04/12/2014

Alain Soral sur le catholicisme, l'immigration et la France en général

Alain Soral dans une interview à Médias-presse-info.
"Il faut refaire du catholicisme la religion d'Etat."

 

24/10/2014

Valls-Hollande: Eh bien, la guerre !

Hollande à Valls: Les mois à venir demanderont du « sang-froid » - YouTube thumbnail

Je sais bien, écrit en substance Valmont à Mme de Merteuil, qu’avec vous il n’est jamais facile de savoir où l’on en est, mais je vous supplie, pour une fois, de répondre, même en deux mots, à cette simple question : Oui ou non, sommes-nous en guerre ? À quoi la Merteuil répond en effet très laconiquement, en lui retournant sa lettre (la cent-troisième des Liaisons dangereuses) au bas de laquelle elle a griffonné cette déclaration sans ambiguïté : « Eh bien la guerre ! »
La guerre ? Elle est partout aujourd’hui dans notre classe politique. À droite où UMP et UDI se sont décidément mises en désordre de bataille. Mais aussi bien à gauche où, trois jours après la rentrée sur le terrain, dans son maillot de demi de mêlée, Martine Aubry, Benoît Hamon et Aurélie Filippetti rejoignent avec éclat les « frondeurs » et où le premier nommé ne craint pas de déclarer que la politique du gouvernement constitue « une menace pour la République » et mène à « un désastre démocratique ». Rien que ça. Le pauvre, comme il a dû souffrir pendant les deux ans où il y a été associé en tant que ministre ! Sur quoi tout le parti entre en effervescence et étale au grand jour ses querelles et ses fractures.
Pourquoi tant d’agitation ? À cause de l’état de la France ? De la progression des extrêmes ? Sans doute, mais aussi, plus trivialement parce que, sans que personne puisse dire encore quand et comment la chose se produira, l’idée que ça ne peut pas durer et que l’on va fatalement vers des élections, présidentielle ou au moins législative, anticipées revient en force et obnubile désormais tous les candidats potentiels ou déclarés à la magistrature suprême.
Fidèle en l’occurrence au principe du parler-vrai, dont il s’est fait une règle avec exceptions, comme toute règle qui se respecte, c’est Michel Rocard qui met les pieds dans le plat en déclarant sur Canal+ : « Je ne pense ni que François Hollande souhaite se représenter ni qu’il le puisse et, moi-même, je le lui déconseillerais. » Et c’est Le Monde d’hier qui titre en manchette : « Au PS, la bataille de l’après-Hollande a commencé. »
Une page, en tout cas, se tourne. Comment expliquer autrement les avertissements et les amabilités dont le président de la République a ponctué, mercredi, la sympathique cérémonie au cours de laquelle il remettait les insignes de grand-croix de l’ordre du Mérite à son Premier ministre, conformément à la tradition, datant de 1993, qui veut que ce soit un mérite d’avoir passé six mois à la tête du gouvernement.
François Hollande a tenu – ce qui n’est pas dans ses habitudes – à mettre les choses au point dans le petit discours qu’il a décoché à bout portant à Manuel Valls. D’abord en signifiant à celui-ci que ce que le chef de l’État attend du locataire de l’hôtel Matignon, c’est qu’il exécute les consignes qui lui sont données de l’Élysée, et que l’action menée depuis six mois par Manuel Valls ne fait que s’inscrire dans la continuité de celle de son prédécesseur. Ensuite en taquinant le Premier ministre sur son attachement bien connu à la figure de Clemenceau, qui n’a pas réussi à se faire élire Président. « Mais on peut réussir aussi son existence, n’est-ce pas, sans être président de la République. » À bon entendeur…
Il n’est pas douteux que le Président avait eu connaissance de la longue interview, délibérément insolente et provocatrice, accordée par Manuel Valls à l’ancien Nouvel Observateur qui a cessé d’être nouveau cinquante ans après sa fondation.
Et que dit, entre autres, dans cette interview celui dont on ne sait plus trop, justement, s’il faut encore le qualifier de Premier ministre de François Hollande ? Que ce fut une erreur de ne pas tendre la main, il y a deux ans, à François Bayrou. Erreur en effet, et irrattrapable, dont l’auteur n’est autre que le candidat élu grâce au désistement du centriste. Que la gauche doit cesser d’être « passéiste » pour devenir « pragmatique, réformatrice et républicaine ». Que l’idéologie, qui nous a fait tant de mal, doit en être bannie. Le mot de « socialisme » est désormais absent du vocabulaire de Valls et le nouveau parti qu’il appelle de ses vœux, qu’il prenne la forme d’une fédération, d’une maison commune ou d’un rassemblement, n’en portera pas le nom. Énumérant enfin les références et les inspirations qui sont les siennes, Manuel Valls cite en premier Clemenceau, qui fut toute sa vie un adversaire déterminé du socialisme, Mendès, « forcément », Jaurès et Blum, quand même, mais aussi Felipe Gonzáles, Olof Palme, Willy Brandt. Et, parmi les contemporains, Michel Rocard et Lionel Jospin. Cherchez l’absent.
Les choses sont claires. Le ver est dans le fruit, Manuel Valls reprend sa liberté – au moins idéologique – et entame sa propre campagne, à partir des mêmes positions qui lui valurent 5 % des voix à la primaire socialiste. Le Premier ministre n’entend pas être englouti dans le naufrage où s’abîme le Président. Les deux têtes de l’exécutif ne regardent plus dans la même direction. Chacun pour soi, en somme.
« Eh bien la guerre ! », disait la Merteuil.

