18/03/2011

Marine Le Pen, Lampedusa et Tel-Aviv

Marine Le Pen : Et si le chemin vers Tel-Aviv passait par Lampedusa ?


Élue depuis deux mois à la tête du Front National, Marine Le Pen a choisi Lampedusa pour effectuer son premier voyage à l’étranger. Située à 180 km de la Tunisie, l’île italienne de Lampedusa connaît l’arrivée, depuis la chute de Ben Ali, de migrants tunisiens. Ce n’est pas la « déferlante migratoire » que nous ont annoncée les médias mais cela suffit à Madame Le Pen pour agiter son fonds de commerce habituel : la peur de l’invasion associée à l’islamophobie. Cela lui permet d’être en tête de certains sondages (combien de personnes ont été sondées, qui les a choisies, et selon quels critères ?).

Pendant ce temps, un prétendu sauveur « pour barrer la route au FN » – qui pourrait bien être Strauss-Kahn – tente d’échapper aux primaires du PS (les primaires ne sont pas dignes de ce grand serviteur de la Finance internationale puisqu’il est déjà investi par le FMI et Tel-Aviv !). Nous connaissons cette vieille technique du Système qui a toujours deux hommes : le premier crée le problème et le deuxième prétend le résoudre (voyez aux Etats-Unis la manœuvre Bush/Obama).

Il est d’usage, en France, que des candidats ayant des ambitions présidentielles effectuent divers voyages à l’étranger pour se donner une dimension internationale. Le Figaro, dans son édition du 15 mars, nous apprend que la Présidente du FN envisage de se rendre aussi en Russie et dans plusieurs pays africains francophones. Au même moment, selon des personnes proches de la mouvance FN, nous apprenons qu’un voyage en Israël serait aussi à l’ordre du jour. On connaît l’importance du voyage à Tel-Aviv avant une présidentielle : ça vaut tous les sondages et toutes les primaires ! Cette allégeance au lobby sioniste ouvre bien des portes, notamment dans les médias. Pour Madame Le Pen, cette ouverture a déjà eu lieu.

Mais, la Présidente du FN doit aussi compter sur un courant antisioniste toujours présent au sein de son parti, surtout parmi certains de ses cadres. Il faut donc banaliser, diluer le voyage à Tel-Aviv dans un ensemble plus large. On commencera donc le périple par Lampedusa et après un crochet à Moscou et dans quelques capitales africaines, on finira « naturellement » à Tel-Aviv ! Ce ne sera qu’une capitale de plus comme si Israël, à travers son lobby en France, avait une influence comparable au Cameroun ou à la Russie (qui n’ont aucun poids dans la vie politique française). Madame Le Pen voyage où il lui plaît. Sauf que, dans son cas, tout voyage à l’étranger a une signification politique.

Si Marine Le Pen désire restaurer une politique étrangère française indépendante, qu’elle visite aussi Gaza, prison à ciel ouvert. Si elle est intéressée par « l’occupation », qu’elle demande à l’armée sioniste contrôlant les check-points de lui permettre de visiter la Cisjordanie où les colons sionistes expulsent les Palestiniens (qui sont de « souche » et chez eux). Si elle a l’ambition de renouer avec la traditionnelle politique de la France en Orient (bien antérieure à la création de l’entité sioniste en 1948), alors qu’elle n’hésite pas à pousser jusqu’à Beyrouth où elle pourra constater que le Hezbollah est réellement représentatif de la population libanaise et en alliance avec les Chrétiens du général Aoun que son père a bien connu. Elle peut aussi se rendre à Damas où l’influence de la culture française se maintient malgré l’alignement total de Sarkozy sur Tel-Aviv. Enfin, qu’elle pense à visiter la République islamique d’Iran, une nation incontournable dans le contexte actuel, nation avec laquelle le Roi de France Louis XIV (un Roi bien français, de souche…) entretenait déjà d’amicales relations !

Seule Marine Le Pen est libre de choisir les capitales qu’elle désire visiter ; libre dans les limites de ses choix politiques et des engagements qu’elle a pu prendre ci et là…


Parti Anti Sioniste 

 

http://www.partiantisioniste.com/communications/marine-le-pen-et-si-le-chemin-vers-tel-aviv-passait-par-lampedusa-0648.html

07:46 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : marine le pen, fn, france, immigration, tunisie, israël |  Facebook |

01/03/2011

De la dignité des profs de gym...

 

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Monsieur Alain Finkielkraut, agrégé ès lettres modernes, est professeur de philosophie à Polytechnique, ce qui – pour reprendre le mot d'Alain Soral – le met au niveau d'un professeur de gymnastique à Normale Sup.

Cela ne l'empêche pas de donner son avis, toujours autorisé, sur tout et n'importe quoi, et d'estimer que les propos de M. Christian Jacob sur Dominique Strauss-Kahn (vous savez, ce « candidat si éloigné du terroir français ») n'ont aucune coloration antisémite et valent, à tout prendre, ceux de la gauche sur Sarkozy ce « candidat américain à passeport français... »).

Et de croire que la France est sujette à l'antisémitisme, ce qui, par ricochet, doit rendre la « sécurité d'Israël » encore plus actuelle que jamais. Suivez notre regard vers Gaza où, ces derniers jours, les avions sionistes bombardent sans retenue une population prise en otage depuis plus de trois ans...

Il ne soutient qu'à demi-mots, contraint et forcé, les révolutions des peuples arabes, il s'en méfie car il sait fort bien que la fin des despotes soutenus par l'occident risque de déboucher sur un regain de la fierté nationale et une croisade pour bouter hors de Palestine l'occupant sioniste.

