07/11/2013

Yasser Arafat: empoisonnement confirmé !

Empoisonné au polonium, voilà le rapport final de l'Institut de radiophysique de Lausanne, tel qu'il a été communiqué aux intéressés, au premier plan desquels la veuve du dirigeant historique palestinien, Yasser Arafat. La dépouille de ce dernier a été examinée durant un an par l'institut en question, son verdict est sans appel."Il s’agit d’un vrai crime, d’un assassinat politique", a déclaré Souha Arafat.
Bien sûr, le poisson sera noyé, vous n'imaginez pas un seul instant que l’État sioniste va ouvrir une enquête, une commission parlementaire, demander des comptes aux supposés responsables de cet assassinat, non ! Comme d'habitude l'entité sioniste se retranchera dans le mépris, le déni, le mensonge, la dissimulation, on connaît ses manœuvres dilatoires, ses pressions, ses menaces, son chantage à l'antisémitisme et pour tout vous dire, on s'en fout !
Un élément de plus à ajouter à la liste des turpitudes et autres infamies de « l'État juif » dont le jours sont comptés, nous le savons parce que nous croyons en la justice immanente.

FvD

03/11/2013

Gaza : à quoi joue Israël ?

Prime-Minister-Benjamin-Netanyahu

Nicolas Gauthier
Journaliste, écrivain.
Nicolas Gauthier est auteur avec Philippe Randa des Acteurs de la comédie politique. 29 € À commander en ligne sur francephi.com.

 Une tragédie sans fin, à laquelle chaque jour qui passe apporte son lot de malheurs. Les Palestiniens de la bande de Gaza survivent dans la haine ; tandis qu’en face, derrière le mur, les Israéliens vivent dans la peur, même si les roquettes qui leur sont régulièrement envoyées n’ont jamais causé de massacres ; comparées aux bombes au phosphore de l’opération Plomb durci, il s’agit d’une rigolade.
En 1967, après la guerre des Six Jours, le général Moshe Dayan avait conseillé au Premier ministre Golda Meir de restituer les territoires annexés aux Palestiniens, sachant qu’occupés ils deviendraient fatalement ingérables à plus ou moins long terme. Pourtant visionnaire, le grand soldat n’a pas été entendu. En 1993, avec les accords d’Oslo, un autre condottiere, Yitzhak Rabin, ne fut guère plus prophète en son pays et le paya même de sa vie, assassiné par un militant sioniste radical. Même Ariel Sharon, tout aussi reître, mais à l’intelligence politique moins déliée, comprit qu’il fallait abandonner le Sud-Liban et rendre à Gaza son autonomie. Et aussitôt, la droite religieuse hurla à la trahison.
Benyamin Netanyahou, leur successeur, n’est pas soldat. Né aux USA, il semble ne rien entendre à l’âme orientale, qui est néanmoins part non négligeable chez ses coreligionnaires. En effet, en 1948 et surtout avant 1918, quand la Palestine n’était que lointaine province ottomane, il y avait des Palestiniens qui vivaient là. Certains allaient à l’église, d’autres à la mosquée, et nombreux étaient ceux qui se rendaient à la synagogue. On n’en parlait pas, sachant que les peuples heureux – ou pas trop malheureux – n’ont pas d’histoire.
À ce titre, l’arrivée massive de juifs venus d’Europe de l’Est, ne parlant pas la même langue, ne goûtant pas les mêmes mets, n’écoutant pas la même musique et s’habillant différemment, fut une sorte de premier traumatisme. Et on notera qu’il aura fallu attendre 1999 pour qu’Ehud Barak, juif sépharade, accède enfin au poste de Premier ministre, succédant ainsi à une longue lignée d’Ashkénazes ; comme quoi on est toujours le moricaud ou le viking de quelqu’un.
Et aujourd’hui ? Grande est l’impression que si Benyamin Netanyahou voulait creuser la tombe d’Israël avec ses propres dents, il ne s’y prendrait pas autrement. Car la peur du Hamas, d’ailleurs désormais débordé par des djihadistes encore plus belliqueux, ne saurait tout justifier.
Ainsi, Gaza vit sous blocus. La bande côtière où la pêche est autorisée se réduit comme peau de chagrin. Les tunnels permettant le ravitaillement venu d’Égypte sont détruits les uns après les autres, avec la bénédiction des nouvelles autorités du Caire, alors que le président Morsi, au moins, tentait d’alléger leurs souffrances. Pis, Gaza, c’est la plus grande concentration d’humains au monde : 1,5 million sur un territoire plus qu’exigu. Leur dernière centrale électrique vient de cesser de fonctionner ce vendredi dernier, et les Gazaouis en sont revenus à l’âge de la bougie…
Bien sûr, 26 prisonniers palestiniens, dont certains étaient en prison depuis 1984, ont été libérés au compte-gouttes, pendant que Netanyahou ordonnait la construction de 5.000 nouveaux logements dans les territoires occupés. Soit le genre d’accord qu’on signe quand on ne veut rien conclure…
Alors, fuite en avant ? Ça y ressemble bigrement, pour l’actuel gouvernement qui, non content de s’être brouillé à mort avec Barack Obama, voit Yuli Edelstein, président de la Knesset – le Parlement local – appeler au boycott de la visite de François Hollande en Israël, prévue du 17 au 19 novembre prochain. Les Palestiniens ont peut-être la haine, mais leurs homologues israéliens paraissent, eux, éprouver comme une sorte de haine du bonheur.
Alors oui, les roquettes, les attentats-suicides, on admettra, sans grand risque de se tromper, que ce n’est pas bien, que cela ne sert à rien. Mais l’insurrection du ghetto de Varsovie, elle aussi, ne servit à rien, si ce n’est à sauver honneur et dignité. Si elles veulent préserver l’avenir, les autorités de Tel Aviv feraient bien de ne pas l’oublier…

