20/06/2013

Négociations euro-américaines: un jeu de dupes

 

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Des négociations vont s'ouvrir entre l'Union européenne et les Etats-Unis. Elles ont pour but de créer un marché unique entre ces deux entités. Ce sont les Etats-Unis qui sont demandeurs.
La France a commencé par faire un ramdam pas possible sur son « exception culturelle », on se demande bien laquelle et pourquoi ce baroud insignifiant sinon pour protéger un cinéma français qui est de la merde et n'empêche en rien l'envahissement du petit écran par des séries étasuniennes débiles profondes, la publicité en anglais, la mal-bouffe de McDo et les Nike pour banlieues crades.
Après avoir remporté la bataille, sinon la guerre, la France est rentrée dans le rang satisfaite comme un cocu rassuré.
Des négociations commerciales, pas de quoi fouetter un chat, le commerce international existe depuis toujours. Alors, que cachent-elles dans le fond ? Et pourquoi cette nervosité ?
S'il ne s'agissait que d'ajustements douaniers, ce ne serait pas trop grave mais il y a comme un lézard et de taille. C'est que les Américains remettent sur le tapis le fameux AMI, l'accord mutuel sur les investissements. Ils n'en démordent pas, ils sont sur ce sujet d'une ténacité absolue, ils veulent, ils exigent que cet accord mutuel soit signé. Et les Européens, couilles molles s'il en est, le feront, mais en catimini, après la belle « victoire » sur le culturel ou considéré comme tel.

L'AMI, c'est très simple, c'est faire en sorte que l'intérêt d'une société privée soit placée au-dessus de l'intérêt national. Ou que la loi nationale ne lui soit pas appliquée si il elle cause dommage à ses intérêts. Explication :
Voilà une société qui investit dans un pays donné du champ d'application de l'accord. Ce pays quelque temps après l'implantation de cette société vote une loi qui directement ou indirectement va causer un préjudice à l'investisseur. Eh bien, soit ce dernier ne rentrera pas dans le champ d'application de la loi, soit il sera dédommagé. Aussi simple que ça.
Illustration : une société de l'agronomique produit un puissant pesticide lequel tue illico toutes les abeilles dans un rayon de X kilomètres carrés à la ronde. Une loi nationale interdit l'utilisation de ce pesticide, préjudiciant la production de cette société, si elle est protégée par l'accord, elle sera dédommagée. Imaginons que cette société s'appelle Monsanto...
Et ainsi de suite, il n'y a pas que les pesticides, songez à ces sociétés spécialisées dans la recherche de gaz de schiste, par exemple.
Il y a dix-sept ans, cet accord que certains commissaires européens voulaient faire passer en catimini, a été, en France, rejeté in extremis par le gouvernement Jospin. C'était il y a dix-sept ans. Aujourd'hui, ce serait impossible, les pays qui composent l'union sont totalement sous la coupe de la Commission européenne et des lobbys de Bruxelles. Le temps est venu, pensent les Américains, de remettre le couvert.
Et à nous de payer l'addition !

FvD

30/03/2013

Corée du Nord en guerre. Ne tombons pas dans le piège !

 

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Qu'on cesse de nous prendre pour des demeurés, ce serait déjà ça de gagné, mais, vraiment, c'est trop demander.
Vous ne trouvez pas bizarre qu'un petit pays, la République Démocratique et Populaire de Corée, la Corée du Nord en l’occurrence, puisse emm … son monde tant et plus, menacer à tout va, rouler des mécaniques et, aujourd'hui, épicer notre week-end pascal en déclarant la guerre à son voisin et meilleur ennemi, la Corée du Sud ?
Autrefois dans les cours, il fallait un nain pour faire rire le souverain. Et plus ce dernier était auguste, plus le nain était petit, grognon, mécréant, luxurieux et faisait peur aux dames qui n'en riaient pas moins aux éclats. Voici où nous en sommes arrivés …
Quand l'Iran décide tout simplement de se doter d'une énergie civile nucléaire, c'est tout un chambardement, des cris d'orfraies de partout du monde occidental, des appels à l’énucléation (appelons ça comme ça) de la part d'Israël et de tous les lobbys juifs du monde. Mais pas un mot sur la Corée du Nord. Rien !
C'est que tout simplement, ce pays sert les intérêts du Nouvel Ordre Mondial, il sera un jour rasé vite fait, bien fait, quand il ne servira plus comme repoussoir, il sera l'exemple de ce que l'inhumanité occidentale peut faire. En attendant, il n'est que la souris qui amuse le chat.
Alors, cessons de jour le jeu de Washington et de Tel-Aviv. Restons zen et disons à ces deux assassins en puissance : chiche, écrase-le sous tes bombes.
A propos de ces dernières, on pourrait en prendre de l'arsenal sioniste, celui dont nos médias ne parlent jamais. Curieux, non ?

FvD

08:57 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : corée du nord et du sud, guerre en corée du nord, usa, asie |  Facebook |

06/03/2013

Hasta Siempre Comandante Chavez !

Très bel hommage rendu au "'Comandante" par Claude Bourrinet

 

   

Hasta Siempre Comandante Chavez !
Claude Bourrinet

Hasta Siempre Comandante Chavez !

