26/03/2014

Chantage et vengeance : les voilà, leurs fameuses « valeurs républicaines » !

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Ça y est, on sait désormais ce que sont ces omniprésentes « valeurs républicaines » que la quasi-totalité de la classe politique ne cesse de jeter à la face du Front national… On en arrivait à se demander si elles existaient vraiment…
Tout d’abord, grâce à Olivier Py, directeur du festival d’Avignon, indigné par le succès du candidat frontiste Philippe Lottiaux (il a devancé d’une courte tête la candidate socialiste dimanche soir, lors du premier tour des élections municipales) : « 30 % au FN, je ne reconnais pas ma ville. »
« Sa » ville, allons bon ! Comme étaient sans doute « ses » villes précédentes : Orléans, dont il était en 1997 le directeur du Centre dramatique national… ou encore Paris où il dirigeait le Théâtre national de l’Odéon en 2007 ! « Sa » ville, donc ! Comme « sa » conception du suffrage universel… et « ses valeurs républicaines » : « Je ne me vois pas travaillant avec une mairie Front national. Cela me semble tout à fait inimaginable […] Je n’envisage que deux solutions possibles : soit je démissionne et on nomme un nouveau directeur ; soit on délocalise le festival dans une autre ville. »
Du chantage aussi, donc… Et ce ne sont pas les autres autoproclamés propriétaires des « valeurs républicaines » que sont les responsables d’Europe Écologie Les Verts qui le démentent : non seulement ils viennent de négocier âprement un accord de fusion de liste à Paris grâce à leurs bons résultats suite au récent pic de pollution dans la capitale – 8,86 % au total, passant les 10 % dans neuf arrondissements et en position de conserver la mairie du IIe –, mais surtout, à Nantes, la liste socialiste de Johanna Rolland et la liste EELV de Pascale Chiron vont fusionner.
Nantes où Johanna Rolland, adoubée par l’ex-maire, est certes arrivée en tête avec 34,51 %, mais n’a pas réussi à l’emporter dimanche dernier, faute justement d’union avec les écologistes au premier tour des municipales, une première depuis l’arrivée à l’hôtel de ville de Nantes de Jean-Marc Ayrault en 1989.
« La question du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, auquel s’oppose EELV tandis qu’il est soutenu par les socialistes, est une de leurs principales pommes de discorde et elle a été longuement discutée pour aboutir à une fusion des listes. Les négociations entre les deux équipes de campagne, entamées dès dimanche soir, ont duré toute la journée de lundi et jusqu’en milieu de soirée », rapporte Le Figaro.
On imagine aisément ce qu’il en a été : les écologistes viennent en aide aux socialistes pour que ceux-ci ne risquent pas de perdre cette ville symbole… à condition, donc, que l’aéroport soit purement et simplement enterré !
Jean-Marc Ayrault s’était obstiné, pourtant, dans ce projet. Quelle importance désormais ? Il est désormais tellement « à la ramasse » qu’il n’en est plus à cela près !
Après avoir avalé deux ans durant tant et tant de couleuvres de la part de leurs « alliés » socialistes, on imagine la gourmandise avec laquelle EELV vient ainsi de leur rendre la pareille.
Concernant leurs « valeurs républicaines », il faut à l’évidence ajouter la vengeance au chantage. Rien que du beau monde, tout ça…

Philippe Randa, écrivain et éditeur

source: http://www.bvoltaire.fr/philipperanda/chantage-vengeance-les-voila-leurs-fameuses-valeurs-republicaines,54501?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=b0f071b32c-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-b0f071b32c-30419145&mc_cid=b0f071b32c&mc_eid=c4485ce8b7

08:58 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : valeurs républicianes, ump, ps, démocratie, élections, france |  Facebook |