Source: boulevard Voltaire

10:23 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gaza, israel, moyen-orient, netayanhou, racisme juif, judaisme, sionisme |  Facebook |

13/10/2013

Détente USA-Iran : Netanyahou pète les plombs


Prime-Minister-Benjamin-Netanyahu

Par Marie Delarue
Ecrivain, musicienne, plasticienne.

Face à l’assouplissement des relations des États-Unis avec l’Iran, Benyamin Netanyahou pète les plombs.
Voyant approcher la réunion du groupe P5+1 (les membres permanents du Conseil de sécurité et l’Allemagne) prévue à Genève pour les 15 et 16 octobre prochain, le Premier ministre israélien s’est lancé dans une campagne de presse incendiaire contre le nouveau régime de Téhéran. Multipliant les propos belliqueux et les mises en garde sur l’apocalypse qui, assure-t-il, ne va pas manquer de se produire, il enchaîne les entretiens avec la presse européenne, dont le journal Le Monde auquel il s’est confié le 10 octobre.
Après l’élection du nouveau président Hassan Rohani, il semble que l’Occident s’achemine vers une détente de ses relations avec l’Iran, ce dont Netanyahou semble ne vouloir à aucun prix. « J’espère que les Américains et les Européens vont s’en tenir aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies », dit-il, ce qui pourrait prêter à sourire quand on considère la manière dont le même Netanyahou respecte les résolutions du Conseil de sécurité concernant Israël : il les piétine sitôt signées !
Benyamin Netanyahou l’affirme et le martèle : l’Iran n’a pas besoin du nucléaire civil, « en soi, c’est déjà une demande bizarre », assure-t-il. Son seul objectif est de se doter – en masse – de l’arme nucléaire, cela dans le but de rayer de la carte 1) Israël, 2) les États-Unis, 3) l’Occident tout entier : « Nous sommes la première cible, mais pas la seule. Ils n’essaient pas de développer une ou deux bombes nucléaires dont ils pensent que ce serait suffisant pour Israël, leur programme et leurs infrastructures sont conçus pour développer 200 bombes nucléaires en une décennie ! Sans compter qu’ils n’ont pas seulement des missiles pour atteindre Israël, mais pour vous atteindre vous, les Européens ! » D’où le Premier ministre israélien s’autorise cette menace non voilée : « Tout ce que je dis, c’est qu’Israël ne permettra pas à l’Iran d’obtenir une capacité nucléaire militaire, point. »
Reste à savoir si ce que Le Monde appelle un « blitzkrieg de communication » aura sur les prochaines négociations l’effet que Netanyahou en attend. Rien n’est moins sûr, d’autant que le cerveau fou, dans l’affaire, n’a pas l’air du côté du turban. Que penser, en effet, d’une phrase comme celle-ci : « L’Iran n’est pas l’un de ces pays avec des intérêts dont nous devons tenir compte » ?
Faut-il rappeler qu’Israël est, avec l’Inde, le Pakistan et la Corée du Nord, l’un des quatre pays à disposer de l’arme nucléaire sans avoir signé le traité de non-prolifération ? Rappeler aussi que son arsenal en la matière est estimé entre 80 et 400 ogives nucléaires transportables par tout moyen (air, terre, mer), et que sa production est évaluée entre 10 et 15 nouvelles bombes chaque année ? Faut-il rappeler enfin – actualité du Nobel oblige – qu’Israël n’a jamais, non plus, ratifié la convention sur la destruction des armes chimiques ? Et redisons-le : depuis 1967, l’État d’Israël n’a respecté aucune des résolutions du Conseil de sécurité le concernant, les violant sitôt signées.
Bref, si Benyamin Netanyahou veut être entendu, qu’il commence par balayer devant son kibboutz.

source: boulevard Voltaire