31/10/2014

Jérusalem: quand des juifs fanatiques veulent reconstruire le Temple

 

Et voilà que le fantasme reprend force et vigueur. Aux États-Unis, des juifs fanatiques, encouragés en cela par de (pseudo) chrétiens ignares et débiles, rêvent de reconstruire le Temple de Jérusalem, ce qui ne sera que la troisième fois 1. Ces derniers, des évangéliques islamophobes enragés, soutiennent mordicus que le jour où tous les juifs seront regroupés en Israël, ils reconnaîtront Jésus Christ comme Messie et Sauveur et se convertiront tous en dévots fidèles et sincères. Et mon cul, c'est du poulet
Le Temple dont question doit être construit sur l'emplacement de l'ancien. Problème, la place est prise par la mosquée Al-Aqsa, troisième lieu saint de l'islam. Si les juifs la démolissent, c'est la guerre mondiale assurée. Mourir pour le Temple des juifs, non merci ! De plus, petit détail, cette mosquée, dont le dôme doré couronne la ville, est le plus bel édifice de Jérusalem, par ailleurs une ville sale, laide et particulièrement polluée.
Sur le plan théologique, la reconstruction du troisième temple est la négation même du christianisme. Le Christ n'a-t-il pas dit que ce Temple, il le mettrait à bas et le rebâtirait en trois jours, ceux, précisément de sa mort et de sa résurrection ? C'est ce que ce ces bêtas d'évangéliques ne comprennent pas, faut dire que quand on est bouché comme ils le sont, autant se loger une balle dans ce qu'il reste de crâne.
Voilà donc les temps amers que nous vivons, entourés de niais et de sots qui pontifient à longueur de temps.
A Washington, Netanyahou se fait traiter de « crotte d'oiseau », tant son obstination à coloniser devient embarrassante pour le gouvernement américain. Même le lobby juif commence à trouver le jeu de ce talmudiste compulsif quelque peu trop voyant. Génocider, oui, mais avec classe et discrétion, quand même !
La Suède est un pays calme, pondéré et serein. Il vient de reconnaître officiellement l’État palestinien. C'est le premier de la si frileuse Union Européenne à l'avoir fait. Des parlementaires irlandais le demandent à leur parlement, d'autres emboîteront la voie tracée par les Suédois. Monsieur Lieberman, un Moldave émigré en Palestine occupée, a répliqué que les Suédois n'y connaissaient rien et que le moyen-orient est plus compliqué qu'un meuble Ikéa. Non, mon salaud, le moyen-orient n'est pas compliqué, c'est très clair : il y a des usurpateurs, des voleurs, des criminels et des génocidaires en Palestine qui n'y ont pas leur place. Dégagez, tous autant que vous êtes et les choses deviendront simples. Et pacifiques !

FvD

 

 

1 Si l'on prend en compte le premier Temple, celui de Salomon, lequel, tout comme son Temple, n'a jamais existé. Mais bon, il y a des mythes qui ont la vie dure.

 

20/10/2014

Israël: ces Juifs qui s'en vont pour une meilleure vie en Allemagne !

 

 

Une page Facebook pour inciter les juifs qui le souhaitent à venir s'établir à Berlin pour vivre mieux qu'à Tel-Aviv. Et ça marche ! Six-cent-mille visiteurs en une semaine. On peut y voir un ticket de supermarché berlinois comparé à un israélien, pour les même produits. Berlin est trente pour cent moins cher, la sécurité, n'en parlons pas, l'intégrisme religieux encore moins, bref, le paradis comparé à Tel-Aviv, Jaffa ou Jérusalem. Bien sûr, Benjamin Netayahou n'est pas content. Parlant de ces juifs qui s'en vont en Allemagne, ils les traite de « lâches » et estime que leur défection est une insulte « à la mémoire des victimes de l'holocauste ». Cette dernière, comme d'habitude, est mise à toutes le sauces. Pauvres gens dont on instrumentalise ainsi la mort et les souffrances. Après tout, Benjamin Netanyahou devrait savoir que la première tâche d'un gouvernement est de garantir la sécurité de ses concitoyens et que ce n'est pas en menant, comme il le fait, une politique d'agression, de provocation et de massacres qu'il va sécuriser à terme les juifs dans Israël. Les juifs sentent que leurs jours en Sion sont comptés et qu'il est grand temps de se repositionner.

« Après tout, Jacob lui-même est parti en Egypte pour doubler son salaire et payer le tiers du loyer » répliquent les candidats au départ. « On se reverra dans les chambres à gaz » est la réponse de leurs détracteurs.
En attendant, Israël, petit-à-petit, voit s'amorcer un processus de remise en question du sionisme. Si ce dernier est facteur d'antisémitisme, autant prendre les voiles et filer vers des cieux plus cléments, comme l'Amérique du Nord et l'Allemagne.
Les candidats au départ sont des Israéliens jeunes, diplômés, non-religieux qui veulent faire de leur vie quelque choses de passionnant, sans les armes, les slogans guerriers et l'idéologie mortifère qui est celle des sionistes. On les retrouve à New-York, Sydney et Berlin.
A ce rythme ne resteront à Tel-Aviv et Jérusalem que les jusqu’au-boutistes qui se préparent au baroud final. Espérons qu'ils sachent nager !

