28/10/2014

Zemmour et le suicide français

 

Le suicide français - Ces quarante années qui ont défait la France

Eric Zemmour vendrait dix mille exemplaires par semaine de son dernier opus : Le suicide français. (Albin Michel)
Alain Soral a écrit la même thèse voici longtemps, il n'est pas le seul, mais nous n'allons pas bouder notre plaisir et nous nous réjouissons donc de ce succès qui prouve, s'il le fallait encore, combien le bon peuple de France est sensible à cette thématique.
Il fallait aussi s'appeler Zemmour pour contrer d'une manière aussi frontale et sans risquer les affres judiciaires, le lobby juif, le communautarisme exacerbé chez certains, et rétablir la vérité sur la politique juive de Vichy. Un autre eut été traité de tous les noms, Zemmour se fait cracher dessus par quelques juifs compulsifs, reçoit l'épithète de « juif honteux », mais il s'en fout, nous aussi.
Nous ne pouvons que vous conseiller ce livre, fort bien écrit de surcroît, si vous n'avez lu autre chose dans cette veine.
Rectifions cependant deux ou trois points.
Pour Zemmour, c'est l'islam qui prendra notre place au bout de l'agonie française. C'est une conclusion hâtive qui nous fait prendre l'islam pour un agresseur, alors qu'il n'est que la conséquence de nos propres turpitudes. Si les musulmans en France s'intègrent mal ou refusent de le faire, ce n'est pas tant par refus irrationnel, mais parce que nous n'avons plus de valeurs de substitution à leur offrir. Le relativisme moral, le féminisme, le syncrétisme mondialiste, l'égalité des sexes et la confusion des genres, sont irréductibles à un esprit religieux et traditionnel qu'il soit chrétien ou musulman, peu importe. Pas étonnant donc que les musulmans se retranchent dans leur pré carré, dernier rempart d'une identité qui se délite partout ailleurs. Qui, à leur place, ne ferait pas pareil ? Si demain la France affirme à nouveau son identité historique et culturelle, si elle redevient une nation souveraine qui défend des valeurs propres à son génie, la question de l'intégration de l'allochtone se posera en d'autres termes.
Ce n'est pas précisément l'islam, l'ennemi numéro un, c'est notre démission collective face aux forces de déconstruction qui aujourd'hui sont aux commandes à tous les niveaux de l’État. Notre premier devoir, par conséquent, est de les neutraliser et, ensuite d'affirmer notre identité telle que l'Histoire et la religion l'ont façonnée. Notre pire ennemi est en nous-mêmes.
Zemmour fait remonter le genèse du suicide français à mai 68. C'est vrai, mais il faut remonter à encore plus loin. C'est la Révolution, l'exécution du Roi et la rhétorique révolutionnaire qui, conçue dans les éprouvettes des « Lumières », sont les ferments destructeurs de l'esprit français. Jacques Bainville a remarquablement illustré cette hypothèse. L'Ancien régime était « naturel », ce qui lui succède est de l'idéologie et cette dernière, ne pas l'oublier, est la logique de l'idée et non celle de la raison. L'idéologie engendre le sophisme et ce dernier ne se connaît pas de bornes, tout lui est bon pour asseoir ses paradoxes capiteux.
C'est, dès lors intoxiquée par ces poisons, que la France, petit-à-petit, avec des périodes de rémission, se coule dans un linceul, point final de sa destinée.
Dix mille lecteurs par semaine pourront-ils changer sans violence1 le cours des choses ?
Nous en doutons ...

FvD

 

1 Vie et violence ont la même racine.

10/10/2014

Où est passé Kim Jong-Un?

Où est passé Kim Jong-un?

Par La Voix de la Russie | La disparition depuis un mois du leader nord-coréen, généralement très médiatisé, suscite des spéculations sur un éventuel coup d’Etat.

Disparu depuis plus d’un mois. La dernière fois que le leader nord-coréen Kim Jong-un a été aperçu en public, c’était le 3 septembre, pendant le concert du groupe pop Moranbong Band. Et ce vendredi, pour la première fois depuis qu’il dirige la Corée du Nord, le fils de Kim Jong-il a manqué aux célébrations du 69e anniversaire de la création du Parti des travailleurs de la RPDC.

Des spéculations démenties

Les médias ont déjà parlé à maintes reprises des problèmes de santé du leader âgé de 31 ans. Dans un reportage, diffusé cet été à la télévision centrale nord-coréenne, Kim Jong-un marchait en boitant. Et le 26 septembre, pour expliquer une longue absence du leader nord-coréen qui aime faire des apparitions dans les médias, la télévision de la RPDC a annoncé que le leader a des difficultés à se déplacer.
Le 8 octobre le quotidien The New York Daily News a publié un article, dans lequel il affirme que la sœur cadette du président nord-coréen Kim Yo-jong, âgée de 27 ans, gouverne le pays. Le même jour, Rodong Sinmun, le journal du Parti des travailleurs de la Corée du Nord a démenti cette information affirmant que « Le camarade Kim Jong-un est un grand leader du Parti des travailleurs de Corée et le modèle dans notre lutte pour la révolution ».

