10/09/2014

Quand Sarközy sort son Colt

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Non, ce n'est pas un chef mafieux (pas encore prouvé)

 

Le voilà qui pousse le bout de son nez et sort son Colt. Il vise la présidence de l'UMP et, après, celle de la république (avec un petit « r »), c'est Sarközy (orthographe garantie) vieille crapule sur le retour, qui se croit investit d'une mission messianique. Qu'il rêve !
Vous me direz qu'à côté du débris qui se pavane sous les lambris de l'Elysée, n'importe qui ferait l'affaire et vous aurez raison. A ce compte là, élisez moi, je ne ferai pas pire et ne répudierai pas ma femme, promis !
Notre pays n'a pas besoin de Sarközy, ni de Juppé, ni de Fillon, Marine Le Pen ou le fantôme du Général, il n'a besoin que d'une chose : la vertu !
Et cette dernière est aux abonnés absents.
Voyez le dernier épisode de ce député, ex-sous-ministre amnésique. Il paie pas ses impôts et? aux dernières nouvelles, ses loyers non plus, se fait virer aussi sec par son premier ministre, du parti socialiste ensuite, et déclare, tout honte bue, qu'il reprendra, comme si de rien n'était, son siège de député. Il y en a qui pour qui la gêne est un continent à découvrir.
Sarközy, tenez. Voilà un homme qui est poursuivi par une kyrielle de juges d'instruction, qui peut donc se retrouver demain devant un tribunal correctionnel, mettant en exergue douteuse sa personne et son parti. Vous croyez qu'il va réfléchir, attendre que son horizon judiciaire soit dégagé, s'il l'est un jour ? Non ! Il fonce, se dit qu'après tout il n' a plus grand chose à perdre et peut-être pas mal à gagner. Il est animé d'une obsessionnelle vanité personnelle, à moins qu'il ne se dépêche d'être élu pour jouir de l'immunité ? Comme motivation, il y a mieux et plus altruiste.
Feriez-vous confiance à un homme qui déclarait cyniquement faire de la politique pour gagner de l'argent ? C'était en 2006. L'homme n'a pas changé. Toujours l'esbroufe, la vanité vulgaire, les mêmes mensonges, les mêmes pôles d'intérêts qui ne sont pas forcément ceux de la France.
Demandez à tous ces gens ce qu'est la vertu, ils vous sortiront peut-être quelques tirades apprises par cœur, certains d'entre eux savent lire, n'en déplaise à madame Morano, et puis s'esclafferont grassement sur ces vestiges du passé, loin des temps présents qui sont ceux du progrès et de l'humanisme triomphant. La vertu, pour eux, c'est tout juste un truc pour nonnes et moines rétrogrades, le tout pimenté de philosophes grecs déjantés. A la vertu, ils opposent l'efficacité, tant il est vrai que tout est bon pour leur réussite.
Ils rejoignent ainsi les tenants d'une moralité sur mesure : est bon ce qui est bon pour moi !
Et qui ajoutent, la main sur le cœur : ma réussite sera la vôtre. Votre intérêt est d'abord le mien.
Après ça, vous comprendrez que seule s'impose une radicale remise en place des choses et des gens : une révolution !

FvD

 

 

08:37 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sarkozy, ump, ps, france |  Facebook |

26/05/2014

Une victoire du front National, pour quoi faire ?

Marine Le Pen après l'annonce de la victoire du FN aux Européennes, le 25 mai 2014. (Christian Hartmann/REUTERS)

Que signifie le vote de ce dimanche en France. Que 25% des Français sont des europhobes xénophobes, des crypto-fascistes è tutti quanti ? Nenni ! Les Français, comme tous les peuples du monde, c'est de la bonne pâte. Ils demandent pas grand chose : un travail payé décemment, la sécurité dans les rues et un avenir pour leurs enfants. Une bonne équipe de foot serait un plus. Voilà, rien d'autre. Pour le peuple, la politique, c'est le Café des Sports, à l'heure de l'apéro, histoire de refaire le monde et râler pour rire.
Mais quand le travail fout le camp, parce qu'au nom de l'Europe il faut le partager avec des Roumains, des Polaks, des Bulgares et des Moldo-Slovaques d'une Transnistrie, dont personne ne sait que la capitale est un bled nommé Tiraspol, alors rien ne va plus  ! Et Bruxelles est une ville voisine et sympathique, sauf quand des zombies technocrates, dans leurs bureaux aseptisés, décident qui peut ou ne peut pas monter sur l'escabeau pour la cueillette des cerises.
Quand il y a des étrangers, venus d'Afrique du Nord comme de l'au-delà du Sahara qui sont de plus en plus nombreux et, manifestement, ne s'assimilent pas, voilent leur(s) femme(s), ne parlent pas français, réclament leur nourriture à eux et vont se battre dans des pays où leurs congénères s'entre-tuent, alors ils en ont marre et, comme ces derniers sont de plus en plus nombreux, ils parlent de « Grand Remplacement » et exigent, à raison que cela cesse.
L'idéologie, dit le vote, c'est fini ! L'immigration n'est pas « une chance pour la France », l'Europe, dans laquelle le Français lambda peut se reconnaître, il n'en veut pas si elle l'appauvrit. Le peuple, il est comme ça, très prosaïque, pas de  paroles ou des promesses creuses, mais des actes et ces derniers ne sont pas au rendez-vous.
Ce qu'il ne sait pas, le bon peuple de France, c'est que rien ne changera.
En France, certainement pas. Dans une suspecte envolée, Manuel Valls, les yeux illuminés par une lueur démoniaque, a martelé comme un automate que « rien ne changerait », que tout s’accélérerait au contraire.
En Europe, pareil. Le Parlement européen sera composé d'une majorité d'euro-soumis castrés qui éliront sans doute cet obscur Luxembourgeois si mal nommé
Juncker 1 président de la Commission qui continuera, comme si de rien n'était, à faire ce qui se faisait avant. Qu'importe l'humeur des Français pourvu que les Allemands soient contents, eux, et les banques avec !
Et dans le monde ce sera pareil. Le président de la République française dit qu'il ira, demain, parler à ses partenaires. Ces derniers sont des gens polis qui l'écouteront en silence.
Rien ne changera, le discours s'enrichira sans doute de sophismes nouveaux qui feront leur temps mais ne tromperont personne.
Alors, il ne faudra pas s'étonner si, dans un avenir proche, le bulletin de vote soit remplacé par la Kalachnikov !

