Louis Michel. Vous voyez donc bien qu’il n’y a pas que les Juifs en tant que tels qui peuvent faire figure de proue du sionisme. Tous nos dirigeants qui soutiennent la politique désastreuse d’Israël participent au sionisme.
LVdlR. Donc, selon vous, les politiques respectives menées par les USA et Israël sont interdépendantes ? Israël, dites-vous, pratique une politique véritablement nazie et, en l’occurrence, je soutiens cette thèse. Est-ce que, si la politique de cet Etat n’était pas ce qu’elle est maintenant, la stratégie des USA aurait radicalement changé ?
Laurent Louis. Il est tout à fait clair qu’Israël bénéficie d’un allié de poids que sont les USA. Ca fait 65 ans que le peuple palestinien est opprimé, ça fait 65 ans que pour un arbre abattu par des Palestiniens, il y a 10 Palestiniens qui sont tués ou qui tombent sous les bombes israéliennes, des enfants même y passent. Donc, évidemment, sans le poids des USA, Israël ne pourrait pas mener la politique qu’il mène aujourd’hui … Et il s’agit, certes, d’une politique nazi. On dresse des murs, on prive une population de ses besoins les plus élémentaires. Il est évident que ce conflit israélo-palestinien dépasse largement les frontières de la Palestine ou d’Israël et qu’il détermine un peu la politique mondiale, sachant que c’est un peu le monde qui se joue en Palestine aujourd’hui. Comme on a pu le constater, il y a déjà quelques années, à l’exemple de l’attentat du 11 septembre qui est l’expression du sionisme le plus abouti, la plupart des attentats de ce type ont permis le développement du sionisme un peu partout et ont permis de commettre des crimes horribles. Je pense à ce qui se passe en Afghanistan, en Irak … Actuellement, le projet sioniste s’attaque au Mali, à la Tunisie, à la Lybie, à l’Egypte et ne parlons même pas de la Syrie qui aujourd’hui est en première ligne, subissant les assauts du sionisme.
LVdlR. Est-ce qu’il existe en Belgique un parti ou une organisation essentiellement fondée sur les bases du sionisme ?
Laurent Louis. Etant donné que tous les partis soutiennent la politique d’Israël, je ne vois pas sur quelles autres bases ils peuvent être fondés. En Belgique, les partis politiques sont fondés soit sur la franc-maçonnerie, soit sur le sionisme et les deux se rejoignent dans une certaine mesure. A partir du moment où je vois que la majeure partie des actes politiques ne font que soutenir l’oppression israélienne, je ne peux en conclure qu’une seule chose : que tous ces partis participent à la politique israélienne. Je suis désolé, mais si je devais demain être responsable en Belgique au niveau politique, il serait hors de question pour moi de recevoir des dirigeants d’un pays tel qu’Israël qui sont depuis des années coupables de crimes contre l’humanité.
LVdlR. Bernard Henri-Lévy que vous connaissez sans doute se dit « inconditionnellement attaché » à Israël ou plutôt à son gouvernement. En 2011, il a prétendu que les Printemps arabes profiteraient grandement à l’Etat hébreu. Or, on voit parfaitement que ces soi-disant printemps ont mis au pouvoir des Islamistes qui ont rasé les fondements de ce qu’on appelle souvent, par extension de sens, l’islam éclairé. Comment expliquer qu’Israël puisse gagner à avoir pour voisins ou quasi-voisins des territoires gouvernés par les Islamistes ?
Laurent Louis. Bernard Henri-Lévy qui est souvent l’auteur de magnifiques perles, a cette fois, à mon sens, tout à fait raison. Il dévoile de cette manière-là le projet sioniste. Celui-ci est très-très clair même s’il ne peut pas éclater explicitement aux yeux de l’opinion publique. Les pays du Nord de l’Afrique, que ce soit la Tunisie, la Lybie, l’Egypte étaient des pays stables avec un gouvernement qui n’a certes pas toujours montré les gages d’un gouvernement à 100 pr. démocratique … mais il faut encore voir si la démocratie comme nous la connaissons en Europe peut-être adaptée à l’Afrique et au Moyen-Orient om bien souvent il faut une main forte, très ferme pour maintenir l’ordre … Et donc, aujourd’hui, le projet du sionisme consiste à créer une vague d’instabilité dans telle ou telle région. On a remplacé partout des gouvernements et des responsables politiques laïques - même tentative en ce moment en Syrie – par des intégristes religieux. Je reviens de Tunisie. On voit ce qui s’est passé : la chute de Ben Ali, l’accession au pouvoir du parti Ennahda qui crée une instabilité au sein du pays, une grande division au sein de la population. On divise les peuples ! On le voit également en Egypte, car il ne faut pas oublier que l’Egypte et la Tunisie étaient deux destinations touristiques très importantes ces dernières années et que le tourisme, en ce moment, est en chute libre, parce que l’image que l’on donne de la Tunisie et de l’Egypte est catastrophique. Il y a donc un danger réel qui est que ces pays peuvent se retrouver en régression. La Tunisie, par exemple, a déjà dû – alors qu’elle ne l’avait plus fait depuis des dizaines d’années – emprunter sur des marchés financiers. Ca profite donc à qui ? Evidemment, aux grandes banques internationales, aux USA, à Israël, aux sionistes tout simplement. Et donc, après avoir déstabilisé la région, après avoir installé un peu partout autour d’Israël et de l’Iran des gouvernements religieux islamistes radicaux, les sionistes pourront alors déclarer que ces pays font partie du fameux Axe du Mal qui a été déterminé par ce criminel qu’est Georges Bush et les attaquer comme tels. Il y aura une campagne de publicité qui sera faite. On trouvera peut-être quelques terroristes tchétchènes, tunisiens ou égyptiens qui commettront des attentats aux USA ou en Europe et, au nom de la lutte contre le terrorisme, nos pays occidentaux attaqueront les Etats en question et permettront alors à Israël de se développer encore et toujours, parce que le projet d’Israël, c’est de s’agrandir. On le voit, il ne se contente pas de rester là où il est, il continue la colonisation en Palestine … Mais qui dit que demain cette colonisation ne s’étendra pas à la Syrie si Bachar Al-Assad est renversé, ne continuera pas en Egypte … Tout est possible. Mais on constate en tout cas que nous sommes partis il y a quelques années d’une situation très stable dans les pays d’Afrique du Nord et du Proche-Orient et qu’aujourd’hui, on a mis le feu à toute la région, qu’il y a une véritable déstabilisation qui est crée, une véritable division de la population sur des bases religieuses ce qui est particulièrement dangereux parce qu’on risque à chaque fois la guerre civile. Tous ces facteurs font que je condamne de toutes mes forces ce projet sioniste que la population ne voit pas dans son ensemble parce qu’elle suit les médias traditionnels qui racontent n’importe quoi et moi je vois toujours derrière les actualités la main sioniste. Ca ne m’étonnerait d’ailleurs pas non plus que les derniers attentas de Boston soient également l’œuvre de ce projet sioniste … Comme par hasard, ce sont toujours des musulmans qui sont pointés du doigt et à Boston en lus ce sont des tchétchènes … rien de mieux pour pointer également la responsabilité de la Russie ».
Il ne s’agit pas de lancer un J’accuse creux, dénué de sens, visant à désigner un bouc émissaire ambulant. Trop de faits sont là qu’on ne peut plus se permettre de taire et qui viennent rayer la miraculeuse légende du sui generis, aussi inexistant en politique que dans la nature. Cette prise de conscience ne sera efficace que si les peuples, les groupes ethniques, les personnalités politiques concernés cesseront de réagir aux provocations qui leur sont lancées par un lobby hélas hyperpuissant, comprenant que l’unité des peuples vaut bien plus cher que l’éventuelle satisfaction de certains caprices religieux ou politiques.