Deux scénarios les plus vraisemblables

Parmi une multitude des rumeurs sur ce qui ce passe en Corée du Nord, deux versions des faits semblent les plus probables.
Selon la première version, Kim Jong-un est gravement malade, mais il garde le pouvoir. Le quotidien sud-coréen Chosun Ilbo rapportait le 29 septembre que le président de la Corée du Nord a subi une intervention chirurgicale sur les genoux et est actuellement en cure de rétablissement dans une clinique pour les membres du Parti des Travailleurs. Et en attendant, c’est Kim Yo-jong, qui remplacerait son frère à la tête du pays.
Selon la deuxième version, un coup d’Etat se serait produit en RPDC, provoquant la destitution de Kim Jong-un du pouvoir, voire sa mort. Selon les anciens fonctionnaires nord-coréens qui ont fui le pays, le vice-maréchal Hwang Pyong-so a toujours gouverné et gouverne le pays. Auparavant il rapportait de la situation à Kim Jong-il, et désormais, il aurait pu décider de ne plus le faire.
« Il est difficile d'interpréter la situation en se basant uniquement sur les apparitions de Kim Jong-un dans les médias. Ce régime nous a habitués à des pratiques qui peuvent paraître étonnantes de l'extérieur, et nous nous sommes souvent trompés, en cherchant justement à interpréter des mouvements là où ils signifiaient leur inverse », explique à La Voix de la Russie Barthélémy Courmont, chercheur à l’IRIS et rédacteur en chef de la revue Monde chinois, nouvelle Asie. « Toutefois l’idée que le dirigeant soit en difficulté semble peu probable, compte-tenu de la présence notamment Hwang Pyong-so, considéré comme le numéro 2 du régime. Des proches de Kim Jong-un étaient également dans la délégation, ce qui a priori exclut la thèse d'une mise à l'écart de Kim Jong-un ».
Même son de cloche chez le spécialiste russe le la Corée du Nord Andreï Lankov.

« L’hypothèse du coup d’Etat est exclue », affirme-t-il dans un entretien accordé à Gazeta.ru. « D’abord, il n’y a aucun changement important en haut, aucun signe de désarroi. Deuxièmement, l’appareil d’Etat nord-coréen effectue ces derniers temps des manœuvres certes complexes, mais bien réfléchies ».


Un regain de l’activité diplomatique de la Corée du Nord

Sans prévenir, une délégation avec le vice-maréchal Hwang Pyong-so a sa tête, s’est rendue à la cérémonie de fermeture des Jeux Asiatiques d’Incheon. Pour la première fois en 15 ans, le ministre nord-coréen des Affaires étrangères Li Su-yong s’est rendu à l’Assemblée générale de l’ONU pour discuter notamment du rapprochement avec la Corée du Sud. Ensuite, le chef de la diplomatie nord-coréenne s’est rendu en Russie, où il a notamment déposé une gerbe de fleurs sur la centrale hydraulique de Boureïskaïa (région de l’Amour), comme l’avait fait Kim Jong-il il y a quelque temps. Enfin, les hommes politiques nord-coréens se sont rendus à Tokyo pour discuter de la question des citoyens japonais qui sont actuellement emprisonnés en RPDC.

« L’activité diplomatique de la Corée du Nord de ces dernières semaines est tout à fait singulière », analyse la situation pour La Voix de la Russie Barthélémy Courmont. « Après cinq ans de relations marquées par les tensions, cette reprise du dialogue est un évènement majeur, qui marque d'un côté la volonté de Kim Jong-un de maintenir la porte ouverte avec Séoul, et de l'autre la volonté de la présidente sud-corenne Park Geun-hye de réactiver le dialogue, rompant ainsi avec la ligne très stricte de son prédécesseur Lee Myung-bak. Difficile et fragile (de nouveaux heurts entre militaires confirment que les tensions restent très vives), ce dialogue est visiblement souhaité par les deux parties, adoubé par Washington et Pékin, et nécessaire si on souhaite avancer dans la péninsule. Ce dialogue est de toute façon inévitable, Pyongyang ne pouvant à terme se passer de l'aide de Séoul, et Séoul ne pouvant se résoudre à un conflit non résolu à ses portes s'il souhaite s'affirmer dans cette région et dans le monde ».