04/11/2013

Les bonnets rouges de la colère

Quatre-vingt-onze pour cent des Français souhaitent que François Hollande change de cap. C'est énorme et signifie que la rupture entre la classe dirigeante (le gouvernement, les élus, les « permanents » du système) est complète, que les chargés de pouvoir n'en ont que par leur volonté propre usurpée de celle du peuple. La démocratie est morte !
Nous l'avions déjà vu lors de ces manifestations monstres organisée contre le « mariage pour tous », il y allait alors d'une indignation face au démembrement d'une valeur sacrée entre toutes, celle du mariage . Nous l'avons vu à l’œuvre samedi, en Bretagne, à Quimper, où toutes les classes de la société, patrons, salariés, artisans, commerçants, chômeurs, étudiants, régionalistes se sont retrouvées dans la rue pour clamer leur colère.
Quand les peuples cessent d'estimer, ils cessent d'obéir, écrivait Rivarol dans les heures sombres de la Révolution de 1789, aujourd'hui cette maxime est on ne peut plus actuelle. Le peuple n'estime plus, il désobéit et met à bas ces portiques mouchards, collecteurs de taxes, il méprise ces gouvernants incapables de prendre des mesures efficaces pour soulager leur quotidien. Il n'en a rien à cirer du mariage des homosexuels, des clients des prostitués qu'il faudra, ou non, sanctionner, il veut du travail, un travail décent qui lui permet de vivre, petitement peut-être, mais vivre quand même ! Mais ça, le chef de l’État, ses ministres, ses fonctionnaires ne le peuvent. Ils ne servent donc pas ! Et ne servant pas, n'ont plus de légitimité !
Monsieur Strauss-Khan, qui est ce qu'il est sauf un imbécile, le faisait opportunément remarquer : la situation est telle que l'animosité se traduira par la violence et mettra la démocratie en danger. C'est bien vu, mais à la portée du moindre observateur.
Les
bonnets du rouge de Quimper sont la suite logique des Veilleurs, des Indignés et de tous ceux qui ont décidé de prendre les choses en main, même avec une brique dans la paume. C'est le peuple qui se réveille et qui agit, avec, sans doute, de l'impulsion, de l'instinct, du ressenti, mais c'est ainsi que les révolutions commencent.
Le mot est lâché : révolution, il n'y en a pas d'autres. Il faut
« revenir à » un nouveau point de départ, faire de ce qui était table rase et ce point de départ ne peut être que les fondamentaux qui président à toute société civilisée, à savoir : l'ordre, la hiérarchie, la vertu (!), le souci du bien public, le sens de l’État et du sacrifice personnel.
Il y en eut jadis qui surent traduire ces vertus. Où sont-ils, peut-être quelque part parmi ces hommes et ces femmes qui battaient le pavé bretons samedi dernier, qui veillent devant des mairies à Paris et ailleurs, ou qui sont simplement chez eux, attendant leur heure ?
Elle est venue, sortez, montrez-vous, vous êtes attendus !

FvD

12/10/2013

Copé tout en séduction

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Monsieur Copé est un fin politicien, un virtuose de l'esquive et de la parade, une référence dialectique. Il a encore montré l'étendue de ses talents dans l'émission phare « Des Paroles et des Actes » où il était attendu comme une vedette. Pas comme une Marine Lepen que les journalistes au service du pouvoir en place ont en ligne de mire, mais plutôt comme un complice, cela se voyait aux regards entendus, aux sourires avenants, aux mines toute lisses et propres.
Bien sûr, il y eut quelques vacheries par ci et par là, il faut bien amuser la galerie, ce public toujours avide de mise à mort, mais elles étaient dans la règle implicite du jeu, Copé ne s'y est pas trompé qui a fait avec, sacré bonhomme !
M’en fin lui susurre David Pujadas, dont la tacite flagornerie est visible au plus bigleux des spectateurs, vous avez été au pouvoir et maintenant vous proposez un programme que vous auriez pu mettre en place sous Sarkozy, expliquez-nous ça, s'il vous plaît.
Un peu plus loin : vous nous assurez que vous resterez fidèle à Nicolas Sarkozy s'il se représente en 2017, mais s'il ne se représente pas vous y allez, c'est bien ça ?
Et l'autre d'esquiver comme un joueur de tennis qui renvoie la balle, à gauche, à droite, au milieu, dans la volée.
C'est qu'il est dans ses petits souliers, Copé, il ne le dit pas, le montre encore moins, mais il y a le feu au lac : le Front National est devenu le premier parti de France. Au contraire, il prend des airs de vierge outragée quand on lui parle d'alliance avec le FN : jamais insiste-t-il, jamais, nous sommes un parti républicain, des démocrates, des ... etc …
Franz Olivier Giesbert, rosse comme d'habitude : vous êtes pas l'homme politique préféré des Français, dans les sondages vous êtes coté plus bas que Gilbert Collard. Il ne se démonte pas : Ah bon ! qu'il fait. Et de citer le temps où Sarkozy était à la traîne et Hollande aussi et untel, une telle … il a raison, on ne gouverne pas avec les sondages.
Il parle impôts, sécurité, immigration, il fait son job, écoute avec une émotion bien feinte une dame en difficulté et en colère qui l'interpelle depuis son Alsace natale, l'assure de toute sa sympathie, a un bon sourire, un de ceux que les dames qui l'entourent doivent trouver « adorable » et puis continue sur un registre musique de chambre, cantando e scherzando. Bravo l'artiste.
Un couac cependant. Faisant allusion à ses parents, des réfugiés juifs roumains (Copélovici) il a ce mot : entre eux ils ne parlaient que français et sans accent.
Les Ch'tis, marseillais, alsaciens, francs-comtois, provençaux, languedociens e touti lis autre van gaire aprecia aquelo arrougantige parisenco !
Bref, l'homme est tout en séduction, il n'a plus que cela à proposer, tiraillé qu'il est entre un Fillon qui rue dans les brancards et un Sarkozy, vieux loup édenté qui, dans sa tanière, attend son heure.
Sacré Copé, va ! Qu'est-ce qu'il avait besoin d'exhiber dans sa claque cette diva éculée qui a pour nom Nadine Morano  et que les électeurs ont renvoyée à ses casseroles ?

Il est vrai qu'il y a de ces relations dont on se passerait.
Sauf quand on fait de la politique

FvD

politique, UMP, PS, françois copé, FN, él'ctions européennes, france

Morano, Nadine


07:00 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : françois copé, ump, ps, front national, élections européennes, sarkozy, france |  Facebook |