18/06/2014

Alain Soral et des vérités qui décoiffent

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Visionnez cette intervention d'Alain Soral sur ERTV et prenez-en de la graine. C'est rare d'entendre des propos d'une telle lucidité au terme d'une analyse sans fards de la situation sociale et politique qui pèse sur nos épaules comme un joug maudit.
Qu'ajouter à ce que vous entendrez ? Alain Soral, aime le peuple, la France, les nations. Il a sans doute raison. Nous sommes, nous, plus réservés, le peuple n'est pas plus sain, exempt de tares que les entités qui le composent. Les Français (comme les autres Européens de l'Ouest) sont dégénérés par l'alcool, la bouffe, le foot et le porno cheap et vulgaire. Pas grand chose à attendre d'eux. Les peuples encore sains, on n'en compte pas beaucoup, les Russes reprennent un peu du poil de la bête, ils sont le sel de l'Europe.
Soral a raison quand il doute que le système sera renversé par les urnes. Ce dernier est une vieille crapule qui ne se laissera pas faire par la volonté populaire, on le voit dans l'administration de l'Union Européenne. Il faudra autre chose qui ne laissera pas absente la violence. La liberté au bout des baïonnettes, c'est pas poétique, hombre ! mais sanglant. Cela viendra un jour d'émeute dans les banlieues, de flics assassinés et de réactions en chaîne, de faillite de la Sécu et de rabotage des retraites, bref, cela nous pend au nez et c'est pas dans le registre pacifique. Le libéralisme est au bout du compte un satanisme et le « Prince de ce monde » n'a pas de scrupules ni d'états d'âme. Il tuera si on ne le tue pas d'abord.
Bien jugé aussi, ce Pape de Rome, un « brave type », bien naïf et, disons-le sans ambages, niais quand il s'incline devant des Juifs qui n'en ont rien à cirer de ses déclarations d'amour. L’Église catholique a trop de Saints alors qu'il lui faut un chef, un vrai !
Bravo Soral, qui contre vents et marée s'obstine dans ses convictions et croyances malgré la marée déferlante de haine qui s'acharne contre lui. C'est rare de rencontrer un homme. En voici un !


Alain Soral en direct sur ERTV – Samedi 14 juin... ERTV

03/05/2014

Bruxelles: Congrès européen de la dissidence

A l'invitation du député belge Laurent louis, se tiendra le dimanche 4 mai prochain à Bruxelles un Congrès Européen de la Dissidence. On connaît les noms des participants, une brochette qui réunit, entre autres : Alain Soral, Dieudonné, Johan Livernette, Hervé Ryssen, Kémi Séba, Jacob Cohen, Abdesselam Lagmich … des gens qu'on aime ou pas, ce n'est pas la question.
Avant même que ce Congrès ne se réunisse, c'est déjà le branle-bas de combat chez tous ceux qui se prévalent de la défense de la démocratie, de la tolérance et des « valeurs de la  république « qui sont monarchiques chez le roi Philippe.
Les opposants n'y vont pas de main morte, il parlent de « congrès de la haine », « festival du racisme », d'antisémitisme, de fascisme, d'opinions « nauséabondes », bref, toute leur partition y passe sur un mode majeur et crescendo ad libitum. Et ils déplorent de ne pouvoir interdire sans plus cette réunion  tant que le « délit n'est pas constitué ». En d'autres mots, ils font un procès d'intention et exigent d'avance une sanction. Et d'invoquer la « jurisprudence Dieudonné », qui permit au Conseil d'Etat d'interdire un spectacle de l'humoriste avant même qu'il n'ait ouvert la bouche.
Il faudrait que s'accordent les violons : ou bien on admet vivre en démocratie et faire sien le célèbre mot de Voltaire : je ne suis pas d'accord avec vos idées mais je me battrai pour que vous puissiez les exprimer ; ou bien on impose une fois pour toute et sans ambages la doxa officielle, soit l'opinion qu'il est permis d'exprimer sur tous les tons, les autres étant, une fois pour toutes interdites. Ce serait clair et net et mettrait fin à cette rampante hypocrisie qui veut que l'on soit pour la liberté pour autant qu'elle soit en adéquation avec l'opinion admise par le pouvoir en place et ses affidés.
Dès lors que l'on souhaite s'écarter de la ligne officielle, vous aurez remarqué que l'insulte fuse. Ainsi, monsieur Dupont-Aignan, tout juste toléré par la nomenklatura en place, se voit reprocher d'avoir un ami qui a osé publier sur le site « Boulevard Voltaire » lequel a accueilli un papier d'Alain Soral, paria de référence. Comment peut-il frayer avec des gens gens pareils ? Qu'il s'en explique et fissa !
De nos jours, pour exprimer une opinion, il faut d'abord montrer patte blanche, sans quoi, vous êtes grillé, fiché, surveillé et bientôt « pucé », on n'arrête pas le progrès surtout quand il s'agit de museler son prochain.
A Bruxelles, en prévision de ce congrès, des autorités bien au parfum, informent la presse que des groupes d'opposants comptent le perturber, que l'ordre public, chose délicate entre toutes, risque d'être troublé et que par conséquent, des mesures s'imposent qui … Vous l'aurez compris, tout cela est cousu de fil blanc et prémédité. Pour sa « défense », la démocratie à ces messieurs excuse toutes leurs outrances, toutes leurs prévarications.


