13/10/2013

Détente USA-Iran : Netanyahou pète les plombs


Prime-Minister-Benjamin-Netanyahu

Par Marie Delarue
Ecrivain, musicienne, plasticienne.

Face à l’assouplissement des relations des États-Unis avec l’Iran, Benyamin Netanyahou pète les plombs.
Voyant approcher la réunion du groupe P5+1 (les membres permanents du Conseil de sécurité et l’Allemagne) prévue à Genève pour les 15 et 16 octobre prochain, le Premier ministre israélien s’est lancé dans une campagne de presse incendiaire contre le nouveau régime de Téhéran. Multipliant les propos belliqueux et les mises en garde sur l’apocalypse qui, assure-t-il, ne va pas manquer de se produire, il enchaîne les entretiens avec la presse européenne, dont le journal Le Monde auquel il s’est confié le 10 octobre.
Après l’élection du nouveau président Hassan Rohani, il semble que l’Occident s’achemine vers une détente de ses relations avec l’Iran, ce dont Netanyahou semble ne vouloir à aucun prix. « J’espère que les Américains et les Européens vont s’en tenir aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies », dit-il, ce qui pourrait prêter à sourire quand on considère la manière dont le même Netanyahou respecte les résolutions du Conseil de sécurité concernant Israël : il les piétine sitôt signées !
Benyamin Netanyahou l’affirme et le martèle : l’Iran n’a pas besoin du nucléaire civil, « en soi, c’est déjà une demande bizarre », assure-t-il. Son seul objectif est de se doter – en masse – de l’arme nucléaire, cela dans le but de rayer de la carte 1) Israël, 2) les États-Unis, 3) l’Occident tout entier : « Nous sommes la première cible, mais pas la seule. Ils n’essaient pas de développer une ou deux bombes nucléaires dont ils pensent que ce serait suffisant pour Israël, leur programme et leurs infrastructures sont conçus pour développer 200 bombes nucléaires en une décennie ! Sans compter qu’ils n’ont pas seulement des missiles pour atteindre Israël, mais pour vous atteindre vous, les Européens ! » D’où le Premier ministre israélien s’autorise cette menace non voilée : « Tout ce que je dis, c’est qu’Israël ne permettra pas à l’Iran d’obtenir une capacité nucléaire militaire, point. »
Reste à savoir si ce que Le Monde appelle un « blitzkrieg de communication » aura sur les prochaines négociations l’effet que Netanyahou en attend. Rien n’est moins sûr, d’autant que le cerveau fou, dans l’affaire, n’a pas l’air du côté du turban. Que penser, en effet, d’une phrase comme celle-ci : « L’Iran n’est pas l’un de ces pays avec des intérêts dont nous devons tenir compte » ?
Faut-il rappeler qu’Israël est, avec l’Inde, le Pakistan et la Corée du Nord, l’un des quatre pays à disposer de l’arme nucléaire sans avoir signé le traité de non-prolifération ? Rappeler aussi que son arsenal en la matière est estimé entre 80 et 400 ogives nucléaires transportables par tout moyen (air, terre, mer), et que sa production est évaluée entre 10 et 15 nouvelles bombes chaque année ? Faut-il rappeler enfin – actualité du Nobel oblige – qu’Israël n’a jamais, non plus, ratifié la convention sur la destruction des armes chimiques ? Et redisons-le : depuis 1967, l’État d’Israël n’a respecté aucune des résolutions du Conseil de sécurité le concernant, les violant sitôt signées.
Bref, si Benyamin Netanyahou veut être entendu, qu’il commence par balayer devant son kibboutz.