Il est mort. Nous attendions la fin de son ultime combat avec appréhension, angoisse, fatalité. Nous savions que, comme toujours, il avait fait front avec vaillance. La grandeur se révèle plus, parfois, dans la solitude de la maladie que dans de grandes batailles collectives… Hugo Chavez aura partagé les épreuves et les joies des pauvres de son pays, mais il sera proche aussi au cœur de ceux qui souffrent dans leur chair, quels qu’ils soient. Ce patriote était aussi un fervent chrétien, et sa passion finale, son interminable calvaire, l’auront rendu encore plus pur, plus digne de l’amour du Christ.
Hélas ! … Nous sommes en deuil. Il manque, dans le monde, aujourd’hui, un homme, un vrai, un chef, un ami du peuple.
Non que l’humanité en soit diminuée, loin de là ! C’est la grâce de certains de laisser encore davantage dans la mémoire que durant leur vie.
Et Dieu sait si le peuple vénézuélien lui doit beaucoup ! Est-il besoin de rappeler tout ce qu’il a fait pour lui, la réduction de la misère, de l’illettrisme, une économie retirée des mains de l’étranger pour être rendue à la Nation ? Les services publics se sont développés sous sa présidence grâce au financement apporté par la compagnie nationale PDVSA, les dépenses sociales ont augmenté de 60%. Les 13 années de Révolution bolivarienne ont fait de ce pays déshérité, dépossédé par l’impérialisme, et ressuscité par le Commandante, l’un des pays pilotes de l’Amérique latine en matière d’éducation (l’analphabétisme a été éradiqué, la gratuité est assurée de la maternelle à l’université), d’emploi, de revenus, de santé publique, de sécurité alimentaire…
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : le Venezuela est le pays de la région qui connaît le plus bas niveau d’inégalité (mesuré par le Coefficient Gini) : il a réduit l’inégalité de 54%, la pauvreté de 44%, du niveau de 70.8% (1996) à 21% (2010). Et l’extrême pauvreté est passée de 40% (1996) à 7.3% (2010). Près de 20 millions de personnes ont bénéficié des programmes gouvernementaux de lutte contre la pauvreté, appelés “Missions”. A l’heure actuelle 2.1 millions de personnes âgées perçoivent des pensions de vieillesse – soit 66% de la population. Seules 387.000 personnes recevaient des pensions avant le gouvernement actuel.
En 1990, on importait 90% de la nourriture, on n’en importe plus maintenant que 30%. Cinq millions de vénézuéliens reçoivent de la nourriture gratuite, quatre millions d’entre eux sont des enfants scolarisés, et des cantines publiques nourrissent 900.000 personnes.
Rappelons ces chiffres impressionnants : le taux de mortalité infantile est passé de 25 pour 1000 (1990) à seulement 13/1000 (2010), 96% de la population disposent à présent d’eau potable, en 1998, on comptait 18 médecins pour 10.000 habitants, on en compte actuellement 58 pour mille, et le système public de santé en emploie 95.000, le nombre de cliniques s’est accru de 169.6%, la « Mission Barrio Adentro » (qui est le programme de soins de santé primaire organisé avec l’aide de plus de 8.300 médecins cubains) a sauvé environ 1,4 millions de vies dans 7.000 cliniques et a effectué 500 millions de consultations, il y a maintenant 34 centres de désintoxication, pratiquement plus d’enfants des rues etc.
En jetant un coup d’œil très rapide sur la presse vendue, ce matin, je vois qu’il y aurait une explosion de crimes dans le pays, qu’Hugo Chavez aurait laissé un désastre économique et social… Toujours la même propagande haineuse des amis de l’Amérique, toujours cette perfidie, ce fiel, cette rage devant un peuple digne, fier, indépendant…
Car ce qui vaut la hargne de ces chiens, ce n’est pas seulement le bonheur vénézuélien (ces hyènes auraient préféré que l’argent aille, comme avant, dans les poches de l’oligarchie transnationale, apatride, dont elles sont les fidèles gardiennes), et ce n’est pas la moindre partie de sa gloire, ce qui inscrira son nom, tant que la mémoire des hommes libres subsistera, dans les livres d’Histoire, c’est que Hugo Chavez fut l’un des champions de la liberté du monde. Il fut l’un de ceux qui releva le drapeau de la révolte contre l’empire yankee, contre le Nouvel Ordre Mondial, contre le règne amoral de l’argent, et il assura un soutien sans faille à ceux qui ont combattu, ou combattent ce poulpe tentaculaire, le colonel Kadhafi, le président Ahamadinejab, la résistance palestinienne, le président Bachar Al Assad, le Président Poutine…
Grâce à la doctrine bolivarienne, il a su donner à la politique latino-américaine un objectif clair et vigoureux, que la nationale-communiste Cuba avait tenté d’incarner : l’indépendance, la dignité, la volonté, l’enracinement. La Bolivie d'Evo Morales, et l’Equateur de Rafael Correa ont suivi cette route.
Mais il fut aussi un modèle pour nous, patriotes français et européens. Notre pays, sous emprise atlantiste, a perdu sa liberté, s’est éloigné du destin qui est le sien. Nous vivons depuis des lustres dans la honte, et personne, ici, ne connaît plus la grandeur, sinon dans la nostalgie qui sert la gorge de tout vrai Français. Les nains qui nous gouvernent, et qui n’ont eu que mépris pour un homme qui a levé bien haut le drapeau de l’honneur, n’ont eu de cesse que de traîner notre nom dans la boue, et le peuple vénézuélien dans l’opprobre. Sarkozy avait même envoyé un tueur pour liquider ce grand homme qui lui faisait peur. Peut-être cherchait-il, encore une fois, la caresse de ses maîtres, comme le fait dans sa politique le président actuel.
C’est pourquoi le nom de Chavez restera à jamais gravé dans nos cœurs comme un modèle. La seule façon de lui être fidèle, c’est de continuer son combat pour notre indépendance et notre honneur.
Alors, nous pourrons dire : Commandante, présent !

source: http://www.voxnr.com/cc/a_la_une/EFykVVkVFFMwFEuNvo.shtml

09:58 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : hugo chavez, vénézuela, amérique latine, usa, empire, international |  Facebook |