FvD

09/04/2014

Une Europe à la Hohenstaufen

J''ai fait un rêve...
Pourquoi n'opposerions-nous pas à cette Europe de Bruxelles, mercantile, technocratique, anonyme et froide, une autre ? Celle qui vit le jour au XIIIem siècle sous la houlette de l'empereur Frédéric II de Hohenstauffen, « stupor mundi » (étonnement du monde) comme il fut qualifié après sa mort ?
Il régnait sur le Royaume de Sicile, soit l'île et toute e sud de la Péninsule, sur l'Italie du Nord et fut élu empereur Germanique. Il réussit le tour de force de se faire reconnaître Roi de Jérusalem, y compris par les musulmans, et sans faire couler une goutte de sang. Il entretenait avec les rois du Proche-Orient des relations d'amitié et de respect mutuel.
Sous son règne le commerce fut florissant, les arts libérés, les sciences exaltées et la religion tolérante. Sa garde personnelle était composée de mercenaires musulmans qui lui furent plus fidèles que ses barons.
Cet Empire s'étendait de Hambourg à Palerme, une langue administrative et véhiculaire l'unissait: le latin.
Seuls les Papes trouvèrent à y redire, eux dont les territoires étaient pris en étau entre le Nord et le Sud de l'Empire. Ils l'excommunièrent par deux fois, complotèrent contre sa puissance. Les Papes n'ont pas toujours été de grands politiques.
Les régions de ce vaste empire étaient autonomes, elles parlaient leurs langues et patois, géraient leurs cités et rendaient compte à un monarque éclairé.
Prenons, voulez-vous, une fédération d'état européens comme la Belgique, le Luxembourg, la France, l'Espagne, le Portugal, l'Allemagne, l'Autriche et l'Italie. Ces états ont en commun une histoire intime et, à quelques exceptions près, la même religion historique: le catholicisme...
Ils ont tous connu l'empire romain, le moyen-âge, le quattrocento, la renaissance, les philosophes, les révolutions et l'aventure coloniale. Ils se sont aimés et ils se sont stupidement fait la guerre..
Imaginons qu'ils s'unissent sur une base nouvelle: gouvernance unique centralisée au niveau de l'union, disparition des gouvernements nationaux, mais permanence des régions qui voient leurs compétence culturelles, économiques et fiscales renforcées. Le gouvernement central dirige la politique générale, la monnaie, l'armée et la politique étrangère.
Une langue administrative unique sera véhiculaire. Pourquoi pas le latin ?
Rêvons que cet état s'affirme indépendant de toute alliance imposée, qu'il renforce sa défense et entende conclure un pacte d'amitié et de collaboration avec des pays d'Afrique et la Turquie.
Une collaboration excluant toute arrière-pensée impérialiste, un honnête donnant-donnant.
Commercialement et économiquement, ce nouvel état occupera à lui tout seul une place de premier plan.
Voyons plus loin: il scelle une alliance avec la Russie. Alliance économique et militaire. Il propose à la Russie son savoir faire, il crée un partenariat pour développer ses immenses réserves de matières premières.
Vous voyez d'ici le bouleversement mondial qu'apporterait cette nouvelle donne sur la scène mondiale.
Et les autres pays européens me diriez-vous ?
Rien ne les empêche de rejoindre la fédération. Mais croyez-vous que les Britanniques joueraient le jeu sans arrière-pensée ? De même pour les Néerlandais, plus préoccupés de commerce que de vision exaltante. Les pays slaves du nord de l'Europe, comme les scandinaves, pourraient se constituer en fédérations alliées, de même pour ceux des Balkans où la Grèce à sa place.
