20/04/2013

Hollande, onze mois après ...

 Dictature.jpg

Onze mois après son accession à la magistrature, monsieur « je serai le président de tous les Français », n'a fait qu'une chose : diviser gravement le pays !
Et pour qui, je vous le demande ? Pour complaire à un pour cent de ses compatriotes, les homosexuels des deux sexes. Pour satisfaire un caprice. Caprice de mariage « comme les autres » et « caprice d'enfant ».
Tout le reste n'est qu'inaction vaine et stérile. Une France docile devant la finance internationale, la commission de Bruxelles, la Banque Centre la européenne, et qui se garde bien de toute velléité nationale, de la moindre initiative originale, de faire entendre une voix pas comme les autres. Celle de la France s'est éteinte, faut pas compter sur François Hollande pour la réveiller.
Ni sur ce parti socialiste sans âme, sans voix, sans loi, sans programme, tout juste une confédération de clubs de copains et de coquins qui jouent à chaise musicale et se partagent les maroquins.
Il n'y a plus de politiques dans ce pays, rien que d'obscurs fonctionnaires avec des diplômes d'administration publique, ou sans, ce qui est la même chose et qui gouvernent au jour le jour, à la petite semaine l'oeil visé sur les sondages, les instituts d'opinion, les lobbys en tout genre et leurs clients électeurs.
La Rome décadente ne faisait pas autrement qui organisait la file des quémandeurs devant les demeures des sénateurs. On sait comment tout cela se terminât : explosion de l'immigration et les Barbares aux portes et puis dans la Ville. Fini. Un peuple dégénéré ne résiste pas longtemps.
Mille chômeurs par jour, des plans sociaux qui se multiplient, des délocalisations en masse, des nantis qui se barrent en catimini, l'investissement qui s'est tari, la sécurité qui augmente, les flics qui en ont marre et les magistrats qui n'en font qu'à leur tête.
Et vous vous imaginez que cela va durer encore longtemps ?
Le point positif de ces manifestations d'indignation face à la farce qu'est le mariage des invertis, c'est l'émergence d'une jeunesse jusque là tranquille, studieuse et, somme toute, assez indifférente aux élucubrations politiques. Eh bien, elle est là, face à vous et vous réclame des comptes clairs et nets, et elle ne lâchera pas tant que vous ne les aurez pas donné, messieurs les politiciens qui assurez vos arrières et la gabegie qui va avec !

FvD

09:32 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, france, ump, ps, mariage pour tous, zone euro, économie, finance, europe, société |  Facebook |

14/04/2013

Contre-histoire de la construction européenne

 

euro.jpg

Voici une petite sélection de citations des années 1940 à nos jours, toutes très lourdes en implications, et toutes à contre-courant de l’histoire officielle ainsi que des traitements médiatiques de cette question. Je me suis abstenu de faire un commentaire et ai préféré laisser ces citations telles quelles afin qu’il ne puisse y avoir de procès sur l’interprétation ou la subjectivité.

« Les pays du nord de l’Europe – Groenland, Islande, Grande-Bretagne, Norvège, Danemark, Suède... – n’ont pas adopté l’euro, à part la Finlande. Aucun de ces pays n’a rejoint l’euro. Et comparativement, ces pays s’en sont mieux tirés, économiquement, pendant ces années qui ont suivi la crise de 2008, que les pays de la zone euro, Allemagne exceptée.
Il est donc difficile d’arguer aujourd’hui que l’adhésion à l’euro est une condition indispensable à la réussite économique. Pour ma part, je ne vois pas d’argument nouveau qui justifierait l’adhésion de l’Islande à l’euro.
 »

Ólafur Ragnar Grímsson, en février 2013

 « Si elle devait quitter la zone Euro, elle retrouverait probablement sa compétitivité, et la Grèce pourrait alors se remetre sur pieds. »
Anders Borg, ministre de l’Économie suédois, en octobre 2012 

« Ce qui n’était pas prévu, c’est que les peuples puissent refuser ce que proposent les gouvernements. »

Michel Rocard, International Herald Tribune, en juillet 1992

 

  Le traité de Maastricht agit comme une assurance-vie contre le retour à l’expérience socialiste pure et dure. »

Alain Madelin à Chalon-sur-Saône, septembre 1992
 
« Si le Traité était en application, finalement la Communauté européenne connaîtrait une croissance économique plus forte, donc un emploi amélioré. »Valéry Giscard d’Estaing, RTL, juillet 1992

« Le traité d’union européenne se traduira par plus de croissance, plus d’emplois, plus de solidarité. »

Michel Sapin, ministre socialiste des Finances, Le Figaro, aout 1992

 « Le Groupe Bilderberg a aidé à la création de l’Euro dans les années 1990. »

