26/12/2014

Pour un Noël de combat

 

miniature, Yvain et lion combattant le dragon

La signification de Noël (qui vient du grec neos-ilios, nouveau soleil) parle de soi. Une étincelle jaillit des ténèbres, elle est source d'espoir, annonce de renouveau, il nous importe de la reconnaître comme telle et de la « com-prendre », c'est-à-dire la faire nôtre.
Je parle sans doute dans le vide, tant cette période solsticiale a été transformée en action commerciale et gastronomique d'hyper ampleur. Qui se soucie encore de la naissance de notre Divin Rédempteur ? Mais peu importe, ce ne sont pas les légions qui préparent la victoire, mais les éclaireurs téméraires et courageux.
Je pensais à tout cela, pensif, pendant la liturgie de Noël. Les catholiques ont un pasteur qui se fait bien voir un peu partout. Récemment il a été à l'origine du rapprochement entre les marxistes cubains et les capitalistes calvinistes étasuniens. Bravo ! Les juifs l'aiment bien, les musulmans n'ont pas encore promis de l'égorger, les homosexuels n'ont rien à lui reprocher, les filles de joie non plus. Il n'y a que ses cardinaux qui font grise mine, les monsignori délicatement manucurés aussi, les gardes suisses ne sont pas contents paraît-il. Et les catholiques dans tout cela ?
Il fut un temps où il y avait un Pape qui savait ce qu'il voulait. Il s'appelait Pie XII et, dès le départ de sa carrière de diplomate, avait compris que le danger mortel du christianisme était le communisme athée. Et quand une menace pareille pèse sur les fidèles, le moment n'est pas venu de faire des concessions, d'entamer des dialogues ou créer des comités de rencontres. Non, il faut se regrouper sous la houlette du berger et faire front. Ce qu'il fit. Entre deux poisons, le national-socialisme allemand et l'internationalisme marxiste il a donné la priorité à la lutte contre l'athéisme assassin des bolcheviques. En Allemagne, il a sauvé de justesse les résidus du parti catholique, permettant, après la défaite, que ses adeptes remettent le pays sur les rails. En Italie, passé l'épisode fasciste, il a oeuvré sans répit pour empêcher que les forces marxistes, alliées aux socialistes, prennent le pouvoir. Et il a réussi. C'était un grand Pape, à l'autorité incontestée, au charisme exceptionnel. Comme tout grand homme, il s'est fait des ennemis. Ils lui reprochèrent de s'être tu sur le sort des juifs durant la guerre, ce que firent aussi et avec plus de mutisme encore, Churchill, Roosevelt et Staline.
Le Pape Bergoglio est face a une situation grave pour les catholiques. L'Europe occidentale n'est pas seulement déchristianisée, elle s'affirme de plus en plus comme adversaire de la foi en Christ. Elle véhicule ces poisons que sont le relativisme, l'hédonisme, l'individualisme et fait de l'agnosticisme la griffe de référence.
