13/05/2014

Quand Jean-Vincent Placé se croit en Corée du Nord

 

Jean-Vincent Placé Kim-Jon-Un

Quand nous écrivions que pour nos « élites », les mots « démocratie » ou « liberté d'expression » ne sont que concept vides, en voici une illustration de plus:  Jean-Vincent Placé, l’apparatchik en chef du parti qui se veut Vert, parle d'interdire purement et simplement des sites comme Égalité et Réconciliation et, tant qu'à faire, tous ceux qui ne sont pas dans la ligne du Parti système politique toléré. Il faut bien qu'il y ait une limite à la liberté qui sera précisément celle où l'expression libre mettra en doute les mensonges officiels. Du coup, il souhaite que ce type d'interdiction soit automatique et résultant d'une collaboration entre le parquet, les juges et la police. Schnell Verboten !
Monsieur Placé doit se croire en Corée du Nord ... 

Incapables de discréditer le travail d’Alain Soral, de Dieudonné et des autres acteurs de la réinformation, les agents du système sont passés depuis peu à la vitesse supérieure en jouant l’une des dernières cartes de leur jeu : le contrôle judiciaire de l’Internet. Aujourd’hui, c’est Jean-Vincent Placé qui s’y colle.
Invité sur les ondes communautaires de Radio J au micro du militant sioniste revendiqué Frédéric Haziza, le président du groupe Europe-Ecologie-Les Verts au Sénat affirme vouloir déposer une proposition de loi pour rendre plus facile la répression de certains propos sur l’Internet :
« On ne peut plus laisser faire, laisser tous ces gens insulter, diffamer sur les réseaux sociaux […]. Cet espace de liberté formidable [...] ça ne veut pas dire la liberté d’insulter, de diffamer et d’injurier. »
Si des personnes peu informées ont encore un doute sur les cibles que la classe politico-médiatique se donne pour mission d’abattre en priorité afin de sauvegarder ses privilèges, Jean-Vincent Placé dissipe tout malentendu :« J’avais soutenu ce qu’avait fait Manuel Valls par rapport à Monsieur Dieudonné, à un moment ça suffit ! […]
Il n’est pas acceptable que sur le territoire national, il y ait encore des blogs comme celui d’Alain Soral. »
Quant aux moyens à mettre en place, Placé précise :
« Je souhaite qu’il y ait une organisation entre la police et la justice de notre pays pour qu’à un moment, on ait les moyens que le parquet s’auto-saisisse de ces questions-là, pour, y compris, arriver tout à la fois à condamner et avoir évidemment des réparations, mais aussi pouvoir interdire ! »
Rappelons qu’en France, le parquet ou ministère public est sous l’autorité du garde des Sceaux, et que selon la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, il n’est pas considéré comme une autorité judiciaire indépendante [1]. La France a d’ailleurs été condamnée en 2010 dans le cadre de l’affaire Moulin par la Cour européenne des droits de l’homme pour avoir conféré au parquet des fonctions juridictionnelles [2].
 


Jean-Vincent Placé veut faire interdire E&R par ERTV

source: égalité et réconciliation

05/05/2014

Bruxelles: le Congrès de la dissidence interdit. Et alors ?

 

Laurent Louis

A Bruxelles, les autorités belges ont interdit le « Congrès de la dissidence », organisé par une librairie et le député Laurent Louis. Dieudonné, Alain Soral, Jacob Cohen et bien d'autres personnalités sulfureuses étaient invitées à y prendre la parole (sans doute) et dédicacer leurs ouvrages (très certainement). Les autorités belges peuvent être fières elles ont, sans plus, interdit d'expression tout ce beau monde, sauvant ainsi leur pays, l'Europe et le monde des affres nauséabonds de qui ne pense pas comme eux. Voilà où on en est dans ce coin de la planète qui vit jadis des esprits forts se dresser contre la tyrannie et renverser les barrières du dogme, de la sottise et de l'oppression. L'histoire repassant les plats, on remet le couvert et la lutte continue.
A vrai dire, cette interdiction ne nous étonne pas. L'Europe, du moins celle de l' Ouest, est émasculée, asservie et dégénérée par une coterie de faction dont la moindre n'est pas le lobby juif et ses ramifications jusque dans les sphères de tous ce qui est pouvoir. Cette Europe tolère les débordements violents et simiesques des matchs de foot, les profanations joyeuses et impudiques des Femen, la gay-pride et cultive une mortifère fascination pour tout ce qui se veut contre le cours normal de la nature ; mariage des homosexuels, procréation assistée, mère porteuse etc …
Tout cela au nom de la démocratie, de l'antisémitisme (rengaine éculée), des droits de l'homme, de la femme et de qui vous voudrez pourvu qu'il soit de leur côté.
Pensée unique, pensée inique.
Peu importe cependant, cette interdiction n'est qu'un épi-phénomène et était, somme toute, bien prévisible dans l'état de délabrement moral et culturel qui caractérise note vieux continent mourant. Plus que jamais c'est à d'autres voies d'action qu'il faudra recourir. Le temps qui passe augure de jours sombres et violents qui se profilent avec de plus en plus de netteté. Ce qui se passe en Ukraine n'est que l'ébauche de ce qui prendra forme ici même dans quelques temps. Alors certains de ceux qui se réjouissent de ces interdictions, ou qui tout simplement se complaisent dans leur neutralité béate réaliserons la gravité de la situation. Pour eux, il sera trop tard. Que ceux qui ont des oreilles, entendent !