source: boulevard Voltaire

11/09/2013

Syrie: la reculade des occidentaux

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 « Un ton plus bas, s'il vous plaît ! ». Voilà comment on pourrait résumer la diplomatie russe durant cet épisode syrien où l'ignominie, le mensonge et l'outrance se le sont disputés.
Un ton plus bas, vous les Américains et vos affidés français. Vous n'avez aucune preuve de l'implication de Damas dans cette attaque au gaz sarin, vous avez fabriqué des photos, relayé des histoires à dormir debout. Un ton plus bas !
Les opinions publiques ne s'y sont pas trompées. Les Anglais d'abord, pragmatiques comme toujours, ont renvoyé Cameron au 10 Downingstreet sans chèque en blanc pour jouer au petit soldat. Hollande, lui, n'était pas obligé de consulter ses députés godillots, il le fera, mais sans vote. Quant à Obama, il est plus fin qu'on ne le pense, il sait très bien que derrière toute cette comédie il y a Israël qui pousse à la destruction et au carnage dans tout le moyen-orient, pour sa plus grande gloire, Israël, seule source de tous les maux qui affectent ses peuples qui ne les méritaient pas. Israël dont la disparition signerait, enfin, la paix et la prospérité retrouvée. Prions le Ciel que cela soit le plus vite possible !
Obama est aussi confronté à une opinion lasse des mensonges proférés sur l'Afghanistan, l'Irak, la Libye et maintenant la Syrie et qui pose la question : pourquoi se battre en Syrie aux côtés d'Al-Qaida ? Un opinion américaine qui, elle aussi, sait le jeu perfide de la vipère sioniste dans l'implication de l'occident dans ce jeu suicidaire pour sa civilisation.
Obama qui dans son for intérieur n'aime pas les sionistes et leur puissant lobby aux Etats-Unis, qui déteste, c'est de notoriété publique, Netanyahou, cet Hitler en costume et sans moustache et qui se dit que, de toutes façons, il peut reculer, il n'a plus à se représenter, il peut se dire que trop c'est trop et que partir à chaque fois en guerre pour Israël et ses lobby, cela commence à faire fort de café.

Alors, ce pantin ridicule qui a pour nom Hollande est bien obligé de suivre et Fabius, ministricule des affaires étrangères, frustré par nature et dans sa fonction, peut aller, lui aussi, se rhabiller. La France s'est déshonorée devant Israël et vassalisée devant les Etats-Unis, pour finir, elle n'est plus qu'une vieille pute que le client abandonne avant de pénétrer dans l'alcôve.
Les grandes déclarations, les tonitruantes mise en garde, les moralisantes leçons, tout cela se terminera par une compromission finale.

Les vieilles putes, c'est connu, savent se farder, mais elle ne font plus illusion.

FvD

08:58 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syrie, états-unis, fran, ce, israêl, moyen-orient, onu, lobby juif, poutine et obama, international |  Facebook |

30/08/2013

Syrie: et si l'atttaque au gaz venait d'Israël ?

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Et si l'attaque au gaz serin perpétrée il y a quelques jours à Damas était l'oeuvre d'infiltrés israéliens dans les rangs rebelles qui, se proposant de les envoyer aux poumons des gouvernementaux, se sont tout simplement trompés de cible et ont massacré leurs alliés ?
C'est ce que laisse penser cet étrange communiqué que nous reproduisons ci-dessous 
:

(Réseau Voltaire) - Selon le site internet du magazine Foreign Policy du 28 août 2013, la NSA aurait intercepté les communications entre le chef de l’unité syrienne des armes chimiques et un haut responsable du ministère syrien de la Défense. Ce dernier était paniqué après l’attaque chimique ayant coûté la vie à 1 429 personnes (« Exclusive : US Spies say intercepted calls prove Syria army used nerve gas », Foreign Policy, 28 août 2013.)
Cette information, largement diffusée par la presse atlantiste, a contribué à accroître la certitude affichée par les États occidentaux en la culpabilité de la Syrie. (« Tsahal indique que [le] gouvernement syrien est responsable », Jewish One, 27 août 2013.)
Pourtant, la source de l’intoxication n’est pas états-unienne : la veille, 27 août, la chaîne de télévision Jewish News One annonçait que les interceptions avait été réalisées par Tsahal.

De son côté, une source militaire syrienne a confirmé, antérieurement à l’attaque, la présence d’officiers de Tsahal à Douma (zone contrôlée par la Brigade de l’islam) d’où les deux obus contenant des produits chimiques (mais pas nécessairement des gaz de combat) ont été tirés.
L’emballement occidental est ensuite le fait de quelques individus liés à Israël, sous l’impulsion du ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

Depuis les mensonges éhontés proférés pour légitimer les interventions au Koweit, en Afghanistan et en Irak, nos dirigeants feraient mieux de se méfier de ces rumeurs propagées par toux ceux qui ont intérêt à mettre le feu à la région, Israël et le lobby juif en tête !

14:44 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syrie, israel, gaz serin, bachar al assad, france, onu, obam, guerre en syrie |  Facebook |