14:16 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : corée du nord, kim jon un, politique, asie |  Facebook |

07/08/2014

Pourquoi nous vivons en régime totalitaire

 

Dans « Le système totalitaire », Hannah Ahrendt (photo) analyse la genèse de cette forme d'oppression. Celle-ci domine, conclut-elle, par l'idéologie qu'elle impose à ses sujets. Sous sa coupe ils deviennent superflus (des êtres qui en soi ne lui sont pas nécessaires) et entièrement dominés par l'idée au point qu'ils en sont sidérés (ou en catalepsie intellectuelle, si vous préférez). La sidération explique l'apathie, quasi complice et l'absence de toute réaction. Le système totalitaire repose sur cette docilité passive, aveugle et muette.
L'idéologie, ajoute la philosophe, c'est la
logique de l'idée, qu'elle oppose à la logique de la raison.
Dès lors qu'il y a sujets
superflus, le système dominant va cultiver leur superficialité, ferment de leur inconscience. Celle-ci est diverse et va du panem et circenses des Romains, aux rassemblements monstres de Nuremberg ou de Moscou et, ajouterons-nous, à cette forme plus subtile qui est mise en place aujourd'hui: l'exacerbation d'un individualisme hautement encadré par une police de la pensée.
Hannah Arendt pense, bien sûr, à la Russie soviétique et l'Allemagne nazie. Elle ajoute : pour qu'il y ait État totalitaire, il faut qu'il y ait camps de concentration où sont regroupés ceux que le régime ne peut tolérer en liberté et qu'il n'a pas encore éliminé physiquement. Il faut que toute pensée divergente soit éradiqué au point qu'elle ne puisse même plus être conçue dans l'intellect des sujets, donc qu'elle soit réduite à néant purement et simplement. Ainsi, persécutions et massacres des chrétiens, considérés comme des éléments hétérogènes irréductibles à l'esprit de l'Empire romain, purge des intellectuels à Moscou, Berlin, Pékin ou Pyongyang etc ...
Si vous vous imaginez que ce qui précède s'adresse exclusivement à des régimes du passé, régimes honnis comme on vous l'a si bien appris et dont vous ânonnez si servilement les turpitudes apprises à l'école et dans la presse du cru, détrompez-vous !
Depuis soixante-dix ans, on vous a mis en tête que la démocratie et les droits de l'homme sont des incontournables à ne pas transgresser sous peine – non pas de camps de concentration – mais ruine sociale et financière. Et les tribunaux s'y entendent pour vous occire sans faire couler le sang.
L'idéologie veut faire de vous un bon démocrate (en France on dit : un bon républicain), affidé, zélé bien sûr, de « valeurs universelles » dont la remise en cause ne peut se faire sans mettre en péril la vie du dissident.
Le régime manie les mots, les tripote, en dévie le sens, les réduit en concepts purement théoriques puis les vénère sur un autel de pacotille. Il cultive la soumission de ses sujets en cultivant les zones marginales de leurs préoccupations : jeux télévisés, tabac, alcool, mariage homosexuel, minorités sexuelles et communautaires, problèmes aux lisières de la société etc ...
Vous devez croire en l'égalité foncière entre tous les hommes, entre hommes et femmes, entre tous les sexes même les invertis, compris ? Et vous n'êtes pas raciste, c'est interdit, sauf quand il s'agit de battre sa coulpe quand on est blanc et plutôt deux fois qu'une si, en plus, l'on est Allemand !
Vous n'êtes pas antisémite, l'antisémitisme est un délit. Quant à la Shoah vous trouvez normal qu'en ce qui la concerne, les historiens n'ont rien à vérifier ou contrôler, tout est dit, y a rien à voir, circulez !
Et, bien sûr, vous ne protestez pas, si le régime met l'un d'eux, sceptique en diable, en prison pour avoir voulu examiner de plus près des choses qui sont, voyons ! si évidentes …
Le credo c'est que l'homme est la mesure de toutes choses, qu'il est libre de disposer de son corps, de donner la vie, de la refuser, de la tripoter en éprouvettes et la jeter si elle ne lui convient pas. Si ce n'est pas votre conviction, on la tolère, mais vous la fermez, compris ?

Vous croyez, comme on vous l'a bien mis en tête, que le mal et le bien sont des notions somme toute contingentes au déploiement social et culture de la société dans son développement historique et spatial. Vous comprenez pas ? Pas grave, récitez, c'est tout !
Vous pouvez voter pour qui vous voulez, nous sommes en démocratie, quand même ! Mais pas pour des partis extrémistes, surtout s'il portent ombrage à ceux du régime imposé.
La religion c'est un truc du passé. La mode c'est la laïcité, personne ne sait au juste ce que cela veut dire, sinon que vous avez le droit de réciter vos ave et pater chez vous à la maison, sans déranger vos voisins et puis la fermer une fois pour toutes.
Pour l'ouvrir bien grande quand il faudra chanter les louanges de ce régime de liberté et d'humanisme aux antipodes de l'obscurantisme médiéval dans lequel vous croupissiez.
Mais ça, c'était avant !

FvD