FvD 

 

22/03/2014

Que cachent les délires sionistes de Manuel Valls ?

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Manuel Valls croit à la théorie du Choc des civilisations et il a choisi son camp : Israël et ses vassaux occidentaux. Pas une semaine ne se passe sans qu’il ne manifeste avec ferveur les liens qui l’unissent à l’État hébreu. Le 18 mars, il vient apporter son soutien à David Habib, candidat PS aux municipales de Pau et "ami personnel" du Ministre. Pour mémoire, vice-Président du Groupe d’amitié France-Israël, David Habib est aussi l’un des rares signataires du Parti Socialiste de la « Lettre ouverte au président de la République » (alors Nicolas Sarkozy) lui demandant de s’opposer à la reconnaissance d’un État palestinien… Le lendemain même, il prononce un discours à l’esplanade du Trocadéro à l’occasion du rassemblement organisé par le CRIF en hommage aux victimes de Mohamed Mehra, dans lequel il assimile antisionisme et antisémitisme et traîne dans la boue ceux qui osent critiquer la politique de l’État hébreu. Ces prises de position font écho à ses nombreuses professions de foi en faveur d’Israël, notamment à celle prononcée sur Radio J en novembre 2012, au moment même où l’armée israélienne déployait l’opération Pilier de défense dans la bande de Gaza qui s’est soldée par des centaines de morts et des milliers de blessés, côté palestinien.
La communauté musulmane en France ne bénéficie pas des mêmes attentions, loin s’en faut : sorties sur l’Islam (au Conseil des Ministres) qu’il estime incompatible avec la démocratie, campagnes islamophobes à répétition, interdiction d’une manifestation contre un film raciste antimusulman, promotion agressive de la laïcité contre la communauté musulmane, déni de l’islamophobie (il récuse d’ailleurs le terme même en accréditant le mythe de son invention par des intégristes iraniens dans les années 1970). Lors du meeting du 27 novembre dernier à la Mutualité pour « défendre la République contre les extrémismes » il est allé jusqu’à mettre sur le même pied extrême-droite et communautarisme religieux – comprendre "musulman" (voir ici à 2’05). Les musulmans ne se trompent pas en estimant à une très large majorité (77 %) que le PS est un parti islamophobe et raciste.
Cette inégalité de traitement ne fait que refléter la politique extérieure menée par la France. Sur les dossiers Syrien, Iranien ou Ukrainien, le gouvernement est totalement aligné sur les intérêts d’Israël, achevant la rupture d’avec la politique gaullienne, plus équilibrée, qui a fait un temps l’honneur de la France. Et quand il s’agit de défendre ses propres intérêts impérialistes, le gouvernement ne fait que reprendre la rhétorique néoconservatrice de la "guerre contre le terrorisme" pour l’appliquer au Mali et en République Centrafricaine. La France, pays le plus sioniste du monde ? C’est en tout cas le seul où appeler au boycott de produits israéliens est passible de poursuites pénales.
Le sionisme professé par le gouvernement ne doit rien au hasard : il permet de réduire l’antiracisme à une lutte contre l’antisémitisme puis, par glissement, contre l’antisionisme pour finalement légitimer la politique d’Israël en prohibant toute critique à son encontre, alors que l’État hébreu qui pratique sans vergogne une politique d’apartheid est l’un des plus racistes au monde. L’obsession antisémite de Manuel Valls n’est que le masque d’une allégeance absolue à Israël. Victime collatérale de cette politique, le musulman devient un bouc émissaire parfait, isolé, dominé et sans soutiens politiques, au prix d’ailleurs d’une montée en force de l’islamophobie en France bien utile au gouvernement pour masquer la faillite de sa politique en ces temps de crise.
Mais le sionisme est plus qu’une affaire de famille, quoi qu’en dise Manuel Valls : c’est le pendant idéologique des politiques économiques menées par le gouvernement socialiste en faveur du libre-échange et des intérêts de l’oligarchie. Il sert, à terme, le projet d’une gouvernance globale de la finance sur les peuples et les nations dont on voit déjà les prémices à l’échelle européenne et qui prendra demain la forme d’un gouvernement mondial ayant Jérusalem pour capitale. L’expérience de la Grèce, laboratoire de la dictature intégrale de la finance, est appelée à se généraliser notamment à travers la mise en place d’un grand marché transatlantique UE-USA qui laminera ce qu’il reste de droit du travail et de protections sociales de part et d’autre de l’Atlantique. Le sionisme déborde de beaucoup la question palestinienne. Il est un levier idéologique pour soumettre les populations aux exigences du Nouvel Ordre Mondial. Pour cette raison, la propagande sioniste du gouvernement ne peut que s’intensifier au fur et à mesure de l’aggravation de la crise économique et financière et de la radicalisation des contradictions impérialistes, comme on l’observe depuis le virage atlantiste du quinquennat Sarkozy.

Nicolas Bourgouin

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Nicolas Bourgoin est démographe, maître de conférences à l’Université de Franche-Comté, membre du Laboratoire de Sociologie et d’Anthropologie de l’Université de Franche-Comté (LASA-UFC). Il est l’auteur de trois ouvrages : La révolution sécuritaire aux Éditions Champ Social (2013), Le suicide en prison (Paris, L’Harmattan, 1994) et Les chiffres du crime. Statistiques criminelles et contrôle social (Paris, L’Harmattan, 2008).

Source: http://bourgoinblog.wordpress.com/2014/03/21/que-cachent-les-delires-sionistes-de-manuel-valls/