07/08/2014

Pourquoi nous vivons en régime totalitaire

 

Dans « Le système totalitaire », Hannah Ahrendt (photo) analyse la genèse de cette forme d'oppression. Celle-ci domine, conclut-elle, par l'idéologie qu'elle impose à ses sujets. Sous sa coupe ils deviennent superflus (des êtres qui en soi ne lui sont pas nécessaires) et entièrement dominés par l'idée au point qu'ils en sont sidérés (ou en catalepsie intellectuelle, si vous préférez). La sidération explique l'apathie, quasi complice et l'absence de toute réaction. Le système totalitaire repose sur cette docilité passive, aveugle et muette.
L'idéologie, ajoute la philosophe, c'est la
logique de l'idée, qu'elle oppose à la logique de la raison.
Dès lors qu'il y a sujets
superflus, le système dominant va cultiver leur superficialité, ferment de leur inconscience. Celle-ci est diverse et va du panem et circenses des Romains, aux rassemblements monstres de Nuremberg ou de Moscou et, ajouterons-nous, à cette forme plus subtile qui est mise en place aujourd'hui: l'exacerbation d'un individualisme hautement encadré par une police de la pensée.
Hannah Arendt pense, bien sûr, à la Russie soviétique et l'Allemagne nazie. Elle ajoute : pour qu'il y ait État totalitaire, il faut qu'il y ait camps de concentration où sont regroupés ceux que le régime ne peut tolérer en liberté et qu'il n'a pas encore éliminé physiquement. Il faut que toute pensée divergente soit éradiqué au point qu'elle ne puisse même plus être conçue dans l'intellect des sujets, donc qu'elle soit réduite à néant purement et simplement. Ainsi, persécutions et massacres des chrétiens, considérés comme des éléments hétérogènes irréductibles à l'esprit de l'Empire romain, purge des intellectuels à Moscou, Berlin, Pékin ou Pyongyang etc ...
Si vous vous imaginez que ce qui précède s'adresse exclusivement à des régimes du passé, régimes honnis comme on vous l'a si bien appris et dont vous ânonnez si servilement les turpitudes apprises à l'école et dans la presse du cru, détrompez-vous !
Depuis soixante-dix ans, on vous a mis en tête que la démocratie et les droits de l'homme sont des incontournables à ne pas transgresser sous peine – non pas de camps de concentration – mais ruine sociale et financière. Et les tribunaux s'y entendent pour vous occire sans faire couler le sang.
L'idéologie veut faire de vous un bon démocrate (en France on dit : un bon républicain), affidé, zélé bien sûr, de « valeurs universelles » dont la remise en cause ne peut se faire sans mettre en péril la vie du dissident.
Le régime manie les mots, les tripote, en dévie le sens, les réduit en concepts purement théoriques puis les vénère sur un autel de pacotille. Il cultive la soumission de ses sujets en cultivant les zones marginales de leurs préoccupations : jeux télévisés, tabac, alcool, mariage homosexuel, minorités sexuelles et communautaires, problèmes aux lisières de la société etc ...
Vous devez croire en l'égalité foncière entre tous les hommes, entre hommes et femmes, entre tous les sexes même les invertis, compris ? Et vous n'êtes pas raciste, c'est interdit, sauf quand il s'agit de battre sa coulpe quand on est blanc et plutôt deux fois qu'une si, en plus, l'on est Allemand !
Vous n'êtes pas antisémite, l'antisémitisme est un délit. Quant à la Shoah vous trouvez normal qu'en ce qui la concerne, les historiens n'ont rien à vérifier ou contrôler, tout est dit, y a rien à voir, circulez !
Et, bien sûr, vous ne protestez pas, si le régime met l'un d'eux, sceptique en diable, en prison pour avoir voulu examiner de plus près des choses qui sont, voyons ! si évidentes …
Le credo c'est que l'homme est la mesure de toutes choses, qu'il est libre de disposer de son corps, de donner la vie, de la refuser, de la tripoter en éprouvettes et la jeter si elle ne lui convient pas. Si ce n'est pas votre conviction, on la tolère, mais vous la fermez, compris ?

Vous croyez, comme on vous l'a bien mis en tête, que le mal et le bien sont des notions somme toute contingentes au déploiement social et culture de la société dans son développement historique et spatial. Vous comprenez pas ? Pas grave, récitez, c'est tout !
Vous pouvez voter pour qui vous voulez, nous sommes en démocratie, quand même ! Mais pas pour des partis extrémistes, surtout s'il portent ombrage à ceux du régime imposé.
La religion c'est un truc du passé. La mode c'est la laïcité, personne ne sait au juste ce que cela veut dire, sinon que vous avez le droit de réciter vos ave et pater chez vous à la maison, sans déranger vos voisins et puis la fermer une fois pour toutes.
Pour l'ouvrir bien grande quand il faudra chanter les louanges de ce régime de liberté et d'humanisme aux antipodes de l'obscurantisme médiéval dans lequel vous croupissiez.
Mais ça, c'était avant !