Étienne Davignon, mars 2009, ancien président du Groupe Bilderberg

« Les États-Unis ont en réalité bien plus soutenu la construction européenne que les Européens ne l’ont fait eux-mêmes. C’est très inhabituel pour une puissance hégémonique, pour reprendre un terme scientifique, d’essayer de construire un second centre, si vous voulez, dans sa sphère d’influence, mais les USA l’ont fait pendant de nombreuses décennies. »

Geir Lundestad, Commission Nobel à l’Université de Berkeley le 20 Septembre 2005

« L’euro ne remplacera jamais le dollar et sera toujours une illusion technocratique. Pourquoi ? Parce que les travailleurs européens ne sont pas assez mobiles, qu’il y a trop de blocages économiques et que les nombreuses différences culturelles entre les pays européens sont insurmontables. Un jour, l’adoption de cette monnaie “contre nature” coûtera cher aux pays européens. »

Milton Friedman, prix Nobel d’économie, en 2002 

« Je me suis comporté en dictateur pour faire adopter l’euro. »

Helmut Kohl, ancien chancelier allemand, dans un entretien en 2002 

« L’entrée de la drachme grecque dans le mécanisme de change témoigne de l’attractivité de la future zone euro et de la crédibilité du processus d’ajustement économique dans lequel la Grèce s’est engagée avec détermination. Ceci favorisera la convergence entre l’économie grecque et celle des autres États membres. Pour les partenaires de la Grèce, notamment pour les entreprises, cette appartenance de la drachme au mécanisme de change facilitera le développement des relations économiques et commerciales. »

 Dominique Strauss-Kahn, ministre de l’Économie, le 16 mars 1998 à l’ocasion de l’entrée de la drachme dans le mécanisme de change européen

 « L’euro nous apportera plus de choix dans nos achats, des prix plus bas, de nouvelles parts de marché, de nouvelles possibilité d’investissement et donc d’emplois. Il nous apportera plus de stabilité dans un monde incertain, plus de force face aux grands pôles économiques ou politiques, qui existent ou se développent sur la planète. » 

Jacques Chirac, vœux de 1998

 « Alain Peyrefitte : Il y a une conviction répandue dans les esprits, surtout dans la jeunesse, c’est que, sans l’Europe, la France ne sera plus rien. Charles de Gaulle : Il est possible que la fin du Marché commun, ce soit justement la fin de ce mythe. Ce serait heureux : il a été forgé par les fumistes qui ont voulu faire croire à l’Europe supranationale. »

 Conversation rapportée par Alain Peyrefitte dans C’était de Gaulle

« Une note des “Affaires européennes” datée du 11 juin 1965, recommande au vice-président de Conseil économique de l’Europe, Robert Marjolin, de poursuivre discrètement l’idée d’une union monétaire. Elle recommande de supprimer tout débat jusqu’au point ou “l’adoption de telles mesures deviendrait de fait, inévitable”. »

Selon des archives américaines déclassifiées en 2000 et rapportées par le Telegraph anglais

« Rien ne pourrait m’être plus agréable que d’apprendre que les états d’Europe occidentale ont décidé d’unir dans une ville d’Europe, disons à Luxembourg, des délégués responsables avec le mandat de rédiger le règlement constitutionnel de l’Europe, de désigner la capitale et qu’à partir du 1er janvier l’Europe occidentale fonctionnera comme fédération [...]. Aucune autre décision ne pourrait mieux nous aider dans la tâche que nous poursuivons ! »

Entretien avec le général Eisenhower dans Match, le 27 octobre 1951 

« Il faut se résoudre à conclure que l’entente est impossible avec lui ; qu’il est un ennemi du peuple français et de ses libertés ; qu’il est un ennemi de la construction européenne et qu’en conséquence, il doit être détruit dans l’intérêt des Français. »

Jean Monnet à propos de de Gaulle, dans une correspondance avec Harry Hopkins de la Maison Blanche, le 6 mai 1943 
 
source: agoravox

08:53 Écrit par Friedrich von Dittersdorf dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, union européenne, zone euro, économie, démocratie, mondialisme |  Facebook |

11/04/2013

2014, la croissance, le mensonge et Cahuzac

Par Jacques Sapir

Les événements de ces derniers jours ont pu occulter l’aggravation continue de la situation économique, en France comme en Europe. La chute de la consommation dans trois des principales économies de la zone Euro (France, Italie, Espagne) se confirme. Seule, la consommation allemande progresse légèrement, mais elle ne pourra pas compenser l’effondrement de la consommation en France, que l’on redoutait et qui est en train de se produire.