FvD

 

Inspiré par: http://www.express.be/joker/fr/platdujour/des-juifs-quittent-leur-pays-pour-une-vie-meilleure-en-allemagne/208560.htm

22/08/2014

Israël Shahak, le sionisme et le poids du judaïsme

 

Israël Shahak

L'autre jour, le 14 mai pour être précis, , monsieur Benjamin Netanyahou dans une conférence de presse, souhaitait que le Talmud soit désormais le fondement du droit israélien. Les musulmans radicaux font de même pour le Coran. Ce qui précède n'est pas étonnant quand sait qu'Israël n'est pas un état comme un autre, mais un « état juif », c'est-à-dire d'essence théocratique, dans lequel les éléments non juifs sont tolérés, mais c'est bien tout.1
Ce que l'immense majorité des non-juifs ignore, de même qu'une importante majorité de juifs, c'est l'influence du judaïsme classique2 sur la politique intérieure et extérieure d'Israël et son impact au sein des communautés juives partout dans le monde.
Israël Shahak, né en Pologne en 1933, est mort à Jérusalem en 2001. Juif, il fréquente une école religieuse à Varsovie, est déporté par les nazis et dès 1946, émigre en Palestine. Il devient un honorable professeur de chimie organique à l'Université de Jérusalem et présida la Ligue israélienne pour les droits civils et humains.

Un jour, témoin d'un accident survenu un samedi, jour de sabbat, il avise un quidam pour qu'il appelle les secours. Ce dernier lui répond qu'il ne peut le faire, car la victime n'étant pas juive, il ne peut, lui juif, transgresser le sabbat ! Israël Shahak est scandalisé par cette réponse qui conjugue racisme et fanatisme religieux. Dès le lendemain, il décide d'interroger les autorités rabbiniques du pays. Et là, à sa grande surprise, il lui fut répondu que le quidam en question était un bon juif qui avait fait ce qu'il fallait faire dans ce cas : ne pas porter secours à un non-juif.
Shahhak se pose alors une question : et si le sionisme n'était que la mise en pratique des préceptes émis par des générations de rabbins et qui tous tendent à affirmer une suprématie des juifs sur tous les autres peuples du monde considérés selon qu'ils sont ou non utiles aux juifs ?
Ainsi, dans le cas précis de cette victime juive, si l'accident s'était déroulé dans une ville à majorité non-juive, le juif aurait eu l'obligation de transgresser le sabbat sans quoi son abstention aurait pu porter préjudice à la communauté juive tout entière. Mais en Israël, où les juifs sont majoritaires, il n'avait pas à le faire. Shahak, dans la foulée, apprend qu'un médecin juif, de même, ne peut soigner un patient non-juif le jour du sabbat, sauf si ne pas le faire, peut causer préjudice à sa communauté.
Il décide alors de procéder à une étude exhaustive et critique du judaïsme tel qu'il est professé par les rabbins depuis la chute du Temple. Et cette tâche fastidieuse fera d'Israël Shahak un militant des droits de l'homme, un militant pour les des droits des Palestiniens, un opposants farouche à la politique de colonisation juive en Cisjordanie et une conscience éclairée dans ce pays qui en est singulièrement dépourvu si l'on excepte Yeshayahou Leibowitz, disparu en 1994.
Il publie un livre : Histoire juive. Religion juive. Le prix de trois millénaires (En France, édité par Les éditions La vieille Taupe).
C'est un brûlot. Shahak décortique le Talmud et met en évidence les considérations les plus élitistes et fanatiques de ce qui est, de nos jours, le livre de référence du judaïsme. Plus référent même que l'Ancien Testament. La justification, selon lui, de l'absence de toute compassion à l'égard du sort des Palestiniens, comme la tentation génocidaire qui anime certains éléments radicaux du sionisme, l'armée en premier lieu. Le livre fait scandale en Israël et dans les milieux juifs internationaux. Shahak est aussitôt traité de « juif ayant la haine de soi », de « traître », et vilipendé comme tel dans tous les journaux.
Mais l'homme tient bon. Jusqu'à sa mort, à l'instar de Yeshayahou Leibowitz il persiste et signe : en Israël et dans le monde, les juifs sont manipulés par un aréopage de rabbins qui impriment une brutalité inqualifiable à la politique de l'Etat d'Israël dans le but de matérialiser leurs désir d'épuration des non-juifs et de rétablir Israël dans sa « souveraineté historique. »3.
Tout est permis pour parvenir à cette fin, y compris le mensonge, le vol, le crime, la dissimulation, pourvu que cela serve leurs intérêts.
Ce livre apporte un éclairage cru sur la politique menée au moyen-orient par un Etat dont, faut-il le rappeler ? une des caractéristiques est de passer outre à toutes les résolutions des Nations-Unies le concernant. Un Etat qui s'estime au-dessus du droit et n'en connaît qu'une seul : le sien !

A lire par tous ceux qui veulent comprendre les ressorts cachés qui animent le judaïsme en général et le sionisme en particulier.

FvD

 

* Ce livre est disponible chez Kontre Kulture (http://www.kontrekulture.com/)

1 Ainsi, interdiction de mariage mixtes (juif- non-juif). Recrudescence de profanation d'églises chrétiennes, de mosquées, menaces de reconstruire le Temple sur l'emplacement de la mosquée Al-Aqsa et ainsi de suite ...

Israël Shahak emploie l'expression « judaïsme classique » pour désigner le judaïsme rabbinique apparu après l'an 800 de notre ère et tel qu'il s'est maintenu jusqu'à la fin du XVIIIem siècle et dont l'influence est prépondérante dans les milieux orthodoxes de nos jours.

Soit un Etat qui comprendrait Israël, le Sinaï, la Syrie, le Liban, Chypre, le nord de l'Irak et un partie du sud de la Turquie, rien de moins.

 

08:00 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sionisme, judaisme, religion, israel, israel shahak, antisionisme |  Facebook |