Et que fait le Pape ?. Il s'en prend d'abord à la Curie, à ses propres ministres, auxquels il reproche en public, s'il vous plaît, des travers de vieilles femmes. C'est très médiatique que tout cela, mais ne mange pas de pain. Ce qu'il faut faire dans l'urgence qui est la nôtre, c'est mobiliser tout le monde autour d'une idée simple : la christianisation de l' Europe occidentale ! Et pour cela, il faut partir en campagne. D'abord contre l'athéisme militant qui s'exprime à travers les laïcisme de toutes couleurs et de tous bords, animés par la secte maçonnique. L'Etat européen ne peut être laïque. La religion de référence en Europe, c'est le christianisme et il est romain en Europe occidentale.
Ensuite, contre les hérétiques. Le protestantisme est la source de l'individualisme réducteur qui substitue la parole de l'homme à celle de Dieu, sa raison humaine à celle de son Créateur. C'est une déviance grave par rapport à la tradition séculaire de la religion de notre continent.
Et puis remettre à leur juste place, ces prétentions judaïques qui font du pseudo « devoir de mémoire » une religion (shoatique) de remplacement. Les juifs souffrirent durant la dernière guerre, c'est un fait, ils ne furent pas les seuls, ni les plus touchés ; vingt-deux millions de Soviétiques ont droit à autant de considération, voire plus, que les malheureux des ghettos de Varsovie et d'ailleurs.
Le Pape, doit être le chef des catholiques, celui qui les garde dans le sentier droit, il n'a pas à faire de concessions aux hérétiques protestants, ni aux juifs qui, sous Pie XII, étaient encore déicides. Il n'a pas à prendre des gants face à l'arrogance des athées, il a une crosse, il doit s'en servir !
Le Prince de ce monde est rusé, il épouse des formes diverses dont certaines sont celles de la tolérance, du « vivre ensemble », de la liberté de ci et de ça dans le respect de la particularité de l'autre et alignez-moi ces sophismes à la queue-leu-leu... Bobards que tout cela ! La vie passe très vite, faire son salut n'est pas pour les timorés, les indécis ou les pleutres.
Le Pape Bergoglio est-il à la hauteur de l'enjeu formidable qui nous attend ? Saura-t-il contrer la menace qui se profile à horizon d'une Europe qui, démographie oblige, se déchristianise d'une part, pour s'islamiser de l'autre ?
Le moment n'est pas venu de faire des concessions à nos ennemis. Seul le vainqueur peut se montrer magnanime. Nous sommes aujourd'hui en positon de défense, nous devons combattre, donner des coups, ne pas négocier, mais dénoncer, ne pas tendre la joue, mais frapper. La charité aura son heure quand nous serons vainqueurs, pas avant. Nous devons faire ainsi car nos ennemis ne nous font pas de cadeaux. Ils nous insultent, exigent contre nous le droit au blasphème, veulent notre disparition de la sphère publique, ils veulent nous faire taire, nous réduire au silence sépulcral. L'enjeu est très simple : eux ou nous.
Le Seigneur, dont les voies sont impénétrables, connaît l'avenir, en attendant des lendemains radieux, que ce Noël 2014, soit celui du dernier combat avant la victoire. Ainsi-soit-il !