FvD

1« Junker », écuyer en français. Premier titre de la classe chevaleresque. Rien à voir avec le triste charisme du sieur dont question.

 

26/03/2014

Chantage et vengeance : les voilà, leurs fameuses « valeurs républicaines » !

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Ça y est, on sait désormais ce que sont ces omniprésentes « valeurs républicaines » que la quasi-totalité de la classe politique ne cesse de jeter à la face du Front national… On en arrivait à se demander si elles existaient vraiment…
Tout d’abord, grâce à Olivier Py, directeur du festival d’Avignon, indigné par le succès du candidat frontiste Philippe Lottiaux (il a devancé d’une courte tête la candidate socialiste dimanche soir, lors du premier tour des élections municipales) : « 30 % au FN, je ne reconnais pas ma ville. »
« Sa » ville, allons bon ! Comme étaient sans doute « ses » villes précédentes : Orléans, dont il était en 1997 le directeur du Centre dramatique national… ou encore Paris où il dirigeait le Théâtre national de l’Odéon en 2007 ! « Sa » ville, donc ! Comme « sa » conception du suffrage universel… et « ses valeurs républicaines » : « Je ne me vois pas travaillant avec une mairie Front national. Cela me semble tout à fait inimaginable […] Je n’envisage que deux solutions possibles : soit je démissionne et on nomme un nouveau directeur ; soit on délocalise le festival dans une autre ville. »
Du chantage aussi, donc… Et ce ne sont pas les autres autoproclamés propriétaires des « valeurs républicaines » que sont les responsables d’Europe Écologie Les Verts qui le démentent : non seulement ils viennent de négocier âprement un accord de fusion de liste à Paris grâce à leurs bons résultats suite au récent pic de pollution dans la capitale – 8,86 % au total, passant les 10 % dans neuf arrondissements et en position de conserver la mairie du IIe –, mais surtout, à Nantes, la liste socialiste de Johanna Rolland et la liste EELV de Pascale Chiron vont fusionner.
Nantes où Johanna Rolland, adoubée par l’ex-maire, est certes arrivée en tête avec 34,51 %, mais n’a pas réussi à l’emporter dimanche dernier, faute justement d’union avec les écologistes au premier tour des municipales, une première depuis l’arrivée à l’hôtel de ville de Nantes de Jean-Marc Ayrault en 1989.
« La question du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, auquel s’oppose EELV tandis qu’il est soutenu par les socialistes, est une de leurs principales pommes de discorde et elle a été longuement discutée pour aboutir à une fusion des listes. Les négociations entre les deux équipes de campagne, entamées dès dimanche soir, ont duré toute la journée de lundi et jusqu’en milieu de soirée », rapporte Le Figaro.
On imagine aisément ce qu’il en a été : les écologistes viennent en aide aux socialistes pour que ceux-ci ne risquent pas de perdre cette ville symbole… à condition, donc, que l’aéroport soit purement et simplement enterré !
Jean-Marc Ayrault s’était obstiné, pourtant, dans ce projet. Quelle importance désormais ? Il est désormais tellement « à la ramasse » qu’il n’en est plus à cela près !
Après avoir avalé deux ans durant tant et tant de couleuvres de la part de leurs « alliés » socialistes, on imagine la gourmandise avec laquelle EELV vient ainsi de leur rendre la pareille.
Concernant leurs « valeurs républicaines », il faut à l’évidence ajouter la vengeance au chantage. Rien que du beau monde, tout ça…

Philippe Randa, écrivain et éditeur

source: http://www.bvoltaire.fr/philipperanda/chantage-vengeance-les-voila-leurs-fameuses-valeurs-republicaines,54501?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=b0f071b32c-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-b0f071b32c-30419145&mc_cid=b0f071b32c&mc_eid=c4485ce8b7

08:58 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : valeurs républicianes, ump, ps, démocratie, élections, france |  Facebook |