Oui, mais nous n'avons pas de Frédéric de Hohenstauffen...
Alors, c'est bien simple, à défaut d'avoir l'original, soyons une minorité à vouloir lui ressembler.
Oui mais, il y aura des oppositions...
C'est clair ! Et elles viendront de ces groupes économiques et financiers qui se disent mondialistes mais qui, en fait, ne roulent que pour eux-mêmes, qui s'installent quelque temps dans une région, l'exploitent dans tous les sens du terme, et puis s'en vont ailleurs réitérer leur coup. Ceux là, c'est bien simple, ils n'ont pas leur place dans cette entité qui entendra contrôler ses flux financiers, sa politique énergétique et la grand distribution. L’Europe dont nous rêvons n'est pas celle des administrateurs de sociétés.
Oui mais, le peuple comprendra-t-il ?
Le peuple sent d'instinct ce qui sera bon pour lui. Il peut se tromper, c'est déjà arrivé, mais son instinct lui dicte, à un moment donnée, que telle voie est la bonne ou la moins mauvaise. Le peuple suit la voie, ce sont les guides qui la tracent.
Oui mais, pour faire quoi, tout ce ramdam ?
Mais pour vivre tout simplement, et conformément à notre nature propre.
Croyez-vous que nous soyons sur terre pour travailler stupidement dans des usines qui fabriquent des camelotes qui ne servent qu'à nous faire consommer ?
Nous sommes ici bas pour apprendre, nous cultiver, jouir des fruits de l'existence, nous aimer, faire des enfants, les élever et pas nous concurrencer sur des marchés de cucurbitacées ou de dérivés du pétrole.
Nous ne sommes pas ici bas par l'effet d'une punition divine, dans une vallée de larmes comme le répètent ad nauseam les évangéliques américains. L'existence est aussi une jouissance, et si elle ne l'est pas, elle doit le devenir. Nous sommes sur terre pour jouir et puis mourir.
Et comme on ne jouit jamais seul, autant jouir avec les autres. C'est vrai dans la vie, comme ce l'est en amour. Alors, respectons l'autre et, si possible, aimons-le.
Frédéric II l'avait compris, lui à qui répugnait la guerre, qui admirait les subtilités de l'art et sa déclinaison parmi les peuples, les nations, les religions.
L’Europe naine, impuissante et muette, celle qu'aiment les hommes d'argent, ceux qui conditionnent notre vie à leurs intérêts, ceux pour qui seule importe notre survie, cette Europe là, qu'on la casse !
Oui mais pour en arriver là, il faudra...
Une révolution ! Mais ne vous imaginez pas toujours une révolution dans le bruit et la fureur. Elle peut être feutrée, arriver sans tambour ni trompette, s'installer en catimini et déclarer: me voilà !
Les délocalisations qui assassinent le tissu social, le travail précaire,les abus des banquiers, ceux des patrons, la morgue des politiciens, l'emploi qui n'arrive plus à faire survivre, l'angoisse du lendemain, ce sentiment d'être dépassé, de ne plus être dans le coup, vous ne vous attendez tout de même pas à ce que cela reste sans suite, que le peuple qui souffre acceptera son sort sans bouger, sans faire un geste, fut-il de désespoir.
Sans suivre, ne fut-ce que pour voir, ceux qui lui promettent plus de justice, de solidarité, de fraternité vraie.
Le champ est là qui ne demande qu'à être ensemencer.
FvD