Dominique Jamet

Journaliste

source: Boulevard Voltaire

 

09:04 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : manuel valls, françois hollande, ps, france |  Facebook |

04/10/2014

Juppé en beau-père idéal ...

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Ce cher monsieur Juppé ! Comme il était brillant, hier, dans « Des Paroles et des Actes » de David Pujadas ! On se prend à rêver ; il a de l'humour cet homme, on l'inviterait bien à notre table, il est posé, maître de lui, a le sens de la répartie élégante et bien tournée, le regard clair de celui qui n'a rien à nous vendre sous le manteau, plus vraiment le gendre idéal, mais le beau-père des vieux jours tendres de maman, ça oui !
Fallait le voir, bien mis, droit (dans ses bottes), patient, civil, fleurant bon une eau de toilette discrète mais présente. Les journalistes en face buvaient du petit lait. Un grand moment.
Il y a toujours dans ce show médiatique une concession à la vulgarité démocratique. Dans le public, des spectateurs choisis et propres sur eux posent chacun une question. Arrive le tour d'une jeune femme issue de l'immigration. Dans un français impeccable elle interpelle Alain Juppé sur les discriminations et le racisme que subissent tous les jours les habitants défavorisés des banlieues. Elle lui dit qu'il est un « héritier », un « blanc » (sic) et un sexagénaire (resic), et qu'il ne peut donc rien comprendre de ce qui se vit là-bas, si loin de son existence feutrée de favorisé.
Question révélatrice d'une arrogance qui ne se cache plus. Voilà donc que « blanc » et « sexagénaire » relèvent du handicap. Dans les banlieues, ne sont dignes de se pencher sur les soucis de ses habitants que ceux qui sortent du même sérail. Si ce n'est pas du communautarisme, c'est quoi ? Peu importe l'habile réponse de l'ancien ministre, il y eut un masque levé, hier soir, et nous devons en être reconnaissant à cette jeune femme.
Pour le reste, que retenir des circonvolutions habiles d'une homme pour qui la politique est une nature première ?
Il est, certes, d'une classe bien supérieure au fripier séfarade qui s'agite dans son coin. Il a le don de plaire et a toutes ses chances dans la longue course qui s'amorce. Mais quant au fond ?
C'est l'homme du système. Son majordome zélé. Il dit vouloir changer bien des choses, mais le pourra-t-il ? Sur l'immigration, il propose de modifier les règles de fonctionnement de Schengen, mais pour ce faire, il faudra l'accord de tous les pays concernés (ils ne sont pas tous membres de l'U.E). Avant que cela ne se réalise, des années se seront écoulées et des millions de clandestins camperont aux portes de nos villes. Sur le sociétal, il dit prendre acte de l'évolution des mœurs et du mariage des invertis et jure ses grands dieux que la GPA et la PMA, il ne les tolérera pas. Maigres assurances qui sont autant de zakouski anesthésiants et rien d'autre.
Sur l'islam, il rappelle qu'il est membre de la Licra (succursale du lobby juif) et qu'il est partisan de financer les centres culturels attenants aux mosquées, ce qui est une façon burlesque de contourner la loi sur la séparation des Eglises et de l'Etat, mais passons. Rien d'audacieux dans ce qu'il exprime, rien qui soit nouveau, tout juste une gestion du réel d'où ne ressort que sa naïveté ou, plus vraisemblable, son réalisme cynique.
Avec Juppé à la tête de l'Etat, on aura un monsieur poli, parlant bien, sachant pratiquer le baise-main et se conduire comme il faut, mais ce sera bien tout.
Saluons la prestation de Marion Maréchal-Le Pen. Elle connaît ses dossiers, elle ne semblait pas impressionnée plus que ça par son vis-à-vis et, gentiment, tout en sourire a relevé ses contradictions.
Bref, une bonne soirée entre copains, mais qui ne mange pas de pain.

 

FvD

08:29 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : alain juppé, ump, nicolas sarkozy, primaires à l'ump, ps, hollande, france |  Facebook |