FvD

18/06/2014

Alain Soral et des vérités qui décoiffent

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Visionnez cette intervention d'Alain Soral sur ERTV et prenez-en de la graine. C'est rare d'entendre des propos d'une telle lucidité au terme d'une analyse sans fards de la situation sociale et politique qui pèse sur nos épaules comme un joug maudit.
Qu'ajouter à ce que vous entendrez ? Alain Soral, aime le peuple, la France, les nations. Il a sans doute raison. Nous sommes, nous, plus réservés, le peuple n'est pas plus sain, exempt de tares que les entités qui le composent. Les Français (comme les autres Européens de l'Ouest) sont dégénérés par l'alcool, la bouffe, le foot et le porno cheap et vulgaire. Pas grand chose à attendre d'eux. Les peuples encore sains, on n'en compte pas beaucoup, les Russes reprennent un peu du poil de la bête, ils sont le sel de l'Europe.
Soral a raison quand il doute que le système sera renversé par les urnes. Ce dernier est une vieille crapule qui ne se laissera pas faire par la volonté populaire, on le voit dans l'administration de l'Union Européenne. Il faudra autre chose qui ne laissera pas absente la violence. La liberté au bout des baïonnettes, c'est pas poétique, hombre ! mais sanglant. Cela viendra un jour d'émeute dans les banlieues, de flics assassinés et de réactions en chaîne, de faillite de la Sécu et de rabotage des retraites, bref, cela nous pend au nez et c'est pas dans le registre pacifique. Le libéralisme est au bout du compte un satanisme et le « Prince de ce monde » n'a pas de scrupules ni d'états d'âme. Il tuera si on ne le tue pas d'abord.
Bien jugé aussi, ce Pape de Rome, un « brave type », bien naïf et, disons-le sans ambages, niais quand il s'incline devant des Juifs qui n'en ont rien à cirer de ses déclarations d'amour. L’Église catholique a trop de Saints alors qu'il lui faut un chef, un vrai !
Bravo Soral, qui contre vents et marée s'obstine dans ses convictions et croyances malgré la marée déferlante de haine qui s'acharne contre lui. C'est rare de rencontrer un homme. En voici un !


Alain Soral en direct sur ERTV – Samedi 14 juin... ERTV

03/05/2014

Bruxelles: Congrès européen de la dissidence

A l'invitation du député belge Laurent louis, se tiendra le dimanche 4 mai prochain à Bruxelles un Congrès Européen de la Dissidence. On connaît les noms des participants, une brochette qui réunit, entre autres : Alain Soral, Dieudonné, Johan Livernette, Hervé Ryssen, Kémi Séba, Jacob Cohen, Abdesselam Lagmich … des gens qu'on aime ou pas, ce n'est pas la question.
Avant même que ce Congrès ne se réunisse, c'est déjà le branle-bas de combat chez tous ceux qui se prévalent de la défense de la démocratie, de la tolérance et des « valeurs de la  république « qui sont monarchiques chez le roi Philippe.
Les opposants n'y vont pas de main morte, il parlent de « congrès de la haine », « festival du racisme », d'antisémitisme, de fascisme, d'opinions « nauséabondes », bref, toute leur partition y passe sur un mode majeur et crescendo ad libitum. Et ils déplorent de ne pouvoir interdire sans plus cette réunion  tant que le « délit n'est pas constitué ». En d'autres mots, ils font un procès d'intention et exigent d'avance une sanction. Et d'invoquer la « jurisprudence Dieudonné », qui permit au Conseil d'Etat d'interdire un spectacle de l'humoriste avant même qu'il n'ait ouvert la bouche.
Il faudrait que s'accordent les violons : ou bien on admet vivre en démocratie et faire sien le célèbre mot de Voltaire : je ne suis pas d'accord avec vos idées mais je me battrai pour que vous puissiez les exprimer ; ou bien on impose une fois pour toute et sans ambages la doxa officielle, soit l'opinion qu'il est permis d'exprimer sur tous les tons, les autres étant, une fois pour toutes interdites. Ce serait clair et net et mettrait fin à cette rampante hypocrisie qui veut que l'on soit pour la liberté pour autant qu'elle soit en adéquation avec l'opinion admise par le pouvoir en place et ses affidés.
Dès lors que l'on souhaite s'écarter de la ligne officielle, vous aurez remarqué que l'insulte fuse. Ainsi, monsieur Dupont-Aignan, tout juste toléré par la nomenklatura en place, se voit reprocher d'avoir un ami qui a osé publier sur le site « Boulevard Voltaire » lequel a accueilli un papier d'Alain Soral, paria de référence. Comment peut-il frayer avec des gens gens pareils ? Qu'il s'en explique et fissa !
De nos jours, pour exprimer une opinion, il faut d'abord montrer patte blanche, sans quoi, vous êtes grillé, fiché, surveillé et bientôt « pucé », on n'arrête pas le progrès surtout quand il s'agit de museler son prochain.
A Bruxelles, en prévision de ce congrès, des autorités bien au parfum, informent la presse que des groupes d'opposants comptent le perturber, que l'ordre public, chose délicate entre toutes, risque d'être troublé et que par conséquent, des mesures s'imposent qui … Vous l'aurez compris, tout cela est cousu de fil blanc et prémédité. Pour sa « défense », la démocratie à ces messieurs excuse toutes leurs outrances, toutes leurs prévarications.


FvD