FvD

28/10/2014

Zemmour et le suicide français

 

Le suicide français - Ces quarante années qui ont défait la France

Eric Zemmour vendrait dix mille exemplaires par semaine de son dernier opus : Le suicide français. (Albin Michel)
Alain Soral a écrit la même thèse voici longtemps, il n'est pas le seul, mais nous n'allons pas bouder notre plaisir et nous nous réjouissons donc de ce succès qui prouve, s'il le fallait encore, combien le bon peuple de France est sensible à cette thématique.
Il fallait aussi s'appeler Zemmour pour contrer d'une manière aussi frontale et sans risquer les affres judiciaires, le lobby juif, le communautarisme exacerbé chez certains, et rétablir la vérité sur la politique juive de Vichy. Un autre eut été traité de tous les noms, Zemmour se fait cracher dessus par quelques juifs compulsifs, reçoit l'épithète de « juif honteux », mais il s'en fout, nous aussi.
Nous ne pouvons que vous conseiller ce livre, fort bien écrit de surcroît, si vous n'avez lu autre chose dans cette veine.
Rectifions cependant deux ou trois points.
Pour Zemmour, c'est l'islam qui prendra notre place au bout de l'agonie française. C'est une conclusion hâtive qui nous fait prendre l'islam pour un agresseur, alors qu'il n'est que la conséquence de nos propres turpitudes. Si les musulmans en France s'intègrent mal ou refusent de le faire, ce n'est pas tant par refus irrationnel, mais parce que nous n'avons plus de valeurs de substitution à leur offrir. Le relativisme moral, le féminisme, le syncrétisme mondialiste, l'égalité des sexes et la confusion des genres, sont irréductibles à un esprit religieux et traditionnel qu'il soit chrétien ou musulman, peu importe. Pas étonnant donc que les musulmans se retranchent dans leur pré carré, dernier rempart d'une identité qui se délite partout ailleurs. Qui, à leur place, ne ferait pas pareil ? Si demain la France affirme à nouveau son identité historique et culturelle, si elle redevient une nation souveraine qui défend des valeurs propres à son génie, la question de l'intégration de l'allochtone se posera en d'autres termes.
Ce n'est pas précisément l'islam, l'ennemi numéro un, c'est notre démission collective face aux forces de déconstruction qui aujourd'hui sont aux commandes à tous les niveaux de l’État. Notre premier devoir, par conséquent, est de les neutraliser et, ensuite d'affirmer notre identité telle que l'Histoire et la religion l'ont façonnée. Notre pire ennemi est en nous-mêmes.
Zemmour fait remonter le genèse du suicide français à mai 68. C'est vrai, mais il faut remonter à encore plus loin. C'est la Révolution, l'exécution du Roi et la rhétorique révolutionnaire qui, conçue dans les éprouvettes des « Lumières », sont les ferments destructeurs de l'esprit français. Jacques Bainville a remarquablement illustré cette hypothèse. L'Ancien régime était « naturel », ce qui lui succède est de l'idéologie et cette dernière, ne pas l'oublier, est la logique de l'idée et non celle de la raison. L'idéologie engendre le sophisme et ce dernier ne se connaît pas de bornes, tout lui est bon pour asseoir ses paradoxes capiteux.
C'est, dès lors intoxiquée par ces poisons, que la France, petit-à-petit, avec des périodes de rémission, se coule dans un linceul, point final de sa destinée.
Dix mille lecteurs par semaine pourront-ils changer sans violence1 le cours des choses ?
Nous en doutons ...

FvD

 

1 Vie et violence ont la même racine.

10/10/2014

Où est passé Kim Jong-Un?

Où est passé Kim Jong-un?

Par La Voix de la Russie | La disparition depuis un mois du leader nord-coréen, généralement très médiatisé, suscite des spéculations sur un éventuel coup d’Etat.

Disparu depuis plus d’un mois. La dernière fois que le leader nord-coréen Kim Jong-un a été aperçu en public, c’était le 3 septembre, pendant le concert du groupe pop Moranbong Band. Et ce vendredi, pour la première fois depuis qu’il dirige la Corée du Nord, le fils de Kim Jong-il a manqué aux célébrations du 69e anniversaire de la création du Parti des travailleurs de la RPDC.

Des spéculations démenties

Les médias ont déjà parlé à maintes reprises des problèmes de santé du leader âgé de 31 ans. Dans un reportage, diffusé cet été à la télévision centrale nord-coréenne, Kim Jong-un marchait en boitant. Et le 26 septembre, pour expliquer une longue absence du leader nord-coréen qui aime faire des apparitions dans les médias, la télévision de la RPDC a annoncé que le leader a des difficultés à se déplacer.
Le 8 octobre le quotidien The New York Daily News a publié un article, dans lequel il affirme que la sœur cadette du président nord-coréen Kim Yo-jong, âgée de 27 ans, gouverne le pays. Le même jour, Rodong Sinmun, le journal du Parti des travailleurs de la Corée du Nord a démenti cette information affirmant que « Le camarade Kim Jong-un est un grand leader du Parti des travailleurs de Corée et le modèle dans notre lutte pour la révolution ».

