07/02/2015

La Grèce à l'heure du choix

Une femme passe devant une affiche de Syriza expliquant que "L'espoir arrive", le 17 janvier 2015, à Athènes - AFP/Angelos Tzortzinis

"L'espoir arrive", dit l'affiche ...

Deux semaines après le vote, les adversaires se regardent dans le blanc des yeux. A ma gauche, la Grèce, trois-cent-vingt milliards d'euros de dette, à ma droite, la Banque Centrale Européenne et l'ensemble des Etats de la zone Euro. Les Grecs jouent au plus fin, ils veulent transformer leur dette en « créance perpétuelle » dont il ne paieraient que les intérêts, ils veulent la payer en obligations liées sur le produit intérieur grec pour, ainsi, associer leurs créanciers au succès ou à l'échec de la politique de remboursement etc … Tout cela est très réjouissant pour les adversaires résolus de l'Union Européenne et de l'euro dans mon genre, mais ce n'est pas sérieux. Une règle simple et contraignante consiste à respecter les engagements des gouvernements, même en cas de changement de majorité. La Banque Centrale l'a compris qui a dit que, désormais, elle ne donnerait pas de liquidités à la Grèce en échange de ses obligations « pourries » (junk). La position des banquiers est parfaitement compréhensible, n'importe qui en ferait autant. Se pose alors la question : comment la Grèce va-t-elle payer ses fonctionnaires, ses créanciers ? Fin février, un chèque de sept milliards d'euros lui était réservé, elle ne le recevra pas. Και τι έγινε; Les capitaux fuient le pays, les déposants se dépêchent de retirer leurs dépôts, la Bourse d'Athènes va à vau-l'eau, alors ?
Revenir à l'orthodoxie d'avant Syriza ? Impossible et même pas souhaitable. Le « plan de sauvetage » de la Grèce était une mise à mort lente, longue et douloureuse, aussi inefficace et trompeur qu'un traitement contre un cancer meurtrier. C'était à à terme, la mort de la Grèce et l'exode des Grecs. Un accord de la zone euro et de la banque centrale aux propositions grecques ? Impossible, car, alors, l'Espagne, l'Italie, l'Irlande et, pourquoi pas, l'ensemble de la zone, pourrait demander des exemptions.
Bref, il ne reste plus à la Grèce, passé son tour de piste, de sortir de l'euro, de l'Union même et de vivre sa vie. La drachme qui succédera à l'euro sera de trente à trente-cinq pour cent dévaluée, en conséquence de quoi, les exportations grecques seront dopées, le tourisme de même et comme le pays, aujourd'hui, en dehors de la dette, est en équilibre, les beaux jours seront sans doute au rendez-vous.
Reste que cette faillite grecque, c'est les Européens qui devront l'assumer, c'est comme ça …
Et puis, il ne suffit pas au Grecs de sortir de l'Europe et de repartir à zéro, encore faut-il qu'ils mettent de l'ordre chez eux, en finissent avec la corruption, les passe-droits de certains, les privilèges des autres, qu'ils se regardent dans la glace tels qu'ils sont, certainement pas supérieurs aux autres. Et qu'ils renouent avec une politique nataliste sérieuse et cessent de se bercer d'illusions, les lendemains, quoi qu'il arrive, seront durs !
Les Grecs, sortis de l'euro et de l'Union, c'est aussi la fin d'une Europe artificielle, enflée, fausse et décalée. Vous connaissez notre positon sur l'Europe et la nécessité d'en créer une qui soit homogène, indépendante et confédérale. Il est temps qu'elle se fasse !

FvD

 

 

09:46 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans Actualité, politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : grèce, euro, dette grecque, syriza, finances, zone euro, union européenne |  Facebook |

30/01/2015

Le très démocrate sieur Juncker ...

 

 

