02/07/2014

Sarkozy, le président voyou

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Vous achèteriez une voiture d'occasion à ce type ?
C'est Nicolas Sarkozy, celui à propos duquel le magazine «Marianne » titrait il y a trois ans « Le président voyou ». Rien qu'à le voir – vulgarité des traits oblige – on réalise qu'il n'y a rien de noble, de vertueux chez lui. On sent l'arriviste, le flagorneur des grands, l'indifférent des petits et sans grades. Voilà un homme prêt à tout pour satisfaire son orgueil, tout y compris les plus lâches des renoncements, les plus viles des exactions quand on est garant de la Constitution et des lois. La loi d'ailleurs, cet avocat s'en fout, elle ne vaut que dans la mesure où elle sert ses propres intérêts.
Il est mis en examen pour corruption active et trafic d'influence. C'est la première fois qu'un ancien président de la République (garant des lois et de la Constitution ! ) est mis en examen pour des délits en rapport avec sa fonction présidentielle. Du jamais vu !
Révélateurs, les commentaires que Sarkozy et son avocat (Me Herzog) échangeaient sous pseudonymes par téléphone
: « ces bâtards », comme ils qualifient les juges de Bordeaux qui enquêtent dans l'affaire Bettancourt. « Il a bossé », dit Herzog, parlant d'un magistrat de la Cour de Cassation, un peu comme si de dernier était un laquais aux ordres …
Il y a d'autres casseroles qu'il traîne, l'ex premier magistrat de France : le financement de sa campagne par Mouamar Khadafi, les sous-marins de Karachi, le financement de sa campagne de 2012. Du boulot pour son avocat. Le hic, c'est que ce dernier est aussi mis en examen. Ils finiront tous les deux en tôle, chiche ?
Et voilà-t-y pas que ce type prétend revenir en politique, histoire de donner des leçons à tous les autres qui, dans son parti, ne l'attendent pas pour se lancer, à leur tour, dans la course à l’échalote. En matière de culot, d'arrogance et d'inconscience, il est champion !
Le voilà contrarié dans ses futurs desseins, forcément un candidat à la présidence d'un parti politique qui a les juges au cul, cela fait mauvais genre, que dire alors de celui qui se rêve à l'Elysée pour la seconde fois ?
Tout cela nous conforte dans l'idée que la justice est parfois immanente. Il est sanctionné, ce gougnafier qui insultait son monde, paradait comme un paon dans les rencontres internationales et exhibait sa vie privée comme le fait un adolescent boutonneux. Sanctionné, ce chef d’État qui a été corrompu par un autre (Khadafi), qui a mis le point final au gaullisme en faisant réintégrer son pays dans l'orthodoxie de l'OTAN et celle de l'Europe de Bruxelles.
Cette histoire fait les choux gras du parti socialiste qui se dit que voilà un candidat potentiel à la présidence sérieusement handicapé. Pas autant que ce vieux vicieux de Strauss-Kahn, certes, mais pas loin de là. Elle permet à des velléités de l'UMP de s'en donner à cœur joie. Juppé, l'air de ne pas y toucher, voit ses chances augmenter de manière exponentielle, Fillon doit jouir dans son coin et d'autres de même.
Tout cela prouve, s'il le fallait encore, l'état grave de délitement dans lequel est plongée cette classe d'hommes qui se prétendent « serviteurs de l'Etat » et n'en sont que les dépeceurs. Voilà où nous mène l'obsession de la réussite individuelle et la vertu reléguée au rang de bimbeloterie.

Seule une révolution politique et morale nous sauvera du naufrage annoncé.

FvD

 

 

31/05/2014

France: la conjuration des incapable

 

Bonjour, nous sommes le trente et un mai de l'an de grâce deux mille quatorze, jour de la Visitation de la Vierge Marie. Si vous ne savez pas ce que signifie « Visitation », retournez au catéchisme, bande de mécréants.
Nous sommes gouvernés par des incapables, en partie parce que ces derniers sont élus par des incultes. Et il y a de quoi. Savez-vous, braves gens, que l'Histoire de France n'est pratiquement plus enseignée dans nos Collèges et Lycées. Que pour pallier cette criminelle incongruité, un historien, monsieur Dimitri Casali, a publié un Altermanuel d'Histoire (Perrin) où il raconte, entre autres, Roncevaux et Roland, le baptême de Clovis, Charlemagne, Louis XI, Jehanne d'Arc et des tas d’événements plus utiles pour expliquer notre pays à nos têtes blondes que l'empire du Mali et la dynastie des Han. Mais nos enfants ont pour professeurs des crétins qui en font des sujets d'expériences pédagogiques douteuses, quand ce ne sont pas carrément des criminels qui consciemment déconstruisent au nom d'un postmodernisme creux et vide la civilisation de leurs parents.
Nous sommes gouvernés par des incapables.
Tenez, madame Taubira, égérie venue de la forêt guyanaise, militante indépendantiste jadis, rangée en ministricule de la République aujourd'hui et négresse de service d'un gouvernement accroc à la « diversité » anémiante. Comme il y a trop de détenus dans les prisons françaises, la brave dame a une idée originale : autant les vider ! Elle concocte donc un texte qui obligerait les juges, pour tout délit puni de cinq ans de prison maximum à appliquer la contrainte pénale, c'est-à-dire, éviter d'enfermer le délinquant, lui faire tondre les pelouses des municipalités, laver les voitures des fonctionnaires et monter la garde la nuit dans les complexes sportifs des banlieues à risques. Liste non limitative. Voilà t'y pas qu'une parlementaire introduit en catimini un amendement étendant cette mesure à tous les délits. Tous ! Et Christine (Taubira) de laisser faire, sans moufter !