Dans le même temps, l’investissement productif (FBCF) des entreprises continue de diminuer. Il faut ici noter qu’il n’avait jamais retrouvé les niveaux d’avant la crise, soit de fin 2007. La baisse est continue depuis le 4ème trimestre de 2011, mais elle s’accélère sur le dernier trimestre de 2012.
Ces éléments jettent une lumière crue sur les prévisions de la Commission Européenne. Cette dernière, rappelons-le, prévoit pour la France une croissance de 1,2% en 2014.
Or, la croissance a trois moteurs : la consommation interne, l’investissement, et la différence (excédent ou déficit commercial) entre les exportations et les importations. Il est aujourd’hui très peu probable que l’on ait une amélioration spectaculaire de ce dernier. La demande restera déprimée en Europe, et faible dans le reste du monde. Les problèmes budgétaires américains limiteront la croissance et l’industrie française devra, de plus, faire avec un Euro bien trop cher par rapport au Dollar ou au Yen (qui est à son plus bas niveau depuis 2009).
Avec une consommation intérieure et un investissement en baisse, on ne voit pas d’où pourrait surgir cette croissance que l’on nous annonce. Ajoutons que les pressions européennes pour faire réduire le déficit et la dette vont s’amplifier pour l’année 2014 [1]. Ces pressions sont d’ores et déjà relayées en France même par la Banque de France, institution qui porte désormais mal son nom étant aux ordres de la Banque Centrale Européenne, et dont le gouverneur propose de réaliser 40 milliards d’économies [2]. De telles économies achèveront, en réalité, de faire plonger l’économie française dans la spirale de récession. En fait, au gouvernement, Arnaud Montebourg, soutenu par Benoît Hamon et Cécile Duflot, s’est opposé à cette démarche même s’il n’en tire pas toutes les conséquences [3].
Dans ce contexte, compte tenu du dérapage des comptes publics, dérapage qui n’est pas dû à un excès de dépenses mais à la contraction mécanique des recettes en raison d’une croissance en 2013 significativement en dessous des 0,8% prévus, il faudra probablement que le gouvernement fasse l’équivalent d’un point de PIB (20 milliards d’euros) d’économies en plus. Or, le multiplicateur des dépenses publiques étant largement supérieur à 1, ces économies devraient provoquer une nouvelle chute du PIB, sans doute de 24 à 28 milliards d’euros. Il manquera de toute manière de 10 à 13 milliards de recettes, soit entre 0,5% et 0,7% du PIB.
Dans le meilleur des scénarios, il faut donc s’attendre à une croissance de 0,5% en 2014 (et non 1,2%) et au pire à une croissance de -0,2%. Le déficit pour l’année 2014 devrait atteindre au mieux 3,5% et au pire 3,7%, soit exactement le même chiffre qu’en 2013. Cela pose la question de la crédibilité des annonces gouvernementales. Et là, il convient de se rappeler ce que vient de déclarer Jérôme Cahuzac : “On me dit que j’ai menti sur ma situation personnelle. Cela veut dire quoi ? Qu’il y aurait des mensonges indignes et d’autres qui seraient dignes ? A ce compte-là, j’ai menti devant l’Assemblée sur la possibilité de réaliser les 3% de déficit en 2013″.
On peut être choqué du cynisme de cette déclaration, mais il faut lui reconnaître une vérité. Où est le pire mensonge de Jérôme Cahuzac ? Dans une fausse déclaration de son patrimoine, certes éminemment condamnable mais qui n’a d’effets que sur lui-même, ou dans une fausse déclaration de nature politique, faite elle aussi devant l’Assemblée nationale ? Car, en tant que Ministre du Budget, il a, tant en commission des finances que devant l’Assemblée, affirmé que la croissance serait en 2013 de 0,8% du PIB et le déficit de 3%, alors que le gouvernement savait au minimum depuis le mois d’octobre 2012 qu’il n’en serait rien.
Qu’un gouvernement, et ses ministres, fassent des prévisions, et ce faisant pêchent par optimisme, est inévitable et ne doit pas leur être reproché. Mais, que le Ministre des Finances et le Ministre du Budget maintiennent des prévisions qu’ils savent parfaitement être fausses pose un vrai problème de moralité politique ou d’incompétence, c’est au choix.
Avoir maintenu de la mi-octobre 2012 à la fin février 2013, contre toutes les évidences, les chiffres initiaux est un mensonge dont les conséquences sont beaucoup plus graves pour les Français. C’est ce mensonge qui appelle une sanction politique. Le mensonge sur son patrimoine qu’a commis Jérôme Cahuzac n’appelle lui qu’une sanction judiciaire, en France et probablement en Suisse s’il se confirme que l’ex-Ministre a fait une déclaration mensongère à la banque Julius Baer.

source:russeurope-hypothèses.org