03/01/2012

Karachi: Sarkozy dans la tourmente

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L'année commence mal pour Nicolas Sarkozy !
Après avoir juré ses grands dieux qu'il n'y était pour rien dans les combines et commissions diverses du contrat ayant pour objet la vente de trois sous-marins au Pakistan et de frégates à l'Arabie saoudite (et dont le défaut de paiement d'une partie des commissions a coûté la vie à dix Français...), le voici désavoué par ceux qui, à l'époque, étaient impliqués dans des ministères clé : défense et budget et aussi dans la campagne présidentielle du candidat Édouard Balladur, pour le financement de laquelle une partie des commissions a été rapatriée.

Rétrospective :
En 1995, année de présidentielle, le ministre du budget de l'époque, Nicolas Sarkozy, apporte la garantie de l’État à Sofresa, une société d'armement qui doit livrer des frégates à l'Arabie saoudite. Ces contrat appelé Sawari 2 prend en compte le paiement de 213 millions de francs de commissions à payer aux intermédiaires Ziad Takieddine et Addul Rahman El Assir.
Ces commissions excessives (8% du contrat) sont qualifiées aujourd'hui d'abus de biens sociaux.
Nicolas Sarkozy savait-il que des commissions relatives à des marchés à l'exportation étaient prévues dans ce contrat ? Non, répond en 2010, M. Claude Guéant. Oui, est la réponse des protagonistes de cette affaire : les commissions étaient toujours soumises à l’aval du ministre du budget qui statuait de leur déductibilité en matière fiscale.
Logique.
Ce qui s'est passé pour les frégates saoudiennes, se passe de aussi pour les sous-marins pakistanais. Pour ces derniers, les commissions versées à des tiers transitent par une société écran luxembourgeoise. 
Pourquoi créer une société écran au Luxembourg (la société Heine) pour faire transiter des commissions (pour un total de 133 millions de francs) ?  Peut-être pour mieux retourner une partie de la somme en France et l'investir dans la campagne du candidat Balladur ?
«Il est clair que le ministère du budget a nécessairement donné son accord pour la création d'Heine, vu l'importance du sujet, cette décision ne pouvait être prise qu'au niveau du cabinet du ministre», a certifié Gérard-Philippe Menayas au juge Van Ruymbeke, dans un procès-verbal du 2 décembre dernier révélé par Le Nouvel Obs, repris lundi par Libération.
Et M. Menayas enfonce le clou :  «la mise en place de la structure Heine n'a donc pu se faire qu'avec le double accord des deux cabinets du ministre du budget et de celui de la défense».
Certains estiment que Nicolas Sarkozy devrait s'expliquer...
Ils n'ont pas tort !

23/11/2011

Monsieur Copé dans la tourmente judiciaire ?

Monsieur Jean-François Copé est victime d'un "corbeau". Ce témoin tout-à-fait anonyme, aurait donné aux enquêteurs quelques informations - vraies ou fausses, l'enquête le dira - sur les relations entre le ministre et monsieur Ziad Takieddinequi fait l'objet d'une instruction est en cours.
Monsieur Jean-François Copé, qui bénéficie, bien entendu, de la présomption d'innoncence, a des visées fort ambitieuses pour 2017.
Nous relayons, depuis Novopress, l'information qui suit.


Ci-dessous, messieurs Takieddine et Copé en toute amitié.

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PARIS (NOVOpress) — Chacun se souvient de l’amour immodéré de Julien Dray pour les montres de luxe. Des montres que le vulgum pecus ne peut s’offrir en raison de leur prix totalisant plusieurs smics.

Cette fois ci c’est Jean François Copé qui reconnaît avoir reçu une Rolex de Ziad Takieddine inculpé dans l’affaire de Karachi le 14 septembre pour « complicité et recel d’abus de biens sociaux ». Des soupçons de commissions illégales touchées sur des ventes en tant que facilitateur des transactions pèsent sur le milliardaire franco-libanais.

De son coté, Jean François Copé — qui bénéficie de la présomption d’innocence — nie avoir reçu d’autres cadeaux. Mis en cause par un témoin anonyme en marge de l’affaire Karachi, le secrétaire général de l’UMP est donc placé sous le feu des projecteurs de la justice française.

Les juges d’instruction Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire s’intéressent également à des sommes d’argent en liquide perçues par le Maire de Meaux et utilisées notamment pour la rénovation d’un appartement parisien et qui auraient également transité sur un compte ouvert au Crédit suisse de Genève par la sœur du chef du parti majoritaire. Selon le Journal du Dimanche il aurait bénéficié avec sa famille de voyages gratuits à l’étranger.

Jean François Copé ministre délégué du budget de 2004 à 2007 déclare ignorer bien entendu que son ami Ziad ne payait pas d’impôts en France. De son côté Takieddine déclarait au même journal « si je n’ai qu’un seul ami c’est Jean François Copé ». Il y a parfois des amis qui vous aiment un peu trop.

http://fr.novopress.info/103155/jean-francois-cope-dans-l...



14/09/2011

Ziad Takieddine devant le juge

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Ziad Takieddine

 

C'est un acteur de l'ombre, un incontournable du clan Sarkozy qui comparaît devant le juge Van Ruymbeke aujourd'hui.
Homme clé du financement de la campagne de M. Balladur en 1995, amis des proches de Sarkozy, de Brice Hortefeux et Jean-François Copé, son entregent lui permet d'être présent dans les tractations discrètes entre gens de pouvoir, finances ou d'industrie et de nombreux décideurs arabes.
L'homme n'est pas sans rien, son patrimoine français, qu'il a pris soin de dissimuler au fisc, l'atteste : appartements à Paris, villa à Antibes, yacht.
Il est acteur, entre autres affaires sensibles, notamment en Arabie saoudite, dans la vente des sous-marins au Pakistan, vente qui donna lieu à des retro-commissions, destinées à financer l'élection de M. Balladur. Ces dernières ne furent que partiellement honorées, M. Chirac, une fois élu, ayant ordonné qu'elles ne soient plus versées. D'où l'attentat de Karachi qui coutâ la vie à plusieurs de nos ressortissants.
M. Takieddine, selon
Mediapart empocha sur cette vente 33 millions d'euros.
M. Sarkozy serait éclaboussé dans cette affaire. Le livre de M. Péan qui paraît aujourd'hui, « La République des Mallettes » (Fayard) révèle une implication de M. Sarkozy et un transport de fonds suspect en février-mars 1995. M. Sarkozy, chargé du financement de la campagne de M. Balladur aurait, depuis la Suisse, opéré des sorties d'argent en espèces.
Plusieurs proches de l'actuel Président dont certains sont recasés dans le privé, font l'objet d'enquêtes. Les jours à venir ne seront pas creux.
République des malettes, amicale des suspects, exhibition des frustrés (Bourgi et ses « révélations »), clan des mis en examen. La vertu, dont nous ne cessons de déplorer l'absence, n'est pas prête à revenir dans ce qui, de plus en plus, prend les couleurs ternes et l'odeur fétide d'une fin de règne.
Les civilisations meurent, dit-on, la nôtre est en décomposition.

09:23 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france, sarkozy, balladur, ziad takieddine, pakistan |  Facebook |