Ainsi, dans cette optique laxiste, un brave type, un peu pédophile mais sans plus, au final d'une fête de famille bien arrosée, pourrait bénéficier de la clémence des juges si, sans vouloir à mal il aurait tripoté quelque peu, mais si gentiment, sa nièce Sidonie, huit ans. Faut comprendre les gens, quand même ...
Le président Hollande a piqué une colère, paraît-il et a recadré Christine, mais le mal était fait.
Un gouvernement qui ne veut pas que l'on enseigne l'Histoire, qui produit des générations d' analphabètes et qui en plus laisse faire jusqu'à l’innommable. On est servi.
C'est Antonio Gramsci (si vous ne savez pas qui est Gramsci, prenez-vous en à vos professeurs !) qui a écrit cette phrase que je cite de mémoire : entre le déclin d'une civilisation et l'émergence d'une nouvelle, il y a comme un clair-obscur dans lequel paraissent les monstres.
Nous y voilà !

FvD

26/05/2014

Une victoire du front National, pour quoi faire ?

Marine Le Pen après l'annonce de la victoire du FN aux Européennes, le 25 mai 2014. (Christian Hartmann/REUTERS)

Que signifie le vote de ce dimanche en France. Que 25% des Français sont des europhobes xénophobes, des crypto-fascistes è tutti quanti ? Nenni ! Les Français, comme tous les peuples du monde, c'est de la bonne pâte. Ils demandent pas grand chose : un travail payé décemment, la sécurité dans les rues et un avenir pour leurs enfants. Une bonne équipe de foot serait un plus. Voilà, rien d'autre. Pour le peuple, la politique, c'est le Café des Sports, à l'heure de l'apéro, histoire de refaire le monde et râler pour rire.
Mais quand le travail fout le camp, parce qu'au nom de l'Europe il faut le partager avec des Roumains, des Polaks, des Bulgares et des Moldo-Slovaques d'une Transnistrie, dont personne ne sait que la capitale est un bled nommé Tiraspol, alors rien ne va plus  ! Et Bruxelles est une ville voisine et sympathique, sauf quand des zombies technocrates, dans leurs bureaux aseptisés, décident qui peut ou ne peut pas monter sur l'escabeau pour la cueillette des cerises.
Quand il y a des étrangers, venus d'Afrique du Nord comme de l'au-delà du Sahara qui sont de plus en plus nombreux et, manifestement, ne s'assimilent pas, voilent leur(s) femme(s), ne parlent pas français, réclament leur nourriture à eux et vont se battre dans des pays où leurs congénères s'entre-tuent, alors ils en ont marre et, comme ces derniers sont de plus en plus nombreux, ils parlent de « Grand Remplacement » et exigent, à raison que cela cesse.
L'idéologie, dit le vote, c'est fini ! L'immigration n'est pas « une chance pour la France », l'Europe, dans laquelle le Français lambda peut se reconnaître, il n'en veut pas si elle l'appauvrit. Le peuple, il est comme ça, très prosaïque, pas de  paroles ou des promesses creuses, mais des actes et ces derniers ne sont pas au rendez-vous.
Ce qu'il ne sait pas, le bon peuple de France, c'est que rien ne changera.
En France, certainement pas. Dans une suspecte envolée, Manuel Valls, les yeux illuminés par une lueur démoniaque, a martelé comme un automate que « rien ne changerait », que tout s’accélérerait au contraire.
En Europe, pareil. Le Parlement européen sera composé d'une majorité d'euro-soumis castrés qui éliront sans doute cet obscur Luxembourgeois si mal nommé
Juncker 1 président de la Commission qui continuera, comme si de rien n'était, à faire ce qui se faisait avant. Qu'importe l'humeur des Français pourvu que les Allemands soient contents, eux, et les banques avec !
Et dans le monde ce sera pareil. Le président de la République française dit qu'il ira, demain, parler à ses partenaires. Ces derniers sont des gens polis qui l'écouteront en silence.
Rien ne changera, le discours s'enrichira sans doute de sophismes nouveaux qui feront leur temps mais ne tromperont personne.
Alors, il ne faudra pas s'étonner si, dans un avenir proche, le bulletin de vote soit remplacé par la Kalachnikov !

FvD

1« Junker », écuyer en français. Premier titre de la classe chevaleresque. Rien à voir avec le triste charisme du sieur dont question.