03/02/2013

Les Français en rupture avec leurs médias

Ainsi donc, d'après ce qu'il appert  d'un sondage IPSOS, les Français ne croient pas trop en leur presse, souhaitent un renforcement du pouvoir de l'Etat, fut-ce au détriment de l'Union Européenne, veulent "un Chef", craignent l'islamisation du pays, estiment les politiciens corrompus... bref, de quoi se poser de très sérieuses questions !

source: ojim.fr

Le Monde publiait le 25 janvier les résultats d’une grande enquête intitulée : « France 2013 : les nouvelles fractures ». Réalisée par l’institut de sondage Ipsos, le Centre d’études politiques de Sciences Po (Cevipof) et la fondation Jean Jaurès, elle montre que le fossé entre le « peuple » et son élite a atteint des proportions inquiétantes et menace désormais la cohésion du pays.

Les Français rejettent en bloc l’Europe, s’insurgent contre la mondialisation, craignent l’islamisation du pays, souhaitent d’avantage d’autorité et n’accordent plus aucun crédit aux politiques… ni aux médias : tels sont les principaux enseignements de ce sondage.
65 % des sondés pensent ainsi qu’« il faut renforcer les pouvoirs de décision de notre pays, même si cela doit conduire à limiter ceux de l’Europe », 61 % estiment que « la mondialisation est une menace pour la France », 70 % qu’il y a trop d’étrangers en France, tandis que 74 % d’entre eux jugent la religion musulmane « intolérante et incompatible avec la société française ».
D’autre part, 72 % des sondés estiment que « le système démocratique fonctionne plutôt mal en France », 62 % pensent que les hommes et femmes politiques sont « corrompus pour la plupart », 82 % qu’ils « agissent principalement pour leurs intérêts personnels » et 87 % sont d’avis que l’« on a besoin d’un vrai chef en France pour remettre de l’ordre » ! Pour le directeur du Cevipof Pascal Perrineau, le « ressentiment » observé depuis une trentaine d’années cède désormais la place à « l’hostilité  » franche.
Cette hostilité vis-à-vis des élites touche également les médias. 72 % des sondés estiment en effet que les journalistes sont « coupés des réalités et ne parlent pas des vrais problèmes des Français », 73 % pensent qu’ils ne sont pas indépendants et « ont tendance à céder aux pressions du pouvoir politique » (les électeurs du Front national et du Front de gauche étant les plus nombreux dans cette catégorie) et 58 % considèrent qu’ils font mal leur travail…
L’écart entre le discours répété en boucle par les hommes politiques, journalistes, experts, etc… et l’attente des Français est devenu proprement sidérant. Il s’agit d’un véritable déni de réalité de la part des élites qui ont fait sécession d’avec le reste du pays. La réception même de ce sondage, qui aurait dû provoquer un électrochoc, est révélatrice du malaise. Pour le journaliste Gérard Courtois qui l’analyse dans Le Monde, ces craintes et cette hostilité ne sont que fantasme, « résultat du travail d’incendiaires » de « ceux qui attisent ces peurs »…
La mondialisation libérale a généré une société française profondément inégalitaire et communautariste que les formules creuses du « vivre-ensemble » ne parviennent plus à cacher. Jusqu’où ira le déni de l’élite ? « Si les affaires publiques et la démocratie ne parviennent pas à mettre au clair, discuter et reconnaître les vrais antagonismes de la société, alors, et parce que “la guerre est la simple continuation de la politique par d’autres moyens” (Clausewitz), la situation deviendra ingérable  », prévenait le géographe Christophe Guilluy dans son livre Fractures françaises paru en 2010.

15:27 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : france, presse, opinion, médias |  Facebook |

26/07/2012

Pourquoi écoute-t-on Alain Soral ?

Cette question, un brin provocatrice, hante peut-être l’esprit de quelques-uns. Essayons d’analyser la situation. Pourquoi passons-nous autant de temps devant notre écran -parfois pendant des heures- juste pour écouter un homme seul en train de parler ?