source: http://french.ruvr.ru/2013_04_23/Antisemitisme-et-antisionisme-Entretien-avec-Laurent-Louis/

02/05/2013

Les Américains, "plus antisémites qu'islamophobes"

 Ce qui suit est emblématique d'une mentalité juive dévoyée. Voilà ce monsieur Foxman (le rusé renard!) qui y va de sa jérémiade « il y a plus d'antisémitisme que d'islamophobie  aux États-Unis etc...», l'air est connu, il s'agit de faire pression non pas sur l'opinion publique, monsieur Foxman se contrefiche de nos opinions comme de sa première kippa, mais sur les dirigeants américains. L'antisémitisme (réel, mais surtout supposé), c'est du pain béni pour Israël et le lobby juif. Il excuse toutes les exactions passées, présentes et futures d'un État raciste, élitiste et de ses affidés.
La vérité est tout autre, l'antisémitisme aux États-Unis est tout-à-fait marginal et son expression expose l'antisémite à toute une kyrielle d'ennuis, de pressions et de procès que la A.D.L ne se prive pas de générer. L'islamophobie latente ou exprimée est, elle, par contre bien vivante, les musulmans aux États-Unis la vivent tous les jours. Quant à la remarque finale sur les Latinos elle procède d'une de ces vicieuses torsions intellectuelles dont certains ont la manie. Y compris chez les juifs.

Depuis: http://www.courrierinternational.com/article/2013/04/29/les-americains-plus-antisemites-qu-islamophobes
par Chemi Shalev

 

New York, 5e Avenue. L'antisémitisme reste très répandu aux Etats-Unis. Photo de infreshions//FlickR//CC. New York, 5e Avenue. L'antisémitisme reste très répandu aux Etats-Unis. Photo de infreshions//FlickR//CC.