Deux scénarios les plus vraisemblables

Parmi une multitude des rumeurs sur ce qui ce passe en Corée du Nord, deux versions des faits semblent les plus probables.
Selon la première version, Kim Jong-un est gravement malade, mais il garde le pouvoir. Le quotidien sud-coréen Chosun Ilbo rapportait le 29 septembre que le président de la Corée du Nord a subi une intervention chirurgicale sur les genoux et est actuellement en cure de rétablissement dans une clinique pour les membres du Parti des Travailleurs. Et en attendant, c’est Kim Yo-jong, qui remplacerait son frère à la tête du pays.
Selon la deuxième version, un coup d’Etat se serait produit en RPDC, provoquant la destitution de Kim Jong-un du pouvoir, voire sa mort. Selon les anciens fonctionnaires nord-coréens qui ont fui le pays, le vice-maréchal Hwang Pyong-so a toujours gouverné et gouverne le pays. Auparavant il rapportait de la situation à Kim Jong-il, et désormais, il aurait pu décider de ne plus le faire.
« Il est difficile d'interpréter la situation en se basant uniquement sur les apparitions de Kim Jong-un dans les médias. Ce régime nous a habitués à des pratiques qui peuvent paraître étonnantes de l'extérieur, et nous nous sommes souvent trompés, en cherchant justement à interpréter des mouvements là où ils signifiaient leur inverse », explique à La Voix de la Russie Barthélémy Courmont, chercheur à l’IRIS et rédacteur en chef de la revue Monde chinois, nouvelle Asie. « Toutefois l’idée que le dirigeant soit en difficulté semble peu probable, compte-tenu de la présence notamment Hwang Pyong-so, considéré comme le numéro 2 du régime. Des proches de Kim Jong-un étaient également dans la délégation, ce qui a priori exclut la thèse d'une mise à l'écart de Kim Jong-un ».
Même son de cloche chez le spécialiste russe le la Corée du Nord Andreï Lankov.

« L’hypothèse du coup d’Etat est exclue », affirme-t-il dans un entretien accordé à Gazeta.ru. « D’abord, il n’y a aucun changement important en haut, aucun signe de désarroi. Deuxièmement, l’appareil d’Etat nord-coréen effectue ces derniers temps des manœuvres certes complexes, mais bien réfléchies ».


Un regain de l’activité diplomatique de la Corée du Nord

Sans prévenir, une délégation avec le vice-maréchal Hwang Pyong-so a sa tête, s’est rendue à la cérémonie de fermeture des Jeux Asiatiques d’Incheon. Pour la première fois en 15 ans, le ministre nord-coréen des Affaires étrangères Li Su-yong s’est rendu à l’Assemblée générale de l’ONU pour discuter notamment du rapprochement avec la Corée du Sud. Ensuite, le chef de la diplomatie nord-coréenne s’est rendu en Russie, où il a notamment déposé une gerbe de fleurs sur la centrale hydraulique de Boureïskaïa (région de l’Amour), comme l’avait fait Kim Jong-il il y a quelque temps. Enfin, les hommes politiques nord-coréens se sont rendus à Tokyo pour discuter de la question des citoyens japonais qui sont actuellement emprisonnés en RPDC.

« L’activité diplomatique de la Corée du Nord de ces dernières semaines est tout à fait singulière », analyse la situation pour La Voix de la Russie Barthélémy Courmont. « Après cinq ans de relations marquées par les tensions, cette reprise du dialogue est un évènement majeur, qui marque d'un côté la volonté de Kim Jong-un de maintenir la porte ouverte avec Séoul, et de l'autre la volonté de la présidente sud-corenne Park Geun-hye de réactiver le dialogue, rompant ainsi avec la ligne très stricte de son prédécesseur Lee Myung-bak. Difficile et fragile (de nouveaux heurts entre militaires confirment que les tensions restent très vives), ce dialogue est visiblement souhaité par les deux parties, adoubé par Washington et Pékin, et nécessaire si on souhaite avancer dans la péninsule. Ce dialogue est de toute façon inévitable, Pyongyang ne pouvant à terme se passer de l'aide de Séoul, et Séoul ne pouvant se résoudre à un conflit non résolu à ses portes s'il souhaite s'affirmer dans cette région et dans le monde ».

14:16 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : corée du nord, kim jon un, politique, asie |  Facebook |