Le constat est d’autant plus déroutant que, si nous avons découvert l’homme en question, c’est que fatalement pour la majorité nous sommes au départ nationalistes, musulmans patriotes ou issus de l’extrême - gauche (en effet, il est rare que le site du CRIF nous conduise vers Egalite & Réconciliation). Ce qui inclut fatalement que notre "camp" se fasse régulièrement -et à juste titre- égratigner lorsqu’il dérive réciproquement vers le national-sionisme*, l’indigénat ou l’antifascisme primaire.

Ainsi, qu’y a t-il de si captivant chez cet individu pour que nous soyions à ce point accrochés par son discours au point de vouloir se faire bousculer dans nos consciences ? Sommes-nous tombés dans ce que René Girard désigne comme le masochisme pervers ?

De la même manière que chacun se souvient de la première fois qu’il a fait l’amour, je crois qu’on se rappelle tous notre première vidéo soralienne : dans les deux cas ça ne laisse pas indifférent, ça bouleverse et ça fait mal aussi parfois. Car, comme disait Remy de Gourmont, « ce qu’il y a de terrible quand on cherche la vérité, c’est qu’on la trouve ».

Par ailleurs, si nous cherchons si ardemment des réponses à nos questions, c’est peut-être parce que les solutions proposées par la société actuelle et l’ensemble des moyens d’information d’Etat (pardon pour le pléonasme) ne sont pas satisfaisantes. Pire, ces réponses préfabriquées destinées aux masses nous troublent au plus haut point tant elles sont en décalage total avec la réalité que nous constatons quotidiennement.

Ainsi, notre esprit si étriqué et conditionné par la nomenklatura s’est libéré des barrières intellectuelles imposées jadis et nous avons subi un brutal -mais nécessaire- choc de la pensée auquel nous n’étions plus habitués. Le choc fut d’autant plus brutal qu’en face de nous nous avions un homme honnête, intelligent, dénué de toute "langue de bois" et sympathique ; ce qui n’est pas habituel étant donné le profil de nos intervenants contemporains. Les services de la pensée unique "soixante-huitarde" (deuxième pléonasme) n’ont eu de cesse de limiter nos réflexions à de fades sujets de société depuis des années, en abaissant chaque jour un peu plus le niveau de réflexion pour coller avec le niveau d’engagement politique des citoyens zombifiés.

D’ailleurs, nous pouvons vérifier ce fait très concrètement en parcourant dès maintenant les médias mainstream et en cherchant un sujet traitant sérieusement de la question des origines de la dette, des impacts de la politique américano-sioniste sur la géopolitique internationale ou encore les effondrements structurels majeurs des pays européens face à l’immigration de masse.

Vous avez beau retourner votre journal dans tous les sens ou tenter de régler votre antenne TV, jamais vous ne trouverez un débat objectif sur la question. Tout au plus un décadent moralisateur subventionné va -sous couvert de bonnes intentions républicaines et humanistes évidemment- vous rabâcher que ce genre de question « incite à la haine » ou « nous rappelle les heures les plus sombres de notre Histoire ». Ce phénomène n’est pas nouveau, déjà Coluche** dénonçait le conformisme intellectuel en 1981 en comparant Le Figaro et L’Aurore, comme on compare deux gouttes d’eau tombées d’une même pluie…

Pour conclure, je ne peux m’empêcher de faire –avec légèreté- une analogie amusante entre Alain Soral et le film Matrix. Nous étions un peu comme Néo, naïf opprimé d’un monde où toute subversion est systématiquement punie, qui cherche à savoir ce qui se cache derrière notre malaise et les manipulations des hautes sphères.

Alain Soral jouerait, quant à lui, le rôle de Morpheus nous offrant le monde tel qu’il est réellement, sans montage ni trucage et incroyablement laid. Mais attention au choc, car comme le dit Morpheus au moment où Néo est dans le déni le plus complet : « Je n’ai pas dit que ce serait facile, j’ai dit que ce serait la vérité ».

Pour toutes ces raisons et pour bien plus encore, merci Alain Soral !

(1) national-sionisme, terme désignant le rapprochement entre certains nationalistes et l’idéologie sioniste.

(2) http://www.youtube.com/watch?v=9hcE...

(3) Matrix, film de science-fiction, sorti en 1999.

 

http://www.egaliteetreconciliation.fr/Pourquoi-ecoute-t-o...