 

Même après les attentats de Boston, l'antisémitisme est bien plus répandu aux Etats-Unis que l'islamophobie, estime Abe Foxman, le directeur de l'Anti-Defamation League (ADL, ou Ligue anti-diffamation). Agé de 73 ans, il est depuis 26 ans à la tête de cette organisation fondée en 1913. Dans un entretien accordé à Ha'Aretz, il explique que l'ADL n'est pas près d'être désœuvrée.
"Il y a 10 fois plus d'actes commis à l'encontre des Juifs que des musulmans", explique Abe Foxman. "Cela ne signifie pas que les musulmans ne subissent aucune hostilité, mais même après les événements qui ont touché Boston, on ne voit pas d'attaque contre des mosquées, on ne voit personne manifester dans la rue. C'est un phénomène unique dans ce pays, presque un miracle. On n'assisterait jamais à une situation similaire en Europe."
Et de poursuivre : "Lorsque la population a applaudi l'arrestation des terroristes à Boston, aucune répercussion négative ne s'est produite. Il s'est passé la même chose après le 11 septembre - nous étions si inquiets à l'époque que nous avions publié une annonce dans le New York Times dont le message était 'On ne lutte pas contre la haine par la haine'. Pourtant, rien de tout cela n'a eu lieu, ni à l'époque ni aujourd'hui. Et cela rend dingues les islamophobes. Cela les rend fous.

"Réaction naturelle"

S'en prendre aux musulmans est-il beaucoup plus acceptable dans la presse généraliste que de s'attaquer aux Juifs ? Un représentant au Congrès américain propose par exemple que les autorités tiennent un fichier pour surveiller l'ensemble de la communauté musulmane.
"Je ne crois pas qu'il s'agisse d'islamophobie", répond Abe Foxman. "C'est une réaction naturelle, qu'elle soit sage ou non. Je pense toutefois que c'est un problème aux Etats-Unis, mais aussi ailleurs. Il suffit de jeter un œil du côté de la France, de Londres ou d'Amsterdam : la plupart des incidents ont été commis par des membres de la communauté musulmane qui ont immigré dans ces pays et ne se sont pas intégrés".
"Tout comme après le 11 septembre, les Américains se demandent actuellement comment trouver un équilibre entre la sécurité et la liberté d'expression. Faut-il traquer les communautés ethniques ? Faut-il surveiller les mosquées ? Ce ne sont pas des atteintes portées contre les musulmans, mais des actions motivées par la peur, par la volonté de se sentir en sûreté et en sécurité."

40 millions d'antisémites

"Le sentiment anti-juif est bien plus développé que celui contre les musulmans, car l'antisémitisme est ancré très profondément dans l'histoire, les traditions, l'Eglise, chez les parents comme les amis", affirme Abe Foxman. "Selon notre dernier sondage [qui date de 2011], 15 % des Américains sont foncièrement antisémites. Ce chiffre atteignait 30 à 35 % dans les années 1960, mais encore aujourd'hui, il concerne 40 millions de personnes. Et je pense que l'on ne fera pas mieux : la situation actuelle ne s'améliorera pas."
Malgré la baisse des pourcentages dans leur ensemble, deux éléments faisant partie de l'indice de l'ADL sur les sentiments antisémites sont restés constants : un tiers des Américains continuent de reprocher aux Juifs d'avoir exécuté Jésus et un tiers considèrent que les Juifs américains sont plus fidèles à Israël qu'aux Etats-Unis. "Oui, les Juifs peuvent habiter, voyager, étudier n'importe où, épouser qui ils veulent et pratiquer la profession de leur choix. Socialement, nous avons réussi, mais nous restons le peuple qui a tué Jésus et à qui on ne peut vraiment pas faire confiance."
Il signale deux groupes démographiques chez qui l'antisémitisme reste très répandu, les populations africaines-américaines et latino. Selon l'ADL, 30 à 40 % des Africains-Américains sont antisémites depuis plus de 40 ans, un phénomène qu'Abe Foxman attribue à leur "absence de représentant".
"La dernière fois qu'un dirigeant africain-américain a dénoncé l'antisémitisme, c'était Martin Luther King Jr., pour qui c'était un péché. Actuellement, Louis Farrakhan est le seul qui représente cette population. Il sait rassembler 20 000 personnes plusieurs fois par an et il affiche clairement son antisémitisme. Pire, nombreux sont ceux qui nient l'existence de cette animosité, ce qui signifie que nous n'avons pas d'interlocuteur parmi eux."
Quant à la communauté latino-américaine, Abe Foxman estime qu'elle "prend de plus en plus d'ampleur". La mauvaise nouvelle, précise-t-il, c'est que presque 50 % des immigrés latinos sont "gravement infectés", selon son expression, "à cause de l'Eglise - la Nostra Ætate du Vatican [déclaration qui absout les Juifs de la culpabilité collective pour la mort du Christ] n'est pas arrivée jusqu'à Mexico - ainsi que de l'ignorance et des stéréotypes."

Chemi Shalev