Monsieur Juncker est Luxembourgeois, pays d'opérette qui a toujours privilégié les riches et les puissants. Il en fut le premier ministre et accorda une série de passes-droit et de privilèges aux entreprises qui y installaient leur siège social pour échapper à l'impôt du pays où elles produisaient. Le Luxembourg est un paradis fiscal niché au cœur de l'Union Européenne et se pose, aujourd'hui, comme une petite Suisse de substitution. Monsieur Juncker est aussi président de la Commission européenne après avoir été président de l'eurogroupe. C'est une européiste fanatique, borné et sourd. C'est aussi une pute de première !
A propos de la victoire du parti Syriza en Grèce, monsieur Juncker a eu cette phrase révélatrice de l'esprit qui l'anime : « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens. ». Ce qui signifie en clair que les Européens peuvent voter comme bon leur semble pourvu qu'ils votent dans le bon sens. Remarquez, on le savait : les Français qui avaient voté contre le Traité portant Constitution, les Danois et les Irlandais ont vu leur suffrage méprisé, nul et non avenu. Quand nous écrivions que l'Union Européenne et le monde occidental en général, c'est la dictature des puissants, McDo, porno, foot et Pernod en plus, nous n'écrivions que des choses fort justes et qui se révèlent aujourd'hui, par la bouche du sieur Juncker, dans leur cynique vérité ! Ne nous plaignons pas quand même, il n'y a pas de Pernod et de porno en Corée du Nord !
Monsieur Juncker a raison sur un point : sans se déjuger, la Commission, la Banque Centrale Européenne et le FMI, ne peuvent effacer ou alléger sérieusement la dette grecque. Après tout, la Grèce s'est retrouvée dans cette situation à cause de politiciens nuls, corrompus, incapables et dépassés. La Grèce doit donc payer ou prendre ses responsabilités : quitter l'Union Européenne et vivre sa vie. La drachme ressuscitée perdra cinquante pour cent par rapport à l'euro, excellent pour le tourisme !
Hier, le nouveau ministre des Finances, Yanis Varoufakis, a rencontré le président de l'eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, un type du genre Juncker. Que se sont-ils dit, lui, Varoufakis, qui parle de « dette odieuse » et le Néerlandais calviniste coincé, fonctionnaire européen ? Mystère ...
Le Grec a tort de qualifier la dette d'odieuse. Les responsables de cette dette furent d'odieux gangsters, mais tous étaient Grecs. Quant à Jeroen Dijsselbloem, il répète en ligne que la Grèce doit payer, après tout il est (grassement) payé pour ça et on ne lui demande pas d'être intelligent.
Au risque de nous répéter, ce qui précède souligne combien la nécessité d'une Europe confédérée sur des bases homogènes doit prendre la place de cette tour de Babel fétide et tarée qu'est l'Union Européenne. Que la Grèce quitte l'Union, qu'elle se rapproche de ses amis des Balkans et de la Russie, et qu'elle vive désormais pauvre, peut-être, mais digne !

 

FvD

 

20/04/2013

Hollande, onze mois après ...

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Onze mois après son accession à la magistrature, monsieur « je serai le président de tous les Français », n'a fait qu'une chose : diviser gravement le pays !
Et pour qui, je vous le demande ? Pour complaire à un pour cent de ses compatriotes, les homosexuels des deux sexes. Pour satisfaire un caprice. Caprice de mariage « comme les autres » et « caprice d'enfant ».
Tout le reste n'est qu'inaction vaine et stérile. Une France docile devant la finance internationale, la commission de Bruxelles, la Banque Centre la européenne, et qui se garde bien de toute velléité nationale, de la moindre initiative originale, de faire entendre une voix pas comme les autres. Celle de la France s'est éteinte, faut pas compter sur François Hollande pour la réveiller.
Ni sur ce parti socialiste sans âme, sans voix, sans loi, sans programme, tout juste une confédération de clubs de copains et de coquins qui jouent à chaise musicale et se partagent les maroquins.
Il n'y a plus de politiques dans ce pays, rien que d'obscurs fonctionnaires avec des diplômes d'administration publique, ou sans, ce qui est la même chose et qui gouvernent au jour le jour, à la petite semaine l'oeil visé sur les sondages, les instituts d'opinion, les lobbys en tout genre et leurs clients électeurs.
La Rome décadente ne faisait pas autrement qui organisait la file des quémandeurs devant les demeures des sénateurs. On sait comment tout cela se terminât : explosion de l'immigration et les Barbares aux portes et puis dans la Ville. Fini. Un peuple dégénéré ne résiste pas longtemps.
Mille chômeurs par jour, des plans sociaux qui se multiplient, des délocalisations en masse, des nantis qui se barrent en catimini, l'investissement qui s'est tari, la sécurité qui augmente, les flics qui en ont marre et les magistrats qui n'en font qu'à leur tête.
Et vous vous imaginez que cela va durer encore longtemps ?
Le point positif de ces manifestations d'indignation face à la farce qu'est le mariage des invertis, c'est l'émergence d'une jeunesse jusque là tranquille, studieuse et, somme toute, assez indifférente aux élucubrations politiques. Eh bien, elle est là, face à vous et vous réclame des comptes clairs et nets, et elle ne lâchera pas tant que vous ne les aurez pas donné, messieurs les politiciens qui assurez vos arrières et la gabegie qui va avec !

FvD

09:32 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, france, ump, ps, mariage pour tous, zone euro, économie, finance, europe, société |  Facebook |