Et dans son for intérieur, il doit penser que la démocratie ce n'est pas « pour ces gens-là »...

Après tout, il est de ceux qui entretiennent le mythe de l'islamisme omniprésent, omnipotent, soit la meilleure excuse pour entretenir la paranoïa dans nos pays et laisser les choses aller comme nos dirigeants et leurs fortunés amis le souhaitent.

Il nous prend pour des imbéciles et nous entretient dans ce sentiment.

Tout comme l'autre, « l'émigrant hongrois, en route vers les États-Unis, et qui s'est arrêté en France » où, il faut bien l'écrire, il a fait une belle carrière. Il en a remis une couche de mauvaise foi sur fond d'humeur maussade; il remanie un gouvernement d'incompétents arrogants et satisfaits.

Comme si cela allait changer quoi que ce soit dans la conduite d'affaires où les véritables inspirateurs sont dans les sphères économiques mondialistes plutôt que dans son palais ou celui de la nation.

C'est curieux tout de même, à quelques encablures de chez nous, des peuples se soulèvent parce qu'ils en ont ras le bol de toutes ces incompétences, mensonges, dissimulations, tractations en coulisses, pouvoirs d'argent sur fond de copinage louche. Ils sont dans la rue, ils prennent les armes (qui les leur donne, dans le fond ?), font entendre une voix rugissante, et nous, européens nantis, anesthésiés par le loto, le foot, le pernod et le porno, nous regardons faire en pensant « surtout qu'ils ne déboulent pas chez nous ! ». C'est tout ce qui nous importe; que toutes ces agitations ne nous rapportent pas quelques bronzés en sus !

Et pourtant le parallèle entre eux et nous n'est pas si audacieux que ça.

Nous nous désindustrialisation à toute vitesse, la sécurité sociale est battue en brèche, le fossé entre les nantis et les dépossédés se creuse tous les jours, la classe moyenne disparaît, les tensions sociales se radicalisent, le travail devient le lieu de prédilection de l'exploitation des uns par les autres.

Cette démocratie dont ils se prévalent, n'est qu'un totalitarisme mou, une caricature d'un pouvoir représentant vraiment le peuple, ce peuple à qui on ment et auquel, sous prétexte de « plan vigipirate » on rogne liberté après liberté.

Il ne faudrait pas grand chose pour qu'explose une rancune contenue, une étincelle, un rien du tout.

Le débat sur l'islam que la droite la plus imbécile du monde va entamer dans quelques semaines peut en être l'occasion...

Nous, nous savons que dans toute période troublée, certains doivent être prêts.

Lénine a écrit des choses très intelligentes là dessus...

09:00 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : finkielkraut, sarkozy, égypte, tunisie, maghreb, droite, antisionisme, révolution |  Facebook |

17/02/2011

Jusqu'à la lie !

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Jusqu'à la lie, qu'ils nous le feront boire leur calice de compromissions suspectes, de relations frelatées et de mensonges méprisables.

Voilà où ils nous mènent !.

Au moment où des évènements graves se passent dans le Moyen-Orient, téléguidés en tout ou en partie par les États-Unis et Israël, nos dirigeants français démontrent de manière éhontée les abîmes de leur impéritie. Sans décence aucune, avec ce sentiment de supériorité aussi brutal que stupide et. le mépris glacial de l'opinion populaire qui les caractérisent.

Dans n'importe quel pays dit « démocrate », pays qui ne nous sont pas toujours sympathiques, comme les États-Unis ou la Grande-Bretagne, leurs agissements eussent été dénoncés sans délai par l'ensemble de la presse et des institutions, et la démission des intéressés immédiate.

Nous nous souvenons de cette procureur belge qui avait rapporté à un journaliste que le ministre de la justice avait exercé sur elle des pressions dans un procès très médiatisé. Dans les vingt-quatre heures, le ministre, mais aussi tout le gouvernement, dut démissionner. Petit pays, grande probité...

Mais chez nous, pas touche ! L’État de droit divin malgré la République et sa devise.

Au-delà de ces pataquès , c'est toute la politique étrangère de la France qui est mise au pilori par des nations qui auraient, sans doute aimé entendre un discours différent, recevoir des conseils avisés, jouir d'une écoute sympathique et amie.

Ajoutons une ministre des affaires étrangères persona non grata en Tunisie, un gouvernement qui laisse son « ami et allié » américain redistribuer tout seul les cartes dans une région du monde où, il n'y a pas si longtemps, la voix de la France était une voix que les peuples aimaient entendre.

Et que dire de cette « europe » de Bruxelles, hémiplégique, sourde et muette, qui assiste, sans plus, à l'étouffement d'aspirations populaires légitimes. Et ne compte même pas les points.

Ces évènements auraient permis à la France comme à une Europe forte et singulière, d'affirmer sa personnalité et renforcer les liens qui, toujours, l'ont unis à cette partie du monde. A la place, le vide sidéral du silence et la gabegie diplomatique que l'on sait.

Un peu plus loin, au Mexique, c'est l'électoralisme érigé en dogme par M. Sarkozy qui prend le relais.

Petite France rabougrie, reléguée au rôle d'assistant pénitentiaire.

Cela ne nous étonne pas, nous les impérialistes européens, nous savons que le cadre ultra-libéral dans lequel nous pataugeons ne sera que celui des combines, des arrangements en coulisses et des pactes entre copains et gredins.

Pourquoi, à l'instar de ces peuples désespérés, ne descendons-nous pas dans la rue à notre tour ?