08/03/2012

Quelle "fête des femmes" ?

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"Gaïa", la déesse-mère


La fête des femmes ?

La femme n'est pas l'égale de l'homme pas plus que la pomme n'égale la poire. La création est duelle : au commencement Dieu créa l'homme et la femme, le ciel et la terre, le jour et la nuit, et ainsi de suite, comme on lit dans la Genèse.

La femme est femelle et l'homme mâle, c'est quand même pas difficile à comprendre !

Le registre sur lequel se déploie la féminité va de la maman à la courtisane. C'est tellement vrai que l'Antiquité avait codifié les deux états. Le matriarcat de la matrone et le statut protégé de la courtisane, laquelle, en revanche, s'engageait à renoncer à la maternité !

Le drame de notre société occidentale décadente est non pas l'absence, mais le refus de repères. Il y a une obsession morbide à vouloir transgresser les différenciations naturelles et qui vont de soi. A croire que femmes et hommes ont peur de leur différences et veulent se fondre dans une uniformité rassurante.

Une femme est une maman qui élève les enfants et ordonne au foyer. L'homme a une palette qui va du guerrier au prêtre. Ce n'est pas l'égalité qu'il faut mettre en exergue, mais la complémentarité des sexes .

Parler d'égalité entre les sexes est un leurre qui permet de masquer les véritables injustices, dont la disparité des salaires à travail égal.

Faire tout un fromage parce que les femmes assument encore trop les tâches ménagères quand elles ont un travail à l'extérieur, nous permet de proposer que la « femme au foyer » ait un statut privilégié, que son état soit reconnu d'utilité publique comme c'était le cas dans la Rome antique et qu'elle touche un salaire et les droits sociaux qui vont avec. Notre démographie ne s'en porterait que mieux, et vous savez qu'il y a urgence en la matière !

Une société où la femme souhaite rester au foyer pour y élever ses enfants, est une société saine qui respecte ce choix naturel et contribue à le réaliser.

Revenons au féminisme.

De quoi se plaignent les féministes ? Les femmes sont représentées partout dans la société ; juges, avocats, médecins, policiers, pilotes de chasse , peut-être présidente de la République, que veulent-elles de plus ?

Quand on lit les revendications de certaines « enragées », on croit frémir : il n'y a pas qu'un souhait de parité entre hommes et femmes, comme si on devait obligatoirement flanquer un homme d'une femme dans n'importe quelle profession et surtout dans la politique, mais un appel à l'exclusion de l'homme dans leur paysage social, une demande de généralisation de la fécondation artificielle, voire une conversion au lesbianisme suivie d'une dépréciation de la maternité et la poursuite de l'idéal de parthénogenèse .

Ce féminisme ne vise plus l'égalité (déjà utopique) des sexes, il vise à la disparition du mâle.

Laissons-là ces folles furieuses et remarquons que ce sont les partis de gauche qui ont le plus manœuvré pour que cette notion d'égalité des sexes s'impose dans notre esprit. La franc-maçonnerie (société ô combien, machiste!) l'a adoptée pour mieux contrer l'influence de l’Église son ennemie traditionnelle, mais elle s'est bien gardée de pratiquer égalité et parité chez elle. Au Grand-Orient de France, les femmes ne furent admises qu'il y a dix-huit mois, on en compte actuellement soixante-dix-huit sur près de cinquante mille membres, c'est dire...

S'il nous faut fêter la femme, ce que nous faisons tous avec joie et respect, il